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  • Rentrée littéraire : Le chiffre des soeurs d'Antoine Piazza

    A paraître le 4 janvier 2012le chiffre des soeurs.jpg

    Editions du Rouergue - 238 pages

    Présentation de l'éditeur : Le chiffre, ce sont les initiales que la grand-mère de l'auteur brodait sur le linge de ses enfants, au début du dernier siècle... Annabelle, l'aînée de la fratrie, tient salon à Maillac, petite ville industrielle où l'on joue au rugby depuis toujours, au golf depuis peu, et dont l'auteur nous raconte la prospérité d'après-guerre, puis la chute, à l'orée des années quatre-vingt. Ses soeurs sont devenues infirmière, religieuse, professeur de piano et forment avec elle le quatuor haut en couleur de cette chronique familiale... Cousins ruinés et gendres scélérats, photographies du maréchal Pétain oubliées dans un grenier et médailles pour faits de Résistance, départs en autocar pour l'Espagne et croisières dans le Grand Nord... En dressant avec minutie le portrait des siens, l'auteur dépasse la geste familiale de Français pris tour à tour dans les turbulences de l'Histoire et dans les douceurs des trente glorieuses, pour donner l'illusion du romanesque et faire oeuvre littéraire.

    En véritable passionnée des fresques familiales, je me suis jetée corps et âme dans cette lecture prometteuse... selon l'éditeur. Au final, j'ai la même sensation qu'en ayant lu Comme une ombre de Michel Schneider : il est difficile de captiver quelqu'un d'autre que soi (ou son entourage) avec l'autobiographie. Et même quand le style est infiniment maîtrisé comme dans Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan, j'ai du mal à accrocher. L'exercice périlleux se révèle une nouvelle fois un échec à mes yeux. Je me suis ennuyée. J'ai eu la sensation de contempler des anecdotes posées çà et là, sans véritables liens si ce n'est celui du sang. Décidément, le cru 2012 se révèle un peu fade jusqu'à présent.

  • Rentrée littéraire : Meurtres au manoir de Willa Marsh

    culture,littérature,livre,roman,rentrée littéraire,angleterreA paraître le 4 janvier 2012

    Editions Autrement - 275 pages

    Présentation de l'éditeur : « — Apparemment, dit-elle lentement, Thomas ne sera plus en mesure de… vous savez… Je n’aurai peut-être jamais d’enfant. Les tantes s’empressent de la rassurer : — Inutile de compter les poulets avant que les oeufs n’éclosent, conseille tante Gwyneth, tout en remplissant sa tasse de café chaud. — Il y a plus de manières de tuer un chat qu’en le noyant dans la crème, ajoute tante Olwen en faisant tourner les sablés. Soyez patiente. Vous verrez bien. Clarissa a l’étrange impression que quelque chose d’immense vient d’être suggéré. Elle regarde les tantes qui la toisent de leurs yeux luisants d’une étrange et intelligente lueur. » Clarissa s'ennuie à Londres et sa vie sentimentale est un catastrophe. Thomas est un veuf encore jeune, héritier d'un délicieux manoir Tudor. Le mari idéal, ou presque : il habite avec ses deux vieilles tantes, Olwen et Gwyneth. Elles ont l'air plutôt inoffensives, avec leur jupe en laine et leurs croquenots... Qui oserait soupçonner ces deux adorables vieilles chouettes de manigances diaboliques ?

    Première lecture du cru 2012. Pas désagréable mais pas franchement convaincante. J'ai apprécié la mise en scène so british d'intrigantes cherchant à se faire épouser par le meilleur parti qui soit, traitée d'une manière n'étant pas sans rappeler certains personnages de ma chère Jane Austen, en particulier Lady Susan. Par la suite, mon intérêt est resté captivé par la tournure quasi fantastique du récit. Malheureusement, j'ai trouvé le traitement de cette dimension pas tout à fait abouti et le final un peu en eau de boudin. Ma préférence reste définitivement au rationnel. Je reconnais toutefois à l'auteur le mérite de faire virer son récit dans des directions assez inattendues ; ce qui est probablement la raison pour laquelle je n'ai pas abandonné ma lecture.