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Psy - Page 2

  • Rentrée littéraire : Je ne suis pas celle que je suis de C. Djavann

    Psychanalyse I

    A paraître le 31 août 2011je ne suis pas celle que je suis.jpg

    Editions Flammarion - 450 pages

    Présentation de l'éditeur : Partir coûte que coûte. Désir d'aventure, volonté, rêves et illusions se fracassent sur le réel. Iran, Paris, Istanbul, Dubaï ; la prison, la torture, le viol, la prostitution. Restent la folie et la solitude. Des vies parallèles dans des villes différentes, et une même femme. Deux temps inversés et entrelacés : une épopée échevelée et une psychanalyse avec ses risques et ses dangers, séance par séance. Tout sur le divan : le rapport au père, aux hommes, les traumatismes d'enfance, l'exil, la langue française dont il faut s'emparer pour faire le récit d'une vie, pour se réconcilier avec la vie. Fort et léger, drôlement triste et tragiquement gai, ce roman est tout simplement impressionnant.

    Comme son sous-titre l'indique, ce roman semi-autobiographique est un tome 1. Un premier opus captivant dont les chapitres alternent les séances de psychanalyse de l'héroïne dans son présent parisien et les événements marquants de son passé iranien. Tour à tour émouvant, drôle, révoltant, étonnant, ce livre nous offre un regard sans concession sur un pays, l'Iran, qui a perdu la raison et sur ses habitants, bourreaux-victimes de cette folie. Si j'ai ressenti une certaine lassitude sur la fin à lire les chapitres consacrés à l'analyse de la protagoniste, l'ensemble m'a indubitablement séduite et j'attends la suite avec impatience. Une semi-fiction criante de vérité sur une réalité effrayante, sur une machine à briser les destins que rien ne semble pouvoir (vouloir ?) arrêter. Chahdortt Djavann nous offre un magnifique témoignage, sans doute à ses risques et périls.

    Extraits :

    Ma première grande faiblesse fut de vouloir devenir une héroïne, épique et stoïque, ma deuxième faiblesse fut d'échouer, et la troisième de recommencer, sans cesse ; mon opiniâtreté refusait l'abandon d'un tel projet. C'est ainsi que je devins une insubmersible héroïne déchue.

    ...

    J'ai très souvent vécu à deux pas de la réalité, dans des fictions échafaudées instantanément. Dès la plus jeune enfance, mons imagination ne cessait de me dépasser, moi et le monde qui m'entourait. Je devins ainsi une suite de personnages mi-fictifs, mi-réels que j'interprétais selon les circonstances. J'étais née naturellement actrice, une actrice à qui le plus grand metteur en scène de tous les temps, le Destin, n'attribuait que des rôles tragiques.

    ...

    Il existe des moments dans une vie qui s'éternisent, gravent la mémoire à jamais, emplissent les yeux où qu'ils se portent, écrasent le réel de leur présence et constituent le temps impérissable, architectural, qui bâtit la charpente d'un être humain. Des moments dans une vie qui nous font devenir, malgré nous, ce que nous serons une fois adultes. Des moments qui nous créent à notre insu.

    ...

    - Le problème de la psychanalyse, c'est qu'elle ne prend pas en compte les conditions historiques, sociales et politiques. Elle s'enferme entre quatre murs et elle se retire du monde.

    Elle lui laissa le temps de répondre, mais le psy ne réagit pas au reproche. Elle continua.

    - Pour vous, les Occidentaux, ça fait des décennies que la vie est un long fleuve tranquille.

    - Je vous rappelle qu'il y a eu dans toute l'Europe ce qu'on appelle la Seconde Guerre mondiale et l'extermination des Juifs.

    - Oui, mais pour vous et votre génération, c'est déjà l'Histoire, vous l'avez appris dans les livres, dans les documentaires, dans les romans, vous ne l'avez pas vécu.

    Il admit qu'elle avait raison.

    Elle ajouta :

    L'Histoire, la politique n'ont pas décidé de votre destin. Vous ne pouvez pas comprendre.

    ...

    On a autant de préjugés et d'idées reçues sur soi-même que sur les autres. On croit se connaître, mais on se trompe souvent. Les situations extrêmes et extraordinaires nous révèlent, au grand dam de nous-mêmes, notre vraie nature, notre courage ou notre lâcheté. Seuls nos actes, dans des circonstances exceptionnelles, nos choix face aux dilemmes nous prouvent qui nous sommes vraiment.

