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amour - Page 6

  • Chronique amoureuse #17

    Et puis il y a le mijauré.

    Contrairement à ce que l'on peut penser, le mijauré n'est pas le gars sur lequel on a flashé, que l'on poursuit de ses assiduités pour enfin le faire succomber à son charme et qui résiste. Non, le mijauré tombe en pamoison dès l'instant où une relation commune vous présente. De bonne éducation avec un QI tout à fait enviable, il ne fait pas le lourdeau mais ne vous lâche pas pour autant d'une semelle. Il vous paie des verres dans le bar de votre rencontre, il vous fait la discussion, il vous flatte... Bref, il se révèle à vous sous ses meilleurs aspects pour vous séduire. Et vous le laissez faire parce qu'en plus d'être courtois et intelligent, il n'a pas hérité d'un physique disgrâcieux. C'est vous à ce moment-là qui faites un peu la chichiteuse ; la jeu de la séduction a tellement de bon.

    Quand vient le moment de partir en discothèque, vous vous dites que c'en est fini du jeu du chat et de la souris et qu'une fois entre les murs du dancefloor, l'ambiance feutrée et le brouhaha aidants, vous allez enfin céder aux avances un poil trop obséquieuses de votre soupirant.

    Mais le mijauré pense qu'il doit vous mériter. Et de continuer à vous payer des verres (à ce rythme, vous devenez passablement éméchée...), de vous faire la discussion (même si vos capacités de concentration et d'écoute sont doublement altérées par les décibels et l'alcool) et de vous faire une démonstration de ses aptitudes à onduler son corps en vous faisant un show sur un plot. Là, vous commencez un poil à vous impatienter et vous allez même jusqu'à penser que vous vous êtes monté un gros film, que ses pas de danse vous rappelle vaguement votre pote homo et qu'il ne se passera rien parce qu'il est gay. Vous décidez donc de mettre votre radar en marche pour dénicher le meilleur plan de secours possible et amorcez la transition très rapidement ; privilège de fille. C'est là que votre prétendant cérémonieux, se sentant menacé, décide de passer - enfin ! - la seconde. Le temps de quelques frotti-frottas engageants et c'est déjà le moment de quitter la piste (ben oui, c'est qu'il a vraiment pris son temps le bougre !). Vous affrontez donc, de manière aussi stoïque que possible, les lumières pour vous diriger vers la sortie et rejoindre le carrosse de votre chevalier servant qui, lui, est bien plus frais que vous parce qu'en plus d'être bien élevé, il est très responsable et donc sobre puisqu'il conduit.

    Arrivés au bas de chez vous, il remet le couvert de la discussion (raaahhh !) afin de procéder au rituel du remerciement pour l'excellente soirée passée et patati et patata. Ni une ni deux, vous remettez quand à vous le rituel des frotti-frotta engageants, auquel votre partenaire se prête très volontiers et proposez de "prendre un dernier verre".

    C'est à cet instant précis que le mijauré fait son grand come-back en vous disant qu'il n'est pas un garçon facile. Oh. My. God. C'est là que tu te rends compte de ta véritable erreur. La méprise ne portait pas sur ses orientations sexuelles mais sur sa prétendue grande classe. La vraie élégance aurait été de prendre au pied de la lettre l'expression "prendre un dernier verre", de monter le boire en tout bien tout honneur et de reporter subtilement la suite des événements unilatéralement attendue ce soir-là. Au lieu de ça, Môsieur le mijauré vous fait passer pour la gourgandine de service qu'on voit venir avec ses gros sabots et ses expressions convenues et vous plante.

    Moralité, la pétasse allumeuse qui vous abandonne avec votre frustration n'est pas toujours celle que l'on croit.

