Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Chick lit, romance - Page 2

  • Le Châle de Cachemire de Rosie Thomas

    le châle de cachemire.jpgÀ paraître le 26 avril 2013.

    Éditions Charleston - 496 pages

    Présentation de l'éditeur : Pays de Galles, 1940. Jeune mariée, Nerys Watkins quitte la campagne galloise pour accompagner son mari missionnaire affecté en Inde. Alors que la guerre du Cachemire éclate, elle découvre Srinagar, la ville au bord du lac, où les Britanniques habitent de luxueux bateaux et dansent, flirtent et cancanent comme s'il n'y avait pas de guerre. Nerys est entraînée dans une dangereuse amitié et, au moment où elle retrouve son mari, l'innocente épouse galloise n'est plus la même femme. Des années plus tard, alors que Mair Ellis débarrasse la maison de son père, elle découvre un éblouissant châle ancien et une boucle de cheveux d'enfant. Se rendant au Cachemire sur les traces de ses grands-parents, Mair se lance dans une quête qui changera à jamais sa vie. Ce récit épique mêle secrets de famille, amour sur fond de guerre et liaisons dangereuses. Avec comme toile de fond une évocation vivante et superbement documentée de l'Inde des années 1940, cette saga familiale bouleversante a connu un grand succès populaire et critique outre-Manche.

    Traduit de l'anglais par Marie-Axelle de La Rochefoucauld.

    Ma note :

    culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

    Broché : 22,50 euros

    Ebook : 14,99 euros

    Un grand merci aux Éditions Charleston pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre en avant-première.

    Mair, jeune femme moderne mais indécise quant à son avenir, réalise, alors que son père vient de s'éteindre et avec lui les souvenirs, qu'elle ignore tout de son histoire familiale. Elle a enfin un but : apporter des réponses à ses interrogations. Une en quête d'elle-même qui la conduit d'une malle contenant un châle au coeur de l'Inde contemporaine où il lui faudra débrouiller les écheveaux du passé pour faire revivre le tournant des années 1940. Sur fond de guerre mondiale et de tensions religieuses, alors que les riches Européens exploitent encore la misère locale, la colonie britannique est en pleine transition, la révolte gronde, l'indépendance se prépare... Mais amours, amitiés et rivalités se jouent éternellement, indépendamment des événements.

    Comme le châle dont il est question dans le titre, la trame de cette histoire aux motifs complexes est tissée avec un soin digne du savoir-faire des meilleurs artisans. Il fallait tout le talent d'une auteur d'une vingtaine de best sellers traduits dans une dizaine de pays pour tendre aussi brillamment un fil entre deux siècles, du Pays de Galle à l'Inde, afin de retracer histoires et Histoire.

    Conteuse émérite saluée en 2012 pour ce livre par le Prix du Grand Roman en Angleterre, Rosie Thomas fait revivre toute une époque par le biais d'une généalogie aussi surprenante qu'émouvante et enchaîne le lecteur, du début à la fin de son envoûtante narration, aux voix de ses héroïnes dans leurs temps qu'elle alterne habilement.

    Des personnages profonds aux vies et états d'âme intenses, des contrées exotiques fascinantes pour ne pas dire magiques, un contexte historique captivant, des intrigues et rebondissements en pagaille... Nul besoin d'effets de style qui auraient assurément desservis un récit déjà riche. L'écriture est simple, toute entière au service de l'atmosphère de ce voyage dans le temps, dans l'espace et dans l'intériorité.

    Le Châle de Cachemire, roman passionnant et magnifiquement documenté, confirme le caractère indémodable de la recette aux secrets transgénérationnels. Cette saga familiale, amoureuse et historique fonctionne, transporte, bouleverse et enrichit. Mais plus encore, elle met subtilement en évidence que les vérités sont relatives et que les réponses que l'on trouve parfois sont souvent moins déterminantes que celles que le destin offre sans qu'on les ait convoitées...

    L'interview de l'auteur.

    Ils en parlent aussi : Callixta, Artemis, Mel.

