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  • La mère juive de Gertrud Kolmar

    c0b67b5ddb0a984eabbba154872263ea.jpgEditions Christian Bourgois - 245 pages

    Quatrième de couv' : Berlin, fin des années 1920. Martha Wolg, une jeune veuve juive, vit dans les faubourgs, au milieu des jardins ouvriers et des lotissements tristes. Un soir, sa fille Ursa disparaît. Le lendemain, elle retrouve son corps inanimé dans un terrain vague : l'enfant a été violée. Quelques jours plus tard, à l'hôpital, incapable de supporter la vision de ce corps terrorisé et prostré, Martha empoisonne Ursa. Puis, pour survivre aux souvenirs et surmonter l'immonde, elle va chercher à venger son enfant. Gertrud Kolmar dresse le portrait d'une époque à travers celui d'une femme désespérée. Une fable d'une lucidité tragique qui résonne comme un prélude à la folie meurtrière du régime nazi.

    Acheté sur les précieuses recommandations de mon magazine fétiche Lire, j'avais commencé ce bouquin sur les chapeaux de roue. Et puis là, depuis cinq jours, je n'en ai pas lu une ligne. C'est marrant. Enfin, non pas tellement à vrai dire, ceci expliquant peut-être celà.

    Je vous ferai grâce des extraits pour cette fois.

    Je ne connaissais pas cette collection mais j'adore les couvertures.

    A retenir : malgré mon penchant pour les larmes, toutes les histoires tristes ne sont pas bonnes à lire... ni à écrire d'ailleurs.

  • Cogito ergot hum...

    Quand je pense que pendant six ans et quatre mois, je me suis tapée une séance d'onglerie mensuelle pour avoir des02b4916a27e58461192eb895275b883b.jpg mains parfaitement manucurées, sexy à souhait... Que depuis que des coupes drastiques dans mon budget ont eu raison de cette futile dépense, j'ai des mains parfaites - sans me vanter hein - cent pour cent naturelles... Que si l'on fait un rapide petit calcul, on s'aperçoit que je pourrais avoir sur mon compte actuellement soixante-seize fois trente-sept soit la modique somme de deux mille huit cent douze euros.

    Ben je vous le dis, j'ai bien c'est mon banquier qui doit avoir les boules.

  • Miss Terre... à terre

    Ou ma vie de futur électron presque libre d'une révolution.

    Comme il ne faut jamais vendre la peau de l'ours, non ça, il ne faut pas la vendre, je dirai juste que j'ai été contactée je vous dirai pas comment, par des gens forts intéressants je vous dirai pas qui, que j'ai rencontrés je vous dirai pas où pour parler d'un projet de ouf je vous dirai pas quoi qui sera mis sur pieds je vous dirai pas quand.

    Mais si ça marche, je peux vous dire que ça va être un truc de dingue ! 

  • Avoir du chien

    J'ai toujours été très amusée... tout autant que très agacée... par l'attitude des maîtres de chiens irresponsables. Enfin plus exactement des maîtres irresponsables de chiens. Je pense70bd7ec6c324e33e4a8ed8da9903808e.jpg profondément que ces gens sont de grands aventuriers qui s'ignorent, accrocs à l'adrénaline.

    Pour ces gens-là, le chien n'est pas un être qu'on a décidé de choyer, il est un vulgaire accessoire de mode ou de pouvoir qui devient vite encombrant dès lors qu'il exprime l'envie de satisfaire ses besoins naturels. Là est tout le suspens : crotte or not crotte ?

    Et si le toy cède - fatalement - à la métaphysique des tubes, le maître en mal de reconnaissance qui l'instant d'avant se pavanait avec son faire-valoir à quatre pattes se transforme soudain en être piteux tentant sournoisement de tirer sur la laisse pour décourager la bestiole, feignant l'air de ne s'être pas aperçu de la requête vitale de son "meilleur ami" quand vous le fusillez du regard. Exit la belle assurance, le maître déchu se résigne à laisser caguer son chien. Le regard frontal de la personne affirmée se transforme illico en oeillades furtives et scrutatrices. La fierté cède sa place à l'instinct de survie : ne pas être vu pas trop de gens en compagnie de cet importun qui s'adonne à ce genre de saletés en public et surtout... profiter d'un champ libre de badaud pour décamper sans ramasser, pour le plus grand plaisir des piétons inattentifs.

    Salauds de chiens, va !

    Pense-bête : contacter un psy pour éclaircir mon intérêt soudain pour le caca (2 notes en 2 jours). Suis-je en train d'entamer une phase régressive ?

  • Chronique de l'effort #8

    Ou ma vie de vendangeuse.

    Quand on vit en Bourgogne et qu'on a besoin d'un peu de sous, on fait les vendanges. Mais s'il est facile de boire le vin, il est autrement plus compliqué de le faire... Grand bien m'a donc prise de ne m'engager que pour le week-end.

    Arrivée à la fraîche à sept heures pétantes. Les yeux sont bouffis, chacun prend son sécateur, son rang et c'est parti. Pour mettre un peu d'entrain, les anciens du terroir imitent le tonnerre. C'est fin, ça se mange sans faim... Mais peut-être est-ce le secret de leur rapidité. Pour ne pas passer pour la citadine de service, il faut accélérer le mouvement, au risque d'y laisser ses doigts. Mon entomophobie légendaire est servie, ça grouille d'araignées et autres bestioles non identifiées. Après une première session accroupie ayant eu raison de mes mollets et cuisses, l'option suivante est de me pencher... en sachant pertinemment que je vais y laisser mes lombaires. Une fois le dos en miettes, il faut pourtant continuer à cueillir... L'expression "de deux maux, il faut choisir le moindre" prend toute sa mesure.

    Et puis au moment où vous sentez que vous allez craquer nerveusement, vous entendez "PAUSE !". Miracle, la moitié de la journée est passée. Finalement, c'est pas surhumain. Mais... mais pourquoi tout le monde reste en petit groupe ? Pourquoi on ne retourne pas à la maison des proprios pour engloutir un bon repas bien chaud, bien bourguignon ?

    - Et alors, qu'est-ce qu'elle veut la Charlotte pour la pause du matin ?

    Oh mon dieu, il n'est que 9h30...

    - Un petit chocolat chaud, s'il vous plaît (voix fluette camouflant un hurlement de désespoir intérieur).

    - Ah ben v'là qu'elle fait des manières. A boire, t'as le choix entre vin rouge, vin blanc ou rosé. Et pis si t'as un p'tit creux, c'est sauc', pâté ou claquos. Alors ?

    Alors à 9h32, j'étais bourrée...  Elle est des nô-ôtres, elle a bu son verre comme les au-autres !