Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Moi - Page 8

  • Vendre sa voiture sans se casser les dents

    Un jour, il m'a fallu me payer de nouvelles dents. Non pas que je sois née sans, mais celles d'origine - enfin certaines, pas toutes - n'étaient plus opérationnelles pour des raisons indépendantes de ma volonté (cf 1, 2, 3, 4, 5).

    C'est à l'occasion de ces péripéties bucco-dentaires que j'ai pris la décision que si un jour j'avais des enfants, ils seraient dentistes. Ainsi, non seulement je pourrais me faire soigner à l'oeil mais en plus, l'avenir financier de ma progéniture serait garanti. Parce qu'on se le dise, la dent est un luxe. La dent céramique j'entends, la métallique étant - encore - totalement prise en charge par notre futur feu système de santé. D'aucuns me diront "fi à la coquetterie", sauf qu'il s'agissait de mes incisives et que dans mes fantasmes les plus fous, je n'ai jamais rêvé de ressembler à Joey Starr.

    Pour faire face à cette dépense pour le moins superfétatoire - il ne s'agissait que de santé, n'est-ce pas -, j'ai, faute de bas de laine, pris la résolution de vendre ma voiture dont l'utilité était plus que relative depuis mon installation sur Paris. J'ai donc fait appel à mon beau-frère, employé d'une concession de son statut, pour s'occuper de l'auto-thon ; ce qu'il fit avec maestria en me permettant de récupérer l'intégralité du capital investi deux ans auparavant.

    Sauf que tout le monde n'a pas un Huggy les bons tuyaux dans son entourage. Nul péril en la demeure pour autant grâce à Pagesauto.fr. Rien de tel pour se débarrasser de sa voiture occasion ! Ou en faire l'acquisition si l'on s'accorde sur le principe logique de l'offre et de la demande.

    Le site http://www.pagesauto.fr est inconnu au bataillon ? Peut-être, mais pas pour longtemps. Grâce à de nombreux partenariats (photos nature, pagesbateau.fr, vendre photos ou clips vidéos...) et une présence sur le Mondial de l'automobile 2008, Pagesauto s'est imposé en seulement quatre mois comme l'incontournable portail de l'occasion, tant pour les professionnels que pour les particuliers. Ce sont plus de 18 000 annonces actualisées quotidiennement et pas moins de 235 concessionnaires accordant leur confiance au site !

    Notons que je me laisserais bien tenter par cette petite Smart Fortwo Coupé rapport au fait que je n'ai plus de problèmes dentaires et que c'est l'idéal à Paris, mais bon, c'est la crise hein !

    Voiture occasion

    On the road again !

    Article sponsorisé

  • Grand jeu de Noël ? J'aime pas Noël...

    Sacrilège, enfer et damnation ! Comment est-il possible de tenir de tels propos ?

    Tout a commencé dès ma plus tendre enfance. Si besoin était de le rappeler, j'ai hérité de Sapin comme patronyme. Autant dire que dans l'esprit de la gent enfantine, "les fêtes", c'était "ma fête". "Ben alors, t'as pas mis tes boules et tes guirlandes ?", "Ouaow, trop bien, chez toi, c'est pas un arbre de Noël, c'est carrément une forêt !"... Ce qui, soit dit en passant, n'était pas complètement faux puisque mes parents mettaient un point d'honneur à replanter chaque année le conifère dans le verger de la maison de campagne.

    Tout a continué un peu plus tard quand, jugée suffisamment grande pour décrocher le téléphone familial, je me suis coltinée les communications canularesques. Jingle bell l ! Allo ? Mon beau sapin, roi des forêts ! Clang!

    Tout s'est poursuivi quand j'ai constaté que les enfants n'étaient plus ce qu'ils étaient et que le téléphone a cessé de drelindrelinguer.

    Tout a persisté quand ma maman a décidé que la rutilance des décorations était un baume au coeur de trop courte durée. En ce moment même, cela fait environ dix ans que, chez moi, c'est Noël toute l'année...

    Tout s'est parachevé quand ma fratrie, contrairement à moi, a décidé de se reproduire. J'ai alors vu mon budget doubler mais bizarrement, les paquets à mon intention n'ont pas augmenté, voire diminué. L'arnaque...

    Tout ceci réuni a provoqué en moi une espèce de rejet des fêtes de fin d'année. Pire, c'est LA période de l'année où je suis systématiquement déprimée. Mais ce n'est pas pour autant que je n'aime pas gagner... même si je perds tout le temps... D'où le grand jeu de Noël. Oui mais lequel ? Parce qu'il faut bien dire qu'il y en a pléthore.

