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Chronique d'une ambivalente - Page 4

  • Cogito ergot hum...

    Quand je pense que pendant six ans et quatre mois, je me suis tapée une séance d'onglerie mensuelle pour avoir des02b4916a27e58461192eb895275b883b.jpg mains parfaitement manucurées, sexy à souhait... Que depuis que des coupes drastiques dans mon budget ont eu raison de cette futile dépense, j'ai des mains parfaites - sans me vanter hein - cent pour cent naturelles... Que si l'on fait un rapide petit calcul, on s'aperçoit que je pourrais avoir sur mon compte actuellement soixante-seize fois trente-sept soit la modique somme de deux mille huit cent douze euros.

    Ben je vous le dis, j'ai bien c'est mon banquier qui doit avoir les boules.

  • Addict tifs

    fbf754ed4c3311b74f121068292b83fd.jpgJe ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas...

    Que fais-je ? Voilà la sempiternelle question qui m'obsède toutes les quatre ou cinq semaines.

    Est-ce que je vais chez le coiffeur me faire couper tout ça ou est-ce que je m'accroche à laisser pousser en surmontant dignement la phase critique de l'inter-longueur ?

    Bon, si je coupe tout, il est sûr que je n'aurai pas à subir ma tête dans le miroir pendant les longues semaines de coupe bâtarde... Mais d'un autre côté, si je cède au coup de ciseau narcissique, je recule d'autant la possibilité d'avoir un jour à nouveau les cheveux longs... A moins que je ne mette suffisamment de côté pour me payer des extensions comme ça, exit la tête de rien, bonjour ma coiffeuse dès que la masse capillaire (la touffe pour les intimes) se fait envahissante... Bouarf, entre le crédit, les impôts, les projets de vacances et de fringues et toutes les charges incompressibles, j'arriverai jamais à trouver encore de quoi mettre de côté...

    Que fais-je ? Voilà la sempiternelle et inexorable question qui m'obsède... 

    Sinon, comme j'avais aujourd'hui les cheveux qui poussent à l'intérieur (et si c'était le solution à mon interrogation934a149e8f6e931306263aa167fe1fbc.jpg obsédante ? non, je m'égare...), résultat peu glorieux d'une soirée au rythme désormais impitoyablement éprouvant pour ma vieille carcasse, je me suis abstenue d'appliquer le fondement de ma nouvelle hygiène de vie, entendez par-là que je ne suis pas allée à ma session dominicale d'hyper-sudation thérapeutique, autrement dit de sport. Et bien croyez-moi ou pas, j'ai larvé pendant des années des mois et des mois sans culpabiliser et voilà qu'en trois semaines de reprise d'activité physique, je me sens toute flapie, limite déprimée, de n'avoir pu m'adonner à ma séance de défoulement physique et nerveux. Oh my god, vous pensez que je dois m'inscrire aux Dépendants Sportifs Anonymes ?
  • Des bas d'idée

    En ce moment, j'ai l'impression d'être vide d'idées et de ne rien pondre de fondamentalement intéressant sur ce blog. J'ai6902c061faf79d1b9a39932e9325bb65.jpg l'imagination en berne. Et pis d'abord, c'est pas la peine d'essayer de me dire le contraire hein, si vous croyez que j'ai pas remarqué que j'avais pas beaucoup de commentaires en ce moment...

    Par moment, j'ai l'impression de devenir vachement réac', comme quand je suis en plein débat avec mes amis. Non pas que je ne crois pas en mes opinions mais j'ai tendance à préférer la provoc' pour le plaisir de la polémique à l'écoute réfléchie pour adhérer ou non... alors que foncièrement, je déteste cette attitude.

    A tout moment, je sens que je peux craquer. Fatigue, lassitude, désintérêt... Cette latence émotionnelle m'indique que j'ai besoin de changement... mais lequel ? Professionnel ! J'y crois, j'y crois, je Krois (message personnel...).

    Bon ben si fluctuat nec mergitur, j'ai du vent dans les voiles et j'ai intérêt à me rebooster si je veux à nouveau avoir le vent en poupe. 

  • Chronique d'une ambivalente #9

    D'un côté, j'ai toujours envie de faire plein de choses et de l'autre, je suis un peu flemmarde.cc7a46bcfcde6deb7ec73033001e8085.jpg

    Et si multiplier les activités nécessite un minimum d'organisation, je suis naturellement et paradoxalement allergique à la programmation.

    A partir de là, il est des tonnes de projets que j'aspire à réaliser mais qui n'échapperont pas à ma dichotomie caractérielle. De l'intention à la réalisation, il n'y a qu'un pas... mais c'est toujours le premier qui coûte.

    J'ai donc décidé de transcrire ici mes envies qui vraisemblablement ne se concrétiseront jamais parce que s'il est important de se remémorer ce que l'on a vécu, observé, érigé, détruit... il est également important de se rappeler tout ce qu'on a manqué faute de temps, faute d'argent, faute de motivation...

    Le Vertige est une pièce adaptée du livre d'Evguenia Guinzbourg, arrêtée trois fois par Staline en 1928, 1932 et 1937 et condamnée à trois ans de cachot et huit années de goulag. Cette pièce dépeint les interrogatoires d'une quarantaine de femmes par douze tortionnaires, mêlant l'atrocité au burlesque, comme pour dédramatiser l'horreur qui a tué l'auteur et tant d'autres victimes.

    Cette pièce, jouée à Moscou sans interruption depuis dix-huit ans (!), continue à combler les spectateurs qui, chaque soir, se lèvent pour crier "Merci !".

    Les 11 et 12 septembre au Théâtre de Paris

    15, rue Blanche - Paris 9

    Motif pour cette fois-ci : pas de sous.

  • Chronique d'une ambivalente #8

    ae9ab9134cf2171cec1cc307490492fa.jpgAprès avoir inauguré hier ma nouvelle rubrique Bande dessinée - et certainement également parce que j'ai récemment fait une descente dans l'antre des gilets vert et jaune d'où je suis repartie avec quatre nouveaux albums -, je me suis surprise à m'analyser en pleine lecture des planches à bulles.

    Les constats sont les suivants :

    • j'adore lire des BD,
    • je n'aime pas toutes les BD,
    • j'aime certains graphismes,
    • j'aime un certain humour,

    Quand il m'arrive de dégoter un album qui rempli mes critères de préférences, je ne le découvre pas en plusieurs temps. Je le lis d'un trait.

    A ce niveau précis, je pense que la conclusion qui s'impose est la suivante : je suis une lectrice lambda parfaitement stéréotypique de bande dessinée.

    Mais c'est là que l'analyse parvient à mettre en exergue les différences profondes. L'archétype du lecteur de BD lit pour lui ET pour son entourage : il rit ouvertement, il articule de manière semi-audible certains strips, bref, il vit sa lecture. De mon côté en revanche s'opère une véritable dissociation de ma personnalité de lectrice. Il y a la liseuse en moi, je veux dire d'un point de vue intérieur, qui est littéralement morte de rire. Mais littéralement. Et puis il y a ma façade, je veux dire d'un point de vue extérieur : écroulée en dedans, mon dehors n'est qu'un masque placide, inébranlable, flegmatique.

    ... 

    La liseuse de BD que je suis cohabite difficilement avec le parangon bédéphile.