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Chronique d'une ambivalente - Page 6

  • Chronique d'une ambivalente #3

    Je traiterai ici, une fois n'est pas coutume, d'un accès antithétique temporaire.

    D'un point de vue permanent et dans l'acception du fait que je ne dispose pas du job idéal selon moi, je n'aime pas travailler. Mais alors, vraiment pas. Devoir se lever tous les matins, se coltiner les transports (et pourtant je suis une eebcbe830aecece79dce1773c0ae3f5a.jpgParisienne privilégiée de ce point de vue), imposer ses humeurs ou essuyer celles des autres - patrons ou collègues -, exécuter des tâches bien souvent barbantes qu'on aurait, en situation de libre arbitre non tributaire de l'indispensable salaire, choisi de ne pas faire, rester barricadé dans un même espace cinq jours sur sept, j'en passe et des meilleures... Et bien moi personnellement, j'appelle pas ça "le kiff" comme disent les "d'jeun's".

    Conclusion : je voudrais ne plus travailler.

    D'un point de vue circonstanciel et dans l'acception du fait que mon job non idéal selon moi est soumis à de grandes variations d'activité d'un point de vue du rythme, je n'ai rien à faire en ce moment. Mais alors, vraiment rien. Devoir me lever tout les matins, me coltiner les transports, imposer mes humeurs ou essuyer celles des autres, rester barricadée dans un même espace cinq jours sur sept et n'avoir aucune tâche pas même barbante à exécuter... Et bien moi personnellement, je trouve ça "chimique" comme disent les "d'jeun's".

    Conclusion : je voudrais travailler.

    Je n'irais pas plus loin dans la démonstration naturellement. Mais je vous renvoie à une note de mon ancien blog qui me revient à l'esprit, du même acabit, qui traitait de la procrastination.

  • Chronique d'une ambivalente #2

    Suite de la rubrique inspirée par ma moitié (c'est ce qu'on appelle un échange de bons procédés : en jeune femme qui se respecte, je suis de self mauvaise foi et lui se charge de mettre à jour mes contradictions ; fonctionnement bien rôdé comme précédemment évoqué).

    Auto-discordance n°2 donc. On peut me répéter dix fois, vingt fois, cent fois que je suis jolie, intéressante ou n'importe quoi de qualitatif. L'information ne percute jamais, je reste irrémédiablement sceptique voire convaincue du contraire (oui, oui, je sais ce que vous pensez mais j'étais, je suis et je serai toujours une fille). Je suis un peu comme les enfants - ou les animaux, rrooohhh -, j'ai besoin de répétitions incessantes, ça me rassure.

    A partir de ce postulat et si l'on se réfère aux vieux adages, l'on pourrait légitimement penser que comme "ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît" et que par extension "fais à autrui ce que tu voudrais qu'on te fît", je suis une personne particulièrement rassurante, à l'attention très développée afin de tranquilliser, d'apaiser les êtres chers qui l'entourent.

    Ben oui. Mais non. Trop de logique tue la logique comme on dit. Et puis pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Je me suis donc dit, dans mon for intérieur, qu'il était bien plus évident d'être anxiogène. Des fois que j'inspirea97a9e28ce9e9a2cfe7a2de74b4c9a6f.jpg de manière trop manifeste ce dont j'ai besoin ! Trop facile, hé ho.

    De fait, je ne souligne jamais les points positifs mais je surligne, parfois à outrance, les aspects négatifs. Ce que je ne critique pas est ce que j'approuve. Et ce fonctionnement est exponentiel à l'intensité de mon affection. Il paraît que c'est particulièrement déstabilisant mais après tout, ne dit-on pas : qui aime bien châtie bien ?

    Peste, moi ? Non, non, "ambivalente", c'est marqué dans le titre ! 

