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Littérature québécoise - Page 2

  • Le goût du bonheur 3 de Marie Laberge

    Florent - Tome 3florent.jpg

    Editions Anne Carrière - 1091 pages

    Présentation de l'éditeur : Les turbulences de la vie et de la guerre ont brisé Adélaïde. Seule la très ancienne affection de Florent éclaire encore ses journées. Et ce dernier, devenu un couturier célèbre dans le monde entier, n'a pas été épargné lui non plus : il entretient désormais une liaison agitée avec un acteur. Il va devoir une fois encore soutenir sa vieille amie car Adélaïde finit par tout apprendre sur son défunt mari... mais est-il encore temps de souffrir ? Les destins se heurtent et se conjuguent à la recherche d'une sérénité incertaine et toujours dérobée. Même si le sort en est jeté, les personnages ballottés par la vie conservent, envers et contre tout, le goût du bonheur...

    Après presque un mois passé en compagnie des Miller, McNally et leurs entourages, je tourne la dernière page de cette merveilleuse saga familliale. Et bien que j'ai quelque peu moins apprécié Florent à Gabrielle et Adélaïde (le coeur par trop déchiré de certaines évolutions que j'ai refusées catégoriquement pendant quelque 200 pages), tous ces personnages, cette quasi famille d'adoption passagère, va cruellement me manquer.

    Je pense pouvoir affirmer sans doute aucun que ce livre détient la palme de mes larmes de lecture. Il sera difficile pendant longtemps, si ce n'est définitivement, de faire concurrence à cet ôde à l'amour, à la vie, à la femme. Une écriture superbe, une humanité exceptionnelle, ce bijou littéraire n'en est pas un. C'est un joyau.

  • Le goût du bonheur 2 de Marie Laberge

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    Adélaïde - Tome 2

    Editions Anne Carrière - 939 pages

    Présentation de l'éditeur : La mort accidentelle de Gabrielle, âme de la tribu, bouleverse les Miller. Les étés immuables sur l'île québécoise d'Orléans sont à jamais perdus. La guerre et les réquisitions ont dispersé la plupart des hommes. Et le destin s'acharne sur Adélaïde, désormais épouse du brillant Nicholas McNally sans cesse menacé par la démence de sa propre sœur. Adélaïde, elle, reste droite malgré tous les déchirements qui l'assaillent. Si la jeune femme conserve le goût du bonheur en pleine tragédie, c'est à Florent qu'elle le doit, cet ami de toujours dont la tendresse défie les années. Pour combien de temps encore ?

    Après Gabrielle, la vie passionnante des Miller, McNally et consorts se poursuit au gré des joies, des peines, des surprises et des déconvenues de l'existence. L'évolution des personnages est toujours savemment orchestrée et le verbe québécois toujours agréable. Mais c'est surtout la traversée des époques et des moeurs qui est fascinante à observer. On se plaît à s'imaginer moderne dans ces temps jugés désormais rétrogrades mais qu'aurait-on été ? Comment aurait-on pensé, agi ?

    Sans vouloir aucunement ternir l'image de la saga qui n'a rien de comparable avec un quelconque Santa Barbara, son adaptation télé ferait un excellent feuilleton que je suivrais avec plaisir.

  • Le goût du bonheur de Marie Laberge

    Gabrielle - tome 1

    Editions Anne Carrière - 878 pagesgabrielle.jpg

    Présentation de l'éditeur : Réunis dans leur résidence estivale de l'île d'Orléans, non loin de Québec, les Miller et leurs six enfants offrent l'image de l'harmonie et de l'aisance. La crise des années trente les a épargnés. Chez eux, le goût du bonheur l'emporte sur les conventions et les préjugés d'une société paroissiale et étouffante. Comblée par un mari intelligent et sensuel, Gabrielle aspire à encore plus de liberté, prête à la révolte. La tendre et violente Adélaïde, sa fille, est déchirée entre sa tendresse pour le jeune Florent et sa passion pour l'Irlandais Nic McNally. Partout, alors que la rumeur de la guerre enfle en Europe, s'annoncent des orages du coeur, des menaces, des trahisons, la maladie. Mais rien ne semble pouvoir briser le courage et l'énergie vitale des Miller.

