Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Premiers romans de la rentrée littéraire 2013, quatrième sélection

Pour poursuivre la mise en lumière des 86 nouvelles plumes qui se jettent dans le grand bain de la rentrée littéraire 2013 consultable en un clin d'oeil aux côtés d'auteurs aguerris, voici, après une première, une deuxième & une troisième sélection, un quatrième aperçu des premiers romans français ou étrangers à paraître dès la mi-août. Deviendront-ils les classiques et autres incontournables des années à venir ou encore seront-ils l'amorce d'une nouvelle vague littéraire ? La seule façon de le savoir est de leur laisser une chance en les lisant, eux qui n'ont pas l'aubaine de bénéficier de plans de com' réservés aux Nothomb, Musso et autres Lévy qui n'en ont pourtant guère besoin...

Aux Éditions Buchet/Chastel :

Dans la gueule du loup d'Olivier Bellamy, à paraître le 29 août : En 1936, commence l’une des purges staliniennes les plus sanglantes de l’histoire bolchévique. C’est le moment que choisit Serge Prokofiev pour revenir en URSS et s’y installer avec sa famille. C’est le moment aussi où il écrit et compose Pierre et le loup, son célèbre conte musical pour enfants. Le Mozart russe s’est jeté ’dans la gueule du loup’. Il n’en sortira plus jamais jusqu’à sa mort. Dans ce roman drôle et cruel, l’auteur imagine les circonstances et les conséquences dramatiques de cette décision. A travers le destin d’un homme, c’est l’histoire de la première moitié du XXe siècle que nous revivons. Le Paris brillant et cosmopolite, la guerre, l’implacable machine soviétique. C’est aussi le portrait saisissant d’un compositeur de génie qui traverse les flammes de l’enfer pour tutoyer le divin. Et celui d’une femme libre qui paiera cher le prix de son amour absolu. C’est enfin le chemin de croix que parcourt tout artiste entre le Bien et le Mal.

Aux Éditions Castor Astral :

Rome, 1215 : le comte, le pape et le prêcheur de Sonia Pelletier-Gautier, à paraître le 12 septembre : À l'occasion du 4e concile du Latran réuni à Rome en 1215, Dominique de Guzman se rend à Rome pour tenter de convaincre le pape Innocent III de reconnaître l'ordre qu'il vient de créer à Toulouse, et qu'il a l'intention de nommer l'ordre des prêcheurs.

Aux Éditions L'âge d'homme :

Le Pyromane de Thomas Kryzaniac, à paraître le 29 août : Le Pyromane est un roman sur l’absence du feu. Dans la capitale européenne, un homme est envahi par des visions apocalyptiques. Il pressent la venue d’un grand incendie et se perçoit comme un intermédiaire entre le monde et les flammes. Partout il voit des signes qui viennent le conforter dans l’idée du drame à venir. Mais le cataclysme si proche se fait attendre ; sans cesse repoussé, il nargue le héros et  ne tarde pas à le plonger dans un profond désespoir. Ce scribe malgré lui voudrait préserver la mémoire de son temps mais coupable par nature, le moindre de ses actes tend vers la catastrophe. Il reste cloîtré chez lui, prisonnier devant sa gazinière. Aidé par son voisin, un peintre obsédé par les saintes catholiques, il va échafauder un plan pour contrer l’incendie et échapper à son emprise. Comme un écho à l’attente de Dieu, le feu s’annonce pour mieux s’esquiver ; on devine sa fureur, mais toujours il se dérobe. Il est le principal moteur de l’intrigue : présent sous chaque phrase, il lui donne son souffle, brûle les contours pour ne laisser que des chairs calcinées. Dans les décombres, on retrouve une succession de chapitres, figés dans la cendre comme peuvent l’être les lointaines momies de Pompéi. Tout se passe autour d’un appartement ; on entend au loin une Europe à l’agonie, sa rumeur alimente le trouble du héros. Et le précipite vers sa perte. Oscillant entre la malédiction et la farce, le roman se développe dans un état intermédiaire ; un purgatoire alsacien qui précéderait l’effondrement général.

La lune assassinée de Damien Murith, à paraître le 12 septembre : « Le village, comme une teigne, avec ses maisons basses que mangent les vents, avec ses granges vides où l’on se pend, avec ses bêtes maigres, avec l’odeur du moisi qui rampe le long des ruelles, avec son auberge où l’on boit sa rage, sa haine, avec son clocher qui griffe la croûte grasse du ciel, et son cimetière, rectangle jaune et gris où reposent les os, avec ses chemins de poussière, ses sentiers de misère où poussent la ronce et l’ortie, et plus loin, l’usine, de briques, de fer, de sueur, avec la peur de l’autre, l’étranger à qui l’on entrouvre la porte, une lame cachée dans le dos, et le diable qui rôde, la nuit, sur les toits, et les chapelets qui s’égrènent, au coin des poêles, on prie la Sainte Vierge car dehors, les ombres guettent, avec ses gens, usés, râpés, cassés, la figure creuse, la douleur muette, traînant derrière eux un siècle d’âmes vaines, et encore plus loin, tout autour, la plaine, à l’infini, comme les restes d’une promesse. » Une histoire simple, violente et inactuelle, qui déploie ses sortilèges aussi sûrement qu’un poison se répand, en une succession de miniatures acérées, dans un climat hanté par la nuit et la sensualité. Nous sommes ici en présence d’une première œuvre remarquable.

