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Chronique d'une ambivalente - Page 2

  • Chronique d'une ambivalente #13

    90985946bd487c481a732449c418c3d1.jpgHier soir, j'ai perdu ma dent. Pourtant, cette nuit, la petite souris n'est pas passée. Normal, je l'ai déjà perdue une fois et à cette époque, ce n'était pas une fausse. C'est qu'on l'arnaque pas comme ça cette garce de petite souris... sûrement une agent de Fisc...

    M'enfin bref, tout ça pour dire que, défigurée, l'on pourrait s'attendre à ce que je sois effondrée. Bon certes, je ne sors pas de chez moi jusqu'à lundi. Mais au fond, je suis soulagée de ne plus avoir à sentir ma dent principale osciller à tout bout de champs dans mon orifice logorrhéique ou à manger du bout des lèvres.

    En fin de compte, ce n'est pas compliqué, il suffit d'éviter les miroirs.

    Croyez-vous que je devrais immortaliser ce moment "unique" en photo ? 

  • Spleen

    Et puis il y a les jours où tu te lèves et rien ne va. Et tu te rends compte que dans ta bataille quotidienne pour vivre, tu asb888bf542599e6297be543869aaa17bb.jpg acquis des automatismes de défense et que tes poings toujours armés se sont confrontés à des ennemis qui n'en étaient pas.

    Mais quand tu te dis ça, idiote il est trop tard, tu appartiens au sinistre sombre seigneur vêtu de noir...

    La vraie liberté, c'est de pouvoir toute chose sur soi.

    Michel de Montaigne 

  • Me, myself and I

    Dépendre de soi-même, c'est parfois la pire dépendance.
    Alfred Capus

    Voilà comment une citation peut tout remettre en question.4c48b99057196c188bab633f8461f32e.jpg

    Ben oui, moi, depuis toujours, je me suis reposée sur les aphorismes selon lesquels il vaut mieux être seule que mal accompagnée et qu'on est jamais aussi bien servie que par soi-même.

    A partir de là, dois-je considérer qu'on ne change pas une équipe qui gagne (l'équipe, c'est moi) ou dois-je poser le postulat selon lequel à deux (ou trois... ou quatre...) on est plus fort ?

  • Volte-farce

    d749343111ed74c34e78eb2ea03ee099.jpgQuand on est jeune, peu sûre de soi et que l'on croise un groupe de jeunes mâles qui vous sifflent ou vous placent une petite phrase plus ou moins élégante dans la rue sur votre physique manifestement au goût du jour, deux cas de figure : soit vous êtes accompagnée de vos copines et vous gloussez, fière comme un paon, soit vous êtes seule, vous rougissez, vous regardez vos chaussures en leur intimant d'accélérer le pas et vous rejoignez vos copines en leur racontant que vous vous êtes, encore une fois, faite brancher et que vous avez mouchés les importuns du tac au tac avec une petite phrase bourrée de votre répartie légendaire - phrase que vous avez mûrement ressassée pendant votre fuite.

    Quand vous êtes moins jeune (28 ans pour ceuss qui ont la flemme de visiter la page A propos) et qu'un groupe de plantes pubescentes, pardon, d'adolescents susurrent sur votre passage que vous êtes vraiment jolie, vous souriez de toutes vos - fausses - dents, vous leur lancez un regard blindé d'assurance et de concupiscence comme ils n'en verront plus avant longtemps et vous continuez d'avancer d'un pas déterminé dans cette journée, ma foi, bien sympa pour un lundi.

  • Chronique d'une ambivalente #12

    Dans mes fantasmes les plus fous, je suis une illustre écrivain qui vend des centaines de milliers d'exemplaires dans le monde entier. Je donne des tonnes d'interviews, je suis poursuivie par d'insupportadorables paparazzi, je suis riche, j'ai un carnet d'adresses de dingue, j'ai toujours cinquante projets et last but not least, je suis surtout célèbre pour avoir révolutionné le monde de l'écriture que même l'Oulipo, ils osent pas trop me demander de faire partie de leur société un peu secrète.

    Dans ma vie réelle - parfois surréaliste, je le concède -, je ne supporte pas qu'on s'immisce dans ma vie privée même si j'ai tendance à toujours trop en dire faute de savoir tenir ma langue (c'est ce qu'on appelle une mise en abîme : l'ambivalence dans l'ambivalence), je suis une piètre oratrice (98 % du temps), je déteste le téléphone et mon écriture, si elle est reconnaissable, n'a rien de révolutionnaire.

    Donc si je résume, je voudrais être célèbre et reconnue tout en conservant mon statut d'anonyme tranquille.

    La seule solution quand mon futur éditeur me contactera sera d'opter pour un nom de plume...

    Oui, mais si j'ai un pseudo, je serais pas vraiment célèbre, ce sera juste mes bouquins et personne saura qui les a écrits.

    En revanche...

    Mais par contre...

    Raaahhhh, faire le ménage dans ma tête et prendre une décision... La meilleure serait peut-être d'achever mon manuscrit...