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SF, fantasy, fantastique - Page 3

  • Walking dead de Robert Kirkman & Charlie Adlard

    Editions Delcourt

    Tome 1 - Passé décomposé - 142 pages

    Tome 2 - Cette vie derrière nous - 143 pages

    Tome 3 - Sains et saufs ? - 136 pages

    Tome 4 - Amour et mort - 136 pages

    Tome 5 - Monstrueux - 132 pages

    Tome 6 - Vengeance - 132 pages

    Tome 7 - Dans l'oeil du cyclone - 135 pages

    Présentation de l'éditeur : Le monde tel que nous le connaissions n’existe plus. La Terre, ravagée par une mystérieuse épidémie, est devenue un cimetière à ciel ouvert. Pire, les morts ne meurent plus et errent à la recherche des derniers humains pour s’en repaître. Parmi les survivants, Rick, policier, se réveille d’un long coma pour découvrir ce que son monde est devenu. Le choc passé, il doit désormais apprendre à survivre…

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    J'ai tendance à ne pas trop m'écouter. Et j'ai bien raison. De moi à moi, je serais plutôt encline à éviter les histoires d'horreur étant d'un naturel pétochard ascendant cauchemardeuse. Mais étant du genre à prendre mon propre contre-pied pour ne pas avoir d'oeillères, j'ai me suis lancé à moi-même le défi de tenter l'expérience d'une histoire de zombies. Moralité : la désobéissance a du bon puisque mon moi renégat a fait à mon moi flipette qui en est resté comme deux ronds de flan le cadeau d'une série exceptionnelle et pour le moins addictive.

    J'en ai jusqu'à présent lu sept tomes, il en existe quinze et la série n'est pas achevée. Je ne saurais dire si l'on finit par se lasser mais à mon stade de lecture, je ne suis absolument pas tannée, bien au contraire, je suis complètement galvanisée et je piaffe d'impatience de pouvoir me plonger dans la suite.

    Pour les réticents comme moi au registre effroi, le parti-pris du noir et blanc, même s'il ne dissipe pas la laideur des personnages zombifiés, permet de rendre l'ensemble supportable et de ne pas heurter ni la rétine ni la sensibilité. De plus, l'histoire est davantage centrée sur les personnages bien vivants qui cherchent à survivre en sécurité dans un monde post-apocalyptique où les règles ont changé. Il s'agit plus du récit de l'adaptation humaine que d'une guerre impitoyable et gratuite entre vivants et morts-vivants.

    Bien sûr, dans de telles conditions, les personnages, forts nombreux, ont tendance à tomber comme des mouches et les rebondissements, nombreux, vous tiennent particulièrement en haleine. Les auteurs ont superbement retranscrit les psychologies humaines face à des conditions extrêmes de danger et de stress. Les prouesses sont autant scénaristiques que graphiques.

    Si besoin était de le préciser, j'adore.

  • Y : le dernier homme de Brian-K. Vaughan et Pia Guerra

    Editions Panini Comics

    Scénario : Brian-K. Vaughan - Dessin : Pia Guerra

    Tome 1 - No man's land - 80 pages

    Tome 2 - Un petit coin de paradis - 150 pages

    Tome 3 - Un petit pas - 200 pages

    Tome 4 - Stop / Encore - 230 pages

    Tome 5 - Alliance contre nature - 182 pages

    Tome 6 - Entre filles - 120 pages

    Tome 7 - Le scoop - 135 pages

    Tome 8 - Monnaie de singe -  120 pages

    Tome 9 - Terre mère - 180 pages

    Tome 10 - Trajet d'Y - 180 pages

    Présentation de l'éditeur : Dans le courant de l'été 2002, un fléau d'origine inconnue a détruit chaque spermatozoïde, chaque fœtus et chaque mammifère pourvu d'un chromosome Y... à l'exception d'un jeune homme et de son singe apprivoisé. Cette "maladie" a instantanément exterminé 48 % de la population mondiale, soit à peu près 2,9 milliards d'hommes. Aidé par la mystérieuse Agent 355, Yorick Brown, le dernier humain mâle, doit maintenant affronter de dangereuses extrémistes tandis qu'il est partagé entre l'espoir de retrouver sa petite amie à l'autre bout du globe et la volonté de découvrir ce qui a fait de lui l'unique survivant. Y les français l'appellent "i grec". Grec comme la tragédie, comme le destin qui frappe à l'improviste. Les anglais le prononcent "why". Pourquoi. Comme l'interrogation devant la mort qui surgit. Y. l'initiale de Yorick Brown, le dernier homme vivant sur une Terre ravagée par un mystérieux virus qui n'a laissé à sa surface que des femmes. Y. Le chromosome qui donne aux enfants mâles leur sexe, croix incomplète qui les distingue des femmes, désormais dirigeantes d'un monde dans lequel Yorik Brown se retrouve l'objet de toutes les convoitises et de toutes les détestations. Y. Croisée des chemins, fourche des destins, tournants des vies. Carrefour où Yorick Brown et son capucin Eperluette devront choisir quelle voie suivre.

