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Expos - Page 3

  • Sophie Calle, Prenez soin de vous

    L'artiste : Sophie Calle, artiste plasticienne, photographe, écrivain, réalisatrice française depuis plus de trente ans. Elle met en scène sa vie,sophie calle.jpg ses moments intimes, sur tous les supports possibles : livres, photos, vidéos, films, performances... et mêle à sa démarche narrative, fétichisme, représentation et voyeurisme.

    Le concept : "J'ai reçu un mail de rupture. Je n'ai pas su répondre. C'était comme s'il ne m'était pas destiné. Il se terminait par ces mots : Prenez soin de vous. J'ai pris cette recommandation au pied de la lettre. J'ai demandé à cent sept femmes - dont une à plumes et deux en bois -, choisies pour leur métier, leur talent, d'interpréter la lettre sous un angle professionnel. L'analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer, l'épuiser. Comprendre pour moi. Parler à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. A mon rythme. Prendre soin de moi."

    Mon avis : un très bon concept peut faire une très mauvaise exposition. De l'accumulation de portraits loin d'être exceptionnellement créatifs, de textes qui ne sont aucunement les fruits de l'artiste et de vidéos simplissimes en plan fixe, je ne retiens que l'installation de l'exposition. Au coeur d'une salle de lecture du site Richelieu de la BnF (M° Bourse), les oeuvres sont nichées entre les étagères et les lampes vertes de manière très singulière. Seul le cadre et le brouhaha s'échappant des écrans de projection ont su m'émouvoir. Pour le reste : trop. Trop à lire, trop à visionner. Cette manifestation gagnerait à être à domicile, entre bouquin et dvd. Mais au-delà de ça, je trouve absolument fascinant d'avoir réussi à convaincre une critique en ayant délégué quatre-vingts pour cent de la créativité à ses modèles. Grandiose fumisterie.

    58, rue de Richelieu - Paris 2

    Tél. : 01 53 79 59 59

    Jusqu'au 15 juin 2008 les mardi, mercredi, vendredi et samedi de 10 h à 20 h, le jeudi de 10 h à 22 h.

  • Goya graveur

    1278651451.jpgLa quête d'épanouissement professionnel, entendez par-là le chômage, a ceci de bien qu'il permet de s'adonner à certaines activités que l'on prend rarement le temps de faire, faute de temps donc mais aussi de moyens. Parce que la culture, qu'on le sache, est un luxe.

    En l'occurrence, malgré ma non-situation professionnelle, je n'aurais pas de moi-même choisi de me rendre à l'exposition Goya Graveur d'une part, parce que je ne suis pas fan de Goya - dont j'ai préféré les oeuvres exposées au Prado de Madrid -, d'autre part, parce que je ne suis pas une adepte de gravure - même si j'en possède personnellement trois de mon pintor de padrino Enrique Marin - et enfin parce que, si certains lieux culturels accordent la gratuité aux personnes sans emploi, le Petit Palais quant à lui n'accorde qu'une chiche réduction. Donc merci à mes parents de m'avoir invitée, malgré la discutabilité de ce choix au regard de mes préférences, mais ne soyons pas ingrate.

    Sans emphase aucune comme vous l'aurez compris, je dirais de manière strictement informative que l'exposition aborde les influences de Francisco de Goya (1746-1828), de Rembrandt à Velasquez, soit 280 oeuvres dont 210 estampes - certaines inédites - réparties en quatre mouvements : les Caprices (1797-1799), les Désastres de la Guerre (1810-1820), la Tauromachie (1815-1816) et les Disparates (1816-1823). Les amoureux de technique artistique seront particulièrement séduits par la pédagogie et les témoignages des expérimentations audacieuses de l'artiste.

    Jusqu'au 8 juin

    Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris

    Avenue Winston Churchill, Paris VIII

    Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h, nocturne le jeudi jusqu'à 20 h pour les expos temporaires, sauf les lundis et jours fériés

    Renseignements : 01 53 43 40 00

    www.petitpalais.paris.fr

  • Choc' à pic !

    25950213880c6d2cdd3ef5fa5107d409.jpgLoin de moi l'idée de me mettre à parler de la grève puisque comme je l'ai indiqué précédemment, je ne suis pas là pour jeter de l'huile sur le feu sur des sujets qui fâchent...

    Mais comme je l'ai évoquée, je voulais juste faire part de mon étonnement. Mais recontextualisons.

    La citation du jour est la suivante :

    Une vie sans chocolat est une vie à laquelle manque l'essentiel.

    Marcia Colman et Frédéric Morton

    Et bien malgré la grève, le métro en direction de Porte de Versailles où se déroule le Salon du chocolat jusqu'au 22 octobre, était blindé. Comme quoi rien ne décourage les gourmands.

    A moins que l'unique raison soit d'aller se gaver d'une substance anti-dépressive en cette période de frimas automnal, moral, social...

  • Les arts

    Pour tous les aficionados des expos tout autant que pour les néophytes qui auraient une fâcheuse tendance à lézarder chez eux en bayant aux corneilles plutôt qu'à se cultiver, profitez du mois d'octobre placé sous le signe de l'art contemporain.

    Alors ok, les plus flemmards argueront que la création actuelle les laisse de marbre, mais entre nous, en farfouillant ici, je doute qu'entre la photo, la sculpture, la peinture, la vidéo, le design, l'architecture et autres performances graphiques, chacun ne trouve pas un petit peu de bonheur.

    Pour le plaisir de vos mirettes ! 

  • De la monographie à la monomanie

    40f29000ea9543ab5cbd66bddfbd50d4.jpgDans la série noire des mauvaix choix culturels, l'exposition Mon Ennemi, Mon Frère, Mon Bourreau, Mon Amour de Kara Walker.

    Séduite de prime abord par les différents articles glanés ici ou là avant d'être définitivement convaincue de ne pas rater cet incontournable par les informations régionales dont l'avis présumé sûr avait loué - et pour cause - la magnifique exposition Weegee au Musée Maillol, la déception fut malgré tout au rendez-vous.

    Cette presque quadra afro-américaine, aux talents artistiques reconnus au regard de la pléthore de prix qu'elle a déjà reçus pour son oeuvre, propose une partie de son travail dans les espaces insolites du Musée d'Art moderne. Le visiteur pourra visiter de petites pièces carrées intimistes ainsi que de grands espaces aux murs courbes, en passant par des salles obscures de projection ; les canapés dispatchés ici ou là ne gâchant en rien le plaisir.

    Sauf que. L'extase sur les propositions monographiques de l'auteur qui revisitent, via des jeux de silhouettes en5add30ced56265f30871d388456bd7cc.jpg contre-jour, l'histoire de l'esclavage, n'est que de courte durée. Elle cède bien vite la place à une lassitude voire à un dégoût des trois standards plus que répétitifs (obsessionnels ?) retenus par l'artiste : pipe, sodomie, défécation.

    Le thème censément central de l'esclavage n'a pour ma part d'écho que dans la violence de ces scènes pseudo-érotiques. Au final, le fond artistique nuit à la forme très esthétique.

    Jusqu'au 9 septembre au Musée d'Art moderne - 11, avenue du Président Wilson - Paris 16