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Nouvelles - Page 3

  • Mosaïque de Clélia

    Auto-édition - 58 pages

    Présentation : Périple d'une enfance qui se construit grâce à une relation. La découverte d'horizons insoupçonnés projette un petit bout d'enfant dans le monde extraordinaire d'une adulte devenue "sa fée". Non résolue à quitter définitivement l'enfance, l'adulte plonge dans l'univers de son protégé : en partageant les délires de l'enfant, elle prolonge et solde sa propre enfance. Tous deux s'enrichissent l'un l'autre.

    Note : 3/5.

    Première page :

    Des carambars géants plantés à la verticale, avec entre chaque, des carambars couchés superposés et du réglisse déroulé partout autour.

    C'est une planète sur laquelle les carambars qui poussent sont tous habités. Ca fait du monde qui perche des fois très haut avec une vue au loin, parce qu'aux premiers étages, ils ne voient qu'une cité de carambars.

    Il y a bien une petite pelouse par ci par là, mais interdit d'y aller, faut pas l'abîmer. Non, pour jouer faut aller plus loin, où il y a trois balançoires en fer qui gondolent et un tourniquet sur lequel on ne peut plus s'assoir, qui pleure à chaque tour qu'on lui impose.

    A l'extrémité de la pauvre aire de jeux, un haut grillage signifie la fin de la cité. Commencent alors des terrains vagues et des carrières signalées par un "Dangereux interdit".

    Au milieu de cela, des gosses jouent, grandissent, vivent.

    Le décor est planté, on évolue dans le béton. Et c’est un petit garçon atypique qui évolue dans cette grisaille. Adepte du troc et ami de tous les animaux, il fait le désespoir de sa maman, dépassée par sa vie, par ses angoisses, par sa rigueur. Heureusement, cette maman a une qualité, celle d’avoir une amie originale en or, qui pare au mieux à tous les manquements ou les emportements. C’est ainsi que ce petit garçon atypique et cette amie originale vont être amenés à passer pas mal de temps ensemble…

    Si la présentation parle surtout d'une sortie de l'enfance d'une adulte grâce à un enfant, j'en garde davantage une entrée dans le monde des grands d'un enfant grâce à une adulte. De manière légère et pas du tout didactique, le texte nous montre avec beaucoup de poésie l’importance de garder en soi une part d’enfance et de laisser cette part en bonne proportion le plus longtemps possible aux enfants mêmes. Quoi qu'il en soit, cette nouvelle aux accents Malzieu-iens (l’on retrouve dans une moindre mesure le goût de Mathias Malzieu – Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Métamorphose en bord de ciel - pour l’imagé, le fantastique) est la courte expression d'une jolie relation entre un gosse esseulé et une femme solitaire, qui se sauvent l'un l'autre de leurs existences trop fades, trop dures, trop tristes.

    Ce texte a reçu le Prix Raymond Queneau en 2007 à l'occasion du 11e Concours littéraire international organisé par le Centre Européen de Promotion des Arts et des Lettres. Son défaut, propres aux éditions à compte d'auteur, est le manque de rigueur orthographique, typographique et syntaxique. Mais cela ne nuit en rien à la magie du livret. Un bon tout petit moment.

  • L'essence de l'art de Iain M. Banks

    Editions Le Bélial' - 271 pagesl'essence de l'art.jpg

    Présentation de l'éditeur : La Culture... Une vaste société galactique, anarchique, protéiforme, pacifique. Une société qui nous observe depuis les entrailles d'Arbitraire, vaisseau géant doué de raison en proie à un profond dilemme à mesure que nous autres, pauvres humains, nous déchirons sans relâche et détruisons notre planète sous ses yeux électroniques. Faut-il intervenir, quitte à provoquer un bouleversement qui pourrait s'avérer le plus terrible des remèdes ? En d'autres termes : notre civilisation mérite-t-elle d'être sauvée, et si oui à quel prix ? Car après tout, se frotter ainsi à la barbarie humaine peut s'avérer plus fascinant qu'on ne l'imagine... N'y a-t-il pas ici un risque pour la Culture elle-même ?

    Voilà une présentation qui donne envie tant la fiction évoquée semble proche de la réalité. Sauf que. J'avais jusqu'à présent découvert, par la généreuse entremise de Babelio, de véritables petits bijoux littéraires tels que Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, La vie d'une autre ou encore Bamako climax. L'idée ici était de doter les lecteurs d'oeuvres de SF & Fantasy. Je dois bien avouer qu'en dehors de quelques ouvrages de J.R.R. Tolkien et de Marion Zimmer Bradley, je ne suis pas grande amatrice de ce style. Ou plutôt, la découverte de certaines bd de qualité (Metronom', Les derniers jours d'un immortel) m'a fait apprécier le genre sur ce support davantage qu'en version roman. Mais n'étant pas lectrice à oeillères, j'aspire à toujours élargir mes centres d'intérêts de lecture histoire de me convaincre une bonne fois pour toutes que non, définitivement, je n'arriverai jamais à tout lire ; ce qui me comble autant que ça me frustre.

