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Psy - Page 7

  • Cogito ergo... soumis

    Avoir des certitudes, c'est être convaincu.057439da5954643e8dc2119797194cc0.jpg

    Con vaincu. Ou quand le procrastinateur de la pensée choisit de ne plus remettre en perspectives ses opinions.

    La question étant de savoir si oui ou non le père du terme était sûr que nous ne verrions que du feu à sa subtile association d'idées... Je crois pouvoir affirmer que j'en suis certaine.

  • Ado, laid sens

    855c7c88448eeadc227948235eb0fdb8.jpgMon déménagement a été l'occasion de me replonger dans ce monceau d'affaires que j'entasse sans pouvoir m'en défaire. Parmi elles, ma jouvencelle correspondance d'avec ma meilleure amie.

    Ma pote et moi, nous nous connaissons depuis la moitié (la plus importante) de notre vie. De treize à dix-huit ans, les excès de notre âge se sont essentiellement manifestés par une relation épistolaire particulièrement soutenue (que je ne publierai pas quand je serai un auteur célèbre... sans intérêt... le ridicule peut tuer...).

    Fétichistes l'une comme l'autre, nous avons naturellement conservé ces petits trésors rédactionnels et l'été dernier, l'envie nous a prises de nous échanger nos correspondances, histoire de nous replonger dans notre propre passé et non celui vu par les yeux de l'autre.

    ...

    ...

    ...

    Est-il possible d'écrire si mal et si gros ?

    Est-il possible d'être si exigeant avec les autres et si peu avec soi ?

    Si égocentrique ?

    De tomber amoureuse si souvent ?

    Tout est-il vraiment la fin du monde à cet âge ?

    Peut-on réellement souhaiter mourir toutes les minutes ? 

    Déteste-t-on à ce point sa famille ?

    ...

    ...

    ...

    Et comment se fait-il qu'à presque vingt-neuf ans, j'ai occulté des pans entiers de ma, somme toute, courte existence, qui ne se rappellent pas plus à mon souvenir à la relecture de mes propres phrases ? Début d'Alzheimer ou schizophrénie temporelle ?

    Vraiment temps que j'aille voir un psy moi... :o) 

  • Des passés...

    a39842a90801b856bb8b20ecd3d0eb8f.jpgToujours dans la folie Facebook* qui, rappelons-le, est d'avantage un outil de partage de débilités en tous genres qu'un véritable outil de contacts, la dernière trouvaille que je souhaite partager avec les gens de ma génération. J'ai mis en gras les phrases qui sont, pour moi, une réalité :

    A tous ceux et celles qui pensent encore être jeunes ! Et Bien NON ! Fini tout ça, ouvrez les yeux...

    - Tu connais tous les prénoms des Musclés, ainsi que les paroles de leurs chansons (pour de vrai, je me rappelle de deux noms et je dois bien être capable de fredonner vaguement un refrain),

    - Tu as collectionné les Pin's,

    - Tous les dimanches soirs, tu regardais 7sur7 avec tes parents,

    - Tous les jours à la cantine, tu cherchais ton âge au fond de ton verre Duralex,

    - Tu as été voir Dorothée à Bercy ou Chantal Goya à l'Olympia quand elles étaient au top de leur forme,

    - Tu écoutais Mickael Jackson alors qu'il était encore noir,

    - Tu as déjà crié "Patriiiiiiiiiiiiiick" (c'était mon premier concert, à huit ou neuf ans),

    - Tu as pleuré au cinéma quand Mufasa est mort dans Le Roi Lion,

    - Tu croyais que tu abritais des petits bonshommes dans ton corps à cause d'Il était une fois la Vie,

    - Tu regardais Madame est servie et Arnold & Willy à la télé (mais qu'est-ce que tu me racontes là),

    - D'ailleurs tu as connu la télé sans télécommande,

    - Pour toi Teri Hatcher c'est d'abord Loïs dans Loïs et Clark et Will Smith c'est Le Prince de Bel-Air (je fais d'ailleurs partie de la communauté Bring the Carlton dance back...),

    - Tu as tous les Disney en cassette vidéo,

    - Tu es allé à l'école avec 318 filles nommées Claire, Cécile, Stéphanie et Emilie et 245 garçons nommés Mathieu, Sébastien, Olivier et Thomas,

    - L'épervier n'a aucun secret pour toi,

    - Tu ne lisais que les Tom-Tom et Nana dans J'aime lire (en vrai je lisais tout parce que j'étais déjà une grande lectrice... mais je commençais par la fin),

    - Tu portais un t-shirt Waikiki, un coupe-vent Creeks et des reebok Pump,

    - Tu collectionnais des autocollants pour tes albums Panini (mais ma maman a jamais voulu m'acheter l'album des Krados... du coup, j'avais l'album de la publicité, ceci expliquant certainement cela...),

    - Tu faisais des canulars au téléphone sans que ton numéro s'affiche,

    - Tu as passé des heures à jouer au Tetris sur ta game Boy (mais c'était pas une game boy...),

    - Tu allais à la boulangerie pour acheter des malabars... que tu payais en francs,

    - Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu, MAIS BIEN SÛR !

