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  • Je me dé-litt'

    Alors même que l'origine de ce blog est de parler de bouquins, je me rends compte que s'enracine progressivement sur984dfa7a67c4f5ed7294285031621a29.jpg ma table de chevet le même livre depuis une éternité. A ma décharge, j'ai déménagé (on va finir par le savoir) et je me suis fait arracher deux dents (pour ceux qui le souhaitent, mon historique dentaire pour le moins impressionnant est disponible sur mon ancien blog dans la catégorie Moi)... ce qui explique ma passagère procrastination.

    Cela étant, avant que mon cerveau ne se liquéfie définitivement ou que vous désespériez d'obtenir une critique pour vous lancer ou non dans une éventuelle nouvelle lecture, voici un extrait du sempiternel donc Loin de Chandigarh de Tarun J Tejpal dans une acception très... choisie... :

    La chambre baignait dans une semi-obscurité. Fizz avait jeté une serviette sur l'ampoule faiblarde. Assise sur le lit, adossée au mur, les jambes nues sous le large tee-shirt, image de moiteur dans les ombres noires.

    Lorsque je m'étendis, elle ouvrit sa chair humide et m'en nourrit tout entier. Mon nez, ma bouche, mes doigts, ma souffrance. Le musc de son amour submergea mes sens, ma vie dans son intégralité se résuma aussitôt à un seul mot. Fizz.

    Reportant tout le reste à plus tard, je cherchai la lisière de sa toison et me frayai un chemin sur ses pistes odorantes. Puis, ayant trouvé son noyau brûlant et m'y étant abreuvé, je le délaissai et vagabondai sur son corps, pour revenir ensuite, en cercles concentriques, chercher ma pitance.

    Nous escaladâmes et dévalâmes des sommets. Arpentant d'anciennes voies d'un pas nouveau. Explorant de nouvelles voies d'un pas rodé. Dans ces instants-là, nous étions l'oeuvre de peintres surréalistes. Telle parite du corps se joignait à telle autre, au petit bonheur. Il en résultait un chef-d'oeuvre. Orteils et langue. Mamelon et pénis. Doigt et bourgeon. Aisselle et bouche. Nez et clitoris. Clavicule et fessier. Mons Veneris et phallus indica.

    Le Dernier Tango des labia minora. 1987, Vasant Kunj. D'après Salvador Dali.

    Dessinateurs : Fizzetmoi.

    Fizz hurlait en silence - dents serrées, bouche ouverte. Seuls ceux qui ont vu une femme pousser un cri muet dans l'orgasme savent à quel point il est assourdissant. Le sien déchirait la chambre et déchaînait ma frénésie.

    De temps à autre, elle atteignait des sommets si hauts que, l'ayant perdue de vue, je devais attendre qu'elle redescende pour renouer le contact.

    Parfois, elle revenait impatiente de repartir à l'assaut d'un autre pic. Parfois, elle revenait affaiblie et je devais la préparer à nouveau. Je tentais de la suivre, de rester à sa hauteur, mais ce n'était pas toujours possible. Il n'y a pas de doute : dans le sexe, les hommes stationnent au camp de base. Ils peuvent jouir des nombreux plaisirs de la moyenne montagne, mais les sommets vertigineux leur sont refusés. Il leur manque le souffle, l'imagination, l'abandon, l'anatomie. Leur tâche consiste à préparer les vrais grimpeurs : les femmes, les artistes des hautes cimes. Ces chamois capables de sauter d'arête en arête, de sommet en sommet, jusqu'à la vastitude de l'éternité.

    Depuis des millénaires, les hommes luttent contre cette certitude. Ils connaissent l'existence des altitudes inaccessibles. Il n'est pas facile d'être inférieur.

    Il n'est pas facile pour un sanglier de vivre parmi les gazelles.

    Les hommes rusés attendent et jouissent par procuration. Ils inventent pornographie et plaisirs de substitution. Ils encouragent les alpinistes, les admirent de loin, et en tirent du bonheur.

    Les hommes stupident mettent les chamois aux fers. Ils serrent les rangs, inventent la religion, la moralité, les lois, érigent des palissades et interdisent les montagnes. Nul n'ira où ils ne peuvent aller. Les hauteurs sont perdues à jamais.

