Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

éducation - Page 6

  • Commune halle

    Depuis hier, j'ai retrouvé les bancs de l'école. Hé oui, en quittant Issy-les-Moul' pour Paris, j'ai acquis le droit d'accès aux cours municipaux pour adultes. Au programme pour ce premier semestre : Quark Xpress. J'ai d'ailleurs bien fait de jouer des coudes à l'inscription puisqu'ils avaient convoqué plus de personnes qu'il n'y avait de places disponibles. Niark niark.

    Ambition pour le second semestre, sous réserve d'être acceptée : formation à la programmation HTML... Cela m'évitera de passer deux plombes pour modifier en autodidacte les templates de mon blog afin d'installer un slider.

    A moins que je ne m'inscrive au cours de couture qui me permettrait de ne plus subir les foules compactes lors des insupportables séances de shopping... Bouarf, je suis pas manuelle... Et pis, il me reste toujours ma solution providentielle : les commandes par correspondance.

  • Toute une vie à...

    Apprendre.

    Hier, dans le métro, alors que je m'adonnais à mon passe-temps favori à savoir observer les gens sans en avoir l'air, j'ai vu une jeune fille faire des gestes à un vieux monsieur pour lui céder sa place. Première satisfaction visuelle.

    Et puis le vieux monsieur s'est installé, reconnaissant. Cet homme à l'âge avancé était d'origine d'Afrique du Nord. Une fois confortablement assis, il s'est mis à fouiller dans sa poche de pardessus, avec les gestes lents de la personne fatiguée par la vie. De cette poche, il a extrait un Bescherelle et il s'est mis consciencieusement à travailler ses conjugaisons.

    J'en aurais pleuré. 

  • La pubillicité

    J'hallucine. Après le scribouillon incompris producteur d'écrits sans queue ni tête pour cultiver son fantasme de l'd3b694e528c904c4faed073e8af39686.jpgécrivain maudit et la féministe revendicative passéiste opprimée, me voici victime d'un nouvel énergumène intrusif : le flic cynique narcissique beauf et érotomane.

    Ce n'est pas tant le fait qu'ils viennent effectuer leur auto-promotion sur les blogs voisins qui me dérange que la façon de le faire. Ces gens sont tellement auto-centrés sur leurs incontournables écrits (...) qu'ils sont incapables d'appliquer le principe premier de la publicité : pour attirer sa proie cible, il faut toujours lui faire croire qu'on s'intéresse à elle, à ses attentes... Je le sais, je bosse dans la pub.

    Alors, ça vous laisse des commentaires sans aucun lien avec votre note et ça pense qu'on va devenir fan ? Moi, je n'ai qu'une chose à dire Monsieur le Policier et autres professionnels de l'incursion : c'est de la violation de bloguicile et si ça continue, je pourrais bien me prendre pour un nabot de ma connaissance et faire des charters d'adresses IP. Non mais.

  • Chronique de l'effort #6

    Ou ma vie d'hôtesse de caisse.

    Depuis cette expérience, je suis d'une politesse quasi obséquieuse avec les personnes appartenant à cette catégorie socio-professionnelle. Je pourrais être taxée de confraternité subjective (je ne parle pas de consororité uniquement pour casser ce préjugé selon lequel caissière est un boulot de gonzesse), mais que nenni puisque je suis désormais - pour ceux qui n'auraient pas suivi - concepteur-rédacteur dans la communication.

    Donc ni solidarité revendicative, ni avilissante compassion, juste un peu de respect pour un métier parmi beaucoup d'autres qui souffrent du mépris des suffisants. Rares sont les clients assez courtois pour vous dire bonjour à vous, pauvre insecte du bas de l'échelle sociale. Nombreux sont ceux qui n'interrompent pas leurs discussions - souvent téléphoniques - pour établir une relation interpersonnelle avec vous puisque vous n'êtes rien, vous n'existez pas. Et de vous fusiller du regard quand vous avez le toupet de leur adresser la parole, de surcroît pour leur taper du fric !

    Combien de fois à cette époque ai-je subi en soirée des assauts masculins de prime abord élaborés mais bien vite bâclés dès ma fonction annoncée ? Après tout, pourquoi se casser la tête, de toute façon j'étais caissière, donc stupide, donc pas de manières. Combien de fois ai-je essuyé les regards méprisants, outrecuidants de rivales averties qui pensaient que le diplôme de commerce acheté avec l'argent de papa-maman suffisait à me distancer ?

