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Polar, thriller, roman noir - Page 7

  • Rentrée littéraire : Vengeances de Philippe Djian

    djian.jpgEditions Gallimard - 192 pages

    Présentation de l'éditeur : Marc, un peintre d’une cinquantaine d’années, est brusquement confronté au suicide inexplicable d’Alexandre, son fils de 18 ans, lors d’une soirée. Un an après, Marc se remet tant bien que mal de la perte de son fils. Il boit encore un peu trop. Elisabeth, sa seconde femme l’a quitté, lassée. Mais il recommence à créer, entouré et soutenu par son agent Michel et sa femme Anne, ses amis depuis 30 ans. Un soir, Marc porte secours à une jeune fille complètement saoule. Elle casse tout chez lui avant de disparaître. Retrouvée par Michel, elle se révèle être la dernière petite amie d’Alexandre, se prénomme Gloria et n’a pas de domicile. Espérant confusément réparer la mort de son fils, Marc lui propose de l’héberger. Gloria, sauvage, solitaire et démunie, accepte la proposition sans un remerciement ni un sourire. Michel se méfie aussitôt d’elle. Il la suspecte de vouloir se venger de Marc qu’elle estime responsable de la mort d’Alexandre. Mais ce sera Michel, la première « victime » de Gloria. Elle l’aguiche et sème la zizanie dans son couple. Dans une atmosphère de suspicion de plus en plus grande, le peintre, Gloria, l’agent et sa femme partent plusieurs fois en week-end. A la fin de l’automne, peu après l’une de ces excursions, Gloria disparaît. Elle est retrouvée trois jours plus tard dans le coma, violée et battue… L’enquête de police échoue, mais Marc croit savoir qui a agressé Gloria et décide de se charger personnellement de le confondre.

    Première rencontre avec cet écrivain que je n'avais appréhendé que par le biais de l'adaptation BD par Jean-Philippe Peyraud de Lui (je ne sais pas ce que vaut le roman mais la bande dessinée m'a fortement déplu et je n'y ai rien compris). Première vraie impression satisfaisante. Ce page-turner psychologique est incontestablement sombre mais pas déprimant. L'histoire est aussi étrange dans son fond que dans sa forme (alternance de narration, drôle de ponctuation).

    S'il s'agit de l'expression d'un choc générationnel où les parents boivent et les enfants trinquent, où chacun affronte ses démons seul et désenchanté, j'en retiens personnellement davantage la trame amicale. Une chose est sûre, déliquescence semble être le fondement de la littérature djianesque. Il n'y a pas que les histoires d'amour qui finissent mal en général.

  • Alter ego de P.-P. Renders, D. Lapière et M. Reynès

    Editions Dupuis

    Scénario : Pierre-Paul Renders & Denis Lapière

    Dessin : Mathieu Reynès, Benjamin Benéteau, Luca Erbetta, Efa, Emil Zuga

    Couleur : Albertine Ralenti

    Darius - 64 pages

    Camille - 64 pages

    Fouad - 64 pages

    Park - 64 pages - A paraître le 26 août 2011

    Noah - 64 pages - A paraître le 16 septembre 2011

    Jonas - 64 pages - A paraître le 7 octobre 2011

    Présentation de l'éditeur : L'Humanité est sous contrôle. Aux quatre coins du monde, six individus sont confrontés à une découverte scientifique d'une portée phénoménale. Sans le savoir, ils détiennent dorénavant notre liberté entre leurs mains.

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    Après avoir adoré Le Bar du vieux Français et Page noire, j'ai tendance à me précipiter sur les albums dont la couverture porte le nom de Denis Lapière. Une fois de plus, je n'ai pas été déçue - même si je n'aurai le fin mot de l'histoire que début octobre - avec ce thriller tentaculaire en six volets qui se lisent dans l'ordre choisi par le lecteur. Six albums, six protagonistes, une histoire commune. Une intrigue palpitante qui a le mérite de ne pas trop jouer sur les nerfs du lecteur puisque les six opus auront tous paru dans un timing de six mois.

    Cette fiction est parfaitement orchestrée et particulièrement captivante et angoissante dans la mesure où elle repose sur une réalité plus que probable, une potentialité scientifique à vous glacer le sang. La construction d'une trame du point de vue de chacun des protagonistes n'est pas sans me rappeler l'excellent film Go de Doug Liman que j'avais adoré dans mes vertes années et pose le postulat selon lequel une adaptation de cette série franco-belge serait une réussite. Six actes à ne pas manquer où appétit de pouvoir, santé publique et avancées technologiques ne font pas bon ménage.

  • Rentrée littéraire : Mr. Peanut d'Adam Ross

    mr peanut.jpgA paraître le 1er septembre 2011

    Editions 10-18 - 505 pages

    Présentation de l'éditeur : David Pepin aime sa femme depuis treize ans. Impossible pour lui de concevoir sa vie sans elle. Alors pourquoi cette obsession lancinante sur sa mort ? Aujourd'hui, Alice n'est plus, et Pepin est aussi désemparé qu'il apparaît suspect aux yeux des deux policiers en charge de l'enquête. Très rapidement, s'appuyant sur leur propre histoire conjugale, il leur devient clair que son rôle ne se limite pas à celui du mari inconsolable... Adam Ross livre un premier roman hypnotique, intense, et dissèque à travers la genèse de ces trois mariages la réalité effroyable et tragique de la vie conjugale.

