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  • L'essence de l'art de Iain M. Banks

    Editions Le Bélial' - 271 pagesl'essence de l'art.jpg

    Présentation de l'éditeur : La Culture... Une vaste société galactique, anarchique, protéiforme, pacifique. Une société qui nous observe depuis les entrailles d'Arbitraire, vaisseau géant doué de raison en proie à un profond dilemme à mesure que nous autres, pauvres humains, nous déchirons sans relâche et détruisons notre planète sous ses yeux électroniques. Faut-il intervenir, quitte à provoquer un bouleversement qui pourrait s'avérer le plus terrible des remèdes ? En d'autres termes : notre civilisation mérite-t-elle d'être sauvée, et si oui à quel prix ? Car après tout, se frotter ainsi à la barbarie humaine peut s'avérer plus fascinant qu'on ne l'imagine... N'y a-t-il pas ici un risque pour la Culture elle-même ?

    Voilà une présentation qui donne envie tant la fiction évoquée semble proche de la réalité. Sauf que. J'avais jusqu'à présent découvert, par la généreuse entremise de Babelio, de véritables petits bijoux littéraires tels que Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, La vie d'une autre ou encore Bamako climax. L'idée ici était de doter les lecteurs d'oeuvres de SF & Fantasy. Je dois bien avouer qu'en dehors de quelques ouvrages de J.R.R. Tolkien et de Marion Zimmer Bradley, je ne suis pas grande amatrice de ce style. Ou plutôt, la découverte de certaines bd de qualité (Metronom', Les derniers jours d'un immortel) m'a fait apprécier le genre sur ce support davantage qu'en version roman. Mais n'étant pas lectrice à oeillères, j'aspire à toujours élargir mes centres d'intérêts de lecture histoire de me convaincre une bonne fois pour toutes que non, définitivement, je n'arriverai jamais à tout lire ; ce qui me comble autant que ça me frustre.

    Enfin bref, trève de digression. L'essence de l'art, donc. Je ne vous en direz pas grand chose dans la mesure où le livre m'est tombé des mains. Cela s'explique probablement par le fait que la lecture de cet ouvrage nécessite, si j'ai bien tout compris (ce qui est loin d'être le cas), la lecture préalable d'un cycle de six romans, Le cycle de la Culture. Les huit nouvelles de l'ouvrage évoque ce cycle mais pas toutes. Sauf que pour moi, aucune n'avait ni queue ni tête et je trouvais l'écriture assez rebutante. Résolument trop SF pour une béotienne du genre telle que moi. Donc pour les fans de fiction connaisseurs de l'oeuvre de Banks, ce livre est vraisemblablement une perle, pour les autres (comme moi), circulez, y'a rien à voir.

  • Les prix littéraires 2010

    Prix Goncourt : La carte et le territoire de Michel Houellebecq

    Prix Renaudot : Apocalypse bébé de Virginie Despentes

    Prix Fémina : La vie est brève et le désir sans fin de Patrcik Lapeyre

    Prix Fémina étranger & Prix Fnac : Purge de Sofi Oksanen

    Prix Médicis : Naissance d'un pont de Maylis de Kerangal

    Prix Médicis étranger : Sukkwan Island de David Vann

    Prix de l'Académie Française : Nagasaki d'Eric Faye

    Prix France Télévisions : Où j'ai laissé mon âme de Jérôme Ferrari

    Prix Interralié : le 16 novembre

    Prix Décembre : le 9 novembre

  • 100 dessins pour Haïti, collectif

    100 dessins pour haïti.jpgEditions Casterman - 150 pages

    Présentation de l'éditeur : Depuis le séisme du 12 janvier 2010, l'aide internationale afflue à Haïti. Passés les premiers secours, c'est maintenant tout un pays qui doit se reconstruire. Un soutien durable est donc nécessaire pour que les Haïtiens puissent retrouver une vie normale. C'est pourquoi les dessinateurs de presse et de bandes dessinées se sont mobilisés en réalisant ces 100 illustrations. En partenariat avec Le Monde, Radio France et l'association Cartooning for Peace, les Editions Casterman reverseront l'intégralité des profits de ce livre à la Fondation de France. Cette dernière se chargera de répartir les fonds entre les différents projets concrets sur place pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre de la Perle des Caraïbes.