    Pour ma part, je choisis celui de CDiscount et de ses partenaires. Pas parce que les chances de gagner sont multipliées par deux. Non plus parce qu'il est possible de gagner plein de cadeaux tels des lecteurs MP3, des appareils numériques Agfa, du cash, des reflexs Panasonic, des LCD ou des ordinateurs en gain immédiat et une Clio Campus au tirage au sort. Mais tout simplement parce qu'un des jeux consiste à dégommer le Père Noël à coups de boules de neige. Et ça, ça, c'est mon esprit de Noël à moi. Allez, jouez !

    We wish you a rogntudjiu Xmas !

    Article sponsorisé

  • La théorie de l'évolution

    évolution.jpgAvant toute chose, il me semble nécessaire de redéfinir un terme trop souvent usurpé du fait d'une tendance naturelle à l'anthropocentrisme. Car ne pense-t-on pas, communément, que l'évolution est l'apanage de l'Homme grâce auquel elle atteint son paroxysme ?

    Or, l'évolution n'est en rien une particularité humaine mais l'essence même de la Nature, seule véritable et légitime force supérieure.

    En outre, l'évolution dont se gargarise l'humanité n'est en rien un systématique progrès. Non, l'évolution n'est qu'un changement dont le caractère positif n'est rien moins qu'aléatoire.

    Cela étant dit, je constate que le bipède par excellence, l'âge avançant, se tourne davantage vers ses origines. Tentative de mieux se comprendre, volonté de dédramatiser la concept de fin... Quelle que soit sa motivation, c'est un fait. Et je n'échappe pas à la règle.

    C'est ainsi que lors d'une énième discussion sur l'auto-sabordage de notre dite espèce supérieure chaque jour un peu plus manifeste - le sabordement j'entends, pas la supériorité -, j'ai récupéré la page Décryptages du journal Le Monde des dimanche 28 et lundi 29 septembre traitant des Nouveaux regards sur la révolution néolithique. Les intervenants, Jean-Paul Demoule - professeur de protohistoire européenne à l'université de Paris I et Jean Guilaine - professeur honoraire au Collège de France, y exposent une vision très intéressante selon laquelle le néolithique a certes été le point d'émergence des inégalités et de la violence mais qu'il "a apporté la sécurité alimentaire, créé des surplus, transformé la nature vivante. Mais l'homme a dévoyé le message du néolithique. Il est devenu un loup pour sa propre espèce, alors qu'il aurait pu créer un monde plus équitable. (...) C'est l'homme qui a mal tourné."

    Donc.

    Pas peu fière de m'apercevoir que, sans le savoir, je développais des théories d'érudits, j'ai décidé de me plonger dans une période de l'Histoire que, somme toute, je ne maîtrise que très relativement. Mais par où commencer ?

    La vie n'étant que coïncidences, c'est le magazine Lire qui, une fois de plus, m'a apporté la réponse. Dans le numéro de novembre 2007 est présenté Il était une fois nos ancêtres de Richard Dawkins, "véritable machine à remonter le temps qui nous propose, de l'homme d'aujourd'hui aux premières bactéries, un fascinant voyage jusqu'aux origines du monde". Dans cet article est fait mention du grand continent initial : le Gondwana.

    Une fois mon amorce détectée, direction Wikipédia :

    Le Gondwana est un supercontinent formé à la toute fin du Néoprotérozoïque (– 600 millions d'années) et qui a commencé a se fracturer au Jurassique (– 160 millions d'années). On distingue le Gondwana du Paléozoïque (appelé aussi Protogondwana) et celui du Mésozoïque. Entre les deux, le Gondwana a fait partie du supercontinent Pangée.

    Il a été nommé par Eduard Suess d'après le nom d'une région de l'Inde, Gondwâna, où une partie de la géologie de cet ancien continent a pu être déterminée.

    Le Protogondwana

    Lors de la fracturation de Rodinia (environ – 750 millions d'années), on distingue le Gondwana oriental (Afrique australe, Antarctique oriental, Australie, Inde, Madagascar, Arabie, Nouvelle-Guinée, Chine du Nord, Chine du Sud, Indochine et bassin du Tarim) et le Gondwana occidental (Amazonie, craton de Rio de Plata, Afrique occidentale, Floride, Avalonia et Europe du Sud). Ils entrent en collision il y a 600 millions d’années en prenant en tenaille le craton du Congo, formant l'orogénèse panafricaine.