    Au delà de l'érotisme, de l'extrême sensualité qui se dégage de ce texte, je trouve que l'écriture transpire non pas la concupiscence mais la lucidité, l'humilité et surtout l'amour vrai de la femme. Rien d'étonnant après tout puisque l'auteur vient de ce pays lointain que j'aimerais découvrir un jour et qui a su ériger l'amour au rang de philosophie dans son oeuvre majeure : le Kâmasûtra. 

  • Les Bobos Marley

    S'il est une discipline où mes goûts sont pour le moins éclectiques, celle-ci est à n'en pas douter la musique. Mais alors91c5897a38a6637855216ddaa1304a47.jpg qu'on peut me qualifier de fétichiste concernant les livres, je n'ai en revanche jamais été une véritable mélomane. La musique, j'aime, un point c'est tout. Bien loin de moi donc les fan attitudes et les recherches frénétiques pour compulser tous les ouvrages m'en apprenant un peu plus sur l'histoire de tel ou tel mouvement musical.

    Parmi les différents courants qui ont donc mes faveurs, j'apprécie particulièrement et depuis bien longtemps le reggae. Après les cassettes il y a longtemps et les cd plus récemment, j'ai, lundi 18, franchi un nouveau cap : le live avec, excusez du peu, Monsieur Sizzla à l'Elysée Montmartre.

    Quelle ne fut pas ma surprise !

    Moi pauvre profane, moi ridicule Béotienne qui pensait me plonger dans un milieu 100 % roots, j'ai découvert que définitivement, tous les milieux été "infestés". Les Bobos Marley étaient partout. Des djeun's cent pour cent stylés qui faisaient les troncs quand la musique était du reggae originel et qui presque pogotaient quand explosait la dance-hall... Tout se perd...

    Pourquoi la nouvelle génération se sent-elle toujours obligée d'une façon ou d'une autre de vous faire sentir que vous n'êtes plus tout à fait dans le coup ? Salauds de jeunes va :o) 

  • Tel épris qui croyait se pendre...

    54103c137ecfc2490069e55b6ce46486.jpgAh ça pour le coup, on peut dire que Socrate était un génie (sans blague...) ! En réfléchissant un peu, j'ai pu appliquer pour une seule et même situation, deux de ses illustres préceptes : "connais-toi, toi même" et "tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien".

    Après un déménagement chargé - en cartons et en émotions puisque j'ai passé le cap de la vie commune - et donc une résiliation et une réouverture de ligne téléphonique, j'ai, il y a deux jours et après deux semaines et demies sans internet, enfin récupéré mon indispensable connexion. Sauf que. Le "enfin" et le "indispensable", c'était avant.

    Et oui, moi qui me soupçonnais totalement addict en passe de devenir geek et qui ne pouvais envisager de me séparer de cet outil indispensable sans lequel la vie est impossible - oui ça se saurait si l'humanité pouvait survivre sans internet -, et bien voilà que je mets deux jours à bloguer timidement. Et encore, du bureau ! Exit les longues soirées de scotchage (enfin pour l'instant...). I'm free !

  • Ca déménage !

    Blogueuse depuis bientôt 1 an, j'ai décidé aujourd'hui de changer d'hébergeur étant donné les services déplorables que ce dernier me fournissait. Et comme par habitude, je clame mon mécontentement "haut et fort", me voici parmi vous.
     
    Pour en savoir un peu plus sur l'intérêt ou non de me lire, voici le lien vers mon ancien espace : Le démon des mots mais vous pouvez également trouver l'archivage complet dans ce document : blog.doc.
     
    Pourquoi Gwordia ? Et bien parce qu'après une année d'interrogation quant au fonctionnement du référencement notamment sur Gougleu, en vain, j'en ai déduit qu'il valait mieux prendre un nom court et peu commun pour avoir des chances d'êtres mémorisée et trouvée facilement. D'où le néologisme "Gwordia" qui se veut représentif de mon modeste rôle : la gardienne des mots.
     
    Vous trouverez ici des bouquins, des bouts de mots, des bouts de moi... Quand le plaisir de lire éveille celui d'écrire... pour donner envie de lire... et pourquoi pas d'écrire !
     
    A très bientôt !