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Cinéma - Page 3

  • Hunger games de Suzanne Collins

    Editions Pocket Jeunesse - 398 pageshunger games.jpg

    Présentation de l'éditeur : Les Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras. Dans chacun des douze districts de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer aux Jeux de la Faim. Le principe est simple : tuer ou se faire tuer pour remporter l'épreuve et assurer la prospérité de son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district Douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé... 

    Attention, poids lourd ! Si j'ai tendance à m'enthousiasmer pour la littérature jeunesse, je reconnais que rares sont les livres de cette catégorie, à l'instar de la célébrissime saga Harry Potter, à pouvoir subjuguer le public adulte qui n'en est pas la cible première. Mais là, là, il s'agit bien d'une série pour tous.

    L'auteur réussit avec talent à construire une société qui n'est pas sans rappeler l'univers concentrationnaire de 1984 tout en y incluant les codes de la génération 2011. Mais ici, la télé-réalité n'est plus un jeu, du moins pour les participants qui doivent se plier à des règles repoussées jusqu'à leur paroxysme. Pour autant, il ne s'agit pas de faire étalage de violence gratuite dont le jeune public est abreuvé jusqu'à plus soif, d'où les dérives bien connues de notre époque. Le texte est intelligent, plein d'éthique mais jamais moralisateur. De quoi faire réfléchir le lecteur en le faisant passer par de nombreuses émotions (angoisse, tendresse, révolte, etc.). N'est-ce pas le but d'une lecture enrichissante ?

    Attention tout de même à ne pas le mettre entre des mains trop anxieuses. L'ayant dévoré en une journée, j'ai réussi, du haut de mes 32 printemps, à passer une nuit agitée... Quoiqu'il en soit, j'ai hâte d'assister à l'adaptation cinématographique de ce page-turner qui promet d'être palpitante.

    Je m'en vais de ce pas dévorer le tome 2, puis le 3.

  • Alter ego de P.-P. Renders, D. Lapière et M. Reynès

    Editions Dupuis

    Scénario : Pierre-Paul Renders & Denis Lapière

    Dessin : Mathieu Reynès, Benjamin Benéteau, Luca Erbetta, Efa, Emil Zuga

    Couleur : Albertine Ralenti

    Darius - 64 pages

    Camille - 64 pages

    Fouad - 64 pages

    Park - 64 pages - A paraître le 26 août 2011

    Noah - 64 pages - A paraître le 16 septembre 2011

    Jonas - 64 pages - A paraître le 7 octobre 2011

    Présentation de l'éditeur : L'Humanité est sous contrôle. Aux quatre coins du monde, six individus sont confrontés à une découverte scientifique d'une portée phénoménale. Sans le savoir, ils détiennent dorénavant notre liberté entre leurs mains.

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    Après avoir adoré Le Bar du vieux Français et Page noire, j'ai tendance à me précipiter sur les albums dont la couverture porte le nom de Denis Lapière. Une fois de plus, je n'ai pas été déçue - même si je n'aurai le fin mot de l'histoire que début octobre - avec ce thriller tentaculaire en six volets qui se lisent dans l'ordre choisi par le lecteur. Six albums, six protagonistes, une histoire commune. Une intrigue palpitante qui a le mérite de ne pas trop jouer sur les nerfs du lecteur puisque les six opus auront tous paru dans un timing de six mois.

    Cette fiction est parfaitement orchestrée et particulièrement captivante et angoissante dans la mesure où elle repose sur une réalité plus que probable, une potentialité scientifique à vous glacer le sang. La construction d'une trame du point de vue de chacun des protagonistes n'est pas sans me rappeler l'excellent film Go de Doug Liman que j'avais adoré dans mes vertes années et pose le postulat selon lequel une adaptation de cette série franco-belge serait une réussite. Six actes à ne pas manquer où appétit de pouvoir, santé publique et avancées technologiques ne font pas bon ménage.

  • Chronique de l'effort # 32

    Ou ma vie de brocanteuse (en fait, beaucoup moins classe, de vide-grenier-euse, mais ça ne se dit pas).

    L'on pourra a priori légitimement croire que je suis contaminée par le virus du commerce depuis que je suis libraire et que je poursuis donc cette activité sur mon temps libre. Il n'en est évidemment rien. J'ai besoin de thunes voilà tout.

    Sauf que.

    S'il fut un temps où le vide-grenier permettait de se constituer un petit complément pécuniaire tout en se débarrassant de diverses saloperies encombrantes que - chose aussi incroyable qu'incompréhensible - des personnes sont prêtes à acheter, il n'en est plus rien.

    Mais commençons par le commencement.

    Faire un vide-grenier n'est pas une sinécure. La béotienne que j'étais ignorait totalement qu'on ne s'improvise pas vendeur sur un vide-grenier. Déjà, il faut faire du tri chez soi. Puis faire les cartons et les valises. Et bien sûr les transporter. Mais surtout, il faut se lever à quatre heures du mat' car les emplacements sont convoités.

