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Cinéma - Page 2

  • Marilyn Monroe par Anne Plantagenet

    Editions Gallimard - 299 pagesmonroe.jpg

    Présentation de l'éditeur : Elle voulait qu'on la regarde. Mal aimée, étouffée, violée, abandonnée, l'enfant brune et bégayante nommée Norma Jeane Mortensen était prête à tout pour sortir de l'ombre et taire ses blessures. Jusqu'à devenir Marilyn Monroe (1926-1962), créature artificielle, blonde publique, surgie après neuf heures de maquillage et de décoloration. Jusqu'à se laisser dévorer par elle.

    Cette biographie de Miss Poupoupidou est bien loin de ce que l'actrice a enduré de son vivant et longtemps après sa mort, à savoir les ragots les plus odieux et voyeuristes, les spéculations toutes plus sordides les unes que les autres.

    Anne Plantagenet nous retrace avec beaucoup de simplicité l'existence surréaliste, surexposée et survoltée d'une petite fille brisée dans le corps d'une pin-up.

    Les amoureux de la plastique de Norma Jeane-Marilyn seront peut-être un peu déçus de la quantité de photographies réduite à la portion congrue, mais là n'est pas l'objet de l'ouvrage.

    Difficile quand, depuis toujours, on a évolué dans un monde où les seins et les culs sont à tous les coins de rue, de pénétrer l'atmosphère de scandale de l'époque et de comprendre l'engouement créé par cette emmerdeuse maladive. Une chose est sûre, cette vie fut hors norme et le restera. C'est ce qui en fait un objet de culte aussi fascinant qu'horrifiant.

  • Cosmopolis de Don DeLillo

    Editions J'ai lu - 191 pagescosmopolis.jpg

    Présentation de l'éditeur : Avril 2000. Eric Packer, golden boy comblé qui dirige une influente société de courtage, traverse New York dans sa limousine. Il pose sur le monde qui l'entoure un regard désenchanté, tout en parcourant la ville que paralysent progressivement une série de manifestations collectives. Dans cette atmosphère d'apocalypse, reviennent le hanter des souvenirs qui le conduisent à reconsidérer son existence et à s'interroger sur la personne qu'il est désormais. Mais il est trop tard : l'homme postmoderne qui voulait se suffire à lui-même n'a plus accès à la réalité qui le frappe alors de plein fouet.

    J'avais beaucoup entendu parler de Don DeLillo comme d'un auteur exceptionnel. Je ne remettrais pas le talent de l'écrivain en question avant d'avoir tenté un deuxième texte. Mais une chose est sûre, ce n'est pas Cosmopolis qui me ralliera au fan club !

    J'ai littéralement détesté ce livre que je n'ai pas abandonné uniquement parce qu'il n'était pas très long. Le héros est odieux mais ce n'est pas ça qui m'a rebuté tant il peut être délectable d'haïr certains personnages. C'est surtout le style très particulier - je dois avouer que parfois je ne comprenais rien - et l'absurde qui m'ont exaspérée. Oui, c'est ça, tout est absurde et n'a aucun sens.

    Je m'interroge sur l'adaptation cinématographique du moment avec l'affolant Pattinson. Quel genre de film peut-on tirer d'un tel livre ? Je n'irai pas vérifier mais si l'un d'entre vous peut m'expliquer l'intérêt et le sens de ce livre, je suis preneuse.

  • Les Descendants de Kaui Hart Hemmings

    Editions Jacqueline Chambon - 296 pages

    Présentation de l'éditeur : Descendant de l’un des plus grands propriétaires terriens de l’île d’Hawaii, Matthew King voit son destin basculer le jour où son épouse, la belle et frivole Joanie, sombre dans le coma après un grave accident de bateau. Bientôt, conformément au testament qu’elle avait rédigé, les appareils seront débranchés, et Matt devra s’occuper seul de ses deux filles, Alex, dix-sept ans, ancien mannequin et déjà quelques problèmes de drogue à son actif, et Scottie, une pétulante petite fille de dix ans. Tandis qu’il demande à la famille et aux amis de Joanie d’aller lui dire au revoir, Matt découvre que sa femme avait un amant. Décidé à le retrouver pour qu’il puisse, lui aussi, faire ses adieux, Matt prend la route avec ses filles et se lance dans une quête salvatrice. D’une plume tout à la fois incisive et mélancolique, acide et sincère, lucide et drôle, Kaui Hart Hemmings sonde les liens affectifs qui font d’un homme un amant, un mari et un père, et signe, avec Les Descendants, un authentique roman d’amour.