  • Rentrée littéraire : Pastel fauve de Carmen Bramly

    Editions JC Lattès - 177 pagespastel fauve.jpg

    Présentation de l'éditeur : Je n'ai encore jamais eu de garçon dans mon lit. Mes désirs restent empreints d'une pureté virginale qui me fait concevoir l'acte d'amour comme sincère et beau. Quand j'y pense, je vois des draps blancs, de doux sourires, et encore du blanc. Je suis encore sourde et aveugle. L'idée d'une passion mêlée de désir charnel, le besoin de se repaître de l'autre, tout cela m'est étranger, quoique je ne sache pas, ce soir, si je préfère les tons pastels ou les couleurs fauves. Si ça se trouve, les choses sont plus compliquées que je ne me les imagine. C'est la dernière nuit de l'année. Paloma, quatorze ans, s'apprête à réveillonner sur l'île de Bréhat, où ses parents ont une maison de vacances. Elle doit retrouver Pierre, de deux ans son aîné, qu'elle connaît depuis toujours. Ils ne se sont pas vus depuis l'été précédent, l'adolescente s'est transformée et les rapports sont à réinventer. C'est la dernière nuit de l'année et peut-être aussi un adieu à l'enfance.

    Voilà un premier roman étonnant. L'auteur n'a que quinze ans mais l'écriture est étonnement mûre même si - et c'est rassurant - les tourments, les maladresses et l'ingénuité propres à cet âge restent présents.

    La demoiselle Bramly nous offre un (auto)portrait de l'adolescence d'aujourd'hui qui se résume parfaitement dans l'oxymoron du titre choisi : l'ambivalence, l'opposition, le tiraillement, l'ambition désabusée, la romance trash, entre fausse candeur et innocente maturité. Mais surtout, elle nous offre un retour en plein dans nos émois adolescents et ça a du bon.

    Un bien joli premier pas dans le monde des grands. A suivre de près.

  • Le premier amour de Véronique Olmi

    le premier amour.jpgEditions Grasset - 299 pages

    Quatrième de couv' : Une femme prépare un dîner aux chandelles pour fêter son anniversaire de mariage. Elle descend dans sa cave pour y chercher une bouteille de vin, qu'elle trouve enveloppée dans un papier journal dont elle lit distraitement les petites annonces. Soudain, sa vie bascule : elle remonte les escaliers, éteint le four, prend sa voiture, quitte tout. En chacun d'entre nous repose peut-être, tapie sous l'apparente quiétude quotidienne, la possibilité d'être un jour requis par son premier amour...

    Tout commence par une bouteille de vin. Et c'est un grand cru. Le livre plus que la bouteille encore. La jaquette nous pousse immédiatement à vouloir en savoir plus et cette sensation ne se dément pas de la première à la dernière ligne. Tout commence sur les chapeaux de roue et c'est ainsi tout du long.

    Malgré tout, la fin est un peu décevante. C'est beau, c'est inattendu. Mais la force du début me laissait présager d'une apothéose finale et je reste sur une sensation de soufflet au fromage qui retombe. Que la force du livre ne soit pas diminuée par cette critique, il est parfait. Je pense néanmoins qu'il aurait pu être encore mieux.

    Aux allergiques des histoires à l'eau de rose, l'on est loin, très loin du gnan gnan !

  • ... à la folie de Sylvain Ricard et James

    Editions Futuropolis - 142 pagesà la folie.jpg

    Présentation de l'éditeur : Sylvain Ricard et James racontent l'histoire ordinaire d'un couple qui va s'enfoncer dans la violence conjugale. À la folie est un récit à deux voix. Les personnages, la femme et l'homme racontent la situation telle qu'ils la vivent, presque sans acrimonie. Un récit qui n'occulte pas pour autant la violence physique et psychologique. Voici l'histoire d'un petit couple " ordinaire " qui s'aime un peu, beaucoup, à la folie... Ils se sont rencontrés, il y a quelques années et se sont rapidement mariés. L'homme gagne bien sa vie, la femme n'aura pas besoin de travailler. Pourtant un jour, cette harmonie se brise. Une bête dispute, rien de spécial explique-t-elle. Mais cette dispute entraîne les premiers coups. Leur vie bascule et l'horreur s'installe au quotidien. La femme se tait. Elle finit même par accepter cette situation, voire excuser son mari. Peu à peu, les proches de la femme s'aperçoivent de la situation. Chacune y va de son conseil. Pour son amie, il faut porter plainte auprès de la police. Pour sa mère, la violence masculine est purement hormonale. Ils se calment dès que les femmes accordent quelques " petites attentions " aux hommes. Jusqu'au jour où la femme ne peut plus supporter cette situation atroce...

