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Art - Page 4

  • Les Parisiennes de Kiraz

    Piquantes, délurées et sensuelles, elles ont fait la réputation du dessinateur Kiraz. Nées dans les années 1950, d’un trait de crayon et d’éclats de couleurs, ces créatures entrent dans la légende à l’aube des années 1960 dans les pages du magazine Jours de France (1959 – 1987) mais font aussi les beaux jours de Marie-Claire, Gala, Paris-Match, Elle, illustrent encore maintenant une page coquine du Playboy américain et tiennent, dans les années 1990, le haut de l’affiche en jouant les stars de la publicité : Canderel, Clio Chipie, Nivea…

    Fidèles à l’esprit de Paris qui les caractérise, les filles « prodigues » de Kiraz s’invitent dans le plus parisien des musées de la capitale et inscrivent ainsi leurs fameuses aventures dans l’histoire de la ville. Cette exposition est l’occasion unique de découvrir les Parisiennes dans leur ensemble et sous toutes les coutures : intemporelles dans leur féminité, indémodables dans leurs styles et déconcertantes d’actualité dans leur propos.

    Gouaches originales, peintures inédites, dessins, reportages, croquis, photographies, coupures de presse, affiches publicitaires… : près de 230 œuvres présentent toute une vie de travail passionné de l’artiste Kiraz, dont l’amour de Paris et de sa gent féminine éclairent cette première rétrospective.

    De cette exposition incroyablement fraîche, je retiens les rires des visiteurs, l'irrévérence des plus anciens qui pensent que lire à haute voix leur permet de déchiffrer plus facilement, le cadre idéal, l'absence de cartes postales à la boutique du musée qui ne propose qu'un catalogue et kirazportrait.jpgtrois affiches mais surtout... la présence incognito de l'artiste que, malgré portraits et vidéo, personne n'a reconnu. J'aime à penser qu'il a été flatté, quand nos regards se sont croisés, que mes yeux expriment de manière insistante mais silencieusement leur admiration afin de ne pas griller sa couverture et le laisser continuer à savourer les réactions de son public. Peut-être me reconnaîtrai-je dans un de ses prochains dessins... Pour ceux qui le souhaitent, cette "rencontre" se renouvellera de manière moins exceptionnelle et inattendue le jeudi 4 septembre à 15 h lors d'une séance de dédicace.

    Musée Carnavalet
    23, rue de Sévigné - 75003 Paris
    Tél. : 01 44 59 58 58

    Du 14 mai au 21 septembre, tous les jours, de 10 h à 18 h, sauf les lundis et jours fériés.

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    Je voudrais trouver un homme riche que je n'épouserais pas pour son argent.
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  • Reggaefrance.com : coup de gueule

    L'intérêt pour un sujet quel qu'il soit pousse souvent, si ce n'est systématiquement, l'intéressé à se renseigner sur le dit sujet.

    Une attention particulière portée à l'actualité aura, par exemple, conduit tout un chacun à découvrir que je vis proche le ghetto où lVHS.jpges flics se font piquer par l'homme au long couteau* en plein milieu de l'après-midi de la Fête nationale. Bien que la vraie vérité navrante il faut bien l'avouer est que deux des trois représentants des forces de l'ordre ont été blessés par les ricochets des balles de leurs collègues et que l'illuminé se soit fait descendre... Mais passons.

    En l'occurrence, mon intérêt se porte sur la musique. La reggae music comme en témoigne allégrement ma rubrique consacrée. C'est donc bien naturellement que je compulse régulièrement, avec une joie non dissimulée, les pages de Reggaefrance. Mais là, bigre, fichtre, saperlotte, c'est juste pas possible !

    Comment ? Mais comment ce site de référence a pu payer son partenaire Realize Prod. pour faire une vidéo aussi minable du Reggae Live Tour du 12 juin dernier ? A ceux qui n'y étaient pas, aucun intérêt, mais pour les présents, quoi de représentatif de cette soirée dans ce montage vidéo aux choix pour le moins particuliers ? Qu'est devenu Ras Shiloh ? Pourquoi n'avons-nous droit qu'à de trop courtes secondes de la seule entrée bondissante du Messenjah alors qu'il nous a offert une session d'un exceptionnel mysticisme et qu'il faut bien le dire, la vraie star de la soirée malgré les apparences, était bien lui, fort de son expérience, de sa voix extraordinairement posée et de son inconditionnelle vibe roots loin de toute tendance bling bling ? Sur quel critère de préfèrence finalement peu représentatif de la critique pour le moins partagée - même si enchantée - s'est appuyé le choix de consacrer une partie particulièrement longue à la seule prestation de Jah Cure, au détriment d'autres pas moins méritants comme vu précédemment, bien au contraire ? Et dans l'acceptation d'une quelconque prédomination artistique, pourquoi balancer l'intégralité du moment de flottement de la star si longtemps attendue quand les larsens bataillaient ferme la vedette, alors que d'inadmissibles coupes ont été opérées sur des incontournables - à l'instar de Luciano par ailleurs ?

