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Chronique d'une ambivalente - Page 5

  • Chronique d'une ambivalente #7

    D'un naturel excessif, je ne suis pas de celles à qui l'on marche sur les pieds impunément. L'on pourrait même pousser jusqu'à l'extrême en déclarant que j'ai tendance à avoir la fustigation assassine.

    Fruit d'une éducation rigoureuse, je peux me prévaloir de connaître les usages les plus communs comme certains plus raffinés. Facette artistique sans doute, j'ai également, dans mon jeune âge, transgressé toutes ces règles en tutoyant les limites de la vulgarité et de l'insolence. Mais jamais de la bienséance.

    Ce cheminement dans les règles éducatives n'est que poncif me semble-t-il. Et pourtant non. Le sans-gêne semble aujourd'hui l'emporter sur la courtoisie. Si mes limites personnelles me poussent parfois à devenir désobligeante, à adopter un ton méprisant voire à pousser jusqu'à la perfidie (de l'art de l'argument fallacieux...), je ne me permets cependant jamais de m'imposer.

    Pourtant s'imposer semble être devenu la règle. Et malheureusement, confronté à cette attitude, mon verbe acéré a tendance à tomber en décrépitude. C'est ce qu'on appelle vulgairement se faire couper le sifflet. Alors peut-être s'agit-il d'un manque d'arrivisme mais personnellement, je suis incapable de m'incruster, de réclamer ou que sais-je encore.

    384690e9b02769caf73942ceba693663.jpgMais ce qui est pour moi l'évidence de la convenance n'est apparemment qu'une faille dans laquelle une floppée de malotrus ne songe qu'à s'engouffrer. Pourquoi hésiter à s'incruster, à réclamer ou que sais-je encore puisque, bonne poire, je serai tellement sidérée par un tel toupet que je ne trouverai rien à dire ?

    Aujourd'hui, comme le disait Romain Coolus :

    Politesse : usage hors d'usage.

    ... j'hésite entre devenir moi-même irrévérencieuse et gare à ceux qui trouveront à y redire ou exercer mes automatismes d'auto-défense afin de recadrer les importuns avant qu'ils ne marchent sur mes plates-bandes. Mais quoi qu'il advienne, je reste une convaincue inconditionnelle de la théorie de Monsieur Castor :

    L'enfer, c'est les autres. 

  • Les appâts rances

    Mais pourquoi tant d'histoires sentimentales sont un échec ?68bdaf71be0e8eb747d1683f3b8800c0.jpg

    Alors, d'accord, aujourd'hui nous avons le luxe de pouvoir tester et comparer. Peut-être est-ce cet embarras du choix qui nous rend plus difficiles... Sommes-nous devenus plus exigeants, moins tolérants, trop égoïstes pour supporter quelqu'un d'autre que nous ?

    En y réfléchissant, je me dis que bon, certainement un petit peu, mais pas que.

    Tout compte fait, je pense que ces échecs répétitifs sont le fruit non pas d'une incapacité générationnelle à s'engager ou d'une course effrénée au "mieux" mais d'une simple erreur sur la marchandise.

    Combien de fois avons-nous été déçus de nous apercevoir que la personne tant convoitée était, la phase de séduction dépassée, bien différente de celle que nous nous étions représentée ? Certes, la distorsion vient en partie du fait que les yeux amoureux embellissent certains aspects et en scotomisent d'autres. Mais cette altérité vient aussi de nous-mêmes. Quand nous tentons de faire opérer le charme, nous misons tout sur nos points forts, nous tentons de nous dévoiler sous notre meilleur jour. Jusque là, rien que de normal. Le problème est que nous attirons l'autre avec des traits de caractère ou un mode de pensée qui sont, non pas exactement les nôtres mais ceux que nous souhaiterions posséder. C'est ce que j'appelle le soi fantasmé. Oui, oui, c'est très narcissique.

    Forcément, quelle surprise pour nos apollons de se croire avec une dulcinée toute douce qui devient bientôt une hystérique de première ! Et quelle déconvenue de constater que nos jules si attentionnés les premiers jours deviennent si rapidement négligents !

    Alors que très franchement - testé et approuvé -, il est bien plus facile et efficace quand on est une emmerdeuse de se faire deux fois plus emmerdeuse que ce que l'on est. Si le jules convoité reste, c'est dans la poche. Pareil pour vous messieurs : faites le négligent assumé dès le début, la moindre petite attention n'en deviendra que meilleure par la suite. Bon naturellement, le procédé est risqué et multiplie les probabilités de mort dans l'oeuf de la relation.

    Le mieux étant quand même de rester soi-même... Mais savons-nous vraiment qui nous sommes ? Et notre "soi" n'est-il pas en perpétuelle évolution ? Et... Et... Et... Amis de la psychologie de comptoir, bonsoir.

