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  • Zalbac Brothers de Karel de la Renaudière

    Éditions Albin Michel - 318 pagesculture,citation,littérature,livre,roman,thriller,finance,biographie,économie

    Présentation de l'éditeur : New York, une très secrète banque d’affaires. Un jeune français venu de nulle part. Une héritière qui hésite sur son destin. L’histoire d’une ascension et d’une chute.

    Dans la grande tradition de John Grisham, Karel de la Renaudière, un des directeurs d’une grande banque internationale, explore les coulisses de la haute finance et du pouvoir. Ce thriller captivant dresse un tableau à la fois fascinant et terrible de notre époque.

    Ma note :

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    Broché : 20,00 euros

    Ebook : 13,99 euros

    Un grand merci aux Éditions Albin Michel pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre.

    Zalbac Brothers est un premier roman. De quoi me mettre la puce à l'oreille et surtout l'eau à la bouche.

    Écrit par l'un des directeurs d'une grande banque internationale, il est bien naturel qu'il s'agisse d'un thriller conduisant dans les coulisses de la haute finance et du pouvoir. Rien de tel que d'écrire sur ce que l'on connaît le mieux pour être au moins crédible. L'auteur s'identifie à son personnage et son parcours d'ailleurs de façon à peine voilée et il prête même le prénom de sa femme à son héroïne.

    C'est donc l'histoire d'un jeune Français ambitieux venu faire fortune à New York et dont on assiste à l'ascencion défiant toute vraisemblance, la chute, les frasques amoureuses, etc.

    Quoique le sujet et l'intrigue soient maîtrisés, Karel de la Renaudière ne parvient pas à rendre son récit réellement excitant. Il y a certes de nombreux rebondissements mais c'est assez manichéen et plutôt prévisible dans l'ensemble. Et bourré de poncifs. Là où le premier roman est promesse du charme d'un auteur qui a mis ses tripes dans ses mots, l'on ne voit ici qu'un assemblage scolaire de techniques rédactionnelles. L'écriture manque d'émotions, le style est direct, les chapitres sont courts, les phrases concises et les dialogues nombreux. L'auteur ne traîne pas sur le rythme (le temps, c'est de l'argent...), ça a un petit goût de bâclé et ça manque de consistance.

    De plus, les personnages sont par trop caricaturaux : le Jean-til, le méchant, le pourri de Bercy, les vilains hedge funds américains, la blonde sulfureuse mais pas tête de linotte et évidemment riche héritière... Un vrai feuilleton à l'américaine !

    Et puis, ce texte est le tableau tristement révélateur, le miroir assez fidèle du fonctionnement actuel de notre monde... En dépeignant ce détestable univers, l'écrivain enfonce une porte ouverte. Particulièrement en ces temps de vaches maigres, il est assez déplaisant d'être encore confronté sur son temps de détente à ses manieurs de gros sous et autres spéculateurs qui s'en mettent plein les poches sur notre dos. Il n'y a même pas la valeur ajoutée de la pédagogie puisque malgré la vulgarisation du secteur et de son jargon complexe auquel aucun non initié ne comprend rien à rien, on n'y voit pas plus clair sur toutes ces manipulations (magouilles ?). Cela dit, ça ne nuit aucunement à la compréhension. L'on joue l'indifférence à la lecture de ces passages et on ne fait de toute façon pas beaucoup d'effort d'entendement tant tout ceci est franchement boring.

    Alors pourquoi ce roman ? Une envie de se déculpabiliser, de s'acheter une crédibilité comme l'auteur le dit lui même dans son texte ? Brosser la fresque d'un univers de requins tout en se donnant le beau rôle, ça manque passablement de crédibilité. Pour parvenir au sommet où il se trouve actuellement, il a bien fallu à Karel de la Renaudière jouer au moins un peu le jeu aux obscures et border line rules.

    Bref, un récit un peu hypocrite qui n'en apprend pas tellement plus mais qui assurément renforce le dégoût qu'évoque cette sphère à tout un chacun. Pas évident de manipuler les lettres comme on le fait avec les chiffres... Sans compter que l'appellation thriller est un brin galvaudée puisque la seule hémorragie est financière. Ni meurtre, ni enquête, ce ne sont que complots, trahisons et vengeances.

    Pour autant, on va facilement jusqu'au bout de cette histoire qui se lit aussi rapidement qu'elle s'oublie. C'est disons une lecture légère pour passer le temps sans trop réfléchir.

