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Chronique amoureuse - Page 3

  • Chronique amoureuse #11

    Et puis y'a le vieux beau.

    Le vieux beau, tu peux le définir de deux façons : fantasmatique ou authentique. Et comme on est pas vache, on va donner les deux pour le prix d'un !

    Le vieux beau, dans les désirs les plus fous de bon nombre de jeunes femmes, prend l'apparence d'une sorte de George Clooney. Dans la réalité, il est plus George que Clooney, faut bien l'avouer.

    Quand tu fermes les yeux, l'élégance transpire par les pores de toute sa magnifique peau légèrement burinée par l'expérience. Quand tu ouvres les yeux, il est très voire trop gouailleur et son gros gras grain de peau suinte plutôt la fatigue avancée rapports aux nombreux excès.

    Dans le rêve, étant homme à assumer son âge, il s'exprime avec finesse. Dans l'éveil, il se prend encore pour un adolescent et jure comme un charretier, oui, mais un charretier d'jeuns : "tain-pu, j'ai les leubou, elle a té-jeu la to-fo que je lui avais lé-fi". Oui, le vieux beau veut parler d'jeuns, ça ne veut pas dire qu'il sache le faire. Mais c'est normal en même temps, il est plus d'jeuns.

    Dans l'imaginaire, il a la vigueur de la force de l'âge et ses nombreuses maîtresses lui ont initié les plus secrets mystères de la femme, l'érigeant au rang d'amant exceptionnel. Dans l'ordinaire, il l'est plutôt ; ordinaire. Voire pire rapport au fait que s'il se prend pour un d'jeuns en parlant, il se prend pour un vieux en baisant et qui se tape tout le boulot sans rien attendre en attendant en retour mais ne voit rien venir ?

    Dans la vraie vie, il usurpe impunément nos fantasmes en se prenant pour George Clooney. Du coup, il pense qu'il est irrésistibeul et que toutes les gonzesses sont folles de lui. Il a même tellement la confiance qu'il tente sa chance pendant des mois et des mois sans s'apercevoir qu'il se fait éconduire de manière à peine dissimulée.

    Aaah, le vieux beau, what else* ?

  • Comment séduire (et conclure) en 3 étapes

    Seul le public majeur et averti est habilité à lire ce post mais n'ayant pas la capacité technique de vérifier qu'il en ira bien ainsi, je n'ai qu'une chose à dire : fais-toi plaiz' jeune padawan.

    L'expression consacrée étant "jamais deux sans trois", après la visite guidée et les idées St-Valentin, je vais vous replonger dans l'univers de SexyAvenue, le site partenaire des moments hot proposant des services et produits érotiques branchés et ludiques pour s'épanouir sexuellement seul, à deux ou à plusieurs. Aujourd'hui, le but de l'annonceur est de m'extorquer les 3 conseils séduction pour une soirée intime réussie. Etant femme à brouiller les pistes des fois que je risquerais de trop me dévoiler, je vais donner trois fois trois conseils, histoire de m'adapter aux différentes cibles... Et qui sait, peut-être serai-je triplement rémunérée. Vous en doutez ? Oui, moi aussi, mais n'allons-nous pas parler de fantasmes ? Alors autant se mettre en condition !

    Donc.

    Primo : la tactique romantique (lui pour elle)

    Bander délicatement les yeux de sa belle pour l'emmener by night dans un endroit romantique (exemple le Pont des Arts) et trinquer en amoureux dans un cadre idyllique. NDLR : prévoir la bouteille et les verres ; plan réservé aux heureux propriétaires d'une voiture sous peine d'infliger un moment de solitude à sa douce, affublé d'un loup avec "sexy" inscrit en gros dessus.

    Après cette petite escapade, regagner ses pénates pour profiter à deux d'un bain chaud moussant tout en continuant à déguster un excellent vin, cette fois-ci accompagné de petits canapés savoureux. NDLR : éviter les aliments du type caviar qui laissent de disgracieux grains entre les dents ; ne pas trop boire ; plan réservé aux heureux propriétaires d'une grande baignoire.

    Laisser courtoisement la demoiselle se sécher en s'esquivant rapidement de la salle de bains... et lui tracer un chemin de roses pour l'inciter à vous rejoindre. NDLR : aucune recommandation ou restriction donc pas la peine de râler.

    Segundo : la stratégie harpie (elle pour lui)

    Se faire une beauté et revêtir ses plus beaux atours. NDLR : la combinaison lingerie fine / bas / porte jarretelles, uniquement dissimulés sous un trench, est préconisée.

    Débarquer à l'improviste chez son homme, en arborant une moue affectée du type "faut qu'on parle". Lui demander de s'asseoir. NDLR : être sûre de ne pas tomber sur le moment où monsieur reçoit sa maîtresse ; ne pas trop bien jouer la comédie de la boudeuse dès fois qu'il monte sur ses grands chevaux et sorte les vieux dossiers avant vous.