    Sorti à l'occasion du séisme, ce recueil de dessins d'auteurs tels qu'Edika ou Catel mérite bien, au regard des tristes circonstances qui ne cessent de s'accumuler en Haïti, une nouvelle petite mise en avant. Un petit coup de pouce pour la bonne cause. A vot' bon coeur.

  • appelle-moi Ferdinand de H. Bourhis, C. Conty & C. Durieux

    Scénario : Hervé Bourhis & Christophe Conty

    Illustrations : Christian Durieux

    Editions Futuropolis - 63 pagesappelle-moi ferdinand.jpg

    Présentation de l'éditeur : Comment réagir quand on sait que l'on va mourir ? À travers le personnage d'Oscar, homme raisonnable qui, face à ce compte à rebours fatal, décide de prendre sa vie à contre-pied, de s'amuser, mais surtout de régler ses comptes avec sa famille, Hervé Bourhis, Christophe Conty et Christian Durieux signent un récit au plus près du nerf, de la vie. C'est, pour reprendre l'expression de Durieux un véritable « feuilleté d'émotions ».
    Ça ne va pas fort pour Oscar Lehmann. Il se sait atteint d'un cancer, aucun espoir de guérison. Alors pour ses derniers mois, ce père de famille tranquille, cet employé consciencieux, a décidé de se prendre en main. Oscar en a marre d'être raisonnable. Marre de marcher droit, quitte à envoyer paître les fâcheux qui gravitent autour de lui depuis des années. Quitte également à louer une chambre de bonne pour être tranquille, ou retrouver la professeur de français qu'il avait aimé en secret une vingtaine d'années auparavant... Plus de temps à perdre, c'est aussi l'heure de régler ses comptes avec sa famille et surtout avec son père, un peintre célèbre et égocentrique qui l'a étouffé toute sa vie... Mourir sans avoir eu le temps de... Voilà une accélération du temps extrême et irréversible. Qui n'en a jamais éprouvé l'angoisse ? Et qui n'a jamais éprouvé cet affranchissement étrange et ambigu que suscite la perspective de ne plus avoir à rendre de compte ?

    Si vous aimez les histoires tristes, vous allez être servis. C'est un peu l'expression "tomber de Charybde en Scylla" faite bande dessinée. Cette bd d'une extrême qualité tant sur le fond que sur la forme n'est pas sans rappeler le magnifique film Deux jours à tuer de Jean Becker avec Albert Dupontel et Marie-Josée Croze. La tension est palpable tout au long de l'ouvrage et la fin annoncée n'est pas sans surprises... Un voyage au fin fond de l'âme humaine dans ses plus sombres aspects. A classer dans la bd d'auteurs incontournable.

  • Fables amères, de tout petits riens de Chabouté

    fables amères.jpgEditions Vents d'Ouest - 102 pages

    Présentation de l'éditeur : Le métro à l'heure de pointe, à la caisse d'un supermarché, une grasse matinée ou un jogging dans un parc, autant de lieux et de situations banales souvent jalonnées de petits incidents dérisoires et anodins... Chabouté renoue avec la nouvelle dans ce recueil de onze histoires courtes... Sans jugement ni moralisme, il dépeint simplement la banalité de ces petits accrocs du quotidien, ces broutilles ordinaires qu'il envoie avec talent à la face du lecteur, ces terribles futilités qui ne peuvent que laisser un goût amer... Les silences de ces "tout petits riens" en disent long...

    Démonstration de l'effet papillon ou comment de tout petits rien, des mots ou des gestes futiles peuvent avoir un effet dévastateur. Le graphisme est peu attirant mais la scénographie est exceptionnelle. C'est pas folichon mais tellement réaliste. De quoi méditer et peut-être se remettre un peu en question.