    Pendant la periode suivante, de l'Ordovicien au Carbonifère, des terranes (fragments de continents) vont progressivement se détacher de Gondwana qui se situe alors autour du pôle sud et dériver vers le nord : le terrane d'Avalonia s'en détache vers 490 ma, suivi par les blocs armoricains et ibériques vers 430 Ma, les blocs chinois et indochinois vers 400 Ma.

    Formation et dislocation de Pangée

    Au début du Carbonifère, Gondwana, qui a lui même lentement dérivé vers le nord, amorce sa collision avec le supercontinent Laurussia, créant l'orogénèse hercynienne (voir hercynien) qui soulève les Appalaches et les Maurétanides : c'est l'assemblage de la Pangée, achevé au début du Permien (290 Ma).

    Au sein de la Pangée, Gondwana perd encore le terrane de Cimmeria, incluant des fragments de l'actuelle Turquie, Iran, Afghanistan et Tibet, qui dérive vers le nord.

    Pangée se fracture à la fin du Trias, approximativement là ou elle s'était assemblé, ouvrant l'Atlantique entre Gondwana et le supercontinent Laurasia. Gondwana perd cependant dans le processus la Floride et la péninsule du Yucatan, qui resteront soudées à Laurasia.

    Morcellement de Gondwana

    Gondwana se morcelle durant le Jurassique supérieur, il y a 160 millions d'années, lorsqu'un rift sépare l'Afrique de l'Inde. Il y a 125 millions d'années l'Inde se détache entièrement puis la Nouvelle-Zélande (80 millions d'années). Au début du Cénozoïque le bloc australien et la Nouvelle-Guinée se séparent graduellement en se dirigeant vers le nord tout en pivotant sur lui-même et ainsi reste connecté à Gondwana pour une longue période.

    Il y a 45 millions d'années, l'Inde entre en collision avec l'Asie, forçant la croûte terrestre à se plisser et formant ainsi l'Himalaya. Dans le même temps, la partie sud de l'Australie (l'actuelle Tasmanie) se sépare de l'Antarctique permettant la création de courants océaniques entre eux, ce qui produisit un climat plus froid et plus sec.

    Il y a 15 millions d'années, la Nouvelle-Guinée entre en collision avec le sud de l'Asie et plus récemment l'Amérique du Sud s'est liée à l'Amérique du Nord.

    C'est là que j'ai finalement décidé de m'intéresser à une autre période de l'Histoire.

  • Histoire d'eau

    eau.jpgAvec un telle titre, comment ne pas évoquer Pauline Réage, son roman français publié en 1954 et souvent considéré comme la confession d'une prosélyte du sado-masochisme alors qu'il s'agit en fait d'un livre érotique et pornographique derrière lequel se cache une lettre d'amour adressée à Jean Paulhan qui avait mis au défi l'auteur, alors transie d'amour, d'écrire un roman osé, l'en jugeant incapable et qui, après avoir lui-même insisté pour publier l'ouvrage à l'origine à lui seul destiné, déclara dans la préface qu'il en fit :

    « Enfin une femme qui avoue ! Qui avoue quoi ? Ce dont les femmes se sont de tout temps défendues (mais jamais plus qu'aujourd'hui). Ce que les hommes de tout temps leur reprochaient : qu'elles ne cessent pas d'obéir à leur sang ; que tout est sexe en elles, et jusqu'à l'esprit. Qu'il faudrait sans cesse les nourrir, sans cesse les laver et les farder, sans cesse les battre. Qu'elles ont simplement besoin d'un bon maître, et qui se défie de sa bonté... » ?

    Oui, comment ne pas évoquer le comportement de l'héroïne d'Histoire d'O, qualifié de "destruction dans la joie" par sa génitrice ?

    Et bien tout simplement en étant incapable de le faire faute d'avoir parcouru les pages de l'objet du scandale (interdictions multiples, poursuites pour outrage aux bonnes moeurs) qui, plus que la conception très premier degré de "roman érotique", est le cri d'une personne souhaitant appartenir à une autre ; la référence au SM n'étant ainsi pas une vulgaire apologie de pratiques visant à mettre du piment dans la sexualité du couple mais une métaphore de la quête absolue : le don de soi.

    Et parce que le seul but de cette note est l'expression d'une sensation : le plaisir ressenti lorsqu'au bord de la déshydratation, j'avale le liquide H2O, le sens lentement couler dans ma gorge, se répandre avec une étonnante délicatesse dans ma poitrine, puis investir chaque recoin de mon ventre... Comme si chacune de mes cellules se gorgeait du fluide de vie.