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Littérature anglaise - Page 6

  • Toute passion abolie de Vita Sackville-West

    toute passion abolie.jpgEditions Autrement - 221 pages

    Présentation de l'éditeur : Le jour même de la mort de son mari Henry Holland, comte de Slane, lady Slane décide de vivre enfin sa vie. Elle a quatre-vingt-huit ans. Lady Slane surprend alors son entourage en se retirant à Hampstead. Dans sa nouvelle demeure, toute passion abolie par l’âge et le choix du détachement, lady Slane se sent libre enfin de se souvenir et de rêver… Elégance folle, finesse et charme rétro... Le meilleur livre de Vita Sackville-West, selon Virginia Woolf.

    Avec beaucoup de délicatesse, l'auteur nous plonge dans l'aristocratie anglaise du début du XXe siècle. L'émancipation d'une vieille femme qui, après une existence de soumission à son mari et de dévotion à ses enfants devenus de cupides vautours, est un véritable enchantement. L'on oscille au fil de la narration entre jubilation de cette liberté nouvelle et savoureuse et désespoir de savoir que ces moments seront trop courts au regard des années de sacrifice. Un très beau texte, tout en douceur.

  • Les grandes espérances du jeune Bedlam de George Hagen

    culture,littérature,livre,roman,angleterreEditions Belfond - 638 pages

    Présentation de l'éditeur : Ni ses origines obscures, ni son enfance passée dans les misérables faubourgs de Londres n'ont entamé l'optimisme de Tom Bedlam. A la mort de sa mère, un mystérieux bienfaiteur offre de payer ses études. Pour un gamin plus habitué à la débrouille et à l'usine, l'occasion est trop belle. Du lugubre pensionnat de Hammer Hall jusqu'aux confins de l'Empire britannique, Tom poursuit son apprentissage de la vie, mais n'en reste pas moins hanté par un passé morcelé. Orages, coups du sort, révélations, l'aventure familiale continue au fil d'existences ballottées par la marche irréversible du siècle... Après La Famille Lament, George Hagen réussit, une fois de plus, à créer des personnages drôles et désarmants, qui n'en finiront pas de nous hanter.

    Après le très plaisant ouvrage La famille Lament qui nous narraît les périples parfois emprunts de tragédies d'une famille atypique, George Hagen nous offre ici une espèce de success story à l'anglaise. De sa naissance au crépuscule de son existence, l'on suit les rebondissements multiples de la vie de Tom Bedlam. Très bien écrite, cette histoire est incontestablement d'inspiration dickensienne, comme l'annonce le titre. Le seul reproche que je puisse lui adresser est, qu'à mon avis, le personnage central ne connaît pas assez d'épreuves pour avoir l'étoffe de ces héros inoubliables des romans d'initiation, de découverte de l'existence avec ses difficultés et parfois ses hasards heureux. Il manque un petit quelques chose pour faire de Bedlam un Pip, un Oliver Twist, un David Copperfield ou encore une Jane Eyre. Malgré tout, ce livre est une réussite que l'on parcourt avec plaisir.

  • Un jour de David Nicholls

    Editions Belfond - 535 pagesun jour.jpg

    Présentation de l'éditeur : Comédie de moeurs, tableau social de l'Angleterre des vingt dernières années, mais surtout sublime histoire d'amour, Un jour est le livre qui a fait chavirer l'Europe tout entière. Superbement construit, un roman drôle et lucide sur l'amitié, le passage à l'âge adulte, les occasions manquées, les illusions perdues. Lui, Dexter, issu d'un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, insouciant. Elle, Emma, d'origine modeste, charmante qui s'ignore, bourrée de complexes, de principes et de convictions. Nous sommes le 15 juillet 1988. Margaret Thatcher est au pouvoir, la new wave bat son plein, Dexter et Emma viennent de passer une nuit ensemble. Ces deux-là ne le savent pas encore mais ils ont vécu un coup de foudre. D'année en année, Dexter et Emma vont se chercher, se perdre, s'aimer, se détester, se séparer, et finir par comprendre qu'ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu'ils sont ensemble. Nous sommes le 15 juillet 2004. Tony Blair est Premier ministre, Robbie Williams cartonne et la vie, la vie qui va, réserve encore bien des surprises...

    Un homme, une femme. Ils s'aiment mais ne se trouvent pas. Le destin s'en mêle sans cesse, surtout quand ils se "rencontrent" enfin. Si la fin de ce roman est plutôt convenue, elle ne nuit en aucun cas à la qualité de l'oeuvre qui est magnifiquement traitée. La traversée de deux décennies anglaises au travers de ces deux vies ne se fait que le 15 juillet de chaque année. Un chapitre, un jour, une année écoulée que l'on nous laisse deviner. L'approche est vraiment originale et l'époque traversée ne laissera pas indifférent tout trentenaire-quarantenaire qui se respecte.

    Extrait :

    Les grands moments de notre vie ne sont pas toujours immédiatement perceptibles : il peut arriver qu'on en mesure l'importance sur-le-champ ; mais il arrive aussi qu'ils surgissent du passé, bien des années plus tard. Il en va peut-être de même avec les gens.

    James Salter, Une vie à brûler

  • Le journal des grandes inventions de Peter Riley

    Editions Larousse - 16 pagesinventions.jpg

    Présentation de l'éditeur : Un magnifique album animé pour découvrir les plus extraordinaires inventions de tous les temps ! Des doubles-pages retracent les origines de ces découvertes et expliquent leurs principes scientifiques. De superbes pop-ups en trois dimensions reconstituent les plus grandes inventions qui ont changé la face du monde.

    Un bien joli livre pour remplir les petites têtes blondes ou brunes. Deux reproches toutefois : il est un peu court pour son prix (16 pages pour 24,90 €) et l'absence d'un glossaire se fait cruellement ressentir à la lecture des découvertes de l'univers héliocentrique de Copernic, de l'imprimerie de Gutenberg, du télégraphe de Marconi ou de l'ampoule électrique d'Edison.

  • Tamara Drewe de Posy Simmonds

    tamara drewe.jpgEditions Denoël - 133 pages

    Au commencement, il y a Beth et sa maison d'hôte pour écrivains. Tout est calme, paisible, propice à la création. Mais quand Tamara, une jeune chroniqueuse racontant sa vie dans la presse people (un peu comme Carry Bradshaw dans Sex & the city), avec son nez refait, ses mini-shorts et ses moues fatales débarque au village, c'est la panique dans la gent masculine : de l'auteur à succès au musicien frimeur en passant par le jardinier factotum, nul n'échappe au charme de cette Amazone londonienne du XXIe siècle. Cette zizanie s'opère sous l'oeil des jeunes désoeuvrés du coin qui ne vont qu'embrouiller les affaires déjà bien compliquées des adultes. Le drame semble inéluctable...

    Cette libre adaptation par Posy Simmonds du roman Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy (plus connu pour son tragique Tess d'Urberville) est d'une qualité exceptionnelle tant d'un point du vue de la forme que du fond. Cette satire de la middle class anglaise, en particulier du milieu littéraire, n'est ni un roman, ni une bande dessinée ; c'est un roman graphique alternant strips et récit. Cette mise en forme inhabituelle crée une atmosphère très particulière qui ne fait que renforcer le poids de ce marivaudage moderne. Une tragi-comédie acide unique !

    Pas étonnant que Stephen Frears ait choisi d'adapter cette oeuvre au cinéma (en salle depuis le 14 juillet).