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Littérature jeunesse, young adult - Page 3

  • Le nez de Véronique de Gérard Pussey

    Editions L'école des loisirs - 42 pagesle nez de véronique.jpg

    Présentation de l'éditeur : A sa naissance, Véronique avait un gros nez, un très gros nez, un nez énorme ! Ses parents se désolaient mais Véronique, elle, était heureuse. Son entourage tentait l'impossible pour donner à ce nez une dimension "normale" et Véronique ne comprenait pas pourquoi.

    Avertissement : livre issu de l'exhumation de ma bibliothèque d'enfant ; disponible uniquement d'occasion.

    Même au temps de mes vertes années, L'école des loisirs était un éditeur de qualité. C'est ici une jolie petite histoire sur l'acceptation de soi, la tolérance, la différence et le qu'en-dira-t'on. De belles valeurs misent en mots et en dessins pour apprendre et grandir intelligemment.

    A lire par les parents ou les enfants qui aiment déjà bouquiner tout seuls. Comme toute bonne collection pour lecteurs débutants qui se respecte, les grands caractères facilitent la lecture et les illustrations imagent le texte pour appuyer la compréhension.

  • Amore 14 de Federico Moccia

    amore 14.jpgEditions Calmann-Lévy - 601 pages

    Présentation de l'éditeur : Amore 14, c’est le journal intime de Carolina, une adolescente de quatorze ans qui vit à Rome. À ce cahier, elle confie tout, ses doutes et ses espoirs, ses relations avec ses meilleures copines, les disputes dans la famille, notamment entre son frère aîné et son père. C’est vers son journal qu’elle se tourne quand son grand-père meurt, et quand son frère quitte la maison familiale après une violente scène avec son père. Mais la vie de Carolina, c’est aussi des coups de coeur. Notamment pour Massimilliano, qu’elle a rencontré dans un magasin de disques. Un seul regard et c’est le coup de foudre ! Une vision étonnante de réalisme et de candeur, qui dit tout sur l’allégresse des premiers troubles de l’adolescence, sur ses cruelles désillusions aussi, avec une exquise tendresse...

    De plus en plus de livres sont édités avec deux couvertures : l'une pour le rayon jeunesse-jeunes adultes, l'autre pour le rayon littérature grand public.

    S'agissant d'Amore 14, cette double déclinaison souligne le fait que ce choix marketing n'est pas forcément pensé pour le public mais davantage pour des intérêts financiers. En effet, le roman de Federico Moccia, aussi qualitatif soit-il, n'a pas vraiment sa place dans la littérature adulte. Formidablement bien écrit, drôle, émouvant, il n'en reste pas moins un livre à destination des jeunes demoiselles. Certes, il offre aux grandes filles l'occasion de se replonger dans leurs émois adolescents mais bon.

    Quoiqu'il en soit, ce journal intime est une bien jolie plongée dans l'âge des coups de coeur, de l'amitié à la vie à la mort, des espoirs, des doutes, des conflits parents-enfants ou frères-soeurs et tout et tout. Son héroïne peut s'avérer une très bonne amie pour accompagner les adolescentes un peu perdue dans cet âge tourmenté. D'une point du vue adulte en revanche, Carolina est un peu trop réfléchie pour son âge - ce qui en fait une jeune fille parfaite au goût des parents mais pas tout à fait crédible - et un peu trop libre de sortir comme bon lui semble - peut-être l'éducation est-elle différente en Italie... Tout en étant moral, ce roman n'en reste pas moins actuel, moderne et sans tabous. Loin d'être cucul, il est divertissant, vivifiant, intelligent, même s'il est un chouilla trop rose.

    Au final, pour les parents soucieux de mettre des lectures éclairées entre les mains de leurs filles sans les barber, ce livre est tout ce qu'il y a de plus adapté.

    Extraits :

    Septembre, j'aime bien aussi parce que tu peux te rappeler ton été. Et quel été ! L'été de mon premier baiser. OK. D'accord, ce n'est pas un titre original, mais je crois que rien n'est extraordinaire dans la vie d'une personne, sauf justement pour cette personne.

    ...

