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  • Chronique de l'effort #7

    Ou ma vie de lingère en colo montagne.

    Un de mes premiers jobs payé au lance-pierre, mais quoi de plus normal, j'avais 16 ans et je ne bossais que 18 heures quotidiennement... Les 30 jours les plus fatigants - mais chouettes quand même - de ma vie professionnelle.

    A cette occasion, j'ai eu la possibilité d'expérimenter toutes les inévitables et charmantes situations lorqu'un moutard évolue dans un rayon de moins de 20 mètres de votre espace vital : vomi, pipi, bouillasse... et caca !

    Parmi les différentes catégories d'âge présentes : les poussins regroupant les 5 à 8 ans. Au coeur de tous ces razmokets, celui que nous appellerons "Le nain au caca qui pue" était âgé de 7 ans et demi. "Le nain au caca qui pue" était un petit garçon tellement timide que quand son groupe partait en randonnée, il préférait se faire dessus plutôt que de demander du papier et surtout s'éloigner du groupe et découvrir son séant dans la montagne hostile. Résultat : des culottes surprise pour Charlotte !

    La première fois, j'ai eu les boules mais bon, un accident, ça peut arriver à tout le monde et puis je suis payée pour ça. Mais quand à la seconde expédition, le moniteur responsable s'est approché de moi mort de rire avec l'objet du délit récidivant, j'ai vu rouge. Je suis donc allée chercher le coupable et lui ai parlé sur ce ton : "Cher petit nain au caca qui pue, puisque tu t'obstines à m'offrir des cadeaux aussi merdeux que merdiques, je vais moi aussi t'empoisonner la vie. Comme tu sais manifestement très bien remplir les slips, tu vas désormais apprendre à les vider. Voici ton sous-vêtement, tu le vidanges dans les toilettes et ensuite tu frottes dans cette cuvette avec la brosse et le savon que voici."

    Si mes parents m'avaient envoyée en colonie au même âge que "Le nain au caca qui pue", j'aurais certainement moi aussi fait dans ma culotte (moi fille à papa-maman ? non...). J'ai certainement traumatisé cet enfant... mais personne ne le sait puisque cette anecdote est à ajouter aux histoires humiliantes qu'on ne raconte jamais. N'empêche qu'après quelques larmes de honte et une séance de nettoyage odoriférante, je n'ai plus jamais eu de problème de culotte surprise du "Nain au caca qui pue".

  • Addict tifs

    fbf754ed4c3311b74f121068292b83fd.jpgJe ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas...

    Que fais-je ? Voilà la sempiternelle question qui m'obsède toutes les quatre ou cinq semaines.

    Est-ce que je vais chez le coiffeur me faire couper tout ça ou est-ce que je m'accroche à laisser pousser en surmontant dignement la phase critique de l'inter-longueur ?

    Bon, si je coupe tout, il est sûr que je n'aurai pas à subir ma tête dans le miroir pendant les longues semaines de coupe bâtarde... Mais d'un autre côté, si je cède au coup de ciseau narcissique, je recule d'autant la possibilité d'avoir un jour à nouveau les cheveux longs... A moins que je ne mette suffisamment de côté pour me payer des extensions comme ça, exit la tête de rien, bonjour ma coiffeuse dès que la masse capillaire (la touffe pour les intimes) se fait envahissante... Bouarf, entre le crédit, les impôts, les projets de vacances et de fringues et toutes les charges incompressibles, j'arriverai jamais à trouver encore de quoi mettre de côté...

    Que fais-je ? Voilà la sempiternelle et inexorable question qui m'obsède... 

    Sinon, comme j'avais aujourd'hui les cheveux qui poussent à l'intérieur (et si c'était le solution à mon interrogation934a149e8f6e931306263aa167fe1fbc.jpg obsédante ? non, je m'égare...), résultat peu glorieux d'une soirée au rythme désormais impitoyablement éprouvant pour ma vieille carcasse, je me suis abstenue d'appliquer le fondement de ma nouvelle hygiène de vie, entendez par-là que je ne suis pas allée à ma session dominicale d'hyper-sudation thérapeutique, autrement dit de sport. Et bien croyez-moi ou pas, j'ai larvé pendant des années des mois et des mois sans culpabiliser et voilà qu'en trois semaines de reprise d'activité physique, je me sens toute flapie, limite déprimée, de n'avoir pu m'adonner à ma séance de défoulement physique et nerveux. Oh my god, vous pensez que je dois m'inscrire aux Dépendants Sportifs Anonymes ?
  • Les Arpents d'Alan Wildsmith

    Editions Castor Poche Flammarion

    Un été aux arpents (212 pages) : Quand la famille quitte la ville pour habiter une vieille ferme, les trois aînés se réjouissent à l'idée d'explorer le territoire des Arpents, au milieu de la forêt canadienne. Mais John va faire une découverte étrange dans la cabane de la propriété. Paula et David rient d'abord de ses craintes, puis vont, à leur tour, être gagnés par l'inquiétude : des traces mystérieuses sont découvertes dans les herbes, des bruits étranges retentissent dans la nuit... Comment les enfants réussiront-ils à percer le secret de la vieille cabane ?