    Bien souvent divertissante, la bande dessinée est parfois dure. C'est le cas ici sur le thème de la violence conjugale. Dans ce récit à deux voix, celle d'un couple. Une union d'étrangers mariés trop vite qui s'est enfoncée, tout doucement, insidieusement, dans la violence physique et psychologique.

    Dans ce récit d'une vie presque ordinaire, l'on découvre comment l'horreur s'intalle au quotidien, comment l'entourage peut réagir en de pareilles circonstances, comment l'homme passe encore trop souvent entre les mailles du filet pour ce type d'agissements et combien, tout ceci réuni, rend à la femme battue le chemin difficile pour s'en sortir alors qu'elle est déjà dépendante de son bourreau qui sait si bien jouer la victime pour se déculpabiliser. Comme un bon gros connard quoi. Comme "une bête", si l'on s'en tient au graphisme, même si je pense que cela diffame l'animal dont "l'humanité" semble chaque jour plus supérieure à celle de l'homme - qui a donc lui-même défini les notions d'humanité et d'animalité.

    Cette bd, dont on ignore tout avant d'en commencer la lecture, me fait penser que je trouve vraiment dommage que le neuvième art se dote si rarement d'une quatrième de couv'.

  • Vous me faites rougir...

    Parfois c'est un compliment. D'autres fois, c'est un moment de solitude. Un coup de chaud ou encore un effet de surprise. Mais quelle que soit l'émotion transitoire, le rougissement, bien que souvent jugé "mignon", est souvent complexant voire handicapant dans la vie de tous les jours.

    Peut-être s'agit-il d'une rosacée ?

    Cette maladie inflammatoire d'origine vasculaire touche la peau de près de 4 millions de Français, soit environ 10 % de la population adulte ! Et près de huit personnes sur dix ignorent qu'elles sont touchées par cette maladie évolutive qui s'exprime selon un ou plusieurs stades dont la progression est totalement imprévisible. A chaque stade correspond une forme clinique différente : des rougeurs intenses transitoires (flushes) peuvent apparaître au niveau du nez et des pommettes, s’accompagnant de sensation de chaleur, de brûlure et/ou de picotement ; des rougeurs permanentes (érythrose) et des petits vaisseaux dilatés (couperose) peuvent également apparaître progressivement. Sur ces zones rouges des boutons inflammatoires localisés peuvent survenir (papulo-pustules) et ainsi altérer profondément la peau du visage jusqu’à un œdème persistant. Tous ces symptômes peuvent être aggravés par l'exposition au soleil, les boissons et les aliments chauds, les épices, l'alcool, la chaleur, le vent, le froid, les écarts brutaux de température, le stress ou encore les efforts physiques intenses.

    Heureusement, différentes solutions existent selon le stade de la maladie : des traitements locaux aux effets anti-inflammatoires, des médicaments oraux, l'électrocoagulation ou le laser. N'hésitez donc pas à consulter votre médecin, seul habilité pour mettre en place un traitement adapté.

    Février, mois de grand froid, est le mois propice à l'aggravation de la rosacée. Mais les rougeurs sont aussi de saison avec la Saint-Valentin. Cette double raison justifie l'organisation de la 4e semaine nationale d'information sur cette pathologie. A cette occasion, Cliona (déesse de la beauté qui inspire le développement de l'estime de soi, la confiance personnelle et confère la fierté et les moyens pour accepter son apparence, quelle qu'elle soit) s'anime sur des cartes virtuelles à personnaliser pour envoyer à volonté ses déclarations d'amour et d'amitié. il suffit de se connecter sur www.rosacee.com. Une opération E-Card qui fera rougir tout un chacun, atteint de rosacée ou pas !

    Article sponsorisé