    Et vous riez encore plus fort. Vous vous regardez, tout vous fait rire, alors tu ris, tu ris et tu ris encore, et le destin a l'air d'accord avec toi, ça vaut la peine de rire un bon coup. Voilà, aujourd'hui encore, je crois que c'est un de mes meilleurs souvenirs, parce qu'on a passé un après-midi à rire tellement qu'on en avait mal au ventre. Pendant ces moments, il n'y a rien de plus beau que ces rires, tu oublies ce qui va mal et tu te sens en paix avec le monde. Alors tu arrêtes de rire, jusque encore quelques éclats nerveux, mais ensuite tu te sens satisfaite, tu soupires un grand coup, de soulagement. Voilà, c'est ça, la vie, rire comme ça, avec quelqu'un que tu aime et de qui tu te sens aimée.

    ...

    Mais parfois, il faut savoir résister à l'envie de passer un coup de fil , parce que l'autre est énervé et qu'il peut avoir besoin d'être seul, de ne parler à personne, même pas à ceux qui l'aiment.

    ...

    "Certes nous étions jeunes, nous étions arrogants, nous étions ridicules, nous étions excessifs, nous étions irréfléchis, mais nous avions raison."

    Abbie Hoffman

    ...

    "La liberté n'est pas le fait de choisir entre blanc et noir, mais de se soustraitr à ce choix prescrit."

    Adorno

    ...

    Comme je dis toujours, chacun se comporte comme il veut, inutile de trop s'en faire. Chacun suit sa route et sa façon de vivre, et même si parfois on n'est pas en syntonie, il ne faut pas juger.

    ...

    L'amour de ma vie. La personne avec qui je partage tout, qui me comprend, qui me fait rire et rêver? Vivre avec lui, se lever tous les matins en se regardant dans les yeux, partager les joies et les douleurs, les difficultés et les surprises, et l'envie de continuer année après année, toujours ensemble. J'ai de la chance, j'aime et je suis aimée. Et le quotidien n'a rien abîmé, il n'a pas fait disparaître la magie. Notre amour s'est transformé dans le temps, nous avons su le faire grandir par notre volonté. Parce qu'une histoire ne fonctionne qu'avec de l'engagement, des sentiments et de la collaboration. Les papillons dans l'estomac ne suffisent pas, comme dit Carolina. Ca, c'est le point de départ. Ensuite, il faut avoir un projet à construire.

    ...

    C'est la mort, que je ne comprends pas. Elle emporte les gens comme ça, sans qu'on puisse rien y faire. On ne peut plus jamais leur parler, les toucher, les voir, rire avec eux. Plus jamais les écouter, plus jamais pouvoir leur acheter un cadeau ou leur dire ce qu'on n'a jamais eu le courage de leur dire.

    ...

    "Il meurt lentement celui qui évite la passion / celui qui préfère le noir au blanc / les points sur les i à un tourbillon d'émotions / celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les coeurs blessés"

  • Les grandes découvertes de Jacob de Christophe Hein

    les grandes découvertes de jacob.jpegEditions Castor Poche Flammarion - 318 pages

    Présentation de l'éditeur : Jacob est un garçon très occupé. Il a des idées bien arrêtées sur le comportement des adultes. Il est entouré d'amis plutôt étonnants ! Il y a Broutou, l'âne, qui ne sait pas grand-chose mais qui pense beaucoup, le Faux-Prince, pianiste virtuose au pouvoir merveilleux, Petite-Plume d'Aigle, l'inventeur presque génial, et aussi Cathy qui adore les chevaux et Panadel le clochard qui connaît Paris comme sa poche. Ensemble, les six amis vivent de folles aventures, possibles et impossibles...

    Avertissement : livre issu de l'exhumation de ma bibliothèque d'enfant ; disponible uniquement d'occasion.

    Ce roman jeunesse est un vrai petit bonheur pour les enfants capables de lire seuls et en mesure d'appréhender le second degré. Au gré des aventures de Jacob et de sa bande de drôles d'amis, de nombreux jolis messages sont délivrés avec beaucoup de fantaisie et de poésie : l'importance de l'amitié, le caractère non honteux de l'amour, le pouvoir et la beauté de rêver, de communiquer, la chance et non le ridicule de la différence... En somme, il s'agit dun livre intelligent mais aussi propice au développement de l'imagination puisque le fantasque et le farfelu sont loin d'être exclus.

    Comme le révèlent certaines citations ci-dessous, ce livre mérite aussi d'être parcouru par les grandes personnes qui ont par trop perdu leur âme d'enfant et/ou qui ont tendance à oublier que les petits d'hommes sont aussi des personnes à part entière, qui ont des sentiments, des idées, des personnalités, des caractères... qui ont besoin d'être écoutés, entendus, considérés.

    Un joli moment de lecture qui favorise l'évasion, la détente, le développement, la douceur, bref, l'émission d'ondes positives.