    Ce titre évoque évidemment Tom Wolfe et Le bûcher des vanités ou dans le registre de la bande dessinée Dantès de Boisserie, Guillaume et Juszezak. Difficile de s'imposer aux côtés de telles références... Et pour les gens du milieu, la lecture doit être aussi jubilatoire que celle des gens de la pub à la lecture de 99 F de Frédéric Beigbeder mais pour les autres, les private joke et les dénonciations à peine déguisées sont insaisissables donc sans intérêt.

    Ils en parlent aussi : CC Rider, Mika, Strummer.

    Vous aimerez sûrement :

    Jour de confession d'Alan Folsom

    Un passé en noir et blanc de Michiel Heyns

    Rainbow Warriors d'Ayerdhal

    Les Revenants de Laura Kasischke

    Enfants de la paranoïa de Trevor Shane

    Bloody Miami de Tom Wolfe

    Le blues du braqueur de banque de Flemming Jensen

    Le livre sans nom d'Anonyme

    Cosmopolis de Don Delillo

    Ken Games de J. Robledo & M. Toledano

    Alter ego de P.-P. Renders, D. Lapière et M. Reynès

    Extraits :

    Jean commence à comprendre qu'il évolue dans un univers où les apparences comptent. Les financiers ressemblent tous plus ou moins à Donovan, mais la plupart arrivent à le masquer par un humanisme de bon aloi. Une enveloppe aux oeuvres de charité par-ci, un concert de bienfaisance par-là, une vente aux enchères au profit de la recherche contre le cancer le jour, du mécénat auprès des jeunes artistes le soir. Par ce système, les puissants s'achètent une respectabilité.

    ...

    La vérité, c'est que les projets de fusions qui nourrissent sa hiérarchie sont souvent tirés par les cheveux. Quand les stagiaires passent leurs journées à remplir des tableurs de chiffres et de graphiques, les types placés juste au-dessus s'angoissent pour trouver l'idée du siècle. C'est là que la bât blesse, car souvent, 1 + 1 n'est pas égal à 3, ni même à 2. Si Coca investit dans l'aluminium, vu sa consommation de canettes, tout va bien, 1 + 1 égale 2, voire 2 et demi. Mais quand un géant du maïs rachète une start-up en physique moléculaire transgénique, c'est moins évident. Mais qu'importe, quand les ennuis débarqueront, le banquier responsable de l'opération sera déjà loin. Ce qui compte, ce sont les deals. Ceux qui se font ou pas. Le sésame ? "Done deal !", c'est-à-dire "c'est fait, contrat signé !". Qui se souvient alors, dans l'euphorie de la nouvelle stratégie, que derrière la caverne se cachent souvent les quarante voleurs ?

    ...

    Charmant et cultivé, il reconnaît lui-même qu'un Français éduqué aux techniques américaines sera le mieux placé pour faire la synthèse de la "task force", l'énergie à l'américaine, avec la "french touch", le petit supplément d'âme hexagonal.

    ...

    - On est là pour rattraper tes conneries, reprend Donovan. La une de la presse, c'était pas l'idée du siècle ! Si tu veux étaler en public tes affaires de moeurs, il y a d'autres institutions pour ça. Le FMI par exemple !

  • Les poches de l'année écoulée à lire cet été

    Après une sélection des livres de l'année écoulée à lire cet été en grand format, voici une sélection de poches sortis également dans l'année mais qui ont l'avantage d'être abordables pour toutes les bourses et surtout d'être bien plus légers dans les valises et autres sacs de plage.

    Certains des liens ne renvoient pas vers des chroniques du blog mais directement vers le site de l'éditeur tout simplement parce que je n'ai pas encore eu le temps de les chroniquer. Mais s'ils font partie de la sélection, c'est qu'ils valent assurément le coup d'oeil - d'un point de vue tout à fait subjectif, s'entend.

    Je vous proposerai prochainement une liste de poches qui ne sont pas des nouveautés mais d'intemporels incontournables classiques et contemporains. Parce qu'il n'y a pas que l'actualité qui compte, non mais !