    Alors que je me suis délectée des trois premiers volets de la tétralogie de Louise Tremblay d'Essiambre (Charlotte, Emilie, Anne) dont j'attends le quatrième tome avec impatience (Le demi-frère prévu pour le 18 novembre), voici que Marie Laberge confirme l'indéniable talent des auteurs québécois pour la saga familiale. Peut-être cette culture est-elle douée d'un sens de la famille exceptionnel ? Mais au regard de la qualité du premier tome de cette trilogie, les Québécois sont non seulement doués pour la famille, mais également pour l'amour, pour la générosité, pour l'empathie, pour l'éducation, j'en passe et des meilleures... et bien évidemment pour l'écriture. Les tribulations des divers personnages sont passionnantes, émouvantes et Marie Laberge nous réserve encore quelque 900 et 1 100 pages pour la suite des événements. Magnifique.

    La saga familiale devient incontestablement mon style de prédilection.

  • Anne de Louise Tremblay d'Essiambre

    Guy Saint-Jean éditeur - 542 pagesanne.jpg

    Présentation de l'éditeur : A Montréal, chez les Deblois, la vie suit son cours. Emilie supporte, encore et encore, les crises et jérémiades d'une mère malade et possessive. Raymond, la père, subit en silence. Quant à Charlotte, après d'amères expériences en Angleterre, elle est rentrée au bercail, bon gré mal gré, une fillette sous le bras. Vient maintenant Anne, la benjamine, mal-aimée, vive, impétueuse, et folle de musique... Si ses deux aînées ont déjà pris leur chemin de femme, c'est à elle désormais de choisir son destin. Blanche, ce dragon domestique, la laissera-t-elle enfin en paix ? Raymond reprendra-t-il les rennes de sa vie, et de celle de ses filles ? Ou bien leur faudra-t-il partir, encore, fuir cette maison étouffante que le bonheur a déserté depuis longtemps déjà ?

    Voilà la suite tant attendue de la saga québecoise. Après Charlotte et Emilie, c'est au tour d'Anne de nous faire vibrer au rythme de la famille Deblois. Les personnages sont toujours aussi attachants et l'on suit le fil de leurs évolutions avec une passion égale au deux premiers tomes. Il faudra cependant, pour avoir le fin mot de l'histoire, patienter jusqu'au 18 novembre, date de sortie de l'ultime volet : Le demi-frère.

  • Emilie de Louise Tremblay d'Essiambre

    Guy Saint-Jean Editeur - 532 pagesémilie.jpg

    Quatrième de couv' : Charlotte est partie. Emilie est restée. Moins solide et impétueuse que son aînée, la cadette a hérité des névroses et des migraines de sa mère qui l'a forgée à son image. C'est une nature passive, sereine, sans talent particulier. Privée du soutien de Charlotte, partie en quête de son grand amour à travers l'Europe bombardée, Emilie se laisse aller... Mais l'eau qui dort couve des tempêtes - et l'amour, les bouleversements familiaux, les aventures de Charlotte auront raison de cette apparente tranquillité. Bientôt, la deuxième soeur Deblois fait, à son tour, ses premiers pas dans la vie. La vraie...

    Après Charlotte, c'est à Emilie de faire entendre sa voix, même si comme dans le tome précédent, chacun des protagonistes à la parole. L'on poursuit ici les aventures de la famille Deblois, certains secrets se révèlent et la proximité d'avec les personnages monte en puissance. L'intrigue ne faiblit pas, bien au contraire ; une vraie suite comme on les aime.

    L'écriture est toujours aussi fluide et la psychologie des personnages aussi fine. Impossible de lâcher le bouquin une fois que l'on s'est plongé dedans. Et la fin de ce deuxième volet du quatriptyque laisse présager d'une suite exceptionnelle ; mais il faudra patienter jusqu'en septembre...

    Extrait :

    Depuis qu'elle était enfant, les mots avaient été son réconfort, sa force, sa pulsion. Les lire ou les écrire faisait qu'ils se joignaient en elle en un tout global qui arrivait à lui procurer suffisamment d'évasion pour tolérer son quotidien. Il en avait été ainsi pendant toute son enfance. Il en était ainsi encore aujourd'hui.