    Vous aimerez sûrement :

    Les roses de Somerset de Leila Meacham

    Compartiment pour dames d'Anita Nair

    Le choix de Goldie de Roopa Farooki

    Sashenka de Simon Montefiore

    Les perles de la Moïka d'Annie Degroote

    Rien ne va plus, La poursuite du bonheur & L'homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy

    La tétralogie Les soeurs Deblois de Louise Tremblay d'Essiambre (Charlotte, Emilie, Anne, Le demi-frère)

    La tétralogie Le goût du bonheur de Marie Laberge (Gabrielle, Adélaïde, Florent)

    La tétralogie d'Anna Godbersen : Rebelles, Rumeurs, Tricheuses et Vénéneuses

    La double vie d'Irina de Lionel Shriver

    Extraits :

    Une fois que tes deux parents sont morts, ça y est, tu n'as plus d'excuse. Tu dois être responsable parce qu'il n'y a plus personne pour te protéger.

    ...

    Je ne te conseillerai pas de ne pas avoir de liaisons - il suffit de regarder autour de toi pour reconnaître que ce serait peine perdue - mais, je t'en supplie, ne choisis pas n'importe qui. La vérité prosaïque de la romance est qu'elle est éphémère. N'en fais pas ton seul soutien car elle ne pourra porter ton poids. Comme tu es déjà en train de le découvrir.

    ...

    Il y avait d'infinies permutations de couleurs, et cent mille degrés de sentiment, entre aimer et ne pas aimer. Nier cela, commençait-elle à penser, revenait non seulement à nier l'évidente vérité mais aussi sa propre humanité.

    ...

    Un peu étourdie, elle remit de l'ordre dans ses pensées. C'était peut-être cela, vieillir : prendre conscience de plus en plus que tout ce qui vous arrive recouvre des souvenirs plus anciens, déclenche de nouvelles vagues d'associations, jusqu'à ce que chaque événement vous semble autant la résonance du passé que la réalité présente.

  • La maison d'hôtes de Debbie Macomber

    la maison d'hôtes.jpgÀ paraître le 15 mars 2013.

    Éditions Charleston - 350 pages

    Présentation de l'éditeur : Après la mort tragique de son mari, Jo-Marie décide de changer de vie et reprend une maison d'hôtes dans la petite ville de Cedar Cove : la Villa Rose. Sa première cliente, Abby, a survécu à un accident de voiture, dans lequel sa meilleure amie a trouvé la mort. Elle n'a jamais eu le coeur à retourner dans la ville où elle est née, jusqu'à ce jour, dix ans après l'accident. Josh, le second client, doit prendre en charge son beau-père, un vieil homme à présent, avec qui il ne s'est jamais entendu. Derrière les portes de la jolie maison d'hôtes, ces personnages inoubliables trouveront l'amour, le pardon et la possibilité d'un nouveau départ. Un roman chaleureux et touchant sur les destinées humaines, à lire bien douillettement sous sa couette, avec des personnages que l'on rêverait d'avoir comme amis, dans une ville où l'on aimerait vivre, et une intrigue délicieusement captivante.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Florence Bertrand.

    Ma note :

    culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

    Broché : 19,90 euros

    Ebook : 12,99 euros

    Un grand merci aux Éditions Charleston pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce roman en avant-première.

    Une maison d'hôtes. Un concept qui a le vent en poupe depuis quelques années. Mais la Villa Rose n'est pas un simple bed & breakfast comme tant d'autres. C'est un lieu magique où les cœurs brisés, les âmes en peine parviennent, grâce à l'étrange alchimie du lieu, à se reconstruire, à rebondir après que la vie les a jetés à terre. Mieux encore, ce havre de paix se situe dans une bourgade idyllique dans laquelle on aimerait vivre tant ses habitants sont accueillants, prévenants, amicaux et plus si affinités... Tout est orchestré pour que l'on se sente bien à Cedar Cove en général, à la Villa Rose en particulier.

    Sans tomber dans un absurde et peu crédible déni des difficultés intrinsèques à l'existence, l'histoire prouve qu'il ne faut jamais abandonner la partie, que l'espoir ne doit jamais s'éteindre car même si les blessures sont inévitables, tout finit toujours par s'arranger et les inexorables fins ne sont que préambules à d'autres commencements.