    Deux pages de critiques dithyrambiques de la presse littéraire américaine, dont une de Stephen King :

    Le regard le plus fascinant porté sur la face sombre du mariage depuis Qui a peur de Virginia Woolf ? Captivant. Cela m'a provoqué des cauchemars. Un exploit pas misérable.

    Voilà comment débute ce roman noir. Une amorce qui a de quoi créer des attentes démesurées.

    S'agissant d'un premier roman, je n'ai pu m'empêcher d'espérer qu'il serait à la mesure, dans un genre différent, de La couleur des sentiments de Kathryn Stockett (révélation de la rentrée 2010 dans la catégorie première publication et qui s'est vu dernièrement décerner le Grand Prix Roman des Lectrices Elle).

    Après lecture, je ne suis certes pas subjuguée comme je l'ai été l'an passé, mais je suis incontestablement séduite par ce roman d'une intelligence exceptionnelle. Difficile dans cette trame de demêler le vrai du faux ; cette histoire sombre est tellement complexe qu'il s'agit moins d'un savant puzzle que d'un mystérieux ruban de Möbius. Les inconditionnels des grandes affaires criminelles se réjouiront de redécouvrir en parallèle l'affaire du célèbre Sam Sheppard, ici dans la peau d'un inspecteur ; j'y ai trouvé pour ma part quelques longueurs. Mais il s'agit malgré cela d'un formidable page-turner dont on ne peut se défaire avant le point final. Ce texte est davantage un formidable passage à la loupe des affres du mariage qu'une simple enquête, ce qui explique sûrement pourquoi la lectrice n'ayant que peu de goût pour les polars que je suis s'est laissée tenter et ce, sans regret. Un titre qui à n'en pas douter comptera dans ce cru 2011.

  • Seuls de Gazzotti et Vehlmann

    Editions Dupuis

    Tome 1 - La disparition - 48 pages

    Tome 2 - Le maître des couteaux - 48 pages

    Tome 3 - La clan du requin - 48 pages

    Tome 4 - Les cairns rouges - 48 pages

    Tome 5 - Au coeur de Maelström - 48 pages

    Tome 6 - La quatrième dimension et demie - 48 pages

    Présentation de l'éditeur : Ils sont cinq... mais ils sont seuls. Il y a d'abord Yvan, 9 ans, l'artiste rigolo et carrément lâche. Il y a ensuite Leïla, 12 ans, la garçonne énergique et optimiste. Viennent ensuite Camille, 8 ans, la naïve généreuse et moralisatrice et Terry, 5 ans et demi, le gamin turbulent et attachant. Et puis, il y a aussi Dodji, 10 ans, l'ours au grand coeur. Ces cinq enfants se réveillent un matin et constatent que tous les habitants de la ville ont mystérieusement disparu. Que s'est-il passé ? Où sont leurs parents et amis ? Ils se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une grande ville vide et vont devoir apprendre à se débrouiller... seuls !

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    Parce que j'ai reçu en librairie un box plus que fourni de cette série à l'occasion de la sortie du tome 6, je me suis dit qu'il serait bon que je la lise enfin afin d'avoir les arguments pour la vendre massivement. Convaincue a priori que j'allais passer un simple bon moment en lisant une gentillette petite histoire pour la jeunesse, je me suis surprise à dévorer d'une traite les six tomes de ce thriller fantastique.

    Si les premier et cinquième opus se sont vus décerner, à juste titre, le Prix jeunesse 9/12 ans du Festival d'Angoulême 2007 et 2010, je pense toutefois que la série peut se révéler un peu trop angoissante pour certains jeunes lecteurs. Pour les moins sujets aux terreurs nocturnes comme pour les adultes, cette saga est un réel plaisir. Suspens à gogo et frissons garantis. Pourquoi tout le monde a disparu ? Quels sont tous ces évènements étranges ? De nombreux éléments de réponse déjà dans ces six premiers albums mais la question reste entière puisque la série est en cours.

    Pour les fans : un site dédié mais surtout, un jeu pour tenter de devenir le prochain héros de la série.

  • Ken games de J. Robledo et M. Toledano

    Editions Dargaud

    Tome 1 - Pierre - 48 pages

    Tome 2 - Feuille - 48 pages

    Tome 3 - Ciseaux - 52 pages

    Présentation de l'éditeur : Pierre et T.J. sont amis depuis la fac. Pierre a du mal à joindre les deux bouts et passe son temps entre des petits boulots alimentaires, l'entraînement de boxe et la fac où il suit des études de mathématiques tant bien que mal. T.J., qui a une bonne situation au sein d'une banque, s'adonne de plus en plus à sa passion : le poker... Quant à Anne, sa copine, celle-ci enseigne et rêve d'écrire des romans pour enfants... Mais chacun dissimule une partie de sa vie inavouable dans un jeu de faux-semblants dangereux et déroutants... Toute vérité n'est pas toujours bonne à dire ! Ce polar nerveux et audacieux met en avant un des personnages dans chaque album. Une révélation.

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    Ce polar explosif, construit sous forme d'une trilogie machiavélique dont chaque tome est dédié à l'un des personnages, est pour le moins percutant. Tout y est : le graphisme, le suspens, l'originalité, l'émotion, l'action... En y ajoutant des thématiques séduitantes (le jeu, le sexe, le bluff, la violence...) et un rythme effréné, la recette est forcément celle d'un succès savamment orchestré à découvrir sans tarder.

    Cette série qui sort des sentiers battus confirme, en parallèle de la "pentalogie" En sautant dans le vide, le réel talent des auteurs bd espagnols à la plume si particulière. Ils savent incontestablement s'illustrer par un dessin exceptionnel et une gestion parfaite du scénario.