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    Voilà un sacré morceau de science-fiction ! A cause d'un virus hostile aux hommes, le monde se retrouve aux mains des femmes. Feront-elles mieux que ceux qui les ont trop longtemps soumises et qui ont toujours gardé en mains les rennes, les postes clés, le pouvoir ?

    C'est ce que ce récit d'anticipation sur fond de politique et de science, mêlant habilement amour, humour, thriller et fantastique, s'attache à démontrer. Au gré d'incessants rebondissements parfois légèrement compliqués à suivre et sur la fin un petit peu lassants avouons-le, c'est une véritable réflexion philosophique qui nous est proposée au coeur d'un monde post-apocalyptique. L'intrigue est habilement ficelée, oscillant entre passé et présent, et à la mérite de ne pas se finir en eau-de-boudin, comme trop souvent dans le genre.

    Mention spéciale à l'édition qui offre un format léger très confortable.

  • Solène de François Dominique

    culture,littérature,livre,roman,sfEditions Verdier - 131 pages

    Présentation de l'éditeur : Après un désastre, dans un entre-deux-mondes inquiétant, une famille (deux adultes, deux enfants et deux adolescents) réfugiée dans une villa de la banlieue lyonnaise, vit coupée du monde extérieur. Alors que le système de défense qui les protège faiblit et que les ressources en vivres diminuent, ils tentent de maintenir un semblant de quotidien. C'est la voix de Solène, petite fille étrange, imaginative et sensible qui mène la narration. L'enfant est douée du pouvoir de lire dans la pensée de ses proches avec qui elle est liée par une grande tendresse et dont elle perçoit les inquiétudes, les secrets, les rêves ou les révoltes. Le jeu a une grande part dans son récit qui peut être lu comme une fable sur la langue, ses sortilèges merveilleux ou ses revirements imprévisibles.

    Que j'ai dû me faire violence pour arriver au bout de ce texte ! Pour conforter mon rejet, je suis allée taper le titre et le nom de l'auteur dans Google pour voir si des blogs avaient chroniqué cet ouvrage. Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'au moins les quatre premières critiques étaient positives. Tant mieux pour l'auteur cela dit mais vraiment, tout enthousiasme au sortir de cette lecture me dépasse. Certains parle de la poésie et du côté artistique du jeu entre les ombres et la lumière, d'autres une formidable plongée dans les recoins les plus obscurs de la pensée. Je ne vois pour ma part qu'une base apocalyptique mais qui ne nous emmène nulle part. Je ne suis déjà pas très fiction mais ce court (ouf !) livre m'a vaccinée pour quelques temps.

  • Les revenants de Laura Kasischke

    Christian Bourgois Editeur - 588 pagesles revenants.jpg

    Présentation de l'éditeur : Élève brillante, Nicole était douce et sociable (cheftaine scout, membre de plusieurs associations d’étudiantes). Elle meurt subitement dans un accident terrible. À l’automne suivant, tandis qu’un nouveau semestre commence, Craig, l’ancien petit ami de Nicole est renvoyé de l’université médiocre où il était entré par relations. Tenu pour responsable de la mort de Nicole mais relâché faute de preuves, il ne parvient pas à surmonter le drame, ne cesse d’y repenser et a l’impression de voir Nicole partout. Perry, son colocataire, était dans le même lycée que Nicole. Lors d’un séminaire sur la mort par Mira Polson, professeur d’anthropologie, il fait part de ses interrogations et de ses doutes quant à la disparition de la jeune fille. Il dit avoir connu la vraie Nicole : une personne manipulatrice, malhonnête, et séductrice. De son côté, Shelly Lockes, unique témoin de l’accident, conteste la version officielle, selon laquelle Nicole, baignant dans une mare de sang, n’aurait pu être identifiée que grâce à ses bijoux. Selon elle, la jeune fille était inconsciente mais ne présentait aucune lésion. D’étranges événements surviennent alors: mystérieux appels téléphoniques, cartes postales énigmatiques, apparitions de Nicole… ou d’une fille qui lui ressemble. La rumeur enfle à Godwin Hall, précipitant Craig, Perry, Mira et Shelly au coeur d’un ténébreux mystère qui va transformer leurs vies pour toujours : se pourrait-il que, trop jeune pour mourir, Nicole soit revenue ?