    Se débrouiller pour attacher monsieur, jouer la carte du strip tease en arrachant son trench, se trémousser, masser, titiller, susurrer jusqu'à l'insoutenable et... lâcher le fauve.

    Tertio : le dessein on se marre bien

    Parce qu'il est dit que "femme (ou homme d'ailleurs) qui rit à moitié dans son lit"... et que les idées ne manquent pas. Combo pour totale crampe d'abdos : le déguisement limite ringard et le gadget qui déstabilise avant de s'atteler aux positions les plus improbables du Kamasutra.

    Pour ceux qui ne seraient pas enthousiasmés outre mesure par mes suggestions ou qui manqueraient d'inspiration - quasi fatalité dès l'instant où le partenaire demande "quel est ton fantasme ?" -, SexyAvenue propose une rubrique Les 10 conseils de séduction pour entretenir la flamme et pimenter le quotidien.

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  • Blind sex

    Avec un titre comme ça, au moins, je suis sûre d'avoir un trafic en pleine recrudescence. Donc.
    Tu vois pas que ça fait deux jours que je suis au chômage (on pose pas de question, j'en parlerai plus tard, je suis maîtresse en la demeure ou bien ?) et que ça fait deux fois que je me fais réveiller aux aurores.

    Hier par un gars d'EDF, aujourd'hui par un facteur couleur caramel ma foi pas mal du tout - quoiqu'un peu petit réflexion faite - et qui a du bien se marrer en voyant ma tête et les nippes que j'avais enfilées à la va-vite pour lui ouvrir. Bref. Si le mec d'EDF n'avait pour seule excuse que de s'être trompé de porte, le facteur en revanche avait pour moi un colis.

    Et quel colis, pour quel réveil ! Expéditeur : SexyAvenue.com

    On pourrait commencer par imaginer le genre de produits que j'ai trouvé à l'intérieur, mais là n'est pas encore la question. La vraie énigme fut et reste de savoir qui m'a envoyé ce paquet. Pour moi, trois hypothèses :

    • soit c'est un petit clin d'oeil malicieux d'une personne avertie de mon très prochain anniversaire (LE 9 AVRIL !!!),
    • soit c'est une invitation non revendiquée au stupre et à la fornication,
    • soit c'est une manière pour l'annonceur de me remercier pour mes articles sponsorisés ici et ,

    Quoiqu'il en soit, j'ai mené l'enquête.

    La facture indique que l'identifiant choisi est sapincharlotte@blogsexy.com... Merci mais ça ne m'aide pas beaucoup. J'ai donc envoyé un mail au service client pour faire part de mon dilemme, en espérant qu'il puisse lever le voile sur ce mystère. Comme je n'ai pas encore de réponse, nous allons, si vous le voulez bien, éplucher ensemble le contenu de mon cadeau inattendu du jour.

    Primo, un petit tube de Gel Sensuel Glissant de 25 ml. Pas bézéf mais bon, c'est déjà ça, ça peut toujours servir. Sauf qu'il/elle/eux n'ont pas pensé que j'étais une personne prévoyante.

    Segundo, une petit bouteille de Délice des Sens, huile de massage comestible arôme fraise. Comme précédemment, utile. Et déjà en boutique.

    C'est là que ça devient intéressant.

    Tertio, une petit boîte en carton ressemblant à s'y méprendre à un emballage de bouchons pour oreilles. Un équipement pour ne pas subir les éventuelles hurlements de la partenaire ? Vérification... Ah non. Nulle présomption du généreux donateur en partant du postulat numéro deux évoqué précédemment. Il s'agit en fait d'un jeu de dés. Pas même de notice d'utilisation mais fi donc, nous n'avons pas le QI d'une huître. Démonstration par l'exemple. Dé n°1 = toucher, masser, caresser, pincer, embrasser, lécher. Dé n°2 : fesses, seins, lèvres, sexe, dos, pieds. Si par exemple je n'avais pas présentement pour seule compagnie celle de mon chat, le défi serait... lancé de dés... : pincer-fesses. Ah. Ben d'un coup, je me dis que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles comme disait François-Marie. Remarquez que ça aurait pu être pire mais... ne rentrons pas dans des combinaisons hasardeuses.

    Quatro, un pack de trois anneaux vibrants. Alors là, une fois n'est pas coutume, je m'avoue profane. Je n'en ai jusqu'alors entendu parler que d'une manière suffisamment déçue pour ne pas tenter l'expérience. Mais bon, maintenant, je n'ai plus le choix ma pauvre Lucette, il va falloir que je paye de ma personne. Je ne déchire donc pas l'emballage transparent qui me permet cependant, commet tu l'auras compris, d'observer le produit. Ben je ne sais pas si la matière est extensible mais... si non... va me falloir une pitite circonférenre...

