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éducation - Page 5

  • Chronique écolière #2

    023cafd643b0a7a8b0d1753d6fac87a8.jpgComment j'ai sacralisé la (une des...) pire honte de ma vie.

    Au temps de l'école primaire, j'organisais chaque année mon goûter d'anniversaire et me rendais avec plaisir à celui de mes petits camarades. Ce jour-là, les festivités du jour étaient en l'honneur d'Elisa N., dont je ne garde aucun souvenir (des festivités, pas d'Elisa) si ce n'est un.

    Après les très probables traditionnels jeux, histoire de nous mettre en appétit, vint l'heure des sacro-saints gâteau-bougies-bonbons-sodas-et cetera qui font vomir la moitié des enfants pour le plus grand plaisir des mamans. En pleine gloutonnerie, me voilà prise d'une grosse envie pressante. Je me dirige tout naturellement vers les toilettes mais veille à ne pas verrouiller la porte rapport à un traumatisme estival antérieur. Je fais donc mes affaires et me mets en quête de papier. Un coup d'oeil circulaire m'apprend que les rouleaux se trouvent dans le placard qui surplombe le trône. N'ayant pas plus de huit ans, il m'est nécessaire d'escalader les toilettes pour accéder aux carrés d'hygiène. Je m'exécute tout en prenant soin de ne pas remonter ma culotte et mon pantalon afin de ne pas les souiller.

    Me voici donc grimpée sur les WC, cul nu et dos à la porte... qui, rappelons-le, n'était pas fermée. C'est évidemment à cet instant précis que mes imbéciles de copains ont décidé de me faire une petite farce... et de se retrouver nez à fesses.

    Comme qui dirait : "la honte de ma vie".

    Et puis, a posteriori, j'ai réalisé que non. Le recul m'a permis de comprendre qu'il ne s'agissait nullement d'une mauvaise blague à mon endroit mais plutôt de la reconnaissance, que dis-je, la vénération qui m'est légitimement due. En fin de compte, tous ces jeunes innocents voulaient décrocher la lune... et la lune, c'était moi !

  • Chronique écolière #1

    Bon alors comme on a pas le droit d'être en panne d'inspiration, en pleine flemme d'écriture et que je me fais enguirlander parce que j'écris rien... me revoilà, ô public ingrat. Mais comme tu es exigeant et que personnellement, je tiens une petite forme rédactionnelle, je tombe dans la facilité en inaugurant une nouvelle rubrique, fruit de mon vécu, ce qui ne veut pas dire que tout soit toujours exactement la vérité. Je ne précise qu'au cas où tu ferais partie de ces gens stupides qui ne comprennent rien à rien aux exercices de style de type extrapolation, exagération et autre hyperbole de la réalité. Voilà, ça, c'est fait.

    Donc Chronique écolière... Moteur... Action ! Ou ma vie en sixième 8.

    59c5a1954b94c59da0fce6cf29607f9e.jpgLes premiers pas au collège sont difficiles. Outre les horreurs que les frères et soeurs aînés se poilent à rependre dans nos pauvres esprits naïfs, le passage d'une maîtresse attentionnée à une ribambelle de professeurs n'est pas chose aisée. Sans compter la domination des grands de la cour qui exercent sauvagement leur ascendant et la pression sociale qui s'immisce progressivement dans les méandres de ta cervelle de bisounours : comment faire comprendre à ta mère que non, vraiment, le cartable en cuir, c'est ringard ou à ton père que, sans vouloir te manquer de respect, si je mets mes moon boots au moindre flocon de neige, je suis cataloguée bouffonne à vie. Bref, le collège est un apprentissage abrupt qui passe par la phase "tout est la honte de ma vie". Respirer y compris.

    Donc quand vient le jour de ton premier cours de Techno, que le prof arrive en retard, que toute la classe - qui se connaît très peu, forcément, c'est la rentrée ! - attend docilement - ben ouais, on sort de l'école primaire - dans la cour, que le prof attendu arrive enfin, qu'il se plante devant toi alors que tu l'as jamais vu de ta vie et qu'il te sort "ooohhh, mais tu es la petite Sapin" en te serrant dans ses bras - devant tout le monde donc -, ben c'est pas compliqué : tu meurs.

