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Chronique de l'effort - Page 3

  • Chronique de l'effort #24

    Ou ma nouvelle vie de libraire.

    Un métier qui ne va pas manquer de me fournir pléthore d'anecdotes croustillantes.

    Adieu chômage de malheur... même si je m'étais bien habituée à ne pas travailler...

  • Chronique de l'effort #23

    Ou ma vie de rédactrice en quête d'épanouissement professionnel (chômeuse quoi).

    Quand on travaille, on a qu'une envie, c'est de s'arrêter de bosser.

    Quand on s'arrête de bosser, on a qu'une envie, c'est de travailler.

    C'est ambivalent, c'est humain.

    Encore que le deuxième point ne puisse être pris pour vérité à l'état brut ; des précisions s'imposent.

    Evidemment que si Dame Nature avait fait de nous des rentiers plutôt que des prolos, nous n'éprouverions aucunement le besoin (le mot est lâché) de trimer. Ce qui ne veut pas dire non plus ne rien faire de notre peau puisque le cas échéant, nous nous consacrerions à des activités utiles et intéressantes de type associatives ou encore culturelles.

    Mais Dame Nature étant une salope, quand nous autres indigents arrêtons de bosser, notre unique préoccupation est de trouver un nouveau job pour pallier les deux problématiques du chômage : la pauvreté et la solitude. La pauvreté car les Assédic ne sont ni éternelles ni suffisantes et que nous n'avons pas de bas de laine. La solitude car les camarades travaillent et quand ils sortent du taf, ils vont au resto par exemple et c'est au-dessus de nos moyens.

    Cependant, on a beau chercher, on ne trouve pas toujours. Surtout en ce moment, il paraît. D'où angoisse, perte de confiance en soi, déprime.

    Non, franchement, le chômage, c'est loin d'être des vacances. C'est un vrai travail.

    Sur soi.

    Et puis heureusement, quand on a un peu de chance, du travail, on en retrouve.

    ...

    Alors bon ok, c'est seulement en CDD.

    ...

    Et puis, c'est tellement loin de Paris - même pas l'Île-de-France, c'est dire - qu'un sixième du temps quotidien se fera dans les transports en communs et le train.

    ...

    Tout ça pour toucher l'équivalent des Assédic.

    ...

    Mais l'essentiel, c'est de se remettre sur les rails !

    Qui sait, peut-être une opportunité à la clé...

  • Chronique de l'effort #22

    Ou ma vie d'hôtesse de caisse.

    C'est-à-dire bien avant que j'entreprenne des études de communication et que je découvre que la communication, c'était du gros barratin.

    Bref.

    Quelle que soit la fonction occupée, un professionnel se doit de s'intégrer dans l'entreprise. Et pour s'intégrer, il est primordial d'adhérer à sa culture. Mais la culture d'entreprise étant essentiellement informelle, il est difficile d'en prendre connaissance. On s'en fait donc une idée au fur et à mesure, pour ne pas dire à l'usure, en observant, en recoupant, en déduisant.

    Dans cette optique, l'on commence par s'intéresser à la communication à destination du public puisque, se dit-on, le message choisi par les conseillers de l'entreprise et véhiculé dans les médias ne peut qu'être l'exact reflet de la personnalité morale.

    C'est ainsi qu'une observation attentive m'a appris que mon employeur de l'époque se définissait comme un agitateur culturel certifié non conforme. Séduite par le concept, je décidais aussitôt d'y adhérer ou plus exactement d'y faire adhérer mes mains. Oui, ne l'oublions pas, la caissière n'a pas de visage, c'est une personne insignifiante qu'on ne regarde pas et dont on voit juste les mains faire biper nos articles et prendre/nous rendre nos moyens de paiement. Mes mains, seul réel interlocuteur de la clientèle, se devait donc d'être de fiers ambassadeurs.

    Pour ce faire, je décidais très naturellement de faire au travail comme à la ville et de ne plus me départir de mes breloques dans les vestiaires. Je pouvais désormais aborer brillamment ma bague à chaque doigt.

