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Premiers romans de la rentrée littéraire 2013, sixième sélection

Oyez, lecteurs en tous genres ! Oyez, liseurs de tous horizons ! La rentrée littéraire tant attendue est avancée.

Après avoir, l'été durant, fait la part belle aux premiers romans de cette édition avec un succès réjouissant si je me fie aux mots clefs et statistiques qui vous ont, pour beaucoup, conduits ici, je vais pourtant inaugurer le cru 2013 avec une pointure d'outre-Atlantique.

N'en déplaise aux impatients découvreurs de nouvelles saveurs, je vais avant tout clôturer la saison estivale comme je l'ai commencée en vous livrant l'ultime sélection de premières œuvres à paraître dans les jours à venir. Une sixième et dernière liste qui, je l'espère, sera aussi tentante que les précédentes et marquera un tour d'horizon le plus complet possible des nouvelles plumes que j'invite à me contacter si d'aventure je les avais, bien involontairement, oubliées.

Merci à tous d'avoir montré autant d'intérêt pour ma passion du jamais lu.

C'est donc bel et bien parti : auteurs, éditeurs, traducteurs, correcteurs, imprimeurs, libraires, blogueurs, lecteurs... à tous je souhaite une excellente autant qu'étonnante rentrée littéraire !

Aux Éditions La Tengo :

Protocole 118 de Claire le Luhern, à paraître le 25 septembre

Aux Éditions Don Quichotte :

Spiridons de Camille von Rosenschild, à paraître le 3 octobre :  Un premier roman qui se caractérise par un mélange d’humour et de macabre, et par des aventures inquiétantes et cocasses mettant en scène des êtres hors-normes – les spiridons – âmes défuntes aux allures de vivants. Un jeune auteur nourri à l’œuvre de Tim Burton. À dix-huit ans, sans famille, ni diplôme, ni argent, Victor part à Moscou sur un coup de tête. Le jeune homme s’y voit déjà mener une vie de bohème. Hélas, à peine arrivé dans une ville où la violence du climat est l’égale de celle des hommes, il échappe de justesse aux mains meurtrières d’une petite brute mafieuse. Son salut lui vient d’Olga, vieille Tzigane qui l’arrache à la misère en lui proposant de l’héberger. Mais rien n’est gratuit : tandis qu’une vague de disparitions inquiétantes frappe la ville enneigée et que le commun des mortels hésite à arpenter les rues, Victor doit s’acquitter, à l’abri d’un minuscule bureau, d’une tâche mystérieuse. Et quand son hôtesse meurt, elle lui laisse sur les bras son encombrant cadavre, ainsi que cinq prisonniers aux étranges manières... Ils s’appellent Ferdinand, Soledad, Piotr, Anatoli Gueorguevitch et Viviane. Ils ont le teint blafard des agonisants. Écoutez-les: ils ne respirent pas... Touchez leur peau: elle est inconsistante. Demandez-leur de vous suivre : ils seront incapables de s’orienter dans l’espace. Mais parlez-leur de la mort : ils vous en raconteront les moindres détails. Eux, ce sont les spiridons. Qui donc les a rappelés parmi les vivants ? Et pour accomplir quoi ? Quel est ce moine qui rôde autour d’eux et dont la simple évocation les plonge dans la terreur ? Forcé de faire confiance à ces âmes défuntes dont il ignore tout, guidé par leur escorte aussi attachante que tragique, Victor devra fuir jusque dans les Carpates, échapper à une horde de meurtriers en soutane, et découvrir, au cours d’une épopée fantastique, les terribles secrets du monde tzigane.

Aux Éditions Castor Astral :

Tango tranquille de Verena Hanf, à paraître le 5 septembre : Violette et Enrique n’ont pas grand-chose en commun. Tout les sépare : l’âge, le statut social, la culture, la couleur de la peau… Tout, sauf une grande solitude. Violette, une femme d’une soixantaine d’années, l’a choisie elle-même en coupant tout contact avec ses proches et ses connaissances. Enrique, un jeune Bolivien sans papiers, y est contraint par son exil en Belgique et sa pauvreté. Lorsque leurs chemins se croisent, un besoin de soutien réciproque va les rapprocher et les sortir de leur isolement. Pour Violette, femme très indépendante mais blessée qui, depuis plusieurs années, ne parle plus qu’avec elle-même (et sans le moindre ménagement), c’est la porte des sentiments qui s’ouvre à nouveau. Et celle de son passé, qu’elle avait banni avec force. Pas de sentimentalisme dans ce roman où se déploient une grande lucidité, un refus des idées préconçues et de l’apitoiement facile. Pourtant, c’est de sentiments dont il est question dans cette rencontre entre une bourgeoise belge vieillissante et un jeune sans-papiers bolivien. Rigide, fermée, Violette n’est pas quelqu’un qui suscite une sympathie immédiate mais elle force notre admiration puis notre affection par son désir d’être juste et par la lutte qu’elle mène avec courage contre elle-même, ses peurs, ses principes. Enrique, quant à lui, va l’aider à révéler la part généreuse et tendre qui sommeille en elle. Dans un style incisif, Verena Hanf dresse ici le plan de nos impasses, de nos égoïsmes, et indique un chemin pour en sortir.