    Non, résolument non. Je ne pouvais assurément pas me taire. Tant de médiocrité pour un évènement d'une telle intensité, c'est juste impardonnable. Pour des pro j'entends. Quand je vois ce je ne sais quoi auquel il est difficile d'associer le nom de reportage, ça me rappelle presque mes compilations K7. De la belle ouvrage...

  • Saison morte couture

    Après l'égérie, le maître... Saison difficile pour la maison YSL*.

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    « Rien n'est plus beau qu'un corps nu. Le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme ce sont les bras de l'homme qu'elle aime. Mais, pour celles qui n'ont pas eu la chance de trouver ce bonheur, je suis là. »
  • Echo #2

    Souvenir parallèle du Garance Festival 2007*.2082854994.jpg

    Atemporalité / Commensalisme

    Ce soir le mysticisme a balayé l'athéisme

    Ce soir, debouts, nous étions à genoux

    Et si le Divin réside en chacun de nous...

    Nous étions parcelles d'éternité, éclats de rédemption.

    J'ai vu l'Amour en nos mains, la Béatitude sur nos bouches et en nos yeux la Réunion

    J'ai vu nos origines et différences devenir Unité et Délivrance

    J'ai senti la Haine reculer, chariant dans sa fuite préjugés pervers et réticences

    J'ai vu nos peaux se fondrent en camaïeu

    Tons pourtant tranchés mélés en une même couleur.

    J'ai été touchée par la Beauté que distillaient nos coeurs

    L'Unisson de nos âmes m'a rendue meilleure.

    La Mélodie, magie reflétant les Cieux,

    Dénudait pour nous la belle et farouche Vérité.

    Chaque note donnait la pulsation à nos êtres fièvreux.

    Symbiose aux larmes de joie, symbiose aux sangs mélés.

    Ce sont vos battements qui soulevaient ma poitrine

    Mais c'est ma lymphe qui irriguait vos chairs.

    La Musique, cinglant nos incessants mouvements, était là pour les parfaire.

    Nos intellects ont érigé le Commensalisme en doctrine

    Nos énergies instinctuelles ont consommé, dévoré le mariage de nos âmes.

    Vous m'avez aimée, je vous ai aimés, Union cérébrale ;

    La sueur coulait entre nos reins, nos ondoiements devenaient Transe, Union animale.

    Nous avons vibré et nous vibrons toujours

    Habités désormais et forts de cet Amour

    Universalité en Temps d'Atrocité

    Nous avons cueilli l'Espoir et nous l'avons gardé.

    Sista Claire Alliguié 

  • Echo #1

    Quand de candides rimes intitulées Les Chipies se transforment en véritable poésie.2000972002.jpg

    Les Chipies

    Les chipies ont du rire au fond des yeux

    Mais des peines emplissent leurs poches

    Décevez-les, elles ne vous en feront pas reproche,

    Tout simplement : vous n'exitez plus...

    D'un éclat de rire, elles vous balayent

    Un sanglot vous enterre et leurs larmes sèchent au soleil ;

    Au mieux, vous n'êtes que grimace passagère sur leurs lèvres vermeilles

    A demi-mots, demi-vie... Un jour non, un jour oui, tant mieux, tant pis

    Les chipies sont femmes bien au-delà de la folie...

    Sourire carnassier sur coeur brisé.

    Elles cheminent ; yeux fermés, gorge offerte, au gré de leur Passion.

    Sans tricherie ou compromis elles reprisent savamment leurs rêves usés,

    Puis, elle revêtent ces hardes oniriques avec ostention.

    Vous les voulez posséder ? Vous perdez l'esprit !

    Les assagir ? Vous deviendrez fous !

    Que dites-vous ?

    Intransigeantes ? Pleines de mépris ?

    Les avez-vous seulement écoutées ?

    Avec votre coeur regardées ?

    Au lieu d'une corde, messieurs, munissez-vous d'une clef.

    Car à celui qui les saura aimer,

    Les chipies promettent une chose :

    "Luxe, calme et volupté".

    Sista Claire Alliguié