    Davantage encore qu'un écrin de sérénité emplie d'une atmosphère chaleureuse, le roman de Debbie Macomber est une leçon d'optimisme. En ces temps moroses - que l'on parle du contexte général ou simplement de météo -, ce n'est vraiment pas un luxe ; j'irais même jusqu'à dire que c'est une indispensable médication qui mériterait d'être remboursée par la Sécurité sociale. De la littéra-peuthique, en somme ! Bref, un concentré de bonnes ondes à ne pas manquer.

    Alors d'accord, c'est assez convenu, l'on sait exactement - ou presque - où l'on va... Mais à l'ère de l'incertitude angoissante globalisée, qui oserait dire qu'il n'a pas besoin d'une petite dose de tranquillité, de sécurité, de convictions ? Et c'est exactement ce que fait La maison d'hôtes : ce roman console, apaise. L'on sort complètement rasséréné de ce roman choral touchant. Ce ne sont pas de simples personnages attachants que l'on quitte en refermant ce livre, ce sont de véritables amis, une famille.

    Le maître mot de cette histoire étant l'optimiste, nul adieu en perspective mais un simple au revoir puisque La maison d'hôtes n'est que le premier volet de six tomes constitutifs de la saga Retour à Cedar Cove... Il y a fort à parier que les prochains épisodes de cette romance seront aussi parfaitement maîtrisés par celle qui compte comme l'une des reines incontestées du roman féminin.

    L'interview de Debbie Macomber par les Lectrices Charleston.

    Ils en parlent aussi : Pauline, Artémis, Callixta, Fangtasia, Mle Alice.

    Vous aimerez sûrement :

    Demain, j'arrête ! de Gilles Legardinier

    L'escapade sans retour de Sophie Parent de Mylène Gilbert-Dumas

    Les roses de Somerset de Leila Meacham

    Rien ne va plus, La poursuite du bonheur & L'homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy

    La tétralogie Les soeurs Deblois de Louise Tremblay d'Essiambre (Charlotte, Emilie, Anne, Le demi-frère)

    La tétralogie Le goût du bonheur de Marie Laberge (Gabrielle, Adélaïde, Florent)

    La tétralogie d'Anna Godbersen : Rebelles, Rumeurs, Tricheuses et Vénéneuses

    Les secrets de Summer street de Cathy Kelly

    La trilogie de Katherine Pancol : Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

    Extrait :

    L'adolescente insouciante d'autrefois est morte (...). Sa vie entière a changé après l'accident - et même sa personnalité. Avant, elle était sociable, amicale, elle aimait s'amuser. Elle est devenue réservée, sombre, silencieuse.

  • L'impossible Miss Ella de Toni Jordan

    À paraître le 28 février 2013.l'impossible miss ella.jpg

    Éditions Héloïse d'Ormesson - 300 pages

    Présentation de l'éditeur : Della est une jeune femme comme les autres, à ceci près qu'elle a fait du mensonge un art de vivre et de l'escroquerie sa profession. Sous les traits d'Ella, brillante biologiste, saura-t-elle convaincre Daniel Metcalf, irrésistible milliardaire, de financer son projet de recherche ? Avec vingt-cinq mille dollars à la clé, l'arnaqueuse de haut vol n'a pas le droit à l'erreur. Pour prouver à l'ingénu que le tigre de Tasmanie n'est pas une espèce éteinte, elle engage une extraordinaire expédition dans la jungle. Un coup monté presque parfait, si l'amour ne s'immisçait dans la manigance. Une comédié romantique - et scientifique - pétillante.

    Traduit de l'anglais (Australie) par Laurence Videloup.

    Ma note :

    culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

    Broché : 21 euros

    Un grand merci aux Éditions Héloïse d'Ormesson et à Babelio pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre en avant-première dans le cadre de l'opération Masse critique.

    Un clan composé d'à peu près Robin des bois vivant d'arnaques alambiquées dans le cadre australien... Un pitch a priori prometteur pour de dépaysantes et décapantes aventures !

    Seulement, si ce sont les mots "extraordinaire expédition dans la jungle" qui ont retenu votre attention dans la présentation de l'éditeur, passez votre chemin. Malheureusement, l'auteur ne met que peu l'Australie et ses richesses environnementales à l'honneur dans son récit : l'on a quasiment jamais l'impression d'y être et la grande scène de l'expédition pourrait aussi bien se passer sur la colline d'en face ou le parc du coin qu'il n'y aurait pas de différence.

