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Littérature jeunesse, young adult - Page 4

  • Cutie boy de Yaël Hassan

    Editions Casterman - 153 pagescutie boy.jpg

    Présentation de l'éditeur : Il s'appelle Alexander Chesterfield, et il aime: faire peurs au mur, son manoir au bord de la mer, gambader tout nu à l'aube sur la falaise, collectionner une multitude d'objets invraisemblables, discuter longuement de l'existence avec son meilleur ami, un chien qui répond au nom de Winston C., sa Lady de mère, même quand elle décide qu'il est temps de le mettre au travail. Mais une seule chose compte vraiment à ses yeux, jeter des bouteilles à la mer pour trouver l'âme sœur...

    Ce texte est incontestablement original. Si de prime abord, l'on a la sensation d'être plongé dans une ambiance victorienne, l'on se rend compte par petites touches qu'il s'agit en fait d'une histoire du présent au charme désuet. Les pointes d'humour engendrées par la traduction littérale de certaines expressions anglaises sont également appréciables.

    Pour autant, si j'avais des enfants, je ne saurais leur confier cette lecture. Quelque chose me dérange dans ce texte. Dans l'ensemble, je dirais qu'il s'agit d'une littérature à l'adresse des 10-12 ans, mais certaines approches concernant la sexualité me font dire que tout cela s'adresse à un lectorat plus âgé mais qui n'accrocherait pas plus que ça. Ces approches sont également très particulières et sans être aucunement pudibonde, ne correspondent pas du tout au message que je voudrais faire passer sur le sujet à un être en construction. En outre, le fait que le personnage de 25 ans se comporte parfois comme un enfant et soit plus qu'infantilisé par sa mère me semble un peu étrange comme modèle.

    Alors d'accord, ce texte est très fantaisiste et loin d'être immoral. Il a même un petit côté madeleine de Proust en nous rappelant notre enfance par l'évocation de nombreux personnages croisés lors de nos vertes années (Mary Poppins, la famille Adams, les quatre filles du Docteur March, Alice au pays des merveilles...).

    Mais définitivement, ce roman me gêne un peu dans de jeunes mimines.

    Extrait :

    Qu'il est triste de découvrir que l'on ne court parfois qu'après des chimères.

  • Chaque soir à 11 heures de Malika Ferdjoukh

    Editions Flammarion - 402 pagesculture,citation,littérature,littérature jeunesse,livre,roman

    Présentation de l'éditeur : Willa Ayre s'est classée dans la catégorie des filles que les garçons ne voient jamais, des insignifiantes, des petits chats caustiques mais frileux. Iago, lui, attire tous les regards. Il est le garçon dont rêvent toutes les filles du lycée. Dès la rentrée, Iago pose les yeux sur Willa et la choisit. Mais à une fête, Willa rencontre le bizarre et ténébreux Edern. Dès lors, sa vie prend une tournure étrange. De la grande maison obscure cachée au fond de l'impasse, la jeune fille doit découvrir les secrets, sonder son coeur, et faire un choix...

    Il est comme ça des auteurs dont vous lisez un roman, un seul, qui vous donne envie de lire les précédants et les suivants. C'est le cas de Malika Ferdjoukh qui m'avait littéralement subjuguée avec ses Quatre soeurs (également adapté par Cati Baur en bande dessinée). C'est donc sans hésitation que j'ai réservé Chaque soir à 11 heures avant même sa parution quand j'ai appris la sortie d'un nouvel ouvrage pour les 12 ans et plus de cette auteur jeunesse.

    Aaaahhhh. Quand elle est intelligente et superbement écrite - ce qui est bien évidemment le cas ici -, qu'il est bon de faire une pause dans ses lectures "de grands" pour se plonger dans la littérature jeunesse. Des récits plein de fraîcheur. Attention, fraîcheur ne veut pas dire mièvre, niais, cucul, etc. Relations familiales, premiers émois, amitiés sont traités avec maestria dans une trame polar-fantastique qui pousse le suspens à son comble. Je ne doute pas que comme moi, le public premier ne pourra lâcher le livre une fois commencé. L'on galope, on galope, pour connaître le fin mot de l'histoire !

    Et puis définitivement, le style de Malika Ferdjoukh est incomparable. Elle sait transcender de sa plume la morale adulte et la pensée jeune qui souvent s'affrontent et les réunir sans heurt avec une originalité incontestable. J'ai particulièrement adoré le parler de la petite Marni avec ses expressions-verbes qui mériteraient de devenir une mode.

    On est bien loin ici des histoires torturées qui préparent malheureusement nos enfants - à l'instar des émissions débiles de télé-réalité où le vice relationnel est la règle - à des amours et des amitiés compliquées. Une chose est sûre, si un jour j'ai une fille, elle lira Malika Ferdjoukh !

    Extrait :

    Je ne sais pas vous, mais moi, j'aime connaître le titre des livres que les gens lisents, dans le métro, le bus, ou les profs au lycée... J'ai contorsionné mon cou, aussi discrètement que possible, tout en répondant :

    - A une demi-heure de bus, environ.

    L'invitation à la valse ! J'aime tant ce roman.