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    A gauche, la couverture qui a paru dans nos librairies avec l'horrible affiche de l'adaptation cinématographique, à droite, la couverture américaine. Cherchez l'erreur... On a beau dire que le flacon importe peu, ça me gâte un peu l'ivresse une jaquette aussi moche.

    M'enfin, ici on parle contenu plus que contenant. Faisons le donc. Je ne sais pas si le film était réussi, mais si tel n'était pas le cas, alors c'est qu'il n'était pas à la hauteur car Les Descendants est un très beau texte. Il parle d'amour, d'infidélité, de paternité, de mort mais c'est surtout une très belle réflexion sur le pardon. Un peu commun de prime abord mais le côté farfelu des personnages fait la différence.

    En arrière-plan, l'auteur, d'origine hawaïenne, nous offre un petit aperçu historique de son île et évoque l'importance de préserver le riche héritage ancestral culturel et environnemental de sa culture. Tout cela se fondant très adéquatement dans le récit.

    Bref, ce n'est peut-être pas un livre qui me laissera un souvenir impérissable mais en tout cas, sa lecture m'a beaucoup touchée et divertie et c'est déjà énorme.

    Extraits :

    Je me demande si nos rejetons n'ont pas tous décidé de baisser les bras. Ils ne seront jamais sénateurs ni propriétaires de clubs de football. Jamais ils ne deviendront présidents de la NBC Côté Ouest, ni fondateurs de Weight Watchers, pas plus qu'ils n'inventeront le caddie pour faire les courses, ou ne se retrouveront prisonniers de guerre, ou les plus gros fournisseurs du monde de noix de macadamia. Non, ils prendront de la coke, fumeront des joints, suivront des cours d'écriture créative et se ficheront de nous. Ils se souviendront peut-être de nos dynamisme, mais ils ne prendront jamais la relève.

    ...

    C'était ça le problème : notre couple avait fini par s'enliser dans la routine. Et Joanie avait besoin des cahots du quotidien, des accidents du terrain. C'est drôle, je me perds dans des pensées à son sujet alors que quand elle était là, devant moi, je ne pensais pas beaucoup à elle.

    ...

    Je me demande à partir de quel âge on ne peut plus simplement se joindre aux autres gosses.

  • Hunger games 3 de Suzanne Collins

    Editions Pocket Jeunesse - 417 pageshunger games.jpg

    Présentation de l'éditeur : Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair : Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

    Et bien voilà, malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin et cette fantastique trilogie ne m'aura pas profité plus d'une semaine (et pourtant j'ai intercalé d'autres livres pour faire durer le plaisir !).

    Après un premier volet captivant et une seconde partie toujours aussi palpitante, Suzanne Collins achève sa série aussi brillamment qu'elle l'a débutée. A aucun moment le récit ne faiblit, le suspens est maintenu à son comble de manière hallucinante et l'inattendu est la règle. Si les deux premiers volumes m'ont arraché quelques larmes, le troisième opus a connu les grandes eaux (oui, je suis une chouineuse) grâce à un final countdown tragique très réaliste : la liberté à un prix. L'auteur, toujours sur le ressort des codes de la nouvelles génération, s'affranchit des caractères restrictifs de ces mêmes centres d'intérêt pour élever son récit et par là-même la réflexion de l'auteur. De la très très grande littérature jeunesse.

    Y'a plus qu'à attendre la version cinoche.

  • Hunger games 2 de Suzanne Collins

    Editions Pocket Jeunesse - 398 pageshunger games.jpg

    Présentation de l'éditeur : Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des Jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...

    Après un premier tome exceptionnellement qualitatif, je redoutais que le second opus, L'embrasement, ne tienne pas le rythme. Quelle erreur ! Une fois encore, l'on se plonge à peine dans la lecture qu'il devient, toutes affaires cessantes, la priorité du moment.

    L'auteur parvient, d'une écriture fluide, à maintenir un degré de suspens digne de toutes les attentions, ne se départit pas de sa finesse d'analyse des comportements et colle parfaitement aux préoccupations de sa cible première - les young adults - (quoi que d'une manière un peu trop puritaine, typiquement américaine) tout en l'orientant toujours aussi subtilement du bon côté de la réflexion.

    Cette saga est vraiment de très haut vol et je m'en vais de ce pas dévorer le troisième.