    Si l'on ajoute à cette flagrante absence de mise en valeur du cadre un certain manque de crédibilité du prétendu savoir-faire de soit disant arnaqueurs de haut vol, l'on peut légitimement penser que ce texte, faute de vraisemblance, n'a pas grand intérêt, voire est un échec.

    Pourtant, si tant est que l'on recherche un moment de lecture synonyme de légèreté, le livre de Toni Jordan remplit sa mission en terme de divertissement. Les personnages décalés, pour ne pas dire loufoques, parviennent à embarquer le lecteur dans leurs folles aventures. L'on sourit, l'on compatit, l'on s'attendrit... et l'on éprouve malgré tout l'impatience de savoir comment tout va se terminer.

    À noter le talent particulier de l'auteur pour l'écriture des quelques scènes sensuelles. Si ce genre de passages sont rarement convaincants, soit laissant de marbre soit ridicules ou vulgaires, ils sont ici particulièrement bien dosés, juste ce qu'il faut, ni trop ni trop peu.

    À défaut donc d'être dépaysante, cette lecture s'avère amusante, touchante et à certains moments émoustillante. Et c'est déjà pas mal. Ce n'est certes pas très profond mais la lecture n'a pas à toujours être un acte intellectuel engagé que diable !

    Ils en parlent aussi : Yael, Judith, Ladesiderienne.

    Vous aimerez sûrement :

    Extraits :

    - (...) Qui fait les lois de cette société ?

    - Les riches et les sans-coeur.

    - Et pourquoi font-ils ces lois ?

    - Pour protéger leurs avantages personnels, résultats de leur origine privilégiée et de siècles d'oppression des plus faibles.

    - Et que pensons-nous de ces lois ?

    - Nous les rejetons. Totalement.

    ...

    - Donc, on a pensé que les humains, dans la matrice, reproduisaient les différentes phases de l'évolution de l'espèce. Que les embryons sont d'abord des poissons, puis des salamandres, des tortues, puis des poulets, avant de devenir humains. Immense théorie. Dommage qu'elle ne soit pas vraie. Elle a l'air vraie. On devrait tous la porter en nous, porter le poids de notre passé, les vestiges de ce que nous étions.

    - Quand vous formulez les choses comme ça, je ne l'aime pas cette théorie. Quel terrible fardeau ! Porter avec soi tout ce qu'on a été, dit-il d'une voix qui semble assourdie par l'obscurité.

    - J'imagine que vous avez raison, tout le monde a droit à un nouveau départ.

  • Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier

    Éditions Fleuve Noir - 351 pagesdemain j'arrête.jpg

    Présentation de l'éditeur : Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu'elle n'a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier... Mais tout cela n'est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu'elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu'à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ? Avec cette première comédie, Gilles Legardinier, déjà remarqué pour ses deux thrillers L'exil des Anges et Nous étions les hommes, révèle une nouvelle facette d'une imagination qui n'a pas fini de surprendre. Drôle, percutant, terriblement touchant, son nouveau roman confirme ce que tous ceux qui ont lu un de ses livres savent déjà : Gilles a le don de raconter des histoires originales qui nous entraînent ailleurs tout en faisant résonner notre nature la plus intime. Voici un livre qui fait du bien !

    Ma note :

    culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

    Broché : 19,20 euros

    Poche : 7,60 euros (à paraître le 4 avril 2013)

    Ebook : 14,99 euros

    Un grand merci aux Éditions Fleuve Noir & Pocket pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre.

    Pléthore de critiques sur les blogs et autres sites de ventes en ligne ; la plupart enthousiastes voire dithyrambiques. Une chose est sûre, Gilles Legardinier ne manque pas de visibilité. Un état de fait à double tranchant qui peut provoquer une adhésion confiante instantanée ou au contraire, un rejet immédiat. Parce qu'il n'est pas rare que les excès laudatifs de l'engouement massif n'aient pour seul résultat que la déception. Trop d'éloges tue le mérite.