    Je ne sais pas vous, mais moi, si j'ai lu et aimé le livre que lit un passant, eh bien ce passant devient un peu mon ami. Tant pis pour lui s'il l'ignore et l'ignorera toute sa vie.

  • Hunger games 2 de Suzanne Collins

    Editions Pocket Jeunesse - 398 pageshunger games.jpg

    Présentation de l'éditeur : Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des Jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...

    Après un premier tome exceptionnellement qualitatif, je redoutais que le second opus, L'embrasement, ne tienne pas le rythme. Quelle erreur ! Une fois encore, l'on se plonge à peine dans la lecture qu'il devient, toutes affaires cessantes, la priorité du moment.

    L'auteur parvient, d'une écriture fluide, à maintenir un degré de suspens digne de toutes les attentions, ne se départit pas de sa finesse d'analyse des comportements et colle parfaitement aux préoccupations de sa cible première - les young adults - (quoi que d'une manière un peu trop puritaine, typiquement américaine) tout en l'orientant toujours aussi subtilement du bon côté de la réflexion.

    Cette saga est vraiment de très haut vol et je m'en vais de ce pas dévorer le troisième.

  • Hunger games de Suzanne Collins

    Editions Pocket Jeunesse - 398 pageshunger games.jpg

    Présentation de l'éditeur : Les Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras. Dans chacun des douze districts de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer aux Jeux de la Faim. Le principe est simple : tuer ou se faire tuer pour remporter l'épreuve et assurer la prospérité de son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district Douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé... 

    Attention, poids lourd ! Si j'ai tendance à m'enthousiasmer pour la littérature jeunesse, je reconnais que rares sont les livres de cette catégorie, à l'instar de la célébrissime saga Harry Potter, à pouvoir subjuguer le public adulte qui n'en est pas la cible première. Mais là, là, il s'agit bien d'une série pour tous.

    L'auteur réussit avec talent à construire une société qui n'est pas sans rappeler l'univers concentrationnaire de 1984 tout en y incluant les codes de la génération 2011. Mais ici, la télé-réalité n'est plus un jeu, du moins pour les participants qui doivent se plier à des règles repoussées jusqu'à leur paroxysme. Pour autant, il ne s'agit pas de faire étalage de violence gratuite dont le jeune public est abreuvé jusqu'à plus soif, d'où les dérives bien connues de notre époque. Le texte est intelligent, plein d'éthique mais jamais moralisateur. De quoi faire réfléchir le lecteur en le faisant passer par de nombreuses émotions (angoisse, tendresse, révolte, etc.). N'est-ce pas le but d'une lecture enrichissante ?

    Attention tout de même à ne pas le mettre entre des mains trop anxieuses. L'ayant dévoré en une journée, j'ai réussi, du haut de mes 32 printemps, à passer une nuit agitée... Quoiqu'il en soit, j'ai hâte d'assister à l'adaptation cinématographique de ce page-turner qui promet d'être palpitante.

    Je m'en vais de ce pas dévorer le tome 2, puis le 3.

  • Seuls de Gazzotti et Vehlmann

    Editions Dupuis

    Tome 1 - La disparition - 48 pages

    Tome 2 - Le maître des couteaux - 48 pages

    Tome 3 - La clan du requin - 48 pages

    Tome 4 - Les cairns rouges - 48 pages

    Tome 5 - Au coeur de Maelström - 48 pages

    Tome 6 - La quatrième dimension et demie - 48 pages

    Présentation de l'éditeur : Ils sont cinq... mais ils sont seuls. Il y a d'abord Yvan, 9 ans, l'artiste rigolo et carrément lâche. Il y a ensuite Leïla, 12 ans, la garçonne énergique et optimiste. Viennent ensuite Camille, 8 ans, la naïve généreuse et moralisatrice et Terry, 5 ans et demi, le gamin turbulent et attachant. Et puis, il y a aussi Dodji, 10 ans, l'ours au grand coeur. Ces cinq enfants se réveillent un matin et constatent que tous les habitants de la ville ont mystérieusement disparu. Que s'est-il passé ? Où sont leurs parents et amis ? Ils se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une grande ville vide et vont devoir apprendre à se débrouiller... seuls !

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    Parce que j'ai reçu en librairie un box plus que fourni de cette série à l'occasion de la sortie du tome 6, je me suis dit qu'il serait bon que je la lise enfin afin d'avoir les arguments pour la vendre massivement. Convaincue a priori que j'allais passer un simple bon moment en lisant une gentillette petite histoire pour la jeunesse, je me suis surprise à dévorer d'une traite les six tomes de ce thriller fantastique.

    Si les premier et cinquième opus se sont vus décerner, à juste titre, le Prix jeunesse 9/12 ans du Festival d'Angoulême 2007 et 2010, je pense toutefois que la série peut se révéler un peu trop angoissante pour certains jeunes lecteurs. Pour les moins sujets aux terreurs nocturnes comme pour les adultes, cette saga est un réel plaisir. Suspens à gogo et frissons garantis. Pourquoi tout le monde a disparu ? Quels sont tous ces évènements étranges ? De nombreux éléments de réponse déjà dans ces six premiers albums mais la question reste entière puisque la série est en cours.

    Pour les fans : un site dédié mais surtout, un jeu pour tenter de devenir le prochain héros de la série.