    Un hiver aux Arpents (219 pages) : John, David et Paula ont retrouvé vide la vieille ferme des Arpents. Leurs parents sont bloqués en ville... Plus de nourriture dans les placards... Joe l'Indien, parti en expédition emprunter des vivres aux plus proches voisins ne revient pas... La tempête de neige fait rage. Des chiens sauvages assiègent la maison. Les enfants ont faim, les enfants ont peur. Comment se défendre des chien ? Et puis qu'est-il arrivé à Joe ? Comment lui porter secours ?

    Les Arpents sur le sentier de la guerre (189 pages) : Tout le monde n'est pas d'accord sur le tracé de la nouvelle autoroute. Chacun juge selon son intérêt personnel. John, qui suit la discussion des adultes avec le point de vue de ses 12 ans, trouve qu'il est trop peu question de ses amis les Indiens et de leurs érables à sucre. Comment John et les siens aideront-ils les Ojibwas, ces Indiens de la tribu de Joe (qui fait presque partie de la famille), à défendre leurs droits ?

    945fb2c6eceb7fc407eaba7fb54c3f25.jpgfa24fd36feb80a53b200d45ee9b4e4a1.jpg9ca26fdeb6ac7bdd4290163d486387b8.jpg

    J'ai du lire cette série - qui n'a, à mon grand regret, plus du tout les mêmes couvertures qu'avant - vers l'âge de 8 ou 9 ans... C'est dire si ça remonte ! Ces ouvrages pour enfants restent chers à mon coeur - et à celui des éditeurs manifestement - pour trois bonnes raisons :

    • ils m'ont été offerts par mon regretté cousin dont les choix étaient toujours d'une justesse incroyable,
    • ils représentent la première oeuvre conséquente (plus de 600 pages !) que j'ai engloutie le temps d'un week-end,
    • enfin et surtout, ils sont le fruit d'un travail d'écriture (Alan Wildsmith) et d'illustration (Yves Beaujard) exceptionnel dont le résultat est une histoire originale, captivante, bourrée de suspens, propice au rêve et au goût pour l'aventure.
  • Sale ça...

    En seconde partie de soirée, hier soir sur France 2, le magazine de société Infrarouge présentait le sujet Pédophilie au féminin : le tabou, réalisé par Jean-Pierre Igoux. Résumé - les hommes n'ont pas le triste apanage de l'agression sexuelle sur des enfants ou des mineurs : certaines femmes se livrent en effet aux mêmes actes criminels.

    ac97aea24fd84d688ceeb150a079c149.jpgAu delà des inénarrables drames humains, si ce n'est insurmontables du moins traumatisants à vie, ce qui m'a décontenancée est une double approche assez paradoxale. Tout d'abord, si imaginer une femme commettre de tels actes est une remise en question des fondements même de la vie, d'où ce tabou persistant encore aujourd'hui, la femme n'est pourtant ni meilleure ni pire que l'homme agresseur sexuel. Et parallèlement à cette théorie égalitariste, le sujet expliquait que si l'agression sexuelle d'une homme tournait exclusivement autour du sexe, les femmes en revanche accomplissaient ce genre d'atrocités par vengeance, désir de manipulation et perversité. En cela, je p593d753446ef80a0270f7ca684af3336.jpgense que la femme est supérieure à l'homme, malheureusement dans le mauvais sens.

    En plus des témoignages de victimes et de professionnels de la justice et de la psychiatrie, je trouve qu'il aurait pu être "intéressant" d'avoir des points de vue d'agresseuses... si tant est que les "alibis" puissent enrichir un sujet qui ne devrait pas exister.

    Sans transition (PPD sort de ce corps) : ce soir, premier cours de danse afro-cubaine avec Doudou. 

  • Elevée au grain... de folie

    Faire un peu de ménage dans sa boîte mail réserve parfois des petits plaisirs...

