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Shopping - Page 8

  • Let's talk about sex, ba-bis...

    Malgré une vie sentimentale bien remplie depuis hum hum années, comment se fait-il que chaque 14 février de chaque année, mon seul plan de Saint-Valentin soit de passer un coup de fil à mon fillot éponyme ?

    Vas-y, rigole sous cape en me traitant de loseuse. N'empêche que contrairement à toi qui prétend d'un air décontracté attendre avec impatience la roucoulade tant marketée, je ne suis pas en train de vivre le stress de la sempiternelle interrogation calendaire : "mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir trouver d'original à lui offrir, encore ?!"... tout ceci en partant du postulat fort présomptueux que tu t'interroges sur la fantaisie et le romantisme de tes cadeaux. Parce qu'entre nous, la rose rouge et les chocolats, c'est bien sympa, mais ça n'a pas à proprement parler le mérite d'épicer la vie de couple. Sans compter les risques d'allergies et les reproches post-événement concernant les kilos superflus... Pour faire court, laisse tomber les plans à la papa que, soit dit en passant, tu devrais faire naturellement tout au long de l'année sans te référer à une quelconque dictature commerciale, mais passons, là n'est pas le sujet.

    Figure-toi que c'est ton jour de chance car en plus de t'éviter un énième plan navrant, je vais te donner l'idée cadeau qui rime avec libido. Et oui, peut-être cette année arriveras-tu enfin à conclure ! Non, parce que c'est bien joli tout ça, mais les amoureux, on sait tous que ça ne se regarde pas que le blanc des yeux. Ce que je te propose, c'est de bousculer un peu le train-train. Tu peux malgré tout garder les standards du type déclaration d'amour en poésie, du moment que tu fait rimer Valentin avec libertin et Valentine avec coquine. Au lieu donc de courir les boutiques en tous sens pour finir avec un cadeau marasme, je te propose de te rendre paisiblement ici et dégoter un présent fantasme. Au travers d'un espace spécialement dédié pour l'occasion, Sexy Avenue propose toute une série de produits érotiques pour mettre du piment dans la fête des galants. Design, flashy, pour elle, pour lui, encore mieux pour les deux... N'hésitez plus, engagés de toutes contrées, célibataires sans frontières : have fun, take pleasure!

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  • Let's talk about sex, baby...

    Aujourd’hui, sur les conseils avisés de Violette, je tente de gagner si ce n’est ma vie du moins de l’argent de fond de poche grâce à mon immense talent mis jusqu’alors gracieusement en ligne pour ton bon plaisir. Et comme tu te doutes que je ne suis pas personne à perdre la moindre occasion, j’ai choisi de répondre en premier lieu à la campagne qui te rémunère ET t’envoie un cadeau (sous pli discret toujours, c’est le principe et l’avantage de la maison mais tu comprendras tout l’intérêt de la chose très rapidement).

    Ma mission, puisque je l’accepte, est donc de faire la promotion d’un site internet en relatant mon approche de l’offre commerciale au fil des rubriques. Bon, surtout faut faire semblant de découvrir et oublier qu’on fait déjà partie du fichier (…) ; on disait que j’étais une visiteuse non avertie.

    Quid donc de Sexy Avenue ?

    Tu l’auras remarqué, ces dernières décennies et tout particulièrement ces dernières années, la libération sexuelle a entraîné un engouement de la R&D en matière de plaisir. Mais le vrai progrès est d’avoir créé un espace, internet donc, qui te permette, si t’es un poil pudique, de ne pas subir les regards des badauds te voyant entrer dans un lieu de perdition ayant pignon sur rue, de ne pas te coltiner le vendeur ayant raté sa vocation en pharmacie (« c’est bien le tube bleu, Michel, pour les hémorroïdes ? ») et de ne pas devoir soutenir les regards salaces d’un certain segment de la clientèle.

    Non, grâce à Sexy Avenue, tu surfes peinard chez toi (en solo, en couple ou en groupe, on est pas restrictif du moment qu’on est majeur), tu as des conseils avisés grâce à des fiches produits élaborées, tu commandes et tu attends patiemment que ton facteur te dépose ton petit (ou gros) colis, direct at home.

