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Littérature anglaise - Page 7

  • God save la France de Stephen Clarke

    god save la france.jpgEditions du Nil - 318 pages

    Quatrième de couv' : Nom : Paul West. Âge : 27 ans. Langue française : niveau très moyen. Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir. Occupation : déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français. Hobbie : lingerie féminine. Signe particulier : Paul West serait le fruit d'un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham. Jeune Britannique fraîchement débarqué à Paris, créateur, en Angleterre, de la fameuse enseigne Voulez-vous Café Avec Moi, Paul a bien du mal à s'adapter au pays des suppositoires, des grèves improvisées et des déjections canines. Et il n'est pas au bout de ses surprises... "Une véritable comédie à l'anglaise (...)" Sabine Audrerie - Le Figaro Magazine "(...) un hilarant best-seller." L'Indépendant

    Une fois encore, je me félicite de ne jamais lire les rubriques littéraires des journaux. Je choisis moi-même, je me goure (rarement) toute seule et je n'en veux à personne. Hilarant ? Best-seller ? Parle-t-on du même livre ?

    Ok, nous les Français sommes de sales cons raleurs et prétentieux. Mais là, s'il y a du vrai, c'est un peu too much, comme la légende du l'humour anglais qui ici n'est vraiment pas flagrant. Nos défauts pourraient donner lieu à des mises en scènes poilantes mais on ne trouve dans A year in ze merde (titre original bien plus méritant) du plat, rien que du plat.

    Même pas à ranger dans les "lectures d'été".

  • Et les Hommes sont venus de Chris Cleave

    et les hommes.jpgEditions du Nil - 341 pages

    Quatrième de couv' : Echappée d'un centre pour réfugiés, perdue dans Londres, Petite Abeille, une adolescente nigériane, vient frapper à la porte de Sarah. Les deux femmes se connaissent à peine. Mais deux ans auparavent, au Nigéria, leurs chemins se sont croisés, et aucunes d'elles ne peut oublier ce qui est arrivé... Le secret qui les lie en cache un autre. De chapitre en chapitre, leurs voix alternées se répondent, reconstituent le puzzle du passé, jusqu'à la dernière révélation de Petite Abeille. Avec un suspense subtil, Chris Cleave dresse le portrait de deux femmes qui parviendront à trouver au coeur du tragique une part de merveilleux.

    Une fois que l'on commence ce livre, impossible de le lâcher tant on souhaite savoir d'abord ce qui s'est passé, puis ce qui va se passer. Le parler et la psychologie des personnages sont d'une justesse rare. La détresse du migrant, du sans-papier et les difficultés auxquelles il est confronté est parfaitement exposée ; probablement encore en-deçà de la triste réalité.

    Si le titre met les hommes à l'honneur, comme s'il pouvait éventuellement s'agir d'un véritable débarquement de princes charmants tant attendus, il n'en est rien. Le spécimen mâle l'est mis ; à mal j'entends. Tour à tour indifférent, lâche, tortionnaire ou encore égoïste, il est dépeint ici responsable, à tout âge, de tous les maux. Des femmes surtout.

    Une histoire magnifique à lire avec un mouchoir à portée de main.

    Extraits :

    Vous n'êtes pas méchants. Vous êtes aveugles au présent, et nous, nous sommes aveugles à l'avenir. Au centre de rétention administrative, je souriais quand les employés m'expliquaient : Si vous êtes forcés de venir ici, chez nous, vous les Africains, c'est simplement que vous n'êtes pas capables d'avoir un bon gouvernement chez vous, là-bas. Je leur disais que, près de mon village, il y avait une large rivière, très profonde, avec des grottes sombres qui s'étaient creusées sous les berges et où vivaient des poissons pâles et aveugles. Il n'y a pas de lumière dans ces grottes, ce qui fait qu'au bout d'un millier de générations, le truc de la vision s'est évaporé de leur espèce. Vous voyez ce que je veux dire ? disais-je aux employés. Sans lumière, comment pouvez-vous conserver la vision des yeux ? Sans avenir, comment pouvez-vous conserver le vision du gouvernement ? Nous pourrions essayer de toutes nos forces, dans mon monde. Nous pourrions avoir un ministre de l'Heure du Déjeuner le plus diligent qui soit. Nous pourrions avoir un excellent Premier ministre des Heures les plus Tranquilles de la Fin d'Après-Midi. Mais quand vient le crépuscule - voyez-vous ? - notre monde disparaît. Il ne peut pas voir au-delà de la journée présente, parce que vous lui avez pris demain. Et comme vous avez demain sous les yeux, vous ne pouvez pas voir ce qui se fait aujourd'hui.

