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Science - Page 4

  • Mendeleïev sans six, merci Aramis !

    Comme tu l'auras compris grâce à mon titre éminemment recherché à la juste mesure de ton ineffable culture, nous allons parler aujourd'hui du carbone parce qu'on à la fibre - non pas de carbone donc - mais environnementale. Partant, quid du fameux CO2 ? Bon, je vais pas te la jouer professorale du genre "appelé communément gaz carbonique, le dioxyde de carbone fut découvert en 1638 par un médecin belge du nom de Jan Baptist van Helmont qui lui donna le nom d'anhydride carbonique, qu'on le trouve sous forme solide ou liquide, qu'il connaît une phase dite supercritique et qu'il a des tendances électrophiles (tsst, tsst, rien de sessuel)". Non, je vais te la faire courte en te disant juste, si besoin est vraiment, que c'est un gaz à effet de serre naturellement présent dans l'atmosphère mais que sa présence, malheureusement nuisible, augmente rapidement de par les activités humaines de consommation des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz).

    Comme il est étonnant de constater que nous, sombres humains, sommes toujours à l'origine de la lose, n'est-il pas ? Mais comme on est quand même entre gens intelligents, on a compris qu'on devait appliquer le principe de réparation. Donc au même titre que tu fais le tri de tes déchets parce que c'est quand même la moindre des choses, que ça te coûte rien sauf un peu de place et la mobilisation de deux neurones quand tu te diriges vers tes poubelles et bien tu vas désormais conduire durable. Oui, bon, dans l'absolu, tu dois éviter de prendre ta voiture, utiliser davantage les transports en commun ou les moyens de locomotion clean du type ta bicyclette ou tes pieds, mais bon on te concède que la voiture, c'est parfois plus pratique voire indispensable.

    Comment donc conduire si ce n'est sain du moins moins sale ? Et bien sache, jeune padawan, que la maîtrise énergétique d'un véhicule à l'autre n'est pas la même et que depuis le début de l'année, l'Etat fait appliquer le décret concernant l'écopastille qui touche la vente des véhicules neufs. Mais comment savoir quel modèle est le moins pire, comme qui dirait ? C'est là que tel un vaillant mousquetaire, Aramis Auto met à ta disposition son label Ecopratic®. Eco, logique puisqu'on parle d'environnement. Pratic parce que, l'info étant centralisée, c'est hyper fonctionnel, tu peux choisir facilement ta voiture neuve parmi de nombreux modèles en fonction de son rapport qualité-prix-fiabilité et de sa consommation de carburant et bénéficier jusqu'à 35 % de remise.

    Au choix, je prendrais celle-là. Mais ça n'engage que moi, il paraît que les modèles les plus sollicités sont la Renault Scenic et la Citroën C4 Picasso.

    Alors moi je dis, si tu refuses le concept écologie + économie, c'est vraiment que t'as rien compris !
     

    disclaimer
    mandataire renault

  • Instant unique

    Effectuons un petit travail de mémoire et remontons le temps. Il y a de ça bientôt huit ans. Vous rendez-vous compte7a5ec2bad547c0cbde59afc19761831e.jpg qu'en l'espace d'une seconde de ce soir de décembre 1999, nous avons changé de minute, d'heure, de jour, de mois, d'année, de siècle et de millénaire ? Réfléchissez un petit instant et dites moi, combien ? Combien de personnes peuvent se prévaloir d'avoir vécu ce moment quasi exclusif ?

    Six milliards, tout au plus.

    Vraiment pas de quoi en faire un monde.

    Tout ceci me rappelle à quel point tous mes jours de l'an ont été merdiques, même quand ils étaient censés être unique.

  • Bouche dégoût

    Certains détestent leurs fesses, d'autres leurs oreilles, d'autres encore leur nez... Moi, c'est ma bouche. Non pas que jefdb37eddfbbf6603aa95d86518bfd98b.jpg trouve mes lèvres trop fines ou exagérément pulpeuses. I'm just fed up to the back teeth puisque l'expression s'y prête à la perfection. En gros, ras le bol des complications dentaires.

    Au programme du jour : intervention de l'endodontiste (ndlr - l'endodontie est la partie de l'odontie qui traite de l'intérieur de la dent ; elle consiste dans le traitement et la prévention des infections péri-apicales) afin de réduire l'abcès qui me grignote l'os du palais. J'en profite pour te déconseiller de programmer tes opérations à huit heures pétantes, c'est hyper agressif limite tu as des envies de meurtre.

    Là, légitimement, tu t'interroges sur la façon de procéder pour éradiquer une poche putrescente située derrière la racine d'une dent. Et comme tu es curieux, qu'il est impossible de le deviner et que je suis sympa, je vais te l'apprendre. Donc en fait, l'endo (ouais, je me permets, je suis intime avec les professionnels buccaux - à ne pas confondre avec les rois ou les reines de la pipe) crée un canal dans la quenotte jusqu'au fond de la racine dans le but de permettre l'irragation désinfectante salvatrice. Maintenant, tu penses qu'il me nettoie à l'eau ou aux antibiotiques. Sauf que l'eau n'est pas compétente en la matière et les antibiotiques, c'est pas automatique, t'aurais du anticiper, je t'avais prévenu que tu pouvais pas deviner. Non, non, en fait, dans une vie antérieure, l'endo était plombier, du coup, l'assainissement se fait avec de l'eau de javel (!).