    Mais ce qu'il y a de bien dans les morts de la honte, c'est que tu ressuscites toujours.

  • Coup de griffe

    65de253e49e4457609766c42d4a73094.jpgComme chacun sait, je suis une personne très gentille qui jamais, au grand jamais, ne dit de mal des gens. Bien sûr, ne pas dire ne signifie pas ne pas penser.

    Et qu'est-ce que je peux penser le matin en allant m'asservir contractuellement ! Mon moment préféré ? Quand j'arrive au terminus de ma ligne de métro et que j'utilise l'immense escalator qui me permet de revoir la lumière du jour - en serrant à droite, mesdames et messieurs les boulets qui ont toujours rien compris au Code Parisien.

    Durant ces quelques secondes où je reste immobile, j'observe la file de gauche qui court inlassablement dès la première heure. Et là, j'hallucine sur les accoutrements des gens. Non mais c'est vrai quoi, ya quand même un max' de gens qui s'habillent comme ça devrait même pas être permis. Alors à ceux qui argueront que tous les gens n'ont pas les moyens de s'acheter des fringues chouettes, je dirai : faux ! Il ne suffit pas d'avoir du fric pour avoir du style. Chez Emmaüs, il n'ont pas que des vestes à carreaux absolument hideuses. Dans les friperies, ils n'ont pas que des t-shirt qui arrivent au-dessus du bourlet de gras. Et les montures sécu ne sont pas toutes ringardes.

    Moi, je dis qu'à l'école, ils devraient ajouter des cours de relooking. Parce que les fringues, c'est comme la bouffe, les gens ni connaissent rien et on peut leur faire avaler n'importe quoi.

  • Les arts

    Pour tous les aficionados des expos tout autant que pour les néophytes qui auraient une fâcheuse tendance à lézarder chez eux en bayant aux corneilles plutôt qu'à se cultiver, profitez du mois d'octobre placé sous le signe de l'art contemporain.

    Alors ok, les plus flemmards argueront que la création actuelle les laisse de marbre, mais entre nous, en farfouillant ici, je doute qu'entre la photo, la sculpture, la peinture, la vidéo, le design, l'architecture et autres performances graphiques, chacun ne trouve pas un petit peu de bonheur.

    Pour le plaisir de vos mirettes ! 

  • Marre mots

    Qui, dans son existence, n'a jamais été confronté à l'exaspérante cascade typiquement enfantine de "pourquoi" ? Forcément, la science infuse étant une notion pour le moins conceptuelle, nos amis les bambins ont besoin d'incessantes explications sur chaque détail qui les entourent grâce au formidable don que la nature leur à fait pour pallier les carrences innées : la curiosité.

    Je trouve ça personnellement exaspérant. Comme dirait ma ptite maman, "toi, tu n'es pas encore prête ma bibiche !". Le serais-je jamais ?...

    Quelle ne fut donc pas mon irritation, lors de mon dernier voyage en bus, de tomber à côté d'une de ces charmantes machines à question accompagnée de sa grand-mère ou assimilée.

    Patiente, la grâcieuse granny répondait inlassablement aux interrogations de son petit protégé. En apparence seulement, puisque si le ton restait si ce n'est attentif du moins monocorde, les réponses, elles, se faisaient moins vigilantes au fur et à mesure de l'interrogatoire. L'enfant, soucieux d'apprendre les pénalités encourues en cas d'utilisation d'un transport en commun sans titre, s'est vu répondre à sa pénultième demande que "non, bien sûr que non, on ne va pas en prison si on n'achète pas de ticket". L'ultime "pourquoi" ayant été couronné d'un "mais parce que ce n'est pas grave !".

    Tu as donc bien retenu la leçon mon petit chéri ? Tu peux commettre des délits, mais pas trop importants !

    Sans jugement aucun, ce n'est pas mon genre, je pense que, même s'il est difficile d'avoir réponse à tout et de faire preuve de flegme en toute occasion, pour donner ce genre de réponse, il vaut mieux faire comme moi. S'abstenir.