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Cinéma - Page 4

  • Omni-visibilis de Matthieu Bonhomme et Lewis Trondheim

    Scénario : Lewis Trondheim - Dessin : Matthieu Bonhommeomnivisibilis.jpg

    Editions Dupuis - 158 pages

    Présentation de l'éditeur : Tout le monde voit ce que je vois. Tout le monde entend ce que j'entends. Tout le monde sent ce que je sens. Sale journée...

    Que faire quand, du jour au lendemain, la planète entière est connectée à votre vue, votre ouïe, votre odorat, votre pensée ? Comment aller aux toilettes tout simplement ou croire au désintéressement de votre interlocuteur pour qui vous devenez soudain un formidable médium publicitaire ?

    C'est ce qui arrive à Hervé et que nous proposent de découvrir Trondheim et Bonhomme dans cette bd bichromique au rythme infernal. L'humour, le suspens, la dimension sociologique... Tout est mené de mains de maîtres et mériterait, à n'en pas douter, une adaptation cinématographique. Ce style tragico-burlesque est un délice.

  • Shutter Island de Dennis Lehane et Christian de Metter

    Editions Casterman - 128 pagesshutter island.jpg

    Présentation de l'éditeur : Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island, se dresse un groupe de bâtiments d’allure austère. On dirait une forteresse. C’est un hôpital psychiatrique. Mais les pensionnaires d’Ashecliffe Hospital ne sont pas des patients ordinaires. Ils souffrent de graves troubles mentaux et ont tous commis des meurtres particulièrement horribles. D’où la présence de gardes armés sur l’île. Lorsque le ferry assurant la liaison entre Shutter Island et le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande du directeur de la prison-hôpital et du médecin chef, le docteur Cawley, car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Il s’agit d’une dangereuse schizophrène qui a tué ses trois enfants dans un moment de crise et demeure convaincue qu’ils sont vivants. Son évasion est inexplicable, elle semble s’être volatilisée. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur et franchir les barrages de sécurité ? Pour aller où ? L’île est totalement inhospitalière, bordée de falaises abruptes, baignée par de violents courants ; or, malgré les recherches entreprises sur place, Rachel n’a toujours pas été retrouvée. Daniels et Aule vont donc s’attaquer à une mission quasi impossible. Le seul indice dont ils disposent est une feuille de papier retrouvée sur le lit de Rachel Solando. On peut y lire une succession de chiffres et de lettres sans signification apparente. Est-ce l’œuvre incohérente d’une malade mentale ou ce cryptogramme recèle-t-il un message ? Ce n’est que l’une des nombreuses questions apparemment insolubles auxquelles vont se trouver confrontés les deux officiers. Sur Shutter Island les apparences sont trompeuses, chaque chose semble avoir une face cachée et Teddy Daniels se persuade vite qu’on ne lui dit pas toute la vérité. Quel rôle jouent exactement le docteur Cawley et son inquiétant collègue le docteur Naehring ? A quoi sert exactement le phare qui monte la garde au bout de l’île ? Lorsqu’un ouragan se lève, empêchant toute communication avec le monde extérieur, Teddy Daniels et Chuck Aule comprennent que même s’ils sont censés incarner la loi, ils sont, dans les faits, bel et bien prisonniers de cet îlot peuplé de dangereux psychopathes. Et pourtant, Teddy Daniels tient à cette mission par-dessus tout. Pour des raisons qui lui sont très personnelles.

    Du suspense, du mystère et de l’angoisse, pas étonnant que ce shocker, comme le définit son auteur, ait été adapté au cinéma. Les rebondissements incessants nécessitent des nerfs d'acier. Du vrai polar, du vrai roman noir.

  • Potiche de François Ozon

    potiche.jpgDurée : 1 h 43

    Avec : Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Judith Godrèche, Karin Viard, Jérémie Renier...

    Synopsis : En 1977, dans une province de la bourgeoisie française, Suzanne Pujol est l’épouse popote et soumise d’un riche industriel Robert Pujol. Il dirige son usine de parapluies d’une main de fer et s’avère aussi désagréable et despote avec ses ouvriers qu’avec ses enfants et sa femme, qu’il prend pour une potiche. À la suite d’une grève et d’une séquestration de son mari, Suzanne se retrouve à la direction de l’usine et se révèle à la surprise générale une femme de tête et d’action. Mais lorsque Robert rentre d’une cure de repos en pleine forme, tout se complique…

    Voilà un film incontestablement générationnel déconseillé au moins de 30 ans à qui il ne parlera pas vraiment. Pour les autres, quel régal ! Les répliques, les décors, les musiques... Tout est un voyage dans ce passé pas si lointain, dont on est nostalgique même si l'on se réjouit qu'il soit, pour certains aspects (malheureusement pas toujours), révolu.