    Une fois sur place, tu te dis que tu vas t'installer tranquillement et mourir de froid en toute discrétion dans la rue déserte d'un village dont tu ignorais l'existence jusqu'à ce jour. Que nenni ! Tu ouvres à peine ton coffre de voiture que des vautours se jettent sur ton bric-à-brac, lampe de poche en main façon flic et fouillent sans ménagement. Tu te dis qu'il s'agit du comité de surveillance qui vérifie que tu ne recèles pas d'objets volés ou de contrefaçons, mais non, il s'agit bien d'acheteurs fous prêts à acquérir la meilleure bousasse avant tout le monde. Heureusement, ces chalands, une fois le bordel foutu dans tes affaires, te disent, bourrés de savoir-vivre, qu'ils vont te laisser t'installer. De la délicatesse du client de vide-grenier... Tu te répands donc enfin sur la voie publique et tu amorces stoïquement ton décès par hypothermie.

    Puis le soleil se lève enfin et le preneur se multiplie. Evidemment, en bon marchand improvisé, tu n'as absolument pas pensé à venir les poches remplies de monnaie, de fait, tu rates des ventes, faute de pouvoir rendre la différence aux possesseurs de billets. Et là, alors que le froid plus-que-matinal fait place à un soleil de plomb qui te tanne le cuir faute d'avoir prévu le parasol que de toute manière tu ne possèdes pas, tu te rends compte que les poches de tes clients ne regorgent pas que de billets et non de pièces. Elles sont également pleines d'oursins. Tu vends un beau livre d'art cinq euros ? On t'en propose un. Tu envisages de céder des baskets trois bandes neuves à dix euros ? On t'en propose un. Les gens croient-ils que c'est la foire à un euro ? Qu'à cela ne tienne, tu acceptes de te défaire de tes cd honteux de jeunesse à un euro. On t'en propose... cinquante cents !

    Au final, tu plies bagages à treize heures, terrassée, obligée de remballer et déménager en sens inverse quatre-vingts pourcent des merdes que tu préfères voir encombrer ton garage plutôt que de les brader à des radins désagréables, le visage cramoisi et la bourse alourdie de pas moins de trente-huit euros cinquante.

    Moralité, tu repars enrichie. De la certitude que jamais plus on ne te reprendra à faire un vide-grenier.

  • Il était une fois en France de Fabien Nury et Sylvain Vallée

    Editions Glénat

    Tome 1 - L'empire de Monsieur Joseph - 48 pages

    Tome 2 - Le vol noir des corbeaux - 59 pages

    Tome 3 - Honneur et police - 55 pages

    Tome 4 - Aux arme, citoyens ! - 64 pages

    Présentation de l'éditeur : Il était une fois en France conte l’histoire de Joseph Joanovici, juif roumain devenu l’homme le plus riche de France pendant l’occupation. Ferrailleur, collabo, résistant, il fut pour certain un criminel, pour d’autres un héros. Intelligence avec l’ennemi, corruption de fonctionnaires, contrebande, enrichissement personnel et même meurtre, c’est le cheminement de ce personnage ambigu baptisé le “roi de Paris” par ceux qui ont croisé sa route, que relate avec justesse cette saga au thème délicat.

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    Cette saga historico-romancée prévue en six tomes (à raison d'un par an) est tout simplement passionnante. Si les aller-retours temporels du scénario ne facilitent pas toujours la compréhension au début, l'on est vite dans le bain.

    A la manière d'American History X, les auteurs nous confrontent à l'ambivalence des ressentis. Difficile de ne pas être subjugué par le talent d'un homme qui, parti de rien, a réussi mieux que personne et qui a sauvé des centaines de vie. Mais qui par ailleurs a collaboré, volé, tué. Cette série nous apprend que ce sont davantage les intentions que les actes qui doivent être jugés. Les dimensions humaines et historiques sont captivantes et formidablement relatées. Pas étonnant que les différents titres dont on ne peut qu'attendre avec impatience la suite ait été couronnés des Prix Saint-Michel du meilleur album francophone en 2009, Prix des lecteurs du Parisien/Aujourd'hui en France en 2010 et Prix de la Série à Angoulême en 2011.

  • Quartier lointain, l'intégrale de Jirô Taniguchi

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    Présentation de l'éditeur : Transporté dans la peau de l'adolescent qu'il était à 14 ans, Hiroshi redécouvre son passé en questionnant sa famille et ses amis. Il le revit également, et lorsque le jour approche où son père a disparu sans explication, Hiroshi se demande s'il peut changer ce passé ou s'il doit le revivre, impuissant. L’adaptation au cinéma de Quartier lointain est l’occasion de redécouvrir ce magnifique récit de Taniguchi dans une édition intégrale. Le « pitch » a de quoi faire rêver : comment un homme de 48 ans se réveille un jour dans le corps de ses 14 ans avant de revivre ses années d’adolescence… Mais peut-on modifier son passé ?

    S'il est certains ouvrages dont on se demande pourquoi ils sont encensés par la critique voire comment ils ont pu remporter des suffrages élitistes, aucune interrogation. Si Quartier lointain a obtenu le Prix du meilleur scénario au Festival d'Angoulême 2003, le Prix Canal BD des librairies spécialisées en 2003, le Prix de la meilleure BD adaptable au cinéma au Forum de Monaco 2004 et, par voie de conséquence, été adaptée au cinéma en novembre 2010, c'est tout simplement parce que cette bande dessinée est fabuleuse.

    Voilà qui me réconcilie avec la littérature japonaise. Traité avec une infinie subtilité, ce voyage introspectif ne peut laisser indifférent. Que ferait-on si l'on pouvait revivre sa propre histoire avec toute l'expérience accumulée au cours de sa vie ? De belles heures de retour sur soi-même pendant et bien après la lecture...