  • La famille Lament de George Hagen

    Editions 10/18 - 497 pagesfamile lament.jpg

    Quatrième de couv' : Les Lament forment une tribu passablement excentrique et farouchement globe-trotteuse. Leur devise : "Un Lament voyage toujours !". Et tandis qu'Howard, le spécialiste ès tuyauteries, rêve d'irriguer le Sahara et d'emmener toute sa petite famille en Afrique, Julia, sa femme, rebelle à l'éducation bourgeoise et artiste à ses heures, élève tant bien que mal ses trois petits diables. Sous la plume de George Hagen, comparé à John Irving et Jonatha Franzen, le destin des Lament est en marche : de la Rhodésie au New Jersey en passant par l'Angleterre et Bahreïn, ils n'auront de cesse de trouver un endroit où ils auraient enfin leur place.

    Parce mon auteur favori John Irving a écrit un nouveau livre intitulé Last night in twisted river fin 2009 mais que je n'arrive pas, à mon grand désespoir, à savoir quand il sera traduit - malgré ma demande au Seuil restée sans réponse... -, j'ai sauté sur l'occasion de m'approcher de son style puisque George Hagen jouissait de sa comparaison.

    En fan irvingienne inconditionnelle, l'amorce de La famille Lament m'a quelque peu déçue. Mais la sensation n'a pas duré. L'on y retrouve tous les éléments qui me font aimé un roman "à la Irving" : une famille, barrée, ses périples, des rebondissements incessants, humour, ironie, tristesse, espoir, le tout sans pathos. Une vraie réussite pour ce premier roman fortement recommandé aux fans d'Irving qui comme moi ne lise pas l'anglais dans le texte.

    PS : Je lance, on l'aura compris, un appel à toute information concernant la sortie française de Last night in twisted river. A commencer par le Seuil qui me détromperait sur les failles de son service client...

  • Au secours Mrs Dalloway de Mary Dollinger

    dollinger.jpgJacques André Editeur - 258 pages

    Quatrième de couv' : Clare Fournier, jeune anglaise bourgeoisement installée avec mari (radin), enfants (insupportables) et chien (apathique), voit un jour son excentricité toute britannique refaire surface et perturber son quotidien ennuyeux. Entraînée malgré elle dans des péripéties qu'elle nous raconte avec un humour terriblement anglo-saxon, à mi-chemin entre P.G. Wodehouse et W. Allen, elle s'engage sur les traces de Mrs Dalloway, l'héroïne angoissée de V. Woolf, et entreprend la rédaction d'un best-seller dont les personnages se rebellent à leur tour...

    Cet archétype de la mise en abîme est un alliage parfait d'oppositions, jonglant de la réalité à l'idéal fantasmé ou encore de la gravité à la légéreté. Cette subtile recette qui vous entraîne dans le sillage tourbillonnant d'une femme en pleine renaissance n'en est que plus savoureuse. Bizarrement, j'en retiens moins le message de vie que les précieuses remarques quant au métier d'écrivain... Mais la réussite d'un livre ne tient-elle pas dans la capacité à faire se projeter le lecteur, d'une manière ou d'une autre ?