  • Chronique d'une ambivalente #6

    Encore en plein accès de flemmingite, je continue à piocher dans mon ancien blog (toujours accessible depuis la colonne de droite puisque je suis définitivement trop paresseuse pour insérer un lien) :

    Le visage du démon #5 

    • Entre deux âges : pas tout à fait assez jeune pour être célibataire, pas tout a fait assez âgée pour être vieille fille ;
    • Entre deux vies : envie de ne plus me tourner vers le passé, peur d'affronter l'avenir ;
    • Entre deux chaises : le confort d'une mission professionnelle satisfaisante, l'insécurité d'une reconversion passionnante ;
    • Entre deux livres : impatiente de commencer un nouveau livre captivant, atteinte de flemmingite pour finir l'actuel plus que passable... et incapable de combattre mon principe de "point de nouveau livre tu ne commenceras tant que sur livre actuel tu lanterneras" ;
    • Entre deux feux : cesser de m'interroger et m'assumer sans hésitation telle que je suis, me remettre en question et mettre enfin un peu d'eau dans mon vin ;
    • Entre deux femmes : la petite fille que je suis encore un peu, la femme que je suis en train de devenir ;
    • Entre deux hommes : celui que j'ai façonné dans mon esprit de petite fille croyant au prince charmant, celui que je dois accueillir sans vouloir le modeler avec ses qualités et ses défauts.
  • Chronique d'une ambivalente #4

    Caresse moi de haut en bas, je ronronne comme un chat. Passede693f7badee9bfb4e91c0b7ab78b578.jpg ta main dans mes cheveux, je m'oublie et ferme les yeux. Effleure mes reins du bout des doigts, je me cambre avec joie. Embrasse ou lèche cou, ventre, pubis, mon doux duvet vite se hérisse. Joue fort, moins fort, avec mes seins, j'en voudrais plus mais jamais moins. Frôle délicatement mes cuisses, je les ouvre avec délice. Flatte mon orgueil de ta langue et hâtivement... oui... je tangue. Saisis mes hanches avec vigueur et je fléchis tout en douceur. De mon corps, de ma peau, fais tout ce que tu veux, de mon âme, de mon charme, je jouerai tous tes jeux.

    Mais de cet épidermique plaisir n'ayant d'égal que ton désir, je me départirai sans sourciller à la première agression... à l'assaut d'un bouton. Mon intégrale zone érogène deviendra dure comme un vieux chêne. Tu pourras pincer, percer, titiller ou arracher, aucune douleur jamais ressentirai.

    Seuls le bon, le beau ont les clés de ma peau. 

  • Petite morue deviendra grande...

    Si je parle de poisson, ce n'est pas dans l'intention de vous faire une session gastronomie. Pourtant, l'idée est de vousfb2ecf66012756b43b61ec82a3f28267.jpg donner une recette. Et quand je dis "vous", je m'adresse à vous ma caste phénotypique, ma tribu, mes homologues, mes identiques... mes soeurs ennemies, mes rivales... bref, vous, les femmes.

    Comme nous le savons toutes, les relations avec les hommes sont d'une complexité approchante si ce n'est équivalente à l'intelligibilité du champ gravitationnel des trous noirs ou de la théorie des cordes visant à unifier la mécanique quantique et la théorie de la relativité générale. En somme, c'est pas tous les jours faciles ! Et cette subtilité relationnelle, si elle nous échappe la plupart du temps, est la cause de nombreuses remises en question, de douloureuses tentatives d'auto-amendement... en vain !

    Quel est donc le remère miracle pour cesser d'être une emmerdeuse ? Pour arrêter d'être jalouse à tout bout de champs voire de virer hystéro même à la simple vue d'une créature virtuelle aux atours plus généreux (Lara Croft...) ? Pour mettre un terme à des baisses de libido chroniques ? Pour clore les chapitres récurrents de titillages intempestifs pour un oui pour un non ? Pour en finir avec les accès de pseudo humiliation publique parce notre moitié n'est pas telle que l'on voudrait qu'elle soit - comme nous - mais bien telle qu'elle est ? Pour couper court aux... En définitive vous savez bien, pour mettre un point final à notre côté prise de tête ?

    Et bien mesdames et mesdames, au risque de vous décevoir, il n'existe aucun remède miracle à ces importuns problèmes d'attitude. Ou plutôt si. Mais un seul : trouver l'homme parfait. Bon, j'entends d'ici là les récriminations des plus blasées : "quel pléonasme !", "autant dire qu'il n'y a pas de topique !", j'en passe et non des moindres. Et pourtant, voici bel et bien la seule certitude dont nous puissions nous prémunir. Le dicton "quand l'appétit va, tout va" est on ne peut plus transposable en la matière. Rien ne sert de changer, il faut aimer à point.

    Parole de la pire hystéro qui fut.