    Extraits :

    Devant lui, dans l'herbe, était étendu un homme tout déguenillé. Il avait un manteau tout reprisé. Ses poches étaient bourrées à craquer, et il avait sur la tête un chapeau tout cabossé orné d'une fleur de coquelicot.

    C'était Panadel le clochard.

    Les clochards vivent partout dans le monde. Ils sont partout chez eux. Ils n'ont pas d'argent. Ils ne possèdent rien, pas même un peigne. Rien que quelques chiffons. Mais ça leur est égal. Ils n'ont besoin de rien. Simplement ils n'ont qu'une envie : ils veulent vivre et être libres. Ils aiment se promener toute la journée, se coucher dans l'herbe et se dorer au soleil. Ils sont tout le temps en vacances. Si vous leur parlez, ils vous diront qu'ils sont les rois de la terre. Il y a quelque chose de vrai dans ce qu'ils disent.

    ...

    - Quand on veut absolument arriver à quelque chose et qu'on s'en donne la peine, on y arrive. Même si on n'y comprend rien et que personne ne veut y croire.

    ...

    - C'est pourtant la vérité. Tous ces adultes, tous ces hommes, toutes ces femmes, que tu connais, ont un jour été de petits garçons et de petites filles. Ils ont été aussi grands que toi, aussi courageux, aussi peureux. Ils ont eu des amis gentils et méchants. Ils ont ri. Ils ont pleuré. Il leur est arrivé parfois de se sentir bien seuls.

    Jacob me regarda.

    - Alors, dis-moi pourquoi presque tous les adultes font toujours semblant d'être depuis toujours de grandes personnes ?

    - Je ne sais pas Jacob.

    - Ils font comme s'ils avaient toujours su tout faire.

    - Je sais, répliquai-je, mais ils n'ont pas toujours été comme ça. Il leur est arrivé de montrer qu'ils ne savaient pas tout faire. Ils ont adoré passer la journée à rêvasser. C'était il y a bien longtemps. On a peine à y croire, et c'est pourtant la vérité. Et c'est vrai qu'il est parfois difficile de croire à la vérité. Je n'y peux rien, c'est comme ça.

    ...

    - Je crois qu'il faudrait que les adultes rient ou pleurent un peu plus souvent. Malheureusement beaucoup ont oublié qu'ils ont été jeunes un jour. Et c'est très grave. Ca fait qu'ils sont incapables de comprendre les enfants. Ils les grondent, leur parlent méchamment. Ils savent tout juste dire : fais ci, fais ça, touche pas à ça ! Arrête ! Comme si on avait le droit de traiter les enfants comme des chiens.

    Jacob me regarda. Que pouvais-je ajouter ? Il avait raison. Les adultes qu'il décrivait existent. Heureusement qu'il y en a d'autres qui n'ont pas oublié qu'ils ont un jour été enfants. Si l'on fait une bêtise, ils se mettent à rire et disent : "Allez, ce n'est pas grave, ça peut arriver à tout le monde. Pour un perdu, deux retrouvés." Ce sont les plus gentilles personnes.

    ...

    - C'est-à-dire, euh, que, euh, qu'il fait faire des sacrifices pour son métier. L'un te promet monts et merveilles. L'autre te trompe. Tout ça, ce sont des sacrifices et des devoirs. Tu ne peux pas imaginer les bêtises que les gens sont obligés de faire pour exercer leur métier.

    ...

    Jamais un rêve n'est trop grand. Il rentre partout, même dans la plus petite chambre d'enfant. Il n'appartient qu'à moi, et je ne le perdrai jamais.

    ...

    Il n'y a contre l'amour aucune médication possible. Et les amours malheureuses sont des cas désespérés.

    ...

    - Tu me plais.

    - Oh ! j'en suis heureux, dis-je, et puis-je savoir pourquoi ?

    - Parce que tu t'es rendu compte que tu me dérangeais et que tu es parti aussitôt. La plupart des adultes savent faire la remarque quand les enfants les dérangent, mais ils sont incapables de se rendre compte qu'ils peuvent aussi déranger les enfants.