    Seule fausse note pour la fétichiste du livre que je suis, la reliure un peu rigide oblige le lecteur à casser la tranche... Sacrilège ! Mais au final, j'ai opéré cette concession avec plaisir.Le démon des mots Charlotte Sapin

    La lecture de ce livre m'a remis en mémoire une rencontre estivale d'avec un jeune anglais autour d'un apéritif. Alors que je l'initiais au vin français, j'achevais le service et par la même occasion la bouteille en remplissant son verre. Tentant tant bien que mal de lui expliquer qu'en France, quand nous finissions une bouteille, nous nous exclamions "Marié ou pendu avant la fin de l'année", je lui demandais s'il existait un proverbe équivalent outre-Manche. Et lui de me répondre "ow yes, quand nous fini le bouteille, nous dire Oh shit !"... J'adore.

  • Joseph Connolly

    A mi-chemin de la chicklitt et des Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin, les ouvrages présentés ci-après sont ce que j'appelle des bouquins d'été : légers, drôles, déconcertants. Tous agréables à lire, il n'est en revanche pas nécessaire - sauf addiction au style - de se coltiner les trois tomes étant donné que Joseph Connolly est un écrivain de qualité doublé d'un business man. Je m'explique : des personnages stéréotypés, des trames mélodrama-comiques, des lieux communs cocasses, un style redondant... l'auteur a trouvé le filon et l'exploite clairement jusqu'à plus soif. Mais pourquoi s'en priver ? Ca fonctionne tellement bien !

    connolly1.jpgVacances anglaises
    Quatrième de couv' : Elizabeth se fait offrir par son mari Howard des vacances à l'ancienne dans un hôtel chic de la côte anglaise. La jalouse Dotty, sa voisine londonienne, entend faire de même, mais Brian, son époux, ne peut que lui louer une caravane en guise de palace. Autour d'eux, gravitent leurs enfants, une mère célibataire et son bébé charmant mais braillard, un mari fou de jalousie et sa ravissante épouse, un dragueur professionnel... Et tout se petit monde va s'entrecroiser, non sans réveiller les libidos de chacun et provoquer mésaventures et rebondissements en série. Périple loufoque aux confins ultimes de la concupiscence, du snobisme et de l'adultère, Vacances anglaises est la dernière comédie de moeurs d'un des auteurs les plus drôles de Grande-Bretagne.

    Editions de l'Olivier - 462 pages

    connolly2.jpgN'oublie pas mes petits souliers
    Quatrième de couv' :  Dans cette satire au vitriol de la vie et des moeurs contemporaines, on retrouve les personnages de Vacances anglaises, quelques mois après les évènements survenus l'été précédent, autour d'un traditionnel repas de noël. Et cette période de fêtes va se révéler redoutable pour chacun d'eux : péripéties, adultères, drames et histoires d'amour torrides dont personne ne sortira indemne... Après le mémorable Vacances anglaises, Joseph Connolly récidive dans ce roman qui souligne avec une incroyable verve langagière les frustrations, fantasmes coupables et troubles identitaires de la société britannique. Emotion, humour acide et catastrophes en série sont au rendez-vous !

    Editions de l'Olivier - 492 pages

    connolly3.jpgS.O.S.
    Quatrième de couv' : L'enfer, c'est les autres, disait Sartre. Selon Joseph Connolly, c'est plutôt une croisière de six jours sur le Transylvania, un Transatlantique reliant Londres à New York. Avec l'humour décapant qu'on lui connaît, l'auteur de Vacances anglaises (Embrassez qui vous voudrez) nous embarque dans une folle aventure dont personne ne sortira indemne. Sur le paquebot, David voyage en compagnie de sa femme Nicole et de ses deux enfants, mais aussi de Trish, sa maîtresse. Pendant une semaine, ils vont côtoyer Stacy, 20 ans, qu'on différencie mal de sa mère, Jennifer, 39 ans, Nobby et Aggie - certes, ils ont le pied marin, mais ont-ils encore l'âge de naviguer ? -, et Earl, le fils en mal d'amour de Dwight et Charlene, un couple d'Américains. Un voyage en huis lcos, où les rencontres et les romances inattendues iront bon train... pour le meilleur et pour le pire.

    Editions de l'Olivier - 457 pages