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Chronique amoureuse - Page 5

  • Chronique amoureuse #5

    Et puis il y a les mauvais coups.

    Alors bien sûr, il y a les inévitables micro et macro pénis qui sont aussi désagréables l'un que l'autre, chacun dans son genre.

    Plus rare mais malheureusement réel, il y a le coudé. Et entendons-nous bien, je ne parle pas du membre vaguement tordu mais véritablement du coudé, genre angle droit, dont le frottement est plus irritant que stimulant.

    Sans compter, pour ceux dans la norme, les esthétiques aussi diverses que variées... parfois rebutantes...

    Mais si le critère physique peut rapidement être évalué, genre juste à temps pour échapper au pire parce que figure-toi que je viens de me rappeler qu'aujourd'hui, je peux pas, j'ai migraine, il y a l'aspect pratique dont les défaillances ne peuvent être jaugées que pendant l'utilisation... parfois à notre grand dam.

    Alors bien sûr, il y a les inévitables précoces et marathoniens qui sont aussi désagréables l'un que l'autre, chacun dans son genre.

    Et puis, il y a le beauf du sexe. Celui-là est le mauvais coup par excellence, entendez le plus fréquent. Généralement, il a grandi au film X. Il veut changer de position toutes les dix secondes, il a très (trop) rapidement le verbe graveleux, il n'est pas suffisamment subtil pour faire la différence entre mordiller et mordre ce qui a par exemple pour conséquence de t'affubler d'une poitrine de schtroumpf pour les soixante-douze heures à venir et surtout, il te demande une fois le labeur achevé, toujours d'un ton qui sous-entend que seule l'affirmative sera tolérée, si tu es heureuse. Cela dit, le timide qui te demande systématiquement, l'air inquiet, si tu as joui, est tout aussi lourd puisque lui aussi exige implicitement l'affirmative sous peine de se suicider.

    Et puis... et puis... (maman, pardon).

    Mais en tout cas, quel qu'il soit, quelles que soient sa forme ou ses pratiques, le pire de tous est celui qui refuse de sortir emballé sous prétexte que lui, il est clean, c'est sûr et qu'il a profondément confiance en toi et que de toutes façons, il y arrive pas avec, ça lui coupe tout et il sent rien. Celui-là, c'est une tête de bite qui doit se soumettre ou aller se faire mettre... du moment que c'est couvert.

    Allez, on répète tous ensemble : on sort toujours couvert, on sort toujours couvert, que ce soit l'été, que ce soit l'hiver. Parce que le plastic, c'est fantastique, le caoutchouc super doux. Demain, journée mondiale de lutte contre le sida.

  • Chronique amoureuse #4

    Je n'ai jamais été de celles dont on prend le parti. Probablement trop indépendante, trop grande gueule.

    Prenons un exemple : si moi et une autre jeune femme, disons à beauté égale pour ne pas biaiser l'analyse, tombons au même instant, au même endroit, vous pouvez être sûr que la première âme charitable qui passera par-là (ma moitié y compris) se précipitera pour relever la pauvre autre malheureuse, me laissant me débrouiller avec moi-même. Bref, mon apparente force de caractère m'oblige à assumer ce personnage que je laisse transparaître tout en ne l'étant pas.

    Cet aspect des choses m'oblige par exemple à recommencer ma vie à chaque séparation, les "amis" s'en allant systématiquement avec l'ex, quels que soient les torts. Mais bon, loin de moi l'idée de faire mon Caliméro. C'est juste un état de fait et l'adaptation étant la qualité première de l'être humain, j'y suis habituée. Ceci n'était qu'une introduction à l'anecdote que voici.

