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Moi - Page 7

  • Chronique amoureuse #13

    guimauve2.jpgEt puis y'a le bande-mou.

    Entendons-nous bien, en temps normal, nous ne le fustigerions que sous cape rapport au fait que même si c'est hyper drôle - sauf en situation -, ça peut arriver.

    Mais en l'occurrence, nous allons nous marrer ouvertement parce que, sans être sponso par L'Oréal, il le vaut bien.

    Le bande-mou donc, comme son nom l'indique, n'a pas ce qu'on appelle l'érection béton. D'ailleurs il bande si peu que c'en est presque un non-sens.

    Le premier incident survient lors de votre première tentative. Vous êtes un poil déçue parce qu'il est censé avoir baisé la terre entière - d'un point de vue cité-centrique du terme - et que ce qui, pour vous, était une quasi promesse sur l'avenir s'avère n'être qu'une vaste fumisterie. Mais vous le pardonnez grâcieusement parce qu'il met ça sur le compte de l'émotion selon laquelle vous pouvez connaître mille femmes, pour chacune, chaque première fois est comme LA première fois. Et puis surtout parce qu'il se rattrape avec LE cunni du siècle.

    Lors de la deuxième tentative, même combat. Ou plutôt non-combat malgré un progrès de la molle à la demie-molle. Là, vous commencez à avoir la puce à l'oreille parce que le gars ne semble nullement perturbé par ses problèmes de tension. Pire, il adopte cet air d'auto-satisfaction masculin si exaspérant... et si souvent injustifié. Ndlr - mais oui cher lecteur, on sait bien qu'avec toi, elles ne simulent jamais et jouissent systématiquement. Il pousse même le culot jusqu'à te raconter que son ex est vraiment une garce de lui avoir balancé, lors de leur rupture, que de toute façon, il était même pas un bon coup. Ce qu'il ne conçoit manifestement pas, pas plus que vous puissiez être de l'avis de son ex.

    Là, vous vous dites que ce sont les endorphines qui le font délirer et qu'il va finir par prendre conscience de son "problème". Mais, alors que la troisième tentative n'a rien de plus glorieux, que ses potes débarquent - après hein ! - et que le ton graveleux de la discussion vous incite à un vieux tacle salace, le demi-impuissant a le toupet de pérorer devant l'assemblée que "vous disiez pas ça la dernière fois".

    !

    Quand la beaufitude s'ajoute à l'inaptitude...

    Tout ça pour dire que la morale, c'est qu'à quarante ans, c'est moche les ravages de l'alcool, du tabac, de la marie-jeanne, de la coke et que sais-je encore...

    Et qu'on dit jamais deux sans trois mais pas trois sans quatre.

  • Chronique écolière #5

    Ah les proverbes !ciseaux.jpg

    Il me souvient de ce temps où je fréquentais davantage les bancs de la cafét' (plus underground que celle d'Hélène et les garçons) que ceux de l'amphithéâtre et où un camarade de promo et moi bataillions sévère à celui qui aurait le dernier dicton. Ce programme d'entraînement cérébral, certes moins complet mais aussi moins onéreux (dictionnaire vs console + jeux) et bien plus louable que celui du Docteur Kawashima, pouvait nous occuper des heures durant. Parce qu'il faut bien le dire, notre magnifique idiome regorge d'aphorismes, quoiqu'il ne s'agisse aucunement d'une spécialité régionale : l'adage n'est pas une denrée rare dans ce monde de moralisateurs.

    Sauf que moi, ça me fait quand même bien marrer cette manie de ne jamais appliquer dans la réalité les censément vérités énoncées. L'on peut nous rebattre les oreilles du fait que l'habit ne fait pas le moine, l'évidence est que nous sommes constamment jugés sur notre apparrence.

    C'est là que j'en arrive à mon propos du jour. Une maxime nous propose le principe selon lequel la vérité sort de la bouche des enfants. Mais à y regarder de plus près, personne n'écoute les petits d'Homme. Ou plus exactement, personne ne donne l'occasion aux bambins de s'exprimer - quoique là, en fait, je parle plutôt de mon époque car aujourd'hui, il faudrait plutôt apprendre à certains à la fermer, mais passons, là n'est pas le thème.

    Ainsi, alors que j'étais à la maternelle, la maîtresse nous proposa l'activité découpage. Et moi, j'adorais ça. Enfin jusque-là. Parce que ce jour-là, la maîtresse a demandé aux gauchers de lever la main. Ce que je fis, docile gauchère que je suis. Et de me retrouver avec une paire de ciseaux adaptée. Génial. Sauf que moi, j'écris de la main gauche mais je découpe de la main droite. J'ai essayé de le dire mais la maîtresse ne voulait pas m'écouter parce que "tu n'es pas toute seule ma petite Charlotte". J'ai essayé de le pleurer mais la maîtresse ne voulait toujours pas m'écouter parce que "tu fais des caprices ma petite Charlotte !". Et moi, d'exécuter de maladroits zigzags faute d'adéquate dextérité et de me faire houspiller pour mon travail de cochon. C'est trop injuste.

    Voilà comment on apprend aux enfants qu'ils n'ont pas leur mot à dire et que tout n'est que cases dans lesquelles il faut rentrer.

    Si un jour j'ai des enfants, j'espère avoir la justesse de leur apprendre à créer leur propre case.

    Ndlr : nous avertissons nos lecteurs que certaines phrases sans fondement peuvent prendre l'apparence de devises mais qu'il ne s'agit aucunement de vérités. Exemple : travailler plus pour gagner plus.

  • Homme sweet Homme

    Parce que, où que les yeux se posent, tout n'est que désespoir, échec, souffrance, la question reste de savoir si le monde est devenu terriblement difficile ou si, comme toute fin de race, l'Homme du XXIe siècle est devenu trop faible pour supporter, tout simplement, la vie.

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  • Tu Louvre ou tu la fermes ?

    Et puis un jour, tu te dis que pour devenir officiellement Parisienne, il faut quand même que tu mettes les pieds dans le musée le plus réputé de Paris. Même de France. Mieux d'Europe. Carrément, du monde. Que dis-je, de l'univers !

    Ouais, bref, connu le musée. Le Louvre donc.

    T'en profite un max parce que non seulement t'es invitée mais par onze gens vachement barrés (si ça c'est pas de la mise en abîme du mot barré !) sympas - quoique tu ne le saches pas encore rapport au fait que c'est la première fois que tu les vois - plus communément appelés Plurkeurs sur leur planète. Du coup, quand t'arrives au Louvre, tu la fermes un peu en adoptant un air pénétré complètement surfait pour passer pour une fille intelligente.

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    Et pis finalement, après les imprégnations artistiques, le Louvre ferme et toi, tu l'ouvres parce que t'es toujours imprégnée mais dans une version plus alcoolique.
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    Pourtant, tu ferais mieux de la fermer.
  • La réponse de Moshé

    Plus réputé sous le nom de scène Mike Brant, le chanteur crooner israëlien des seventies - de son vrai nom Moshé Michaël Brand donc - nous revient d'outre-tombe pour répondre à la question qu'il s'est tellement posée et que nous avons soulevée à notre tour. La question, laquelle est-elle ?

    Qui sera ? Qui sera ? Qui sera ?

    Ah non, c'est pas ça qu'il chantait ?

    Vraiment ?

    ...

    Bon, on ferait comme si.

    Et la réponse, c'est Jérémie. Mon millième commentaire qui est donc à l'honneur en solo :

    freeboxer.jpg
    ou entre testost-heros :
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    Merci !