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Littérature japonaise - Page 2

  • Quartier lointain, l'intégrale de Jirô Taniguchi

    Editions Casterman - 405 pagesquartier lointai.jpg

    Présentation de l'éditeur : Transporté dans la peau de l'adolescent qu'il était à 14 ans, Hiroshi redécouvre son passé en questionnant sa famille et ses amis. Il le revit également, et lorsque le jour approche où son père a disparu sans explication, Hiroshi se demande s'il peut changer ce passé ou s'il doit le revivre, impuissant. L’adaptation au cinéma de Quartier lointain est l’occasion de redécouvrir ce magnifique récit de Taniguchi dans une édition intégrale. Le « pitch » a de quoi faire rêver : comment un homme de 48 ans se réveille un jour dans le corps de ses 14 ans avant de revivre ses années d’adolescence… Mais peut-on modifier son passé ?

    S'il est certains ouvrages dont on se demande pourquoi ils sont encensés par la critique voire comment ils ont pu remporter des suffrages élitistes, aucune interrogation. Si Quartier lointain a obtenu le Prix du meilleur scénario au Festival d'Angoulême 2003, le Prix Canal BD des librairies spécialisées en 2003, le Prix de la meilleure BD adaptable au cinéma au Forum de Monaco 2004 et, par voie de conséquence, été adaptée au cinéma en novembre 2010, c'est tout simplement parce que cette bande dessinée est fabuleuse.

    Voilà qui me réconcilie avec la littérature japonaise. Traité avec une infinie subtilité, ce voyage introspectif ne peut laisser indifférent. Que ferait-on si l'on pouvait revivre sa propre histoire avec toute l'expérience accumulée au cours de sa vie ? De belles heures de retour sur soi-même pendant et bien après la lecture...

  • L'apprentie geisha de Kazuo Kamimura

    apprentie geisha.jpgEditions Kana - 352 pages

    Présentation de l'éditeur : O-Tsuru (« la grue »), appelée ainsi parce que petite elle avait l'habitude de se tenir sur un pied pour réchauffer l'autre, a été vendue par ses parents pour qu'elle devienne une geisha. Elle va donc commencer comme shikomikka (apprentie) dans une okiya : la maison où vivent les geishas. En faisant les commissions de ses aînées, Tsuru va découvrir la vie de ses femmes. Enfin, un jour, son tour arrive. Elle se rend dans la chambre de son bienfaiteur. Celui qui, en payant les frais de cérémonie, va la faire entrer dans le monde des geishas. Tsuru va alors prendre le nom de Tsurugiku et devenir une geisha célèbre dans le monde des plaisirs. Certains passages sont érotiques, d'où la signalisation pour public averti mais le tout reste très digne car l'auteur manie la suggestion et l'expressionnisme avec une dextérité fascinante.

    Voilà, j'ai lu mon premier manga. Je pensais être davantage déroutée par le sens de lecture mais l'on s'y fait très vite finalement. En revanche, je ne goûte toujours pas la littérature japonaise, définitivement. On est bien loin de l'excellent Geisha d'Arthur Golden. Je ne sais pas si le sens elliptique de ce livre est propre au manga ou au style japonais mais ce qui est sûr, c'est qu'il ne me plaît pas du tout. Je pensais (re)découvrir le monde des geishas au travers de l'existence de l'une d'entre elle et éventuellement son destin exceptionnel, mais il n'en est rien. On enchaîne les anecdotes et l'histoire se finit sans se finir réellement.

    Première tentative manga-esque peu concluante.

  • Un été en vêtements de deuil d'Akira Yoshimura

    Nouvelle image.JPGEditions Actes Sud - 52 pages

    Présentation de l'éditeur : Il découvrit alors une scène totalement différente de celle dont il avait l'habitude. Il en fut troublé comme s'il s'était égaré dans une autre maison. Trois lattes du plancher à l'endroit qui grinçait toujours avaient été enlevées, ménageant un trou rectangulaire d'où s'élevait un lueur qui éclairait le plafond. Inquiet à l'idée d'être englouti, il s'approcha craintivement et regarda dans le trou. Et il y découvrit un monde inimaginable pour lui.

    Ce livre n'est pas en vente ; il s'agit d'un inédit offert pour l'achat de deux livres de la collection Babel.

    Après La course au mouton sauvage d'Haruki Murakami, voilà qui ne va pas me réconcilier avec la littérature nippone. Il s'agit ici d'une nouvelle assez lente sur la cruauté des enfants (c'est du moins ce que j'en retiens) ; sujet qui n'avait déjà pas eu le don de m'accrocher dans Sa Majesté des Mouches de William Golding.

    Aucun intérêt.

  • La course au mouton sauvage d'Haruki Murakami

    Editions du Seuil - 374 pagesmouton.jpg

    Quatrième de couv' : La vie du narrateur, jeune cadre publicitaire à Tokyo, n'a rien d'exceptionnel. Jusqu'au jour où, pour avoir utilisé une photographie où figure un mouton d'une espèce rare, il est approché par une puissante organisation d'extrême droite. Le voici contraint de retouver l'animal - doué, il est vrai, de pouvoirs extraordinaires. Comme toujours chez Murakami, le réel repose sur des fondations délicieusement instables...

    Immédiatement rebutée par un style métaphysico-philosophique particulièrement indigeste, j'ai, comme à mon habitude du moins en ce qui concerne les livres, décidé de m'accrocher et de prendre le temps de m'imprégner de la nouveauté. Grand bien m'en a pris puisqu'après une petite centaine de pages un peu lourdes, l'intrigue avait eu raison de ma curiosité, la trame prometteuse m'avait captivée. Sauf que.

    Suis-je hermétique au fantastique, ai-je un esprit par trop rationaliste ? Toujours est-il qu'arrivée au bout de la dernière ligne d'un texte parti en vrille complète 100 pages avant la fin, la seule réaction qui me vint à l'esprit fut : so what ? Soit je suis absolument trop stupide pour comprendre la profondeur de l'oeuvre auquel cas mon honneur bafoué de lectrice fait appel à un éclairage, soit il n'y a vraiment rien à comprendre.

    La morale étant que j'ai lutté des semaines pour relever le défi de ne pas raccrocher un texte pas accrocheur et qu'au final, j'ai la sensation d'être une buse.

    Deux points positifs toutefois dans ce livre : un talent indiscutable pour la description et une titraille, certainement typique de cette littérature, mais qui semble complètement loufoque pour l'occidentale que je suis.