    La complicité de jeu de Deneuve et Depardieu ne peut que rappeller Le dernier métro qui les réunissait il y a 30 ans. Leurs prestations exceptionnelles sont acompagnées d'autres non moins remarquables, notamment celles de Luchini en vieux réac' et de Viard en secrétaire. On rit, on pleure. Un p'tit bonheur.

  • Courir avec des ciseaux d'Augusten Burroughs

    Editions 10/18 - 318 pagescourir avec des ciseaux.jpg

    Présentation de l'éditeur : Augusten a toujours sur qu'il était différent. Mais différent de qui, de quoi ? De l'Amérique des années 70 ? De sa mère, complètement psychotique, qui se fait tripoter par la femme du pasteur en déclamant des poèmes ? De son père, alcoolique, qui testerait bien le couteau à pain sur la gorge de sa femme ? De son psy et tuteur légal, encore plus déjanté, qui lit l'avenir des ses étrons, une Bible à la main ? Augusten verra bien. En attendant, il vit, tout simplement. Il pense à l'avenir. Il sera star, ou docteur, ou coiffeur. Il arrêtera de manger des croquettes pour chats. Ou pas. Récit d'une adolescence pas comme les autres dans une époque pas comme les autres.

    Pour ce roman autobiographique adapté au cinéma, l'on parle d'une révélation, d'un récit tragi-comique, d'une réflexion hors des sentiers battus sur la sexualité, le mariage et la société américaine. Je n'y vois qu'une succession d'anecdotes assez lourdes et pas drôles pour un sous d'un jeune homme perturbé qui a vécu des choses tristes (pour ne pas dire horribles) et en a certainement inventé pas mal si l'on considère le nombre de procès qui lui ont été intentés par les différents protagonistes. Moi qui m'attendait à découvrir un nouvel auteur américain exceptionnel, je suis déçue.

  • appelle-moi Ferdinand de H. Bourhis, C. Conty & C. Durieux

    Scénario : Hervé Bourhis & Christophe Conty

    Illustrations : Christian Durieux

    Editions Futuropolis - 63 pagesappelle-moi ferdinand.jpg

    Présentation de l'éditeur : Comment réagir quand on sait que l'on va mourir ? À travers le personnage d'Oscar, homme raisonnable qui, face à ce compte à rebours fatal, décide de prendre sa vie à contre-pied, de s'amuser, mais surtout de régler ses comptes avec sa famille, Hervé Bourhis, Christophe Conty et Christian Durieux signent un récit au plus près du nerf, de la vie. C'est, pour reprendre l'expression de Durieux un véritable « feuilleté d'émotions ».
    Ça ne va pas fort pour Oscar Lehmann. Il se sait atteint d'un cancer, aucun espoir de guérison. Alors pour ses derniers mois, ce père de famille tranquille, cet employé consciencieux, a décidé de se prendre en main. Oscar en a marre d'être raisonnable. Marre de marcher droit, quitte à envoyer paître les fâcheux qui gravitent autour de lui depuis des années. Quitte également à louer une chambre de bonne pour être tranquille, ou retrouver la professeur de français qu'il avait aimé en secret une vingtaine d'années auparavant... Plus de temps à perdre, c'est aussi l'heure de régler ses comptes avec sa famille et surtout avec son père, un peintre célèbre et égocentrique qui l'a étouffé toute sa vie... Mourir sans avoir eu le temps de... Voilà une accélération du temps extrême et irréversible. Qui n'en a jamais éprouvé l'angoisse ? Et qui n'a jamais éprouvé cet affranchissement étrange et ambigu que suscite la perspective de ne plus avoir à rendre de compte ?

    Si vous aimez les histoires tristes, vous allez être servis. C'est un peu l'expression "tomber de Charybde en Scylla" faite bande dessinée. Cette bd d'une extrême qualité tant sur le fond que sur la forme n'est pas sans rappeler le magnifique film Deux jours à tuer de Jean Becker avec Albert Dupontel et Marie-Josée Croze. La tension est palpable tout au long de l'ouvrage et la fin annoncée n'est pas sans surprises... Un voyage au fin fond de l'âme humaine dans ses plus sombres aspects. A classer dans la bd d'auteurs incontournable.