     

    Romans

    L'équation africaine de Yasmina Khadra

    Homo erectus de Tonino Benacquista

    Le cas Sneijder de Jean-Paul Dubois

    Pas mieux d'Arnaud Le Guilcher

    Les étoiles dans le ciel radieux d'Alan Warner

    Sunset park de Paul Auster

    Le dernier testament de Ben Zion Avrohom de James Frey

    Freedom de Jonathan Franzen

    Les lisières d'Olivier Adam

    Celles qui attendent de Fatou Diome

    Passé sous silence d'Alice Ferney

    La femme au miroir d'Éric-Emmanuel Schmitt (à paraître le 21 août)

    Famille modèle d'Eric Puchner

    Mr. Peanut d'Adam Ross

    L'ombre de moi-même d'Aimee Bender

    Nos vies désaccordées de Gaëlle Josse

    Marcus de Pierre Chazal

    Tuer le père d'Amélie Nothomb

    À défaut d'Amérique de Carole Zalberg

    Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

    La nonne et le brigand & La grand-mère de Jade de Frédérique Deghelt

    La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

    Ouragan de Laurent Gaudé

    Les séparées de Kéthévane Davrichewy

    Les privilèges de Jonathan Dee

    Intuitions de Dominique Dyens

    La voie Marion de Jean-Philippe Mégnin

     

    Biographies romancées ou récits biographiques

    Madame Hemingway de Paula McLain

    La calèche de Jean Diwo

    Et rester vivant de Jean-Philippe Blondel

    Retour à Killybegs de Sorj Chalandon

    Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan

    Hors de moi de Claire Marin

    Du bleu sur les veines de Tony O'Neill

     

    Polars, thrillers, romans noirs

    La mort s'invite à Pemberley de P.D. James (à paraître le 21/8)

    L'arbre au poison d'Erin Kelly

    Avant d'aller dormir de S.J. Watson

    Les revenants de Laura Kasischke

    658 de John Verdon

    Bataille de chats d'Eduardo Mendoza

    Zona Frigida d'Anne B. Ragde

    Vengeances de Philippe Djian

    Les morues de Titiou Lecoq (premier roman)

    Le dîner d'Herman Koch

    Les oreilles de Buster de Maria Ernestam

     

    Romances

    Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier

    L'escapade sans retour de Sophie Parent de Mylène Gilbert-Dumas

    Sanditon de Jane Austen

    Doux remèdes pour coeurs brisés de Cathy Kelly

    Les filles de Mr Darcy d'Elizabeth Ashton

    Le journal de Mr Darcy d'Amande Grange

    Les aventures de Miss Alethea Darcy d'Elizabeth Aston

    Darcy dans l'âme d'Elizabeth Aston

    Le journal de Mr Knightley d'Amanda Grange

    Le journal du Colonel Brandon d'Amanda Grange

    Charlotte Collins de Jennifer Becton

    Caroline Bingley de Jennifer Becton

    Orgueil et préjugé suivi de Amour et amitié de Jane Austen

     

    Essai

    L'Envie de Sophie Fontanel

    L'écologie en bas de chez moi de Iégor Gran

  • Premiers romans de la rentrée littéraire 2013, deuxième sélection

    Après une première sélection de premiers romans à paraître en cette rentrée littéraire 2013 consultable en un clin d'oeil, voici un deuxième volet de présentation de ces 86 nouvelles plumes tant attendues parce que potentielles promesses de toutes les audaces, de tous les renouveaux littéraires...

    Aux Éditions Christian Bourgois :

    En mer de Toine Heijmans, à paraître le 29 août : Las du quotidien de sa vie de bureau, Donald décide de partir naviguer seul pendant trois mois en mer du Nord. Maria, sa fille de sept ans, le rejoint pour la dernière étape qui doit les ramener du Danemark aux Pays-Bas, où ils retrouveront sa femme. Mer étale, complicité entre le père et la fille: la traversée s'annonce idyllique. Mais rapidement, les nuages noirs se profilent à l'horizon, et Donald semble de plus en plus tourmenté. Jusqu'à cette nuit cauchemardesque où Maria disparaît du bateau alors que la tempête éclate...

     Aux Éditions du Cherche Midi :

    La maladie du roi de Christian Carisey, à paraître le 12 septembre : Versailles, 1686. Le règne du Roi-Soleil vacille. Louis XIV doit mener bataille contre les puissances européennes. Il doit aussi lutter contre une fistule venue s'ajouter aux nombreuses maladies qui attaquent son corps abîmé. Alors que l'ambassadeur du Siam attend d'être reçu, le jeune chirurgien Félix de Tassy est chargé d'opérer le roi. De son intervention dépend la survie du pouvoir. Pendant ce temps, les espions rôdent à Versailles tandis que les Jésuites rêvent de convertir les populations d'Extrême-Orient. À partir de faits réels, Christian Carisey a composé un roman sur la fragilité du pouvoir. On y croise de grands noms de la cour, tels Louvois, Madame de Maintenon, le père La Chaise ou la Palatine, et l'on découvre enfin qui se cache derrière le Masque de fer...