    Alors que nous étions en vacances avec les amis de Jules - Jules étant incapable de projeter quoi que ce soit sans ses potes -, j'émis l'envie de m'échapper le temps d'une soirée pour un tête-à-tête amoureux. Las ! La séparation était inenvisageable. Frustrée de me sentir négligée et fatiguée de subir le programme imposé par le couple Barbie et Ken avec qui nous partagions notre congé estival, la mauvaise foi et le mauvais esprit de Ken ainsi que sa façon outrageuse de s'adresser à Barbie, l'ambiance se dégrada lentement mais sûrement jusqu'au point de non retour. Au moment de la séparation anticipée, alors que je tâchais courtoise de sauver les apparences, Barbie & Ken décidèrent de déverser tout leur fiel sur moi. Après un laps de temps de silence plus que raisonnable et contraint d'intervenir face à mes oeillades désespérées, Jules, gentleman, mit fin au débat d'adieu avec cette phrase aussi prévenante que criante de vérité sur ses égards à mon endroit : "Mais pourtant, elle a pas été trop chiante".

    (...) 

    A partir de ce moment, j'ai décidé de m'attendre à tout, surtout des censément proches et qu'une seule réponse s'imposerait à tous ceux sur qui je pensais pouvoir m'appuyer et qui immanquablement me laisseraient choir :

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  • Chronique amoureuse #3

    Ou l'instant où tout capote (vous verrez, cette phrase est super subtile).

    Comme je suis une fille super responsable, je sors toujours couverte. Non, espèce de naïf, ne t'égare pas, je ne parle pas de manteau ou autre cache-col pour me protéger du froid, je parle de sexe et de latex. Donc premier point, j'ai des actions chez Manix et Durex et tu ferais bien d'en faire autant, jeune farouche.

    Deuxième point, j'ai un chat quelque peu farfelu qui a tendance à avaler tout et n'importe quoi, y compris les capotes qui pourraient, beurk, traîner. Vigilante, j'avertis donc toujours mon partenaire qu'il a l'obligation de ne pas abandonner ses résidus organiques en sachet n'importe où pour ne pas tuer mon chat.

    Un jour, le Jules du moment, prévenant mais un peu feignant, choisit de dissimuler l'objet délictueux potentiellement dangereux dans sa poche de jean plutôt que de se traîner jusqu'à la poubelle. Ce choix très personnel que nous ne jugerons pas (...) aurait pu s'arrêter là.

    Sauf que.

    Le Jules en question n'était pas seulement paresseux et hygiéniquement douteux, il était également doté d'une mémoire de poisson rouge. Donc, quelques temps plus tard (des semaines, c'est dire la fréquence de lavage du jean !), je me retrouve sur le quai de métro avec Jules et une amie. Et là, Jules, qui avait ses mains dans les poches, les sort brutalement... et le préservatif usagé de s'échouer lamentablement à nos pieds. Dans un élan désespéré pour échapper à une mortification suprême, Jules saute à pieds joints sur le morceau caoutchouteux en s'écriant "c'est pas moi" (oui, j'avais oublié : puéril en plus). Et face à nos quolibets bien mérités, Jules a continué à nier pendant dix bonnes minutes !

    Moralité : un geste prévenant ne suffit pas, il peut cacher un gros gaffeur de mauvaise foi.

  • Chronique amoureuse #2

    C'est l'histoire d'un garçon dont je suis tombée amoureuse au moment où je l'ai vu. Le coup de foudre existe bien, CQFD. Après donc des semaines d'observation transie, de hasards inespérés et d'opérations charme non dissimulé, le poisson - qui par ailleurs était loin d'être un thon - s'est pris dans mes filets...

    Episode 1 - début de relation : à ce moment là de l'histoire, j'étais ce qu'on appelle vulgairement "l'officieuse" car voyez-vous, les relations amoureuses, c'est comme les baux. Parfois, le suivant commence avant que le précédent soit résilié. Sauf que bon, en l'occurence, le préavis de ma prédécesseur avait tendance à s'éterniser mais passons. Donc, durant cette période de chevauchement (en tous genres...), je débarque sur invitation (jamais à l'improviste, c'est une règle de vie) chez mon Jules pour me faire introniser "officielle". Sauf qu'au moment d'entrer, Jules me repousse et me dit : "attends une seconde dehors". Obéissante, je patiente et au moment où je pénètre dans l'antre du séducteur, je m'aperçois que l'attente réclamée n'avait pas pour but de servir la finalisation d'une surprise en mon honneur. Mon sixième sens légendaire me conduit donc illico vers la poubelle où je trouve les preuves accablantes d'un forfait commis récemment. Les adieux étaient pour le moins consommés.