 Aux Éditions Fayard :

Des plumes et du goudron de Christophe Desmurger, à paraître le 28 août : Avec ses bottes, ses chemises sombres et sa façon de lancer son cartable sur son bureau en entrant dans la classe, le maître ressemble à un shérif. Il attend le meilleur moment pour dégainer le coup de gueule et s'efforce de viser juste avec ses punitions. Il parvient à faire régner un semblant d'ordre parmi ses élèves mais son métier, c'est plutôt la transmission du savoir...

Aux Éditions Roguet :

Les fantômes du passé (Coupable hérédité, tome 1) de Laurence Lallement, à paraître le 27 septembre : Le jour de ses 25 ans, Victoire de Saint Clair est convoquée à la lecture d'un testament demeuré caché durant plusieurs années. Ce testament et le témoignage posthume qu'il contient la replongent subitement dans son enfance en révélant de sombres et douloureux secrets de famille.

 Aux Éditions La fosse aux ours :

Vie et destin de Célestin Arepo de Jérôme Millon, à paraître le 31 août : Comptable à la vie monotone, Célestin Arepo fait la rencontre d'une femme qui va bouleverser son destin.

Aux Éditions du Seuil :

Je suis né huit fois de Saber Mansouri, à paraître le 22 août : Le parcours de Massyre, un jeune Tunisien qui tout en effectuant ses petits commerces, suit une scolarité jusqu'à l'université, avant de devenir professeur d'histoire géographie à la Montagne Blanche. Il décide de partir à la recherche d'un manuscrit irakien, dans une quête qui lui donnera peut-être la force de se débarrasser définitivement de son sentiment de culpabilité.

Aux Éditions Stock :

Monde sans oiseaux de Karin Serres, à paraître le 21 août : « Petite Boîte d’Os » est la fille du pasteur d’une communauté vivant sur les bords d’un lac nordique. Elle grandit dans les senteurs d’algues et d’herbe séchée, et devient une adolescente romantique aux côtés de son amie Blanche. Elle découvre l’amour avec le vieux Joseph, revenu au pays après le « Déluge », enveloppé d’une légende troublante qui le fait passer pour cannibale. Dans ce monde à la beauté trompeuse, se profile le spectre d’un passé enfui où vivaient des oiseaux, une espèce aujourd’hui disparue. Le lac, d’apparence si paisible, est le domaine où nagent les cochons fluorescents, et au fond duquel repose une forêt de cercueils, dernière demeure des habitants du village. Une histoire d’amour fou aussi poignante qu’envoûtante, un roman écrit comme un conte, terriblement actuel, qui voit la fi n d’un monde, puisque l’eau monte inexorablement et que la mort rôde autour du lac…

Aux Éditions JC Lattès :

Je suis interdite d'Anouk Markovits, à paraître le 2 septembre : Je suis interdite dresse le portrait saisissant de deux sœurs issues d’une famille juive ultra-orthodoxe, qui n’ont connu que les codes rigoureux d’une tradition culturelle fondamentaliste, auxquels l’une d’elles va vouloir échapper, portée par un amour irrésistible.

Aux Éditions Phébus :

Arvida de Samuel Archibald, à paraître le 22 août : À l’autre bout du monde il y a Arvida, ville modèle érigée au début du vingtième siècle par l’industriel américain Arthur Vining Davis. Le narrateur de ce livre est né là, dans la capitale de l’aluminium, construite en cent trente-cinq jours. Petite utopie nordique peuplée de braves gens, de menteurs compulsifs et de pures crapules. Dans les quatre paroisses d’Arvida, le long du Saguenay et par-delà l’horizon bleuté des monts Valin, on se raconte des histoires de nuits en forêt et de matins difficiles. Des histoires de jeunes filles innocentes et de bêtes sauvages, de meurtre raté et de mutilation rituelle, de roadtrip vers nulle part et de maison hantée. Des histoires tantôt tristes, tantôt drôles, tantôt horribles, et souvent un peu tout ça à la fois, mémorables pour leur profonde authenticité, même si, il faut bien le dire, elles sont toutes à moitié fausses et à moitié inventées. Digne fils de son conteur de père, Samuel Archibald se révèle dans ces pages un émule de Cormac McCarthy obsédé par Proust, un héritier d’Anne Hébert qui a trop lu Jim Thompson et Stephen King.

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