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Moi - Page 5

  • Chronique amoureuse #16

    Parce l'amour s'affranchit de toute considération pécuniaire et parce que, comme le dit Larcenet, la poésie rachète tout, voici mon plus sincère bien que modeste présent. Joyeux anniversaire.

    C'est par un soir de mai
    Que je l'ai rencontré
    Par un ciel plein de lune
    L'amant aux lèvres brunes
    Et depuis ce moment
    Je fus prise vraiment
    Une adorable flamme
    S'alluma dans mon âme.

    Patrick Chamoiseau

    Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin
    Je te cherche par delà l'attente
    Par delà moi-même
    Et je ne sais plus tant je t'aime
    Lequel de nous deux est absent.

    Paul Eluard

    Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu'accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s'entretiennent. En l'amitié de quoi je parle, elles se mêlent et se confondent l'une en l'autre, d'un mélange si universel qu'elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi".

    Montaigne à La Boétie

  • Chronique de l'effort #23

    Ou ma vie de rédactrice en quête d'épanouissement professionnel (chômeuse quoi).

    Quand on travaille, on a qu'une envie, c'est de s'arrêter de bosser.

    Quand on s'arrête de bosser, on a qu'une envie, c'est de travailler.

    C'est ambivalent, c'est humain.

    Encore que le deuxième point ne puisse être pris pour vérité à l'état brut ; des précisions s'imposent.

    Evidemment que si Dame Nature avait fait de nous des rentiers plutôt que des prolos, nous n'éprouverions aucunement le besoin (le mot est lâché) de trimer. Ce qui ne veut pas dire non plus ne rien faire de notre peau puisque le cas échéant, nous nous consacrerions à des activités utiles et intéressantes de type associatives ou encore culturelles.

    Mais Dame Nature étant une salope, quand nous autres indigents arrêtons de bosser, notre unique préoccupation est de trouver un nouveau job pour pallier les deux problématiques du chômage : la pauvreté et la solitude. La pauvreté car les Assédic ne sont ni éternelles ni suffisantes et que nous n'avons pas de bas de laine. La solitude car les camarades travaillent et quand ils sortent du taf, ils vont au resto par exemple et c'est au-dessus de nos moyens.

    Cependant, on a beau chercher, on ne trouve pas toujours. Surtout en ce moment, il paraît. D'où angoisse, perte de confiance en soi, déprime.

    Non, franchement, le chômage, c'est loin d'être des vacances. C'est un vrai travail.

    Sur soi.

    Et puis heureusement, quand on a un peu de chance, du travail, on en retrouve.

    ...

    Alors bon ok, c'est seulement en CDD.

    ...

    Et puis, c'est tellement loin de Paris - même pas l'Île-de-France, c'est dire - qu'un sixième du temps quotidien se fera dans les transports en communs et le train.

    ...

    Tout ça pour toucher l'équivalent des Assédic.

    ...

    Mais l'essentiel, c'est de se remettre sur les rails !

    Qui sait, peut-être une opportunité à la clé...

  • Miam, slurp, burp, raaaah !

    Steak haché (très cuit ou très très cuit), poisson (colin, merlu, saumon) (à la vapeur, grillé, en papillotte, quiche), jambon (blanc ou fumé), oeuf (sur le plat, dur, brouillé, omelette, en quiche).

    Pommes de terre (purée, sautées, vapeur, quiche, soupe), tomates (soupe, poêlées, quiche, crudités), courgettes (soupe, poêlées, quiche), pâtes (coquillettes, spaghettis) (aldente), riz (trois grains, complet, pilaf), lentilles, haricots verts, carottes (soupe, purée, vapeur, crudités).

    Oignons, ail, sel, poivre, curry, paprika, mayonnaise, cube or, gruyère, crème fraîche.

    Voilà grosso modo mon alimentation de base. Malgré les combinaisons multiples, il est des associations plus goûteuses que d'autre d'où, au final, un menu relativement réitératif.

    Mais désormais, pour moi comme pour toutes celles et ceux se trouvant en situation de manque d'inspiration pour casser la routine de leur cuisine quotidienne, je dis croquons la Vie !

    Grâce au tout nouveau widget que Nestlé met à disposition sur son site http://www.croquonslavie.fr/Inscription/Rss, les aspirants à la suggestion culinaire auront accès à une recette de cuisine chaque jour, des vidéos ainsi que des bons de réduction sur des marques phares telles Nestlé Dessert, Maggi...

    Il suffit de télécharger la petite application pour avoir accès à la caverne des bons plans cuisine, renouvelés très régulièrement. Hyper ergonomique et d'un design sympa, c'est un petit peu l'outil idéal qui met les petits plats dans l'écran.

    De quoi entretenir les acquis pondéraux des fêtes passées et à venir ou au contraire, d'entreprendre un certain rééquilibrage des apports alimentaires sans pour autant négliger le titillement de nos gourmandes papilles.

    Bon appétit bien sûr !

  • Burp !

    Trois kilos en deux jours...

    Mais pour me consoler, la surcharge ne sera pas uniquement adipeuse puisque mes valises, elles aussi, explosent. Merci Papa Nouël !

    J'espère que les fêtes se seront déroulées heureusement pour un maximum de gens !

  • Chronique amoureuse #15

    C'est vrai qu'il existe différentes écoles.

    Il y ceux qui se montrent.

    Et il y a ceux qui ne se montrent pas. Ne dit-on pas d'ailleurs : pour vivre heureux, vivons cachés ?

    La question étant de savoir, si l'on adopte le second postulat, pourquoi l'on se dissimule. S'il s'agit d'une option concertée, nulle interrogation. Mais quand cette option s'impose à vous, notamment de manière systématique, le questionnement est légitime. Soit vous faites barrage sans vous en rendre compte. Soit vous semblez être l'objet de la honte.

    Le fait est qu'une vie dissolue peut conduire à tenter de se préserver des médisances d'autrui, tellement de rigueur aujourd'hui. Mais d'un autre côté, pourquoi sacrifier les instants déjà tellement comptés ? Doit-on, pour éviter les jugements qui, quoi qu'il arrive, ne cesseront jamais d'assaillir, rogner sur son bon plaisir ? Cette vie si courte semble justifier l'indispensable abandon des barrières de protection.

    Peut-être que la muraille a plus de force que la volonté... Mais si tel n'est pas le cas et que vous vous sentez d'assumer, quels que soient vos gestes, quels que soient vos faits, une question reste : qu'est-ce qui fait de vous l'inavouable immuable ?