     Aux Éditions de l'Olivier :

    La cravate de Milena Michiko Flasar, à paraître le 29 août : Taguchi Hiro refuse de sortir de sa chambre, de se mêler aux autres, y compris aux siens. Il a 20 ans, il est ce qu’on appelle au Japon un hikikomori. Telle est sa situation lorsqu’il aperçoit, dans le parc en face de chez lui, un homme qui semble passer ses journées assis sur un banc : il porte un costume, une mallette, et surtout une belle cravate. Cet employé modèle s’appelle Ohara Tetsu, il a perdu son emploi, mais ne veut pas l’avouer à son entourage. Taguchi Hiro et Ohara Tetsu finissent par se rencontrer, ils parlent, parlent indéfiniment. Leurs récits se croisent et s’entremêlent : la disparition d’un ami poète fauché par une voiture, le suicide d’une camarade de classe, la vie de famille, la vie scolaire qui n’existe plus, la vie professionnelle brisée nette, le vide après la mort d’un enfant et l’amour d’une épouse. La Cravate est un roman consacré à la pression sociale, celle qui fait éclater les esprits et les êtres. Mais sans militantisme, sans colère. Juste un roman sombre et léger, une succession de miniatures à l’écriture étincelante.

     Aux Éditions Gallmeister :

    Animaux solitaires de Bruce Holbert, à paraître le 29 août : Comté de l'Okanogan, État de Washington, 1932. Russel Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d’un tueur laissant dans son sillage des cadavres d'Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l'entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l'Ouest, là où les hommes qui n'ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n'a pas encore eu raison de la barbarie.  De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d'une vie qu'il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille. À l'instar des romans de Charles Portis ou de Cormac McCarthy, Animaux solitaires mêle avec brio les codes du western et ceux des plus grands romans noirs. Un premier roman remarquable dont on ne pourra oublier le héros mélancolique  qui rêve d'imposer la justice aux confins de la civilisation. Quel que soit le prix à payer.

    Compagnie K de William March, à paraître le 12 septembre : Décembre 1917. Une compagnie de l’US Marines Corps débarque en France et est envoyée au front. Pour la première fois, les hommes de la Compagnie K découvrent la guerre : attaques de nuit, balles qui sifflent, obus qui explosent, ordres absurdes, grondement de l'artillerie, la pluie et le froid, la tentation de déserter. Les cent-treize soldats qui composent cette compagnie prennent tour à tour la parole  pour raconter leur guerre, toutes les guerres. L'un après l’autre, ils décrivent près d'un an de combats, puis le retour au pays pour ceux qui ont pu rentrer, traumatisés, blessés, hantés à jamais par ce qu’ils ont vécu. Inspiré par l'expérience de son auteur, Compagnie K est un roman inoubliable qui s'inscrit dans la droite ligne d'À l'Ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque. William March dresse là un tableau saisissant de la Grande Guerre telle que l'ont vécu les soldats américains. Salué comme un chef-d'œuvre par de nombreux critiques et écrivains, Compagnie K est traduit pour la première fois en français.

    Le Sillage de l'oubli de Bruce Machart, à paraître le 12 septembre : Texas, 1895. Un propriétaire terrien voit la seule femme qu'il a jamais aimée mourir en mettant au monde leur quatrième fils, Karel. Vaincu par la douleur, l'homme entraîne ses enfants dans une vie austère et brutale. Pour lui, seuls comptent désormais ses chevaux de course montés par Karel, et les paris qu’il lance contre ses voisins pour gagner toujours plus de terres. Mais l'enjeu est tout autre lorsqu'un propriétaire espagnol lui propose un pari insolite qui engage l'avenir des quatre frères. Karel s'élance alors dans une course décisive, avec pour adversaire une jeune fille qui déjà l'obsède. Un premier roman éblouissant qui a valu à son auteur d’être comparé à William Faulkner ou Cormac McCarthy.