  • Nous ne serons jamais des héros de Salsedo, Jouvray et Salsedo

    héros.jpgEditions du Lombard - 84 pages

    Scénario : Olivier Jouvray - Dessins : Frederik Salsedo - Couleurs : Greg Salsedo

    Présentation de l'éditeur : Chômeur patenté, sans réel horizon, Mick glande sur son canapé en attendant que la vie devienne exaltante. Le seul évènement qui vient briser la monotonie de sa vie est le décès de sa grand-mère. Une occasion non désirée de renouer le contact avec son père, un homme devenu extrêmement acariâtre depuis l'accident qui, 25 ans plus tôt, l'a laissé grabataire et veuf. Aussi, Mick est-il un peu surpris lorsque son géniteur lui propose de le payer pour l'accompagner autour du monde, sur les chemins de la nostalgie, des souvenirs et des rêves.

    L'interview des auteurs.

    Ce voyage initiatique géographique et psychologique d'un dadais de fils et de son père acariâtre est fabuleusement touchant. C'est pas tous les jours qu'une bd vous fait chialer. En passant par la Réunion, New York, Sans Francisco, le Vietnam, l'Inde, le Zanskar, le Maroc ou encore l'Alaska, l'on passe du burlesque au profond, du grave au sordide, de l'agacement à l'attendrissement... Tout ça sur un ton tour à tour comique et philosophique. Les thèmes du conflit générationnel, de l'acceptation de ses origines, de la place de notre génération dans l'Histoire, du sens de la vie, du rapport filial, etc. sont vraiment chouettement traités.

     

    Bref, j'ai adoré. Enfin une bonne bande dessinée parmi les dizaines de bouzasses que je m'enfile chaque semaine.

  • Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi de M. Malzieu

    Editions Flammarion - 151 pagesmalzieu.jpg

    Quatrième de couv' : "Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu'est-ce qui se passe pour toi là ? Du rien ? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel, du réconfort ?" Mathias, une trentaine d'années mais une âme d'enfant, vient de perdre sa mère. Sans le géant qu'il rencontre sur le parking de l'hôpital, que serait-il devenu ? Giant Jack, 4,50 m, "docteur en ombrologie", soigne les gens atteints de deuil. Il donne à son protégé une ombre, des livres, la capacité de vivre encore et de rêver malgré la douleur... Il le fera grandir. Mathias Malzieu nous entraîne dans un monde onirique, intimiste et poignant, dans la lignée d'un Lewis Carroll ou d'un Tim Burton.

    Comment vivre dans un monde où l'un, l'autre ou pire... ses deux parents ne sont plus ? Question que j'ai la chance de ne pas me poser mais dont je cherche déjà la réponse. Et celle-ci, malgré mon ignorance du sujet (bien le seul dont je veuille rester béotienne), me semble juste.

    Si je ne connais pas l'oeuvre du chanteur (Dionysos), celle de l'écrivain m'a profondément bouleversée. Il nous prouve avec talent que la métaphore est parfois l'expression la plus hyper-réaliste qui soit. La seule formule exacte là où les mots semblent vides de sens. C'est triste avec ce qu'il faut d'optimisme. C'est un déballage du coeur tout en pudeur.

  • Comment dresser son enfant en 50 leçons

    dresser.jpg50 conseils pour charmer et désarmer votre mini-adversaire

    Editions Marabout - 96 pages

    Quatrième de couv' : Les bambins peuvent avoir l'air angélique mais ils arriveraient à venir à bout de la patience d'un saint. La vie quotidienne est un bras de fer et le mot préféré de votre petit chéri est "NON", mais voici de l'aide grâce à ces stratégies testées et approuvées qui vous permettront de renforcer votre détermination, de maîtriser votre jeune rebelle et de transformer le chaos ambiant de votre vie en havre de paix.

    Et ben voui, maintenant que je suis libraire, j'ai accès à tous les sujets. Et certains m'intéressent de plus en plus...

    Dans ce petit guide donc, l'on trouve ou l'on retrouve (selon...) des tas d'astuces pour surmonter les inévitables crises causées par ce que les déjà-parents vous affirment n'être "que du bonheur" (c'est ça ouais...). L'on y apprend à gérer au mieux les crises de nerfs, l'exhibitionnisme, les goûts parfois surprenants, les mauvaises manières etc. etc. de notre chère progéniture. L'idée centrale étant bien sûr que c'est pas le bout de chou le patron, mais que ce n'est pas une raison pour agir comme le nôtre que l'on critique à longueur de temps. En un mot (enfin trois) : patience, dialogue et diversion sont les clés du succès.

    Enfin, disons, de la non-sempiternelle défaite...

    Reproduisez-vous qu'y disaient...

  • Mon Gras et moi de Gally

    gally.jpgdiantre ! éditions - 80 pages

    Quatrième de couv' : Elle est grosse, très grosse, et entretient depuis toujours des rapports existentiels avec son gras. Elle croque avec humour ) double tranchant sa lutte contre ses bourrelets, les orgies de barres diététiques, et le regard d'autrui. Source de bien-être zygomatique, cette bd couvre 100 % des apports journaliers recommandés en matière drôle... Histoire de ne pas laisser le lecteur sur sa faim !