  • Mort hâle

    Je ne le répèterais jamais assez, je fais partie de l'espèce des filles sympas mais quand même chieuses (le premier qui me parle de pléonasme...). Et quand une emmerdeuse rencontre, pire, vit avec un mec absolument génial mais quand même complétement à l'ouest qui n'oublie jamais d'oublier, que fait-elle ? Et bien elle troque régulièrement sa perruque de femme/maîtresse/amie contre celle de maman/cerbère.

    Alors bon, ce genre de relation est totalement harmonieuse, avec les clashes salvateurs pour l'équilibre, quand la nana est une intermittente de la supervision et que le gars a des accès chroniques d'infantilisme nécessitant un rapport maternaliste. En revanche, si l'un ou l'autre de ces tempéraments essaie de s'exercer avec un caractère semblable, c'est le drame assuré. En l'occurence, osmose donc apothéose mais là n'est pas le propos.

    Je voulais juste souligner que lorsqu'on est investi de ce genre de mission (celui d'inspecteur des travaux pas finis voire pas faits donc), la pression est au rendez-vous. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'on a le moral dans les chaussettes mais certains jours, une horrible bête pointe insidieusement sa petite tête : la culpabilité. On se sent coupable de surveiller. On se sent coupable de critiquer. On se sent coupable de repasser après. On se sent coupable de moraliser.

    a1f1399bc44c4b59bf17ec2f9999bec6.jpgEt puis on se sent coupable d'être soi-même à côté. De la plaque j'entends. Voilà quasiment une semaine que je me dis chaque soir : "tiens, demain, je m'achète une carte pour faire quelques UV". Et voilà quasiment une semaine que systématiquement j'oublie. Alors, je pourrais déloyalement prétendre qu'à force d'éponger les défauts des autres, je finis par les absorber et les faire miens. Mais non, je suis à la rue, c'est tout.

    Le problème au regard des conditions météorologiques actuelles, c'est que si je continue à zapper cette mission absolument in-dis-pen-sa-ble, je vais finir "blanche comme une merde de laitier" comme on dit par chez moi.

  • Chronique d'une ambivalente #1

    Dans toute chose, il existe des règles quasi immuables, telles que, de manière non exhaustive :

    • les blogs traitant de la vie des gens dans un style rédactionnel néo-orthographique / humoristique / chick'litt' / caustique / "connasse" ont davantage de succès que les blogs traitant de tout et de rien dans un style plutôt intello-culturel,
    • la majeure partie des lecteurs / spectateurs / internautes ont un goût prononcé pour les séries / sagas,
    • les filles sont des emmerdeuses chroniques contradictoires,

    A partir de là, de façon quasi syllogistique :

    1. attendu que j'écris ce blog par goût de l'écriture mais également dans le but d'être lue (bah voui, vous croyez quoi, que je pratique l'onanisme rédactionnel ?),
    2. sachant que tous les moyens sont bons pour fidéliser le lectorat,
    3. étant donné que je suis une fille et tout ce qui s'ensuit,

    J'ai décidé de créer la chronique ci-intitulée ayant pour fond un melting-pot des éléments clés - mentionnésf6075ef6dff54a0b834a59cc01f4606b.jpg précédemment - de mon succès interplanétaire désormais assuré et mettant en scène, s'il était besoin de le préciser, mes antagonismes. Je tâcherais naturellement d'insuffler aux posts de cette rubrique le style adéquat et de me tenir à un rythme... disons... hebdomadaire et plus si affinités. Cela dit, comme je suis une fille et tout ce qui s'ensuit, peut-être que je ferais tout le contraire de ce que j'ai dit. Voire peut-être rien du tout.

    Maintenant que j'ai défini le contenant, voici le contenu, peu travaillé mais c'est une première alors un peu d'indulgence. Et puis, de toute façon, faire nul est aussi un gage de réussite puisque déchaîner les critiques fait vendre.

    Donc.

    Premier opus inspiré par le petit oiseau qui partage mon nid : je rêve de faire la Une mais j'aspire également à rester dans l'ombre (quoique...).

    Ouaow, quel scoop ! Bon allez, promis, je ferais mieux la prochaine fois.

    Ou peut-être pas.