    Ce fardeau des caissières n'est qu'un exemple parmi tant d'autres (flic, peintre en bâtiment, huissier...). Imaginez un seul instant de subir le dédain systématique de vos choix de vie... qui n'en sont d'ailleurs pas toujours. Hard non ? Alors à partir de maintenant, je vous interdis de mépriser les caissières (sauf celles qui vous arnaquent sur la monnaie), les flics (sauf les abusifs), les peintres en bâtiment (sauf s'ils saccagent votre façade), les huissiers (sauf s'ils vous expulsent) et... et... et... sauf les cons.

  • Little Budhia

    Dans les yeux d'un enfant, vous n'êtes jamais uniquement un papa, une maman, une nounou, un frère ou une soeur, un oncle ou une tante... Vous êtes un dieu vivant dont chaque parole est d'évangile. Entrer en contact avec n'importe quel enfant est donc une responsabilité qu'il faut toujours garder à l'esprit lorsqu'on est un adulte. Chaque mot, chaque geste, chaque activité doivent être minutieusement choisis pour ne pas perturber le bambin. Combien d'exemples avons-nous tous autour de nous de "mauvaise compréhension" ou plutôt d'interprétation par les petits de nos expressions de "grands", bien souvent très imagées, que l'innocence prend au premier degré ? La plupart du temps, ce décalage et cette naïveté sont l'objet de gentilles taquineries de nous autres adultes. Qu'il est drôle de faire marcher pour ne pas dire courir un marmot en lui racontant de douces inepties. Qu'il est bon de jouer un instant le rôle de ce dieu dont la brebis instigatrice nous déchoira bien trop tôt. Que tout cela est facile...

    Tellement facile que certains hommes ont décidé, du haut de leur suffisance et de leur cupidité, de faire rimer candeur e171b3299b70e60f0a9d1fa1386100e9.jpgavec exploitation. Ainsi, Biranchi Das, un riche Indien sans scrupules, a acheté à une mère démunie son fils mendiant pour la dérisoire somme de 800 roupies (environ 16 euros). Bien loin de toute philanthropie, la transaction n'avait pour seul intérêt que le talent de coureur du gamin. Du haut de ses quatre ans, Budhia peut aujourd'hui se prévaloir d'avoir un nouveau papa qui le fait courir marathon sur marathon et dont la dernière lubie a été de convoquer les media d'ici et d'ailleurs pour voir son cher protégé relever le défi suivant : engloutir la modique distance de 70 kilomètres. Le challenge n'étant pas suffisant en lui-même, ajoutons que le généreux Biranchi Das interdit formellement à Budhia de boire la moindre goutte d'eau pendant l'effort... mais, tel qu'il le ferait pour un âne avec une carotte, lui brandit une bouteille sous le nez pour le faire avancer. Le petit bout a donc, malgré la polémique déchirant fanatiques de cette gloire nationale et gens raisonnables ne passant pas pour autant à l'action, vaillament couru, déshydraté, avant de s'effondrer net au 67e kilomètres, l'air hagard et coupable du traitre qui n'a pas exaucer le voeu insensé de son maître. Et si je dis maître, c'est qu'au-delà de l'esclavage manifeste de cet enfant, il s'agit véritablement d'endoctrinement. Car aux déclarations de danger imminent de mauvais développement et même de décès du corps médical, le bon samaritain Das ne répond qu'une évidence : "Mais s'il meurt, il mourra en martyre". Et Budhia de dire, entre deux vomissements et alors qu'il n'est plus capable du moindre discernement, "on ne m'arrêtera jamais de courir parce que je serais un grand champion... et que si je gagne, j'aurai un vélo !".

    La procédure d'adoption n'a pour l'heure pas été interrompue par les autorités malgré les expertises médicales ayant mis en évidence la malnutrition, les carences étonnemment importantes et les problèmes déjà naissants au niveau des articulations et du coeur du prodige.

    Les mots pour dire l'atrocité me manquent...

    Cours, Budhia, cours ! vu sur Arte.