    Cinquo, la Boîte Sexy pour Plaisirs Coquins. Oula, ça devient chaud. Que peut bien cacher cette adorable petite cassette métallique... ? J'ouvre délicatement... Des petits rectangles de papier cartonné. Super... Je pioche. Recto : 30 suggestions pour surprendre votre partenaire, grattez une carte par jour et laissez-vous guider... Verso : surface à gratter. Bon puisqu'on y est... postulat n'°2... Gratt gratt... "Pourquoi ne pas l'accueillir avec un plaisir oral ?"

    ... 

    PS 1 : que celui qui m'a envoyé ce colis se dénonce !

    PS 2 : bon ben puisque j'y suis, je vais rédiger un article sponsorisé pour un site pour adultes. Ca fera des sous et maintenant que je suis chômeuse, personne n'est plus décemment autorisé à venir me dire que bon, hein, ça va bien de prostituer mon blog.

    PS 3 : j'ai toujours préféré les jeux de cartes aux jeux de plateau. 

  • Chronique amoureuse #10

    Quelle donzelle un tant soit peu abordable n'a jamais vécu ce moment pénible de soirée où, après avoir délicatement éconduit un certain nombre de prétendants, elle se fait entreprendre par un énième chacal qui, la soirée étant déjà bien avancée, est passablement éméché et donc développe un discours complétement absurde et inintéressant et ce, de surcroît, en postillonnant gaiement (même si pour certains, le vide intersidéral de l'homélie et l'écume jaillissante n'ont rien à voir avec quelque consommation déraisonnable de toute substance alcoolisée que ce soit, mais passons) ?

    Aucune donc.

    D'aucuns péroreront probablement sur le fait qu'il n'y a pas à tergiverser, il suffit de congédier l'importun de manière ferme et définitive. Sauf que.

    D'aucunes savent pertinemment que, bien que certaines exceptions soient existantes, la survie de la femme - instinctive - consiste à opérer une relation passablement sociale pour évincer le mâle prochainement atteint dans son orgueil, sous peine de le voir s'énerver voire insulter ou pire pourrir la soirée de sa conquête manquée dans une logorrhée imbitable à tendance agressive.

    Et bien mesdames et mesdames, j'ai un truc ! Bon, pas pour esquiver les boulets qui, contrairement à d'autres malheureuses espèces, ne sont pas en voie d'extinction. Mais pour obvier aux postillons et potentiellement écourter le squattage intempestif du con centré de testostérone.

    A l'occasion d'une escapade cigarette désormais à l'extérieur de tout lieu fréquenté (grrr), moment particulièrement convoité par les traqueurs de ces dames, il s'agit de veiller à toujours garder la posture suivante :

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    Oui parce qu'il faut savoir que le bonhomme de base répondant au profil du chasseur de femelle n'a aucune notion de la zone d'agression, dispose de fait d'une désagréable tendance à converser avec sa proie à moins de cinq centimètres et donc de l'arroser joyeusement des crachats de son incontinence salivaire. En intercalant sa main, prolongée d'une clope, entre sa petite personne et l'importun, la distance de sécurité est infailliblement conservée puisqu'aussi bourré et balourd soit-il, il rechigne manifestement à se faire cramer le faciès. Distance qui peut évidemment être modulée en fonction de la posture adoptée et dont l'agrandissement est proportionnel au découragement de l'indélicat, qui renonce relativement rapidement.

    Naturellement, il est inutile de se mettre à fumer pour survivre dans la jungle du convoitage amoureux, pour ne pas dire sexuel. Ca marche aussi en interposant son verre.

  • C'est quoi l'amour ?

    Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour, disait le poète Pierre Reverdy. Mais point n'est besoin pour celles-ci de fougueuse jeunesse qui semble bien en reste face à sage vieillesse. Il est certaines mesures qui ne se prennent qu'au soir de la vie.

    Ainsi, aimer, c'est survivre à une guerre du bout du monde ne vous accordant que quelques miettes de temps pendant plusieurs années, c'est se marier envers et contre belle-maman, c'est tailler la route à moto de Copenhague à Oslo, c'est faire deux beaux enfants, c'est partager son temps pendant plus de cinquante ans.

    Mais aimer, c'est surtout tenir la promesse faite quand on s'est unit, une fois qu'est venue la maladie. C'est soutenir, sans jamais faillir, dans le meilleur et dans le pire. Et puis c'est affronter la mort. Et parler de sa puce pour qu'elle vive et vive encore. C'est parler au ressac, où ses cendres reposent. Et l'un peu porter sur son coeur, pour éternelle symbiose.

    A Monique et Jacques