    Les quelque cinquantes premières pages de Demain j'arrête ! ne m'ont d'ailleurs pas convaincues. Non pas qu'elles fussent mal écrites mais l'héroïne m'agaçait. Trop gaffeuse et obsessionnelle - limite flippante - pour être crédible. Mais l'écriture vivante, punchy, m'a retenue et j'en suis a posteriori ravie. Car passé le cap de l'introduction, l'on plonge dans une histoire emplie d'émotions et d'humour dont on veut absolument connaître le dénouement.

    Les personnages sont la grande force de cette comédie : loin d'être lisses, parfois tout de même à la limite de la caricature, ils sont loufoques et pleins de défauts. Ultra contemporains, ils donnent beaucoup de couleur à l'ensemble et sont très attachants.

    L'intrigue quant à elle est certes assez légère mais parsemée de réflexions véritables mantras anti-morosité, elle gagne en profondeur, sans toutefois être prise de tête ou moralisatrice. Gilles Legardinier envisage son écriture comme un moyen de faire du bien et il y parvient haut la main.

    Il est étonnant de voir comme cet auteur multifacettes passe sans complexe et manifestement beaucoup de mérite du polar au roman jeunesse en passant, comme ici, par la chick lit. Peu commun a priori de plonger dans un roman aux accents sentimentaux écrit à la première personne quand l'héroïne est une jeune femme et l'auteur un homme... Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, il semblerait que le phénomène ne soit par rare ! Je dirais que la différence majeure réside dans une écriture apparemment moins romancée et un incontestable recul d'avec l'idéal féminin ; de fameux atouts pour gagner en crédibilité.

    Finalement, la seule gêne persistante concerne un récit secondaire : celui de Xavier autour de son véhicule. Je ne saurais citer mes sources - je me suis pourtant creusé les méninges - mais je suis convaincue d'avoir déjà lu une histoire identique. Je ne parle évidemment pas de plagiat, mais de réminiscence. Ou de facilité.

    Demain j'arrête ! n'est en conclusion pas de ces romans impérissables qui entreront dans la légende littéraire mais c'est assurément un petit bonheur dont il serait dommage de se priver. Qui est assez fou pour prétendre se passer sciemment d'un agréable moment ?

    Ils en parlent aussi : Kreen, Pauline, Tribulations d'une vie.

    Vous aimerez sûrement :

    Extraits :

    Je me suis mise à songer à tout ce que j'avais traversé ces derniers mois. Je me sentais suffisamment bien pour y penser avec recul, comme s'il s'agissait de l'histoire d'une autre que je pouvais étudier avec détachement. Pas question de laisser surgir les vraies questions. Celles-là, je n'en viens jamais à bout. Trop nombreuses, trop vraies. Je cherchais simplement une vue d'ensemble, neutre, évaluée froidement, histoire de croire un isntant que j'étais en sécurité, dominant en toute impunité le champ de bataille.

    ...

    Je crois qu'au fond elle n'est pas méchante ; d'ailleurs, je l'aime bien. Mais quand on voit une jeune femme magnifique changer de mec comme elle veut et en plus réussir sa carrière, on est bien contente de pouvoir se dire qu'elle est gourde parce qu'on est un peu jalouse.

    ...

    En fait, je ne suis pas certaine que les femmes soient foncièrement plus élégantes que les hommes. Le vrai problème, c'est qu'elles sont plus limitées lorsqu'il s'agit de faire pipi partout.

    ...

    N'oubliez jamais cette vérité absolue : ce qu'il y a de pire dans ce monde, ce ne sont pas les épreuves, ce sont les injustices.

    ...

    Je déteste le café. Je n'aime pas l'odeur et c'est un désastre écologique. Je ne comprends pas comment ce jus a pu devenir un code social aussi universel. Comme quoi on peut faire accepter n'importe quoi aux gens si on insiste longtemps.

    ...

    Il y a quelque chose de rassurant à grandir près de ses copains d'enfance. On garde le lien avec le passé, on continue ensemble. Peu importe ce que l'on dit ou ce que l'on fait, on est toujours là.

    ...

    Ce fut le premier enterrement auquel j'ai assisté. Je n'oublierai jamais. Tous ces gens en noir devant le cercueil. Les larmes, cet insupportable sentiment d'impuissance, la découverte de l'infranchissable frontière entre l'avant et l'après.