    Petit tour du propriétaire, aussi excitant que désopilant, il faut bien le reconnaître. Mais ne juge pas trop vite, comme on dit, femme qui rit à moitié dans son lit ! Je te recommande donc le parcours suivant :

    • Commencer par les 10 conseils séductions pour s’initier (sait-on jamais… à compléter par la pléthore de conseils du Sexy Doctor), se rafraîchir la mémoire (ça fait jamais de mal) ou tout simplement se mettre dans le bain. Les gourmands seront heureux de (re)découvrir la peinture au chocolat pour le corps, les romantiques opteront à n’en pas douter pour le kit Bed Roses et les soft désireux de s’encanailler se laisseront tenter par le kit prisonnier,
    • Continuer en toute simplicité vers le rayon lingerie qui propose des sous-vêtements classiques (enfin dans l’acception sexy du classique j’entends), des maillots de bain et des tenues plus fétichistes (voire total déguisement mais après tout, tous les fantasmes sont dans la nature) avec tous les accessoires qui vont avec (chaussures, perruques, bijoux…) ; le tout pour elle, pour lui, pour les petits gabarits comme pour les formes généreuses,
    • Pour poursuivre, les cérébraux et autres tantriques trouveront leur bonheur dans la librairie qui, riche d’une large gamme de guides & conseils, livres & BD mais également jeux & fantaisie fera tout autant le bonheur des esprits joueurs,
    • Faire un petit crochet par les indispensables produits de massage, élixirs de bien-être et autres standards type gels et préservatifs puisque, si besoin est de le rappeler, confort et protection sont les maîtres mots de la plus plaisante de nos addictions,
    • Enfin et surtout, le meilleur pour la fin, le nerf de la guerre même si en l’occurrence on préfère faire l’amour, les sextoys. Pour elle, pour lui, pour eux, pour nous, lâchons-nous, soyons fous ! Pour les plaisirs solo, duo, trio, sado-maso… houla, point trop n’en faut. C’est ici même que tout un chacun pourra constater l’étendue de l’imagination de nos chercheurs ès sensations. Mention spéciale testée et approuvée pour lui. Le top du ridicule ici. Et celui qui a su éveiller ma curiosité, par-là.

    Le tout à petits prix ou version luxe, avec carte VIP et chèques cadeaux. Comme qui dirait, il y en a pour toutes les bourses, sans mauvais jeu de mots. Alors malgré des photos parfois grossièrement retouchées, n’hésite plus, fais-toi plaisir.

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  • La santé d'en bas

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    Alors que je patientais sagement dans la salle d'attente de la remplaçante de ma dentiste (ben oui, avec tout ce qui je lui ai lâché comme pognon, elle a plus besoin de travailler le week end) pour me faire recimenter provisoirement mon incisive de devant avant une nouvelle intervention endodontiste après la parodonto et la stomato (ceux qui ont suivi mes péripéties dentaires ne manqueront naturellement pas de me plaindre...), j'optais parmi la pile de magazines pour le Psychologies du mois d'octobre (ils avaient viré tous les Gala ces salauds).

    Feuilletant hâtivement dans l'espoir de conjurer l'extrêment potentiel retard de ma docteur des dents par subtitution (elle avait accepté généreusement de me secourir entre deux patients), je m'arrêtais sur un article, que dis-je, un dossier promotionnel sur le nouveau livre Anticancer de David Servan-Schreiber (accessoirement journaliste du magazine en question). Pour faire court, le médecin explique comment éviter le cancer sans toutefois renier l'indispensable utilité des traitements "occidentaux" que sont les chimio et autres radiothérapies en cas de maladie avérée. Non, lui, il donne dans la prévention. Et d'expliquer en long, en large et en travers que pléthore de produits alimentaires, d'hygiène, de nettoyage... et de comportements favorisent le déclenchement de la maladie. La fille de médecin que je suis a eu l'impression de lire une succession de lieux communs mais admettons, je suis un public averti (mais pas responsable pour autant, hum).

    Donc, c'est génial, on a la solution miracle pour éviter de claquer du fléau, particulièrement français d'après le docteur, du moment. Sauf que.

    Si l'on se penche uniquement sur les préconisations alimentaires de Môsieur Servan-Schreiber, que peut-on déduire ? Qu'il faut manger massivement bio. Et que peut-on déduire de cette déduction ? Ben que nous les pauvres, on aura le cancer.

    Parce que voyez-vous éminent professeur ès médecine, le Français moyen qui voit chaque jour son pouvoir d'achat diminuer (message subliminal : boycottons Danone !) a déjà bien du mal à se payer ses produits frais non bio. Mais bien sûr, où avais-je la tête ? La santé, ça se mérite. Travaillons plus pour nous soigner. Mais pas pour nous soigner plus ou mieux hein. Juste pour nous soigner.