    Les Revenants est une perle rare : un roman littéraire servi par une prose splendide, aussi efficace que les grandes fresques que l'on dévore d'une traite, un défilé de créatures et de situations angoissantes. C'est comme si Les raisins de la colère avaient été réécrits par H.P. Lovecraft.

    Chicago Tribune

    L'écriture de Kasischke agit comme celle d'un bon poème : elle nous laisse entrevoir la possibilité d'un autre monde et nous y transporte... Ses mots nous projettent sur une autre facette de l'existence, tout en reflets.

    New York Times Book Review

    La menace plane sur chacune de ses histoires, sans que l'issue soit jamais celle que l'on pressentait. A coups de symboles discrets, de descriptions à l'acuité troublante, Laura Kasischke épand du rouge sang sur la blancheur immaculée des apparences, et la tension monte, sans que l'on puisse jamais la conjurer.

    Sabine Audrerie, La Croix

    A la croisée des chemins de la pure littérature, du roman noir et du fantastique, ce livre est de ces page-turner qui ne bénéficient pas d'un plan média à la mesure de leur excellence. Heureusement, les libraires et/ou blogueurs littéraires sont là pour parler haut et fort de ces textes qu'il serait dommage de manquer.

    Les revenants nous plonge dans cet univers aussi fascinant que décrié des campus américains, nous épouvante avec des histoires de morts-vivants, nous envoûte à coups de psychologies aussi affûtées que border-line. L'écriture est précise, le scénario est absolument maîtrisé et jamais ô grand jamais, si l'on est un tant soit peu de bonne foi, l'on ne peut dire "je le savais".

    Bref, Laura Kasischke, inconnue de mon panthéon littéraire, m'a subjuguée, presque-traumatisée (il est important de le préciser pour les âmes les plus sensibles : le sommeil n'est pas perturbé à la lecture de ce roman) et hallucinée avec ce livre que l'on qualifie comme étant son meilleur. Ce qui ne m'empêchera pas d'aller à la découverte de ses textes précédents. S'il est des livres de la rentrée littéraire cru 2011 qu'il serait dommage de rater, celui de cette auteur américaine (ils sont vraiment trop balaises ces écrivains made in USA !) compte parmi ceux-ci : un vrai délice qui est loin mais très très loin d'être de la guimauve.

    Télérama en parle

    Le Monde en parle

  • Rentrée littéraire : Julian de Robert Charles Wilson

    julian.jpgEditions Denoël - 592 pages

    Présentation de l'éditeur : Il s'appelle Julian Comstock ; il est le neveu du président des Etats-Unis. Son père, le général Bryce Comstock, a été pendu pour trahison (on murmure qu'il était innocent de ce crime). Julian est né dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à soixante Etats, tenue de main de maître par l'Eglise du Dominion. Un pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces mitteleuropéennes. Un combat acharné pour exploiter les ultimes ressources naturelles nord-américaines. On le connaît désormais sous le nom de Julian l'agnostique ou (comme son oncle) de Julian le Conquérant. Ceci est l'histoire de ce qu'il a cru bon et juste, l'histoire de ses victoires et défaites, militaires et politiques. Fresque post-apocalyptique, western du XXIIe siècle, fulgurant hommage à l'oeuvre de Mark Twain, Julian est le plus atypique des romans de Robert Charles Wilson. Une réussite majeure et une critique sans concession des politiques environnementales actuelles.

    Les plus frileux au genre science-fictionnel seront à n'en pas douter surpris par ce livre très original et profondément classique à la fois. Cette fresque post-apocalyptique se déroulant au XXIIe siècle prend la forme de la biographie épique d'un homme hors du commun, Julian, par son compagnon de route. Le monde créé par l'auteur donne matière à réflexion sur des sujets aussi fondamentaux que la politique, la religion, l'environnement, la liberté. Ce qui accroche particulièrement est le contexte : le monde dépeint est bien différent de celui que l'on connaît mais est le résultat de ce dernier : la vie dans un monde où il n'y a plus de pétrole et ravagé par des catastrophes sanitaires en tous genres. Critiques, idéaux, réflexions sur la société laissent la part belle à l'aventure, aux rebondissements et aux scènes de guerres navales, aériennes ou terriennes. Mais si l'action est permanente ou quasi, il subsiste malgré tout un effet de lenteur. Pas désagréable mais que l'on ne peut ne pas remarquer. Ce qui n'empêche nullement d'ériger le livre en véritable hommage à Mark Twain (tout le monde le dit alors je le répète mais je n'ai jamais lu le maître). Au final, c'est un livre très divertissant, qui change du commun et qui saura séduie largement je pense un public masculin.