    Las ! Mes menottes bling bling pleines de bagouses n'ont pas tardé à se faire passer les bracelets par la direction selon laquelle "conformément au code vestimentaire, il est demandé de ne pas faire de vagues en adoptant une tenue sobre, qui se noie dans la masse".

    Dixit l'agitateur non conforme. Donc.

  • Chronique de l'effort #21

    Ou ma vie de rédactrice en quête d'épanouissement professionnel (de chômeuse quoi).

    Ce qui est moche quand on est à la recherche d'un emploi, c'est qu'on a pas de sous pour s'acheter de nouvelles chaussures pour la rentrée.

    Ce qui est beau quand on est à la recherche d'un emploi et qu'on a une maman, c'est qu'elle vous les offre, vos new shoes.

    Tadaaaam !

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  • La pelle du 18 juin

    Intéressant le titre non ? La question étant de quoi peut-il s'agir ? Quel est le fondement de cette tournure aussi mystérieuse - et subtile n'est-il pas ? - que d'actualité, dont, je dois bien l'avouer, je ne suis pas peu fière ?

    Digression : si l'on se penche sur les habitudes d'écriture, l'on peut constater que certaines personnes rédigent après avoir élaboré un plan précis dont le déroulement, une fois seulement achevé, leur permet d'intituler. Le rédac' chef de ces lieux - mézigue -, quant à lui - elle -, à un fil conducteur qu'il ne laisse se dérouler au hasard des justes formulations de son esprit qu'une fois la manchette emmanchée. Or, parfois, ma maïeutique intitulatoire est parfois longue à accoucher et, pour le moins, capillotractée, comme la rédaction le démontrera aisément par la suite.

    La pelle du 18 juin.

    Donc.

    Nul n'est évidemment besoin de préciser qu'il s'agit avant toute chose du détournement de l'évènement gaulliste du jour parce que bon, c'est pas parce qu'on est chômiste qu'on est coupé du monde réel.

    Mais quid du sens caché que seuls les esprits les plus sagaces peuvent pénétrer ; bien qu'en la matière, l'art divinatoire ou la télépathie seraient davantage utiles pour espérer trouver un sens là où il n'y en a, en vérité, que peu.

    Partant. 

    La pelle du 18 juin.

    Pour les non initiés, il est important de souligner qu'il existe ce que l'on appelle des "sports d'élite". Oui, il faut toujours que l'élite s'approprie des trucs, de préférence onéreux, non pas par goût prononcé ni même pour le plaisir de dépenser mais uniquement pour s'assurer que les basses castes ne puissent y accéder. C'est vicieux - et crétin -, je sais. Parmi ces activités réservées, l'on compte l'aviron... The Boat Race... Henley on Thames... Oxford / Cambridge... L'élite quoi. Et bien, à l'aviron, la palette qui sert à ramer ou dénager (ndla : ramer en sens inverse) s'appelle, dans le jargon, la pelle. Or, comme je l'ai expliqué tout à l'heure, il m'est parfois difficile - bien qu'indispensable - de trouver ma titraille. En l'occurrence, j'ai ramé... Hep hep hep, on ne commence pas à hausser les épaules ou à rouler des yeux car, comme vu ci-dessus également, j'avais précisé "capillotracté". CQFD.

    Mais encore.

    La pelle du 18 juin.

    Ne dit-on pas, quand on est d'jeuns, "se rouler une pelle" pour qualifier les échanges bucco-salivaires ? Et bien, en la matière, c'est d'auto-embrassade qu'il s'agit. Car aujourd'hui, je célèbre le premier anniversaire du blog présentement noirci par des suites de caractères sans queue ni tête mais on s'en fout, c'est sa fête.

    Deux cent quatre-vingt quatorze posts. Huit cent quarante commentaires. Trente-huit mille cent douze visiteurs. Des chiffres à la pelle - mouahahah - qui, à eux seuls, sont un chouette cadeau.

    Bon anniversaire mon p'tit blog !