    Welcome in the united states of France.

  • Coup de griffe

    65de253e49e4457609766c42d4a73094.jpgComme chacun sait, je suis une personne très gentille qui jamais, au grand jamais, ne dit de mal des gens. Bien sûr, ne pas dire ne signifie pas ne pas penser.

    Et qu'est-ce que je peux penser le matin en allant m'asservir contractuellement ! Mon moment préféré ? Quand j'arrive au terminus de ma ligne de métro et que j'utilise l'immense escalator qui me permet de revoir la lumière du jour - en serrant à droite, mesdames et messieurs les boulets qui ont toujours rien compris au Code Parisien.

    Durant ces quelques secondes où je reste immobile, j'observe la file de gauche qui court inlassablement dès la première heure. Et là, j'hallucine sur les accoutrements des gens. Non mais c'est vrai quoi, ya quand même un max' de gens qui s'habillent comme ça devrait même pas être permis. Alors à ceux qui argueront que tous les gens n'ont pas les moyens de s'acheter des fringues chouettes, je dirai : faux ! Il ne suffit pas d'avoir du fric pour avoir du style. Chez Emmaüs, il n'ont pas que des vestes à carreaux absolument hideuses. Dans les friperies, ils n'ont pas que des t-shirt qui arrivent au-dessus du bourlet de gras. Et les montures sécu ne sont pas toutes ringardes.

    Moi, je dis qu'à l'école, ils devraient ajouter des cours de relooking. Parce que les fringues, c'est comme la bouffe, les gens ni connaissent rien et on peut leur faire avaler n'importe quoi.

  • Chronique de l'effort #11

    Ou ma vie ratée de braqueuse.

    Quand j'étais petite, j'étais déjà fan de lecture et d'écriture. A tel point que ma Maman, qui avait eu la bonne idée de m'apprendre à lire et écrire à la maternelle, était obligée de m'expliquer quand je répondais à son "maintenant, on joue !" par un "on écrit ou on lit ?" que même si le travail était un plaisir, il n'en était pas pour autant un divertissement.

    Toujours est-il que sur le court chemin qui séparait mon école de ma maison se trouvait une petite boutique, Colégram, spécialisée dans la littérature jeunesse et les gadgets fantaisie (taille crayon Bugs Bunny, petit carnet Charlotte aux fraises...). Autant vous dire que pour éviter un caprice, ma Maman avait bien compris qu'une petite escale dans l'antre de toutes mes merveilles s'imposait.

    Et puis, un jour, ma Maman m'a dit que comme j'étais une grande fille, je pouvais faire le petit bout de chemin toute seule pour rentrer après l'école, tout en conservant le privilège de passer mon petit quart d'heure rituel dans ma petite boutique fétiche.

    Je ne sais toujours pas ce qui m'est passé par le tête ce jour-là, certainement un trop plein d'assurance face à ce témoignage de confiance. Bref, j'ai pété les plombs. J'ai donc passé, fidélement, une journée studieuse en classe jusqu'au retentissement libérateur de la cloche. Ni une, ni deux, je me précipite en direction de Colégram et commence à dévorer des yeux les nouveaux livres et accessoires. Et puis, sans rien avoir prémédité, j'ai ouvert mon cartable quand la grosse dame a tourné le dos, j'ai enfourné tout ce qui me tombait sous la main et je me suis sauvée bien vite chez moi.

    Le hic, dégourdie comme j'étais, est que j'étais incapable de trouver une cachette sûre dans cette maison de 250 mètres carrés regorgeant de placards. J'ai donc tout enfoui sous mon armoire, passé une nuit pour le moins agitée et le lendemain, à mon retour à l'école, j'ai distribué tous mes nouveaux objets à qui les voulait.

    Sauf que.

    La maîtresse, espèce étant connue pour avoir des yeux partout, s'est aperçue de mon petit manège, à tout récupéré et tout rendu à ma Maman le soir venu en expliquant que vraiment, elle ne comprenait pas pourquoi je distribuais mes affaires à mes petits camarades.

    Ma maman, sans me gronder, m'a obligée à expliquer à la maîtresse d'où venaient "mes affaires" et puis nous avons traversé la rue et ma Maman, sans me gronder toujours, m'a obligée à aller remettre les fruits de mon larcin à leur vraie propriétaire et à m'excuser.

    J'avais 8 ans et je n'ai plus jamais volé depuis.

    Et la grosse dame de Colégram a perdu une bonne cliente ce jour-là.