    Ouais, tu peux le dire, aujourd'hui, j'ai une haleine de chiottes. 

  • La santé d'en bas

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    Alors que je patientais sagement dans la salle d'attente de la remplaçante de ma dentiste (ben oui, avec tout ce qui je lui ai lâché comme pognon, elle a plus besoin de travailler le week end) pour me faire recimenter provisoirement mon incisive de devant avant une nouvelle intervention endodontiste après la parodonto et la stomato (ceux qui ont suivi mes péripéties dentaires ne manqueront naturellement pas de me plaindre...), j'optais parmi la pile de magazines pour le Psychologies du mois d'octobre (ils avaient viré tous les Gala ces salauds).

    Feuilletant hâtivement dans l'espoir de conjurer l'extrêment potentiel retard de ma docteur des dents par subtitution (elle avait accepté généreusement de me secourir entre deux patients), je m'arrêtais sur un article, que dis-je, un dossier promotionnel sur le nouveau livre Anticancer de David Servan-Schreiber (accessoirement journaliste du magazine en question). Pour faire court, le médecin explique comment éviter le cancer sans toutefois renier l'indispensable utilité des traitements "occidentaux" que sont les chimio et autres radiothérapies en cas de maladie avérée. Non, lui, il donne dans la prévention. Et d'expliquer en long, en large et en travers que pléthore de produits alimentaires, d'hygiène, de nettoyage... et de comportements favorisent le déclenchement de la maladie. La fille de médecin que je suis a eu l'impression de lire une succession de lieux communs mais admettons, je suis un public averti (mais pas responsable pour autant, hum).

    Donc, c'est génial, on a la solution miracle pour éviter de claquer du fléau, particulièrement français d'après le docteur, du moment. Sauf que.

    Si l'on se penche uniquement sur les préconisations alimentaires de Môsieur Servan-Schreiber, que peut-on déduire ? Qu'il faut manger massivement bio. Et que peut-on déduire de cette déduction ? Ben que nous les pauvres, on aura le cancer.

    Parce que voyez-vous éminent professeur ès médecine, le Français moyen qui voit chaque jour son pouvoir d'achat diminuer (message subliminal : boycottons Danone !) a déjà bien du mal à se payer ses produits frais non bio. Mais bien sûr, où avais-je la tête ? La santé, ça se mérite. Travaillons plus pour nous soigner. Mais pas pour nous soigner plus ou mieux hein. Juste pour nous soigner.

    Welcome in the united states of France.

  • Coche mare

    Dans la catégorie angoisse : la Naegleria Fowleri, vulgairement connue sous le nom d'amibe tueuse dévoreuse de cerveaux.

    Identifiée pour la première fois en Australie dans les années 60, cette créature de quelques microns seulement séjourne dans les lacs, rivières chaudes ou les piscines mal entretenues en attendant de pouvoir s'infiltrer dans le nez d'un nageur de passage. Mais loin de se contenter d'un squattage qui pourrait passer inaperçu, ce protozoaire entend manifester sa présence en se dirigeant vers le cerveau de son hôte malgré lui, dévorant toutes les muqueuses et cellules sur son chemin. Raideur de la nuque, maux de tête, fièvre, hallucinations et troubles du comportement sont les oiseaux de mauvais augure d'une mort annoncée : deux semaines suffisent à ce micro-glouton pour vous régler votre compte.

    Si en quatre décennies, seule une centaine de cas avait été répertoriée, la nette progression du phénomène est manifeste puisque les Etats-Unis recensent pas moins de six victimes pour l'année 2007 sur trois états différents (Floride, Texas et Arizona). Le Centre national américain de prévention et de contrôle des maladies a de quoi s'inquiéter d'autant qu'il n'existe pour l'heure aucun antidote efficace et que la bestiole qui raffole de chaleur semblerait vouloir mais surtout pouvoir proliférer grâce au réchauffement climatique (rapport à notre irresponsabilité donc).

    Pas de panique les filles, les proies préférées du vorace organisme unicellulaire sont les jeunes garçons. Bon, certes "préférée" ne veut pas dire "unique"...

    Petit message à tous les intolérants qui méprisent mon entomophobie : et ben si-euh, la petite bête elle peut manger la grosse-euh !

    Mais qu'est-ce que c'est que ces mines horrifiées ? Relaxez-vous les gens ! Allez, je vais vous aider : fermez les yeux, imaginez un joli ciel bleu. Les petits oiseaux gazouillent pendant que vous vous prélassez sur la pelouse verdoyante. Le soleil brille. Il brille d'ailleurs si fort que vous commencez à transpirer et que naît en vous petit à petit l'irrésistible envie de piquer une tête dans le lac tout proche...

    Faites de beaux rêves...