    Episode 2 - fin de relation : à ce moment là de l'histoire, j'étais une officielle en fin de mandat car voyez-vous, les relations amoureuses sont de bonnes choses mais toutes les bonnes choses ont une fin, à ce qu'on dit. Jules, qui avait accepté de me recevoir pour entendre une énième supplique de reconduction de mandature, me convoque à 11 heures, heure à laquelle il sortait de cours - les esprits vifs auront donc déduit que Jules résidait à proximité. En ponctuelle née, j'arrive à moins dix et patiente (décidemment...) devant la porte. Jules arrive, ouvre la porte et me demande de patienter. Ma mémoire d'éléphant, mon sixième sens légendaire et mon sens de l'analyse exacerbé en certaines situations me permettent d'analyser en un coup d'oeil avant d'être expulsée qu'une des paires de chaussures en présence - pourtant loin d'être féminine - ne fait pas partie du shoesing (comme dirait Violette dont il faut absolument lire le blog) de Jules. Je défonce illico la porte et... la gueule de la nouvelle "officieuse" qui s'était rendormie comme de par hasard.

    Aujourd'hui encore, je me demande s'il avait l'intention de cacher la demoiselle dans un placard et de la laisser assister à ses "méthodes" de rupture.

    Moralité pour les filles : quand la prise qui a mordu à votre hameçon n'est pas un thon, assurez-vous qu'il ne s'agit pas d'un requin parce qu'être prise pour une morue, c'est vexant.

    Moralité pour les garçons : ne mène pas une double vie qui veut. Jette tes capotes aux chiottes et prévois un marge de sûreté entre le départ et l'arrivée de chacune de tes conquêtes. Mais dans l'absolu, ne cours qu'une hase (c'est la femelle du lièvre, ignare) à la fois, espèce de priapique.

  • Chronique amoureuse #1

    Ou ma vie de girlfriend.

    Oui, j'aurais pu me contenter de ma Chronique de l'effort rapport au fait qu'être une petite copine, parfois, c'est un vrai taf... Et puis, je me suis dit que ça valait bien une rubrique indépendante. Un peu... beaucoup... trop (?) comme moi. Parce que je le vaux bien.

    A toi, cher membre de mon carnet de chasse, je veux te dire de ne pas t'inquiéter, je relaterai toutes tes bévues - peut-être parfois les miennes mais c'est pas le concept premier - sans jamais citer ton nom. Tu n'auras donc pas à souffrir du regard du public. Juste à subir ta conscience.

    Donc. 

    A l'époque où j'étais excessivement jalouse parce que jeune, peu sûre de moi et loin d'être rassurée par ma moitié de surcroît, j'avais accepté (pas trop le choix entre nous...) de laisser sortir mon Jules seul. Après une soirée de psychotages en tous genres, je finis par me coucher et dormir d'un sommeil de plume... jusqu'au retour plutôt balourd d'un Roméo passablement éméché qui, après m'avoir réveillée, s'endormit plus vite qu'il n'en fallait pour le dire tout en m'empêchant d'en faire autant because of ronflements tonitruants.

    De retour de mon travail le lendemain - plutôt de mauvais poil... -, voilà-t'y pas que mon Jules me dit qu'il remet ça le soir même. Prévenante, je lui indique qu'il vaudrait mieux pour lui faire preuve d'infiniment plus de discrétion que la veille s'il n'a pas envie de voir sa princesse se changer en Harpie à quatre heures du mat'. Re-psychotages en tous genres. Re-dodo. Re-sommeil de plume. Et retour de Roméo qui, loin de se contenter de s'apprêter à ronfler, se bat avec la porte, ses chaussures, ses fringues et finit, cerise sur le gâteau, par se jeter - littéralement - dans le lit. Enfin qu'il croyait. Parce qu'en vrai, il s'est éclaté sur le parquet à côté du lit.

    Peut-être s'il n'avait pas éclaté du rire du pochtron n'aurait-il pas dormi sur le canapé ce soir-là.