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Littérature anglaise - Page 8

  • A propos d'un gamin de Nick Hornby

    Editions France Loisirs - 351 pageshornby.JPG

    Quatrième de couv' : Will Freeman, Peter Pan moderne de 36 ans, est un célibataire immature et cynique qui vit à Londres dans le luxe et l'oisiveté. Alors que tous ses amis commencent à se ranger, il décide de tester une nouvelle technique de séduction. Il se fait passer pour un père en solo, et séduit des mères célibataires, certain que celles-ci ont moins tendance à s'attacher. Ainsi, il peut les quitter facilement et sans heurts. Mais ce mécanisme bien huilé s'enraye lorsque Will rencontre Marcus, 12 ans, qui lui est radicalement opposé...

    Ce livre tout à fait touchant qui croise les vies de protagonistes écorchés par la vie, chacun à leur manière, offre un excellent moment au lecteur, émotion garantie. L'auteur a vendu ses droits à Bob De Niro lui-même et l'adaptation cinématographique intitulée Pour un gamin est un petit bijou dans lequel Hugh Grant donne encore et toujours ses lettres de noblesse à la comédie anglaise.

    Quand grandir n'a rien à voir avec l'âge, le cocktail intergénérationnel et le mélange des classes devient détonnant...

  • Persuasion de Jane Austen

    persuasion.jpgEdition Christian Bourgois - 296 pages

    Quatrième de couv' : "Sous le vernis d'un genre, chacune des phrases de Jane Austen attaque les conventions, traque les ridicules, et finit avec une grâce exquise par pulvériser la morale bourgeoise, sans avoir l'air d'y toucher. Les héroïnes de Jane Austen lui ressemblent, elles aiment les potins mais détestent bavardages, grossièreté et vulgarité. La pudeur, le tact, la discrétion, l'humour sont les seules convenances qu'elles reconnaissent... Et si Jane Austen mène les jeunes filles au mariage, c'est fortes d'une telle indépendance qu'il faut souhaiter au mari d'être à la hauteur ! A lire yeux baissés et genoux serrés pour goûter en secret le délicieux plaisir de la transgression des interdits." Anne Barbe, Libération 1980

    Et voilà ! Après Orgueil et préjugés, Emma, Northanger Abbey, Raison et sentiments, Lady Susan et Mansfield Park, j'ai fait le tour de l'oeuvre de la fameuse Jane Austen. Du moins de son oeuvre d'adulte puisqu'il me reste tout de même ses écrits d'adolescentes regroupés dans Juvenilia et autres textes et qui, semble-t-il, ne déméritent aucunement. Peut-on d'ailleurs pointer la moindre faille dans les écrits de cet incontournable auteur ? Nullement. Parole de fan.

    Ici, c'est le destin d'Anne Elliot qui nous est présenté, héroïne austenienne par excellence dont j'ai adoré le parcours, même si, d'après ce test, je suis davantage :

    quizmarianne.jpg
    Et vous ?
  • Un Américain bien tranquille de Graham Greene

    greene.jpgEditions 10/18 - 254 pages

    Quatrième de couv' : Graham Greene n'est pas seulement le grand écrivain catholique consacré par le succès de son fameux roman La Puissance et la Gloire. Entré par effraction dans le royaume de la Grâce (selon le mot de François Mauriac), cet ancien membre du Foreign Office a su, même au travers des divertissements que sont des livres comme Notre agent à La Havane et Un Américain bien tranquille, dénoncer la guerre, les dictatures et ce vice suprême : l'imbécillité. Voilà pourquoi Graham Greene compte, avec George Orwell et Evelyn Waugh, parmi les géants de la littérature anglaise du XXe siècle.

    Ma première approche d'avec Graham Greene, au travers du roman La fin d'une liaison, ne fut pas à proprement parler convaincante. Mais étant de ceux sachant donner sa chance au produit - et surtout, étant en possession de deux autres romans de l'auteur -, j'ai décidé de retenter l'expérience ; quelque trois années plus tard.

    Si l'enthousiasme survolté n'est toujours pas au rendez-vous, la déception ne l'est pas davantage. Comme pour La fin d'une liaison, l'on n'est pas transporté et pour autant, impossible de se défaire de l'ouvrage. Pour ces deux oeuvres, j'éprouve la sensation étrange à la fois qu'il manque quelque chose et à la fois qu'ils renferment quelque chose en plus, qui fait de Greene un auteur incontournable.

    Comme lors de l'expérience précédente, l'amour est très présent dans ce livre. Il est traité ici au coeur d'un trio amoureux sur fond de guerre coloniale (Vietnam). L'opposition des mondes, des hommes entres eux, l'opposition de l'homme et de la femme, des jeunes et des vieux... Introspection et désillusion semblent être les maîtres de mot de l'oeuvre singulière mais pas anodine de Greene.

    Adaptation cinématographique réalisée par Phillip Noyce, avec Michaël Cayne, Brendan Fraser, Do Thi Hai Yen...