  • Les coeurs fêlés de Gayle Forman

    Oh ! Editions - 220 pagesles coeurs fêlés.jpg

    Présentation de l'éditeur : N'avez-vous jamais fait ce rêve étrange et glaçant : celui où vous savez pertinemment que vous n'êtes pas folle mais où personne autour de vous ne semble du même avis ? Pour Brit, du haut de ses seize ans, ce cauchemar devient réel quand son père la conduit de force à Red Rock, un centre de redressement qui prétend mater les enfants rebelles. Brit doit y suivre une thérapie pour guérir des maux qui n'existent que dans la tête de son père. Dans cet enfer d'humiliations et de brimades, Brit se raccroche à des amies qui vont l'empêcher de sombrer dans la folie. Des amies qui vont l'aider à survivre. Ensemble elles vont se redresser. Ensemble elles vont résister.

    Si ce roman est à l'origine plutôt destiné à un public adolescent, il se laisse agréablement lire passé cet âge.

    Plus qu'une très jolie histoire d'amitié et d'amour, ce texte est une sorte d'analyse sociologique des Etats-Unis qui voient pousser comme des champignons de ces établissements quasi carcéraux qui ont vocation à remettre sur le droit chemin des jeunes un peu trop rebelles au goût de la société puritaine. Ces institutions de rééducation, de redressement, sont des calamités où la violence physique et psychologique de rigueur sont un désastre pour des êtres fragiles émotionnellement en pleine construction. C'est le parti-pris de certains qui pensent qu'un système "à la dure" est préférable à une approche psychothérapeutique basée sur l'écoute.

    Véritable critique d'une aberration éducative, ce roman d'une profonde humanité parvient avec talent à pénétrer les états d'âme adolescents et peut constituer un éclairage pour les adultes qui n'arrivent pas à comprendre leurs ados. Une lecture parallèle parent / enfant me semble pouvoir être un formidable point de départ à une communication trop souvent absente.

    L'adaptation cinématographique en court devrait donner un bien joli film dont l'émotion nécessitera sans doute une sortie de mouchoir.

    Extrait :

    Cette nuit-là, quand je me suis réveillée sous la couverture, la tête posée sur le torse de Jed, j'ai photographié mentalement la scène. C'est quelque chose que ma mère m'avait appris à faire, pour garder vivant le souvenir auditif, olfactif, visuel, tactile et gustatif d'un événement. Comme ça, on emportait avec soi un moment particulier et on pouvait à tout moment le faire revivre.

  • La petite maison dans la prairie de Laura Ingalls Wilder

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    Tome 1 - 311 pages : Laura Ingalls débute le récit de sa jeunesse dans l'Ouest américain des années 1870. C'est son enfance en famille et sa traversée de l'Amérique qu'elle retrace. C'est aussi toute la vie des pionniers, leurs difficultés mais aussi leurs joies.

    Tome 2 : Au bord du ruisseau - 339 pages : Dans ce volume, la famille Ingalls s'installe dans une curieuse maison creusée dans les berges d'une rivière.

    Tome 3 - Sur les rives du lac - 351 pages : Le père de Laura accepte un travail sur la ligne de chemin de fer ; toute la famille Ingalls quitte la maison au bord du ruisseau et part s'installer dans le Dakota, à l'ouest.

    Présentation de l'éditeur : Laura Ingalls narre sa jeunesse dans l'Ouest américain des années 1870. Elle retrace son enfance en famille et sa traversée de l'Amérique vers de nouvelles terres mais c'est aussi et surtout le récit plein d'émotion et de nostalgie de la vie des pionniers.

    Bon avouons-le, je n'avais pas particulièrement envie de me lancer dans la lecture de cette série, ayant regardé ad nauseam l'adaptation télévisuelle des célèbres aventures de la famille Ingalls qui, aujourd'hui encore est diffusée en boucle. Je n'ai acheté ce coffret des trois premiers volumes du journal intime de la petite Laura (il en existe deux de plus dans cette collection mais bien d'autres dans des éditions différentes) que parce que je le trouvais joli.

    Ayant une subite envie de lecture pas stressante pleine de bons sentiments, j'ai décidé de rentabiliser mon achat. Je m'attendais bien naturellement à retrouver la version écrite des épisodes télé. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu'ils n'étaient en fait qu'une vague exploitation hollywoodienne !

    Je ne saurais donc que conseiller cette jolie révélation à tous les enfants qui aiment lire. L'on est plongé dans la vie d'une famille simple et unie mais surtout dans toute une époque des Etats-Unis : la conquête de l'Ouest et la vie impressionnante de courage et de difficultés des pionniers venus d'Europe. Et contrairement aux idées reçues, ces histoires ne sont pas réservées aux petites filles. N'oublions pas que Laura fut longtemps un petit garçon manqué qui narre, entre autres, avec beaucoup de précisions comment allumer un feu, pêcher ou construire une cabane.