    ...

    Nous les filles, quand on pense à quelqu'un, on y pense tout le temps. Il occupe chaque recoin de notre esprit à chaque seconde. Vous vous démenez pour tenter de vous changer les idées et le moindre petit détail vous y ramène. Prisonnière d'une obsession.

    ...

    Toutes ces relations, toutes ces histoires ne m'ont rien appris. Elles m'ont juste coûté mes illusions et l'innocence avec laquelle on se lance toutes.

    ...

    C'est peut-être une maladie à mon âge, mais je suis sensible aux choses que je fais pour la dernière fois.

    ...

    Je ne sais pas pour vous mais, au début de ma vie, il n'y avait que deux sortes de personnes dans mon univers : celles que j'adorais et celles que je détestais. Mes meilleurs amis et mes pires ennemis. Ceux pour qui je suis prête à tout donner et ceux qui peuvent aller crever. Ensuite, on grandit. Entre le noir et le blanc, on découvre le gris. On rencontre ceux qui ne sont pas vraiment des amis mais que l'on aime quand même un peu et ceux que l'on prend pour des proches et qui n'arrêtent pas de vous planter des couteaux dans le dos. Je ne crois pas que la découverte de la nuance soit un renoncement ou un manque d'intégrité. C'est juste une autre façon de voir la vie.

    ...

    Il faut tout espèrer, au risque d'être déçu. Il faut tout éprouver au risque d'être blessé, tout donner au risque d'être volé. Ce qui vaut la peine d'être vécu vous met forcément en danger.

    ...

    Chaque génération a ses codes, ses mots, son jargon. Suivant notre âge, on a flashé, vibré, fantasmé, kiffé, ou je ne sais quoi encore sur les mecs. Pourtant, quelles que soient les époques, certains mots n'ont jamais changé, certains termes ne subissent pas l'influence des modes. Adorer, espérer, souffrir, attendre et pleurer. Personne, pas même ces jeunes filles insouciantes, n'ose jouer avec la vérité profonde de notre destin.

  • L'escapade sans retour de Sophie Parent de Mylène Gilbert-Dumas

    l'escapade sans retour de sophie parent.jpgVLB Éditeur - 346 pages

    Présentation de l'éditeur : Sophie Parent n'avait rien d'une aventurière. Installée depuis des années dans le confort de sa banlieue, elle s'était laissé porter par la vague tranquille de son quotidien. Elle respectait l'ordre social, avait confiance en ses proches, ne mentait pas et avait pour le chaos une aversion intraitable. De l'avis de plusieurs, elle surfait avec adresse sur la grande mer de la vie. C'était deux mois avant que commence sa descente aux enfers... Pourtant, le mercredi 8 décembre 2010, sans l'avoir cherché, Sophie met le doigt sur ce qui la tourmente depuis des mois. Une simple haie dans le jardin, qu'elle croyait belle et fournie, depuis des années, mais qui ne l'était finalement qu'en apparence, l'amène à faire une comparaison troublante avec sa propre vie. À partir de ce moment-là, toutes ces choses qu'elles avec toujours considérées comme de simples irritants deviennent les symptômes d'un mal qui ne cesse de s'aggraver. Jusqu'au jour où elle décide de partir une semaine dans le sud, seule, sans prévenir personne, juste pour souffler un peu et faire le point. Mais quand la remise en question est amorcée, un retour est-il possible ?

    Ma note :

    culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

    Broché : 16 euros

    Poche : 8,40 euros (à paraître le 4 avril 2013)

    Un grand merci à VLB Éditeur & aux Éditions Pocket pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre.

    La littérature québecoise et moi, une histoire d'amour encore jamais déçue.

    S'il est proverbialement admis que "tout Tchèque doit avoir un violon sous son oreiller", mon approche du Québec par le prisme de ses écrivains m'a convaincue que les marraines fées ont déposé des plumes sous les traversins de la Belle Province. Alors forcément, quand les Éditions Pocket ont suscité la tentation en me proposant d'acheminer depuis cette contrée de belles lettres un livre à la chatoyante jaquette, le seul moyen de m'en délivrer était d'y succomber - adage, quand tu nous tiens...