    Extraits :

    Une occasion de me faire tuer ? Pourquoi aurais-je envie de mourir puisque Phuong dormait à mes côtés toutes les nuits ? Mais je connaissais la réponse à cette question. Depuis mon enfance, je n'ai jamais cru à la permanence et pourtant je n'ai jamais cessé d'y aspirer. J'avais toujours peur de perdre mon bonheur. Ce mois-ci, l'année prochaine, Phuong me quitterait. Si ce n'était pas l'année prochaine, ce serait dans trois ans. La mort était la seule valeur absolue de mon univers. Quand on a perdu la vie, on ne peut plus rien perdre à jamais. J'enviais ceux qui peuvent croie en un Dieu et ils m'inspiraient de la méfiance. J'avais le sentiment qu'ils entretenaient leur courage à l'aide d'une fable concernant l'immuable et le permanent. La mort est beaucoup plus indéniable que Dieu, et avec la mort disparaît la possibilité quotidienne de voir mourir l'amour. Le cauchemar d'un avenir d'ennui et d'indifférence se dissipe.

    ...

    (...) ; nous ne tenions pas à ce qu'on nous rappelât que nous sommes si peu de chose et combien la mort vient vite, simplement, anonymement. Quoique ma raison aspirât à la mort, en tant qu'état, j'en avait peur comme une vierge redoute l'acte sexuel. Je souhaitais être averti d'avance de l'approche de la mort, afin d'avoir le temps de me préparer. Me préparer à quoi ? Je ne le savais pas, je ne savais pas non plus comment me préparer, en dehors d'un examen rapide de ce que j'allais quitter.

    ...

    Le temps prend sa revanche, mais les revanches sentent bien souvent l'aigre : ne ferions-nous pas mieux, les uns et les autres, de renoncer à comprendre, d'accepter le fait qu'aucun être humain n'en comprendra jamais un autre, la femme son mari, l'amant sa maîtresse, les parents leurs enfants ? Peut-être est-ce pour cela que les hommes ont inventé Dieu... un être capable de comprendre.

    ...

    J'étais destiné à revoir fréquemment cet air de souffrance déçue passer dans ses yeux et sur sa bouche quand la réalité ne correspondait pas aux idées romanesques qu'il nourrissait, ou quand un être qu'il aimait ou admirait n'atteignait pas l'impossible niveau idéal qu'il lui avait fixé.

  • Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

    De Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

    Editions du Nil - 391 pagescercle.jpg

    Quatrième de couv' : "Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey. Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusquà leur lecteur idéal..." Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique ; celui d'un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l'occupant allemand : le "Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates". De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour, d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey...

    Après Bonne à tout faire de Saira Rao, Brel par Leloir et Tant que je serai noire de Maya Angelou, j'ai eu la chance de recevoir de Babelio exactement le livre que je voulais - parmi tous ceux pour lesquels j'avais postulé plus ou moins convaincue pour certains... - et qui trônait déjà depuis un moment dans ma wish-list Amazon.

    Suite à la lecture de Lady Susan de mon adorée Jane Austen, je crois pouvoir affirmer que ce livre au titre pour le moins original m'a convaincu de mon amour pour le style épistolaire. Style aux apparences faciles - après tout, tout le monde sait écrire des lettres ! - mais qui, si l'on y réfléchit un tant soit peu, est particulièrement complexe puisque les courriers doivent être crédibles tout en définissant les personnages, les lieux, les faits... Et ici, l'exercice est accompli de mains de maîtres par l'auteur et sa nièce tant d'un point de vue technique que d'un point de vue de l'originalité de l'histoire où se côtoient humour et émotions. L'on est littéralement happé par l'intrigue à tel point que l'on ne peut se défaire de son bouquin, si ce n'est pour penser à organiser ses prochaines vacances sur l'île de Guernesey.

    Il est bien normal que ce livre ait rencontré un immense succès dont malheureusement l'auteur n'aura pu profiter, étant décédée peu de temps après avoir su que son livre - son premier - allait être publié et traduit dans de nombreuses langues. Quel meilleur hommage que de le lire ?

  • Mansfield Park de Jane Austen

    mansfield park.jpgEditions 10/18 - 510 pages

    Quatrième de couv' : "On ne sait pratiquemment rien d'elle, sinon quelques dates et les lieux où elle a vécu. Son iconographie est réduite à un portrait que fit d'elle sa soeur. Jane Austen (1775-1817) serait tombée dans l'oubli le plus total, n'étaient les six romans qu'elle écrivit, et qui sont parmi les plus étonnants du domaine romanesque anglais... Il ne s'y passe littéralement rien. Ils racontent principalement les rapports qui se tissent entre des demoiselles à marier et des épouseurs en puissance. Ils sont faits de dialogues et d'évocations brèves : mondanités, jardins, maisons de campagne, voilà pour le cadre. La cérémonie du thé, la préparation et le déroulement des bals, voilà pour les événements majeurs. Et pourtant, avec une matière d'une apparence si mince, Jane Austen a fasciné des lecteurs de la qualité de Virginia Woolf et Henry James et continue de fasciner un public important." Hubert Juin, Le Monde

    Rares sont les jaquettes pertinentes à mon goût, mais s'il en est une incarnant la justesse, elle est bien celle-ci. Tout est dit.

    D'Orgueil et préjugés, Emma, Northanger Abbey, Raison et sentiments et Lady Susan, Mansfield Park est sans doute mon préféré.

    Ce qui me désespère : il ne me reste plus que Juvenilia et autres textes et Persuasion de cette auteur qui compte parmi mes favoris. Ce qui me réjouit : j'adore relire et la plupart sont des pavés.

    Et puis, je pourrais toujours me rabattre sur Un portrait de Jane Austen de David Cecil, Le club Jane Austen de Karen-Joy Fowler, Jane Austen, passions discrètes de Tomalin ou encore Jane Austen et moi de Emma Campbell Webster et Pénélope Bagieu.