     Aux Éditions Stock :

    Il Babbo d'Ivan Macaux, à paraître le 21 août : Une semaine sur les routes de France, entre le Var et Paris, dans le sillage d’une vieille bagnole en bout de course. Il Babbo conduit. Sur le siège passager, son fils scrute le rétroviseur où défilent les souvenirs d’enfance, caprices et coups de poker de ce père au destin sinueux et spectaculaire. Qui est-il ce Babbo, cet homme jovial et interlope : idéaliste patenté ou escroc aux heures de bureau ? Et qui est vraiment ce narrateur ? Plus un adolescent, pas tout à fait un homme. Ce voyage, seul à seul, est un moment rare. Père et fils s’observent, se toisent, se cherchent. Le long des départementales, c’est le poids des silences et des non-dits que l’auteur convoie, et l’histoire d’une famille française, en creux, qu’il explore. Au fil des kilomètres, se croiseront l’Afrique et Barbara, Musclor et Stefan Zweig, des généraux soviétiques chez Tati, Lee Harvey Oswald et le porno. Avec vitesse et fantaisie, les souvenirs défilent, et évoquent au passage toute la complexité d’une relation entre un père et son fils. Ivan Macaux livre ici un magnifique premier roman, aux odeurs de grand départ.

    La vie à côté de Mariapia Veladiano, à paraître le 21 août : Rebecca est laide. Extrêmement laide. Elle vit, avec prudence et en silence, aux côtés d’un père, médecin et trop absent, et d’une mère qui « a pris le deuil à sa naissance ». Rebecca se tient elle aussi hors du monde, élevée par la sainte et tragique servante Maddalena. C’est sans compter sur l’impétueuse tante Erminia, qui décide de l’initier au piano. Rebecca va dès lors concentrer sa vie entière dans ses mains… Une autre vie est possible, un autre langage, une vie à côté. Un premier roman bouleversant de subtilité et de pudeur. Avec la légèreté et la férocité d’une fable, La vie à côté brosse le portrait d’une famille corrompue par le mensonge et les tabous. Mariapia Veladiano comble le silence et les bruits étouffés en donnant voix à la différence.

     Aux Éditions Héloïse d'Ormesson :

    Arizona Tom de Norman Ginzberg, à paraître le 22 août : À la fin de sa vie, Ocean Miller revient sur son itinéraire improbable de shérif : il raconte d’abord comment, lui, Juif d’Europe centrale, né sur un paquebot qui ralliait l’Amérique, a atterri dans une bourgade perdue d’Arizona. Puis il se souvient de l’affaire la plus marquante de sa carrière, celle de Tom, sourd-muet de douze ans à peine, qui débarqua à Brewsterville en traînant un cadavre dépecé sur ses talons. Pour le maire et ses acolytes, le garçon était assurément coupable du meurtre. Mais pour Miller, sur le déclin et porté sur le bourbon, l’innocence de ce petit bonhomme ne faisait aucun doute. Pour sauver Tom de la potence, et prouver qu’il a encore un rôle à jouer, Miller se lance dans une enquête haletante pour débusquer le tueur. La rumeur d’un coffre rempli d’or enterré en plein désert le mènera de pièges sanglants en aventures poussiéreuses jusqu’à découvrir l’identité des véritables coupables. Norman Ginzberg signe un western décalé, où l’on croise des personnages tendres et pittoresques. Plongée dans l’univers du Grand Ouest en pleine conquête, avec son lot d’affairistes et de putains au grand coeur, Arizona Tom offre un savoureux récit d’aventures. Les tribulations de ce shérif marginal, du shtetl au saloon, remettent le genre au goût du jour.

     Aux Éditions Flammarion :

    Mobiles de Sandra Lucbert, à paraître le 28 août : Tu crois que je suis en train de rater ma vie ? » C'est la question que se posent, peu ou prou, tous les personnages de Mobiles. Pourtant, ces jeunes gens ont 25, 30 ans tout au plus, l'âge où on est censé avoir l'avenir devant soi. Sauf qu'ils entrent dans la vie active. Et que leur parcours ou leur formation leur ont imposé des ''exigences dont ils découvrent que la société n'a que faire. Ils n'ont plus le sentiment d'être « attendus ». Ils ne savent pas comment s'adapter et pas non plus comment se révolter. Comment trouver sa place dans cette société où le déroulement de la vie active ressemble de moins en moins à une carrière, et de plus en plus à une course d'obstacles ? En s'adaptant, sans doute. Mais cela semble difficile à Marianne, psychologue qui ne parvient pas à trouver son poste, à Pauline, professeur qui ne supporte pas d'enseigner, à Antoine et Méta, thésards d'une thèse qui ne débouche sur rien, à Assia, comédienne sans statut d'intermittente et à Raphaël, cinéaste sans moyens et magasinier à la BNF. Et si on ne s'adapte pas, peut-on tout changer ? Mathias et Emeric, fondateurs d'un squat, se heurtent, eux, à tous les problèmes que posent l'engagement collectif et la création d'une communauté. Comment s'ajuster à ce monde incompréhensible sans renoncer à ce qu'on est ? C'est la question qui est au coeur de ce roman à sept voix, où toutes les trajectoires se combinent et où les situations sont parfois absurdes jusqu'au burlesque.