    93922bee88a1acead6bfedfaf3f734a2.jpgLa scène : un poulet au bord d'une route. Il la traverse.

    La question : pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?


    René Descartes : Pour aller de l'autre côté.
    Platon : Pour son bien. De l'autre côté est le Vrai.
    Aristote : C'est la nature du poulet de traverser les routes.
    Karl Marx : C'était historiquement inévitable.
    Capitaine James T. Kirk : Pour aller là où aucun autre poulet n'était allé auparavant.
    Hippocrate : En raison d'un excès de sécrétion de son pancréas.
    Martin Luther King Jr : J'ai la vision d'un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.
    Moïse : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : "Tu dois traverser La route". Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.
    Richard M. Nixon : Le poulet n'a pas traversé la route, je répète, le poulet n'a JAMAIS traversé la route.

    Nicolas Machiavel : L'événement important c'est que le poulet ait traversé la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu'il soit.
    Sigmund Freud : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d'insécurité sexuelle latente.
    Bill Gates : Nous venons justement de mettre au point le nouveau "Poulet Office 2003", qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi des oeufs, classera vos dossiers importants, etc...
    Bouddha : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.
    Galilée : Et pourtant, il traverse.
    Eric Cantona : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut il les traverse.
    De Gaulle : Le poulet a peut-être traversé la route, mais il n'a pas encore traversé l'autoroute !
    Jacques Chirac : Parce que je n'ai pas encore dissous la route.
    L'église de Scientologie : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 1 500 euros par séance, plus la location d'un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la découvrir.
    Bill Clinton : Je jure sur la constitution qu'il ne s'est rien passé entre ce poulet et moi.
    Einstein : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement de votre référentiel.
    Zen : Le poulet peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.
    Jean-Pierre Raffarin : Le poulet n'a pas encore traversé la route, mais le gouvernement y travaille.
    Richard Virenque : C'était pas un lapin ?
    Staline : Le poulet devra être fusillé sur le champ, ainsi que tous les témoins de la scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n'avoir pas empêché cet acte subversif.
    George W. Bush : Le fait que le poulet ait pu traverser cette route en toute impunité malgré les résolutions de l'ONU représente un affront à la démocratie, à la liberté, à la justice. Ceci prouve indubitablement que nous aurions dû déjà bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but d'assurer la paix dans cette région et pour éviter que les valeurs que nous défendons ne soient une fois de plus bafouées par ce genre de terrorisme, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a décidé d'envoyer 17 porte-avions, 46 destroyers, 154 croiseurs, appuyés au sol par 243 000 G.I. et dans les airs par 846 bombardiers, qui auront pour mission au nom de la liberté et de la démocratie, d'éliminer toute trace de vie dans les poulaillers à 5 000 km à la ronde, puis de s'assurer par des tirs de missiles biens ciblés, que tout ce qui ressemble de près ou de loin à un poulailler soit réduit à un tas de cendres et ne puisse plus défier notre nation par son arrogance. Nous avons décidé qu'ensuite, ce pays sera généreusement pris en charge par notre gouvernement, qui rebâtira des poulaillers suivant les normes de sécurité en vigueur avec, à leur tête, un coq démocratiquement élu par l'ambassadeur des Etats-Unis. En financement de ces reconstructions, nous nous contenterons du contrôle total de la production céréalière de la région pendant 30 ans, sachant que les habitants locaux bénéficieront d'un tarif préférentiel sur une partie de cette production, en échange de leur totale coopération. Dans ce nouveau pays de justice, de paix et de liberté, nous pouvons vous assurer que plus jamais un poulet ne tentera de traverser une route, pour la simple bonne raison, qu'il n'y aura plus de routes, et que les poulets n'aurons plus de pattes. Que Dieu bénisse l'Amérique.

    Bon ben maintenant, pour que vous puissiez pas dire que je ne me suis vraiment pas foulée en pompant un truc qui tourne sur internet depuis 150 ans :

    Nicolas Sarkozy : En tôle le coq, en tôle. Et puis d'abord, qu'on me fasse un test ADN pour être sûr qu'il s'agisse bien d'un poulet de chez nous sinon, karsher et charter.

    Joey Starr : Pourquoi tu me parles de poulet, quoi ? J'ai rien fait, quoi. Tu veux que je te casse la gueule, quoi ?

    Marilyn Monroe : Happy birthday to you, Mister Chicken.

    Jane Birkin : Mais comment veux-tu que je sache pourquoi elle a traversé le route la poulet ?

    Allez, à vous !