    - Tu as commandé Spirograph pour Noël (je l'avais pas commandé, mais je l'ai eu...),

    - Pour toi le yaourt vert, il s'appelle BIO pas Activia,

    - Tu as l'intégrale des Inconnus à la maison (non, mais je les ai vus cent fois),

    - Tout le monde se lève pour Danette...,

    - Tu vidais ta boite de céréales ou de chocolat en poudre pour trouver le cadeau à l'intérieur (les marques étaient quand même sympas pour les parents en plaçant les bibelots à trois centimètres du haut de la boîte),

    - Sur les photos de ton premier Noël, ton père porte des lunettes qui lui prend le visage et ta mère a une veste motif pied-de-poule avec des épaulettes incroyablement énormes,

    - Malheureusement tu sais qui est Larusso,

    - Tu as vu Dirty dancing plus de fois que tu ne peux t'en rappeler,

    - Tu dis "genre", "trop" et "c'est clair" quinze fois dans la même phrase,

    Voici les symptômes de ton vieillissement :
    1) Tu comprends le texte ci-dessus et tu souris en te disant "putain..." !!
    2) Tu as des remèdes dans ta table de chevet pour maux de tête, maux d'estomac...,
    3) Les enfants te disent maintenant Madame ou Monsieur et te vouvoient,
    4) Tu as besoin de plus d'une matinée pour te remettre d'une nuit blanche (si, si !!),
    5) Tes amis se marient, créent une famille,
    6) En soirée tu parles de choses que les autres prennent pour des légendes...,
    7) Après avoir lu ce texte, tu décides de l'envoyer à un ami en te disant qu'il va l'aimer et qu'il va
    se replonger comme toi dans son passé...

  • Des finitions...

    a0c1eb730fba7bf8d94d50e6b16d32fc.jpgLa langue française, dans son infinie richesse, regorge d'expressions imagées qui sont bien souvent difficile à comprendre pour les non initiés, à commencer par les enfants. Ben oui, va dire à un moutard "tu as mal au coeur ?" histoire d'anticiper le sac plastique pour qu'il ne redécore pas les banquettes de ta voiture, il va te dire non et tu vas l'avoir dans l'os. Parce que forcément, il va vomir. Lui, il avait mal dans son ventre.

    Et bien personnellement, il y a une expression qui revêt pour moi un double sens et je ne sais pour lequel opter. Quand on dit "il faut tenir la distance", cela veut-il dire qu'il faut persévérer, être endurant ou bien au contraire, persister dans l'éloignement, couper les ponts ?

    PS : à tous les professionnels de la didactique, inutile de me faire un cours de linguistique. En vous remerkiant.

  • Face aux ténèbres Chronique d'une folie de William Styron

    83c180fe6736700f24b41042660a1e8f.jpgEditions Gallimard - 128 pages

    Quatrième de couv' : Nous ne croyons pas à l'Enfer, nous sommes incapables de l'imaginer, et pourtant il existe, on peut s'y retrouver brusquement au-delà de toute expression. Telle est la leçon de ce petit livre magnifique et terrible. Récit d'une dépression grave, avec son cortège d'angoisses, d'insomnies, de "rafales dévastatrices", de tentations de suicide, il nous montre pour la première fois ce qu'est réellement cette "tempête des ténèbres" intérieure qui peut frapper n'importe qui à chaque instant, mais peut-être plus particulièrement certains écrivains, ou artistes. Hemingway, Virginia Woolf, Romain Gary, Primo Levi, Van Gogh : la liste de ces proies désignées de l'ombre serait longue. Enfer, donc, comme celui de Dante, douleur sans autre issue que celle de l'autodestruction, état de transe incommunicable que ne soupçonnent pas les autres, pas même les psychiatres. Pourtant, la guérison est possible, on peut en tirer une connaissance nouvelle. Avec précision et courage, le grand romancier qu'est William Styron plaide ici à la fois pour une meilleure compréhension de notre prochain abîmé dans l'horreur, et contre le goût du néant qui nous guette tous.

    Je dois bien avouer que la lecture de ce livre a été une surprise totale puisque je croyais acheter Un lit de ténèbres du même auteur, dont le sujet guère plus réjouissant était pourtant très différent. Mais soit, quand je commence, je finis. Me voici donc plongée dans les tourments de l'écrivain, relatés de façon simple, sans excès, bien loin de la fantasmagorie pseudo-autobiographique de Tomber sept fois, se relever huit de Philippe Labro qui, s'il a bien connu les affres de la mélancolie, ne les relate que d'une façon peu crédible qui laisse d'avantage entrevoir le désir de s'identifier aux grands destins emprunts de douleur que le mal être réel du sujet. Styron ici s'emploie autant à expliquer la maladie aux Béotiens de la dépression qu'à rassurer les malheureux qui en sont atteints. Chaudement recommandé à tous ceux qui voudraient en savoir un peu plus.

    Extrait :

    La dépression de Camus et maintenant celle de Romain Gary - de toute évidence aussi celle de Jean (Seberg - ndlr) - étaient pour moi des maux abstraits, en dépit de ma compassion, et à l'instar de la majorité de ceux qui jamais n'ont personnellement fait l'expérience de la maladie, je n'avais pas la moindre idée de ses véritables dimensions ni de la nature de la souffrance qu'endurent tant de victimes à mesure que l'esprit poursuit son incidieuse déliquescence.