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Télévision - Page 6

  • Télé visions

    Ce soir sur France 5, le documentaire Lundi Histoire intitulé La révolution au féminin traçait les portraits de quatre femmes qui se sont, en leurs temps, engagées dans des luttes révolutionnaires : Olympe de Gouges, Louise Michel, Rosa Luxemburg et Dolorès Ibárruri.

    c2dd1b8a11cf3c0a03ec02656e83f34d.jpgN'ayant pas prémédité de flemmarder dans mon canapé, je n'avais pas consulté ma Bib'TV et suis naturellement arrivée la bataille quasi achevée. Toutes mes confuses donc à Olympe et Louise dont je rechercherai les hauts faits sur Wikipédia ainsi qu'à Rosa dont je sais seulement qu'elle a fini une balle dans la nuque avant d'être jetée dans un canal. J'ai en revanche pu me glisser l'espace de quelques minutes dans le peau de La Pasionaria, ardente meneuse espagnole de la cause anti-fasciste dont le célèbre slogan "¡No pasarán!" résonne jusqu'à nos jours (pour en savoir plus sur la guerre civile d'Espagne, je vous recommande le magnifique film de Ken Loach Land and Freedom).

    Tout ça pour dire. Loin de moi l'idée de rentrer dans des considérations hautement féministes selon lesquelles les femmes sont plus courageuses blablabla piapiapia. J'ai seulement vu un reportage sur de grandes femmes et étant moi-même à classer dans le genre féminin, je m'identifie tout naturellement. A le femme j'entends, pas à l'héroïne.

    Et c'est à cet instant précis de l'identification que la crise de conscience a commencé. Car outre le fait que j'ai sans cesse la sensation, mmhhh jolie allitération, Racine remballe tes serpents (Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? - Racine - Andromaque - Acte V)... pardon je digresse... Je disais donc : outre le fait que j'ai le sentiment que l'Histoire, la vraie, la grande, s'est entièrement déroulée avant moi, j'ai la sensation diffuse que les ersatz contemporains, les miettes contingentes du grand livre universel se dérobent sous mes pas sans que jamais je n'y prenne part activement.

    Ce soir, devant ma télévision, j'ai réalisé que je n'étais qu'une spectatrice. On appelle ça la maïeutique cathodique. Comme quoi, la télévision, ça rend intelligent :o)