  • Les livres de l'année écoulée à lire cet été

    1er juillet. Pour le plus grand nombre, les congés approchent, instants privilégiés tant attendus de repos et de plaisir... La lecture prend souvent en ces moments délicieux une place plus importante que le reste de l'année ; occasion donnée de rattraper son retard sur le programme littéraire des derniers mois écoulés.

    Voici une liste, évidemment non exhaustive, des livres chroniqués ici-même qu'il ne fallait pas manquer, avec la part belle accordée aux merveilleux premiers romans. Et comme les vacances sont souvent synonymes de voyages au long cours imposant la nécessité de s'équiper léger, retrouvez très prochainement une sélection de poches à glisser dans vos valises et autres sacs à dos. Bonnes vacances et surtout, bonnes lectures !

     

    Romans

    Les lisières d'Olivier Adam

    Une dernière chose avant de partir de Jonathan Tropper

    Petit art de la fuite d'Enrico Remmert

    La vie rêvée d'Ernesto G. de Jean-Michel Guenassia

    L'amour sans le faire de Serge Joncour

    Trois fois le loyer de Julien Capron

    Juste avant le bonheur d'Agnès Ledig

    Ce que je peux te dire d'elles d'Anne Icart

    Les perles de la Moïka d'Annie Degroote

    La silencieuse d'Ariane Schréder (premier roman)

    Les arbres voyagent la nuit d'Aude Le Corff (premier roman)

    Seuls le ciel et la terre de Brian Leung

    Un été de trop d'Isabelle Aeschlimann (premier roman)

    Rue des voleurs de Mathias Énard

    Le jeu des ombres de Louise Erdrich

    La Vallée des masques de Tarun Tejpal

    À moi seul bien des personnages de John Irving

    Comment trouver l'amour à cinquante ans quand on est parisienne (et autres questions capitales) de Pascal Morin

     

    Biographies romancées ou récits biographiques

    Beauvoir in love d'Irène Frain

    La déesse des petites victoires de Yannick Grannec (premier roman)

    Ciseaux de Stéphane Michaka

    Cosima, femme électrique de Christophe Fiat

    La rive sombre de l'Èbre de Serge Legrand-Vall

    Jours heureux à Flins de Richard Gangloff (premier roman)

    Moi, Jean Gabin de Goliarda Sapienza

     

    Romances

    Les quatre Grâces de Patricia Gaffney (premier roman)

    Le châle de cachemire de Rosie Thomas

    Une Île de Tracey Garvis Graves (premier roman)

    Les roses de Somerset de Leila Meecham

     

    Essais

    Petit éloge du charme d'Harold Cobert

    Une adolescence américaine de Joyce Maynard (premier roman)

    Enig Marcheur de Russel Hoban

    Vous ne connaîtrez ni le jour ni l'heure de Pierre Béguin (premier roman)

     

    Polars, thrillers, romans noirs

    Les accusées de Charlotte Rogan (premier roman)

    Rainbow Warriors d'Ayerdhal

    Enfants de la paranoïa de Trevor Shane (premier roman)

    La mort s'invite à Pemberley de P.D. James

    Un passé en noir et blanc de Michiel Heyns

     

    Bandes dessinées & romans graphiques

    Thoreau La vie sublime de A. Dan et Maxilien Le Roy

    Un peu de bois et d'acier de Chabouté

    Dessous de Leela Corman

    La tectonique des plaques de Margaux Motin

    Da par Baudoin

    Blast de Manu Larcenet

     

    Jeunesse & young adult

    Lunerr de Frédéric Faragorn

    Ferrailleurs des mers de Paolo Bacigalupi

    La vraie couleur de la vanille de Sophie Chérer

    Tu seras partout chez toi d'Insa Sané