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Psy - Page 6

  • Pensées pacotilles

    Le chômage, c'est comme gagner au Loto* ou à l'Euromillions* : il ne faut le dire à personne sous peine d'être sempiternellement dérangé.999205200.jpg

    L'adulte pense que l'adolescent ne veut pas écouter ses conseils parce qu'il préfère la rébellion à la raison. L'adolescent sait que l'adulte a souvent raison mais il préfère prendre le risque de regretter ce qu'il aura appris par lui-même.

    Les brunes comptent pas pour des prunes. Je le sais, je suis récemment devenue brune.

    Quand on me regarde signer, ma main se crispe et je fais un affreux gribouillage. Pourquoi ?

  • La science des rêves ou la mécanique du coeur

    Comment tenter d'accroître ses statistiques quotidiennes ? Faire croire aux cinéphiles et autres mélomanes que nous allons aborder les oeuvres26387407.jpg de Michel Gondry* et de Mathias Malzieu* seul ou accompagné de son groupe Dionysos*. Mais n'ayant pas apprécié celle du premier et n'étant pas en mesure de parler de celle du second faute de la connaître, ma frauduleuse tactique est rapidement dévoilée. Ne me restant pour seul espoir que le lectorat, quelles que soient ses motivations initiales, soit d'ores et déjà accroché.

    Ndlr - nous prions les déserteurs de quitter les lieux en cliquant sans bruit par respect pour les personnes motivées et d'acquérir la certitude de ne pas regretter de plonger plus avant dans ce qui promet d'être une note... étonnante.

    Donc. Les subreptices références culturelles n'étaient pas uniquement déloyales rapport à mon expérience onirique de la nuit passée. Je vous épargnerai les inutiles fioritures, tellement intuitu personae* avec l'auteur que même lui peut ne pas les comprendre, c'est dire. Par conséquent, les grandes lignes.

    Synopsis. Je suis du côté de l'océan. Farniente, surfers, teuf et tout le toutim roots qui va bien. Je dois préciser ici que toute cette partie s'inspire de faits réels, dans une vie où je fantasmais sévère sur un adorable moniteur d'accrobranche que je ne me suis décidée à inviter à passer la nuit avec moi que le dernier soir de mes vacances... trop tard... pas là... acte manqué... sob. Dans ma chimère, je suis affirmée dès le début de mon séjour et tout promet de se dérouler comme cela l'aurait dû. C'est là qu'intervient ce rebondissement imprévu propre au songe : je dois aller chez le toubib (papa ?) qui m'annonce de but en blanc que je suis toute pourrite de l'intérieur ; coeur foutu - condamnée. Sob bis. Coup de théâtre repetita. Je retourne sur le camp, je me pomponne et je rejoins M. (oui, il s'appelait M.), lui annonce la nouvelle et lui demande de m'offrir une nuit inoubliable. Et M. de s'exécuter, dépassant naturellement largement mes espoirs (mise en abîme : le rêve est encore mieux que le rêve). Bref. C'est au point culminant de ma vie par procuration que le boomerang est revenu...

    Aaaaah... Mouriiiiiiiir...

    Réveil en pleurs.

    Interprétations

    Je suis mortelle et ça me fout les boules.

    Ce qui me fouterait encore plus les boules serait de me découvrir des talents prémonitoires.

    Ne jamais remettre à demain. Surtout pas ses envies.

    Le seul moyen... Oui, Oscar.

    Je suis devenue tellement cynique que mon coeur me lance un appel au secours avant d'être irrémédiablement incapable de s'ouvrir. Encore.

    Je dois être acculée pour me lancer et il faut que ça change.

    Après la petite mort*, le néant.

    Faut que je baise.

    Et que j'arrête de fumer.

    Je reste bien évidemment ouverte à toute interprétation moins subjective que la mienne, faute de recul. 

  • Déréliction

    Grandir, c'est prendre conscience qu'il n'y a jamais guère qu'une seule personne sur laquelle il est possible de compter : soi-même. L'individu, être communautaire, évolue en son for intérieur dans un délaissement - parfois un retranchement - quasi permanent. Disons à 99 %grandir3.jpg de son temps.

    Partant, garder son coeur d'enfant, c'est s'exposer en permanence à ce sentiment atroce du coeur brisé. Et devenir adulte induit une réaction auto-défensive, de plus en plus inconsciente le temps allant, qui doit supporter le risque de passer à côté du ridicule petit pourcent qui pourtant à lui seul suffirait à balayer les quatre-vingt dix-neuf autres.

    Alors grandir, mais grandir vraiment, serait-ce remonter le temps pour retrouver son coeur d'enfant tout en conservant le fruit de son expérience délesté de toute méfiance ?

  • En quête

    Tête de lit, impérieuse berceuse littéraire pour mes endormissements et mes éveils :759c311596e392e717c93aa2fc0e4538.jpg

    Vivez si m'en croyez, n'attendez à demain, cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.

    Ronsard

    J'aime celui qui rêve l'impossible.

    Goethe

    La vraie liberté, c'est de pouvoir toute chose sur soi.

    Montaigne

    Quand partons-nous pour le bonheur ?

    Baudelaire

    C'est beau, profond, méditatif à la frontière de l'introspectif, mais tel est le constat : la beauté est le fruit des inaccessibles aspirations de nous autres tristes humains esclaves de nos conditions. Question : faut-il cultiver l'insatisfaction névrotique dans l'espoir ténu d'effleurer l'intangible volupté ou se résigner à l'instinct grégaire d'un émitionnel calibré en demi-teinte ?

  • C'est quoi l'amour ?

    Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour, disait le poète Pierre Reverdy. Mais point n'est besoin pour celles-ci de fougueuse jeunesse qui semble bien en reste face à sage vieillesse. Il est certaines mesures qui ne se prennent qu'au soir de la vie.

    Ainsi, aimer, c'est survivre à une guerre du bout du monde ne vous accordant que quelques miettes de temps pendant plusieurs années, c'est se marier envers et contre belle-maman, c'est tailler la route à moto de Copenhague à Oslo, c'est faire deux beaux enfants, c'est partager son temps pendant plus de cinquante ans.

    Mais aimer, c'est surtout tenir la promesse faite quand on s'est unit, une fois qu'est venue la maladie. C'est soutenir, sans jamais faillir, dans le meilleur et dans le pire. Et puis c'est affronter la mort. Et parler de sa puce pour qu'elle vive et vive encore. C'est parler au ressac, où ses cendres reposent. Et l'un peu porter sur son coeur, pour éternelle symbiose.

    A Monique et Jacques