    Si, en raison de quelques maladresses et invraisemblances, L'escapade sans retour de Sophie Parent n'est pas le meilleur de la romance / chick lit - menus défauts dont il est aisé de passer outre et qui n'entâchent nullement le plaisir de lecture -, il est en tout cas la preuve écrite du caractère inepte de la présupposée vacuité du genre.

    L'agréable livre de Mylène Gilbert-Dumas n'est pas une simple plongée dans les touchantes aventures d'une jeune quarantenaire ayant décidé de vivre enfin pour elle-même et non plus au service - pour ne pas dire esclave - des autres. Il est également une invite à l'introspection, à la remise en question.

    Si Jirô Tanigushi, avec son exceptionnel roman graphique Quartier lointain, nous amenait à nous interroger sur ce que nous ferions différemment si nous avions l'opportunité de tout recommencer à partir de nos quatorze ans, Mylène Gilbert-Dumas quant à elle nous incite à faire un bilan de parcours existentiel afin d'éventuellement réajuster et, pourquoi pas, tout bousculer, pour le temps qui nous reste. Parce que s'il est possible voire inévitable de perdre du temps, il ne faut pas non plus passer à côté de sa vie...

    Un livre optimiste qui rappelle qu'il n'est jamais trop tard... Mais que le moment est aussi venu...

    Messieurs, gardez-vous bien d'offrir ce roman à votre compagne, méfiez-vous si vous le voyez entre les mains de votre moitié ! Il pourrait bien leur donner des idées...

    Ils en parlent aussi : AniouchkaPetitebelgeAu pouvoir des mots, La bouquineuse boulimique.

    Vous aimerez sûrement :

    Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

    La double vie d'Irina de Lionel Shriver

    Rien ne va plus, La poursuite du bonheur & L'homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy

    Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi de Katherine Pancol

    Les secrets de Summer street de Cathy Kelly

    La femme qui décida de passer une année au lit de Sue Townsend

    Vacances anglaises, N'oublie pas mes petits souliers et S.O.S. de Joseph Connolly

    Extraits :

    Prenons un instant pour prendre conscience qu'il n'y a que trois façons de modifier la trajectoire de notre vie, pour le meilleur ou pour le pire : la crise, la chance et le choix.

    Sarah Ban Breathnach

    ...

    Tout le monde l'enviait, admirait ses succès, mais personne ne voyait à quel point elle se sentait insignifiante en dedans. Car sa vie ne ressemblait en rien à ce dont elle avait rêvé jadis, quand l'adolescence lui permettait encore d'espérer.

    ...

    Ce n'était pas cette vie-là qu'elle avait voulue.

    ...

    Les rêves de fuite faisaient partie du quotidien de Sophie depuis tellement longtemps qu'elle ne se rappelait plus quand ils avaient commencé.

    ...

    Pourtant, Sophie ne s'était jamais sentie à la hauteur, ni de ce qu'on attendait d'elle ni de ce qu'elle aurait voulu être.

    ...

    Même de nos jours, alors qu'on aimait croire que tous étaient égaux, même chez les femmes les plus indépendantes. Parce que l'égalité, c'était de la politique, c'était dans la vie publique. Dans le privé, dans les foyers, les choses n'avaient pas tellement changé.

    ...

    - Avez-vous lu tous vos livres ?

    - Pas encore. Le problème, c'est que j'en achète chaque fois que je mets les pieds dans une librairie. Le bon côté de l'affaire, c'est que j'en ai toujours quelques-uns en attente, ce qui m'assure de ne jamais tomber en panne de lecture.

    Elle riait, et ses yeux couvaient la bibliothèque d'un oeil affectueux.

    - Quand on arrive à un certain âge, ma fille, on aime bien voir le monde à travers le regard des autres. Ca nous permet de confirmer ou d'infirmer certaines de nos conclusions.

    ...

    - C'est ça, la vie : un fragile équilibre entre l'harmonie et le chaos.

    ...

    Elle se rappelait ses premiers appartements, et le plaisir de faire son nid remontait à la surface. À l'époque, chaque déménagement lui donnait l'occasion de repartir à neuf.