    Enfin bref, trève de digression. L'essence de l'art, donc. Je ne vous en direz pas grand chose dans la mesure où le livre m'est tombé des mains. Cela s'explique probablement par le fait que la lecture de cet ouvrage nécessite, si j'ai bien tout compris (ce qui est loin d'être le cas), la lecture préalable d'un cycle de six romans, Le cycle de la Culture. Les huit nouvelles de l'ouvrage évoque ce cycle mais pas toutes. Sauf que pour moi, aucune n'avait ni queue ni tête et je trouvais l'écriture assez rebutante. Résolument trop SF pour une béotienne du genre telle que moi. Donc pour les fans de fiction connaisseurs de l'oeuvre de Banks, ce livre est vraisemblablement une perle, pour les autres (comme moi), circulez, y'a rien à voir.

  • Fables amères, de tout petits riens de Chabouté

    fables amères.jpgEditions Vents d'Ouest - 102 pages

    Présentation de l'éditeur : Le métro à l'heure de pointe, à la caisse d'un supermarché, une grasse matinée ou un jogging dans un parc, autant de lieux et de situations banales souvent jalonnées de petits incidents dérisoires et anodins... Chabouté renoue avec la nouvelle dans ce recueil de onze histoires courtes... Sans jugement ni moralisme, il dépeint simplement la banalité de ces petits accrocs du quotidien, ces broutilles ordinaires qu'il envoie avec talent à la face du lecteur, ces terribles futilités qui ne peuvent que laisser un goût amer... Les silences de ces "tout petits riens" en disent long...

    Démonstration de l'effet papillon ou comment de tout petits rien, des mots ou des gestes futiles peuvent avoir un effet dévastateur. Le graphisme est peu attirant mais la scénographie est exceptionnelle. C'est pas folichon mais tellement réaliste. De quoi méditer et peut-être se remettre un peu en question.

  • Rentrée littéraire : Les Jeux de la nuit de Jim Harrison

    A paraître le 1er septembre.harrison.jpg

    Editions Flammarion - 334 pages

    Présentation de l'éditeur : Dans la veine de ses plus grandes nouvelles, Jim Harrison tisse trois destins solitaires, trois personnages tragiques en quête de rédemption qui évoluent dans l'Amérique idéale de l'écrivain, aux habitants aussi rudes que les saisons du Montana. On découvre Sarah, une adolescente qui cherche à assouvir un désir de vengeance irrépressible après l'agression dont elle a été victime à l'âge de quinze ans. On retrouve avec délectation Chien Brun, à la recherche de l'âme soeur. Et enfin un loup-garou en proie à de terribles accès de violence les soirs de pleine lune. Les Jeux de la nuit, recueil de nouvelles le plus ambitieux et le plus saisissant de Jim Harrison depuis Légendes d'automne, dépeint de manière inoubliable trois vies américaines hors du commun. Avec humour, émotion et un profonde humanité, Harrison justifie une fois de plus son statut de maître de la littérature américaine.

    Après avoir découvert de Jim Harrison De Marquette à Veracruz et ses positions engagées pour le moins croustillantes, j'attendais avec impatience ce nouveau texte qui, malheureusement, n'est pas tout à fait à la hauteur de la réputation de l'auteur. Ce n'est pas à proprement parler mauvais, mais un peu fade par rapport à ce dont nous a habitués l'écrivain.

    La nouvelle reste définitivement un exercice très périlleux, même pour le plus aguerri et reconnu des hommes de lettres.

  • Un été en vêtements de deuil d'Akira Yoshimura

    Nouvelle image.JPGEditions Actes Sud - 52 pages

    Présentation de l'éditeur : Il découvrit alors une scène totalement différente de celle dont il avait l'habitude. Il en fut troublé comme s'il s'était égaré dans une autre maison. Trois lattes du plancher à l'endroit qui grinçait toujours avaient été enlevées, ménageant un trou rectangulaire d'où s'élevait un lueur qui éclairait le plafond. Inquiet à l'idée d'être englouti, il s'approcha craintivement et regarda dans le trou. Et il y découvrit un monde inimaginable pour lui.

    Ce livre n'est pas en vente ; il s'agit d'un inédit offert pour l'achat de deux livres de la collection Babel.

    Après La course au mouton sauvage d'Haruki Murakami, voilà qui ne va pas me réconcilier avec la littérature nippone. Il s'agit ici d'une nouvelle assez lente sur la cruauté des enfants (c'est du moins ce que j'en retiens) ; sujet qui n'avait déjà pas eu le don de m'accrocher dans Sa Majesté des Mouches de William Golding.

    Aucun intérêt.