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Chronique écolière - Page 2

  • Chronique écolière #1

    Bon alors comme on a pas le droit d'être en panne d'inspiration, en pleine flemme d'écriture et que je me fais enguirlander parce que j'écris rien... me revoilà, ô public ingrat. Mais comme tu es exigeant et que personnellement, je tiens une petite forme rédactionnelle, je tombe dans la facilité en inaugurant une nouvelle rubrique, fruit de mon vécu, ce qui ne veut pas dire que tout soit toujours exactement la vérité. Je ne précise qu'au cas où tu ferais partie de ces gens stupides qui ne comprennent rien à rien aux exercices de style de type extrapolation, exagération et autre hyperbole de la réalité. Voilà, ça, c'est fait.

    Donc Chronique écolière... Moteur... Action ! Ou ma vie en sixième 8.

    59c5a1954b94c59da0fce6cf29607f9e.jpgLes premiers pas au collège sont difficiles. Outre les horreurs que les frères et soeurs aînés se poilent à rependre dans nos pauvres esprits naïfs, le passage d'une maîtresse attentionnée à une ribambelle de professeurs n'est pas chose aisée. Sans compter la domination des grands de la cour qui exercent sauvagement leur ascendant et la pression sociale qui s'immisce progressivement dans les méandres de ta cervelle de bisounours : comment faire comprendre à ta mère que non, vraiment, le cartable en cuir, c'est ringard ou à ton père que, sans vouloir te manquer de respect, si je mets mes moon boots au moindre flocon de neige, je suis cataloguée bouffonne à vie. Bref, le collège est un apprentissage abrupt qui passe par la phase "tout est la honte de ma vie". Respirer y compris.

    Donc quand vient le jour de ton premier cours de Techno, que le prof arrive en retard, que toute la classe - qui se connaît très peu, forcément, c'est la rentrée ! - attend docilement - ben ouais, on sort de l'école primaire - dans la cour, que le prof attendu arrive enfin, qu'il se plante devant toi alors que tu l'as jamais vu de ta vie et qu'il te sort "ooohhh, mais tu es la petite Sapin" en te serrant dans ses bras - devant tout le monde donc -, ben c'est pas compliqué : tu meurs.

    Mais ce qu'il y a de bien dans les morts de la honte, c'est que tu ressuscites toujours.