Aux Éditions Alma :

Tartes aux pommes et fin du monde de Guillaume Siaudeau, à paraître le 14 août : Dans une ville de province aux faux airs de Far West un garçon tendre et curieux découvre qu’il n’est pas le seul à se sentir isolé. Un garçon et une fille s’éprennent tandis que la caissière cherche laborieusement le code-barres d’une boîte de maquereaux. Il s’attache à un collègue en manutentionnant des palettes de conserves pour animaux. Puis il remercie la propriétaire de son petit appartement pour la tarte aux pommes qu’elle lui apporte. En un mot il apprécie la vie telle qu’elle est. Mais, s’il a bien compris que les chiens ne volent pas – contrairement aux claques – il ignore encore l’usage que l’on peut faire d’un revolver. Avec un sens de l’économie du récit sidérant, Guillaume Siaudeau nous raconte le sourire aux lèvres l’épopée ordinaire d’un doux rêveur qui se lance dans la plus belle des aventures, celle qu’il appelle « le monde et moi ».

Aux Éditions Anne Carrière :

Jardinière du Seigneur d'Yves Lériadec, à paraître le 3 octobre : Un jeune étudiant tombe éperdument amoureux d'une jeune fille chargée de la décoration florale d'une église du Quartier Latin. Mais la demoiselle décide de consacrer sa vie à Dieu et le jeune homme part visiter le monde pour essayer d'oublier sa bien-aimée.

Aux Éditions La Baconnière :

Cette malédiction qui ne tombe finalement pas si mal (roman brutal et improbable) de Florian Eglin, à paraître le 29 août : Aventures de Solal Aronowicz, jeune factotum dans une école privée en Suisse. Coincé dans une vie qu'il n'aime pas, alcoolique et prétentieux, il va se tirer d'affaire en se détruisant superbement. Ainsi il va perdre un oeil puis un rein, puis son coeur dans des situations rocambolesques, souvent hilarantes.Coincé dans une vie qu’il n’aime pas, alcoolique et prétentieux, il va se tirer d’affaire en se détruisant superbement. Le livre s’ouvre sur une scène des plus étonnantes dans un supermarché huppé un matin de semaine. Il s’y fait harceler par une vieille qu’il a tenté de jeter à terre pour rentrer en premier dans le supermarché; elle finit par mourir à petit feu sous les pales d’une tondeuse. La vieille le maudit et le ton est donné !

Aux Éditions Arléa :

Consolation de Nathalie Aumont, à paraître le 29 août : Soit une famille, parents aimants, fratrie de trois, une fille, deux garçons, grands adolescents, presque adultes, prêts pour le beau départ dans la vie. Le bonheur simple, sans histoire. Survient le drame : un des fils, promis à une carrière de pilote de chasse dans l’armée, se tue dans un accident de voiture en rejoignant la maison familiale. Après la sidération des premières heures, la douleur submerge tout. Raconté par le menu, jour après jour, année après année, le deuil, ou plutôt la façon de s’en accommoder, nous est restitué avec pudeur et émotion par la soeur, la narratrice. Chacun réagit comme il peut : la mère, dévastée, le père, muet, le frère et la sœur taraudés par cette question, pourquoi lui et pas nous ? Face à la révolte et à l’impuissance de ceux qui restent, la narratrice oppose un récit tremblant, mais qui, peu à peu, s’apaise et va vers la consolation. Le temps, implacable, fait son travail et rend la douleur moins vive, sans l’effacer, bien sûr, peut-on jamais se remettre de la mort d’un enfant, d’un frère ? Le temps passe et œuvre à cette vie qui, vaille que vaille, continue, avec la naissance des petits-enfants, pour lesquels le disparu devient un nom, une photo, quelques mots.

Aux Éditions des Busclats :

Retour à Patmos de Patricia Emsens, à paraître le 22 août : Jean est mort et Marie, sa femme, se rend pour la première fois sans lui à Patmos. Patmos, c’était la maison de Jean, son enfance, ses amis, que Marie va retrouver non sans une certaine crainte. Dès l’arrivée sur l’île, les souvenirs l’assaillent : sa rencontre avec Jean, leur vie, la maladie, sa passion folle pour Pierre, metteur en scène et amant insaisissable avec lequel elle a partagé travail et amour avant que Jean n’entre dans sa vie puis à nouveau, plus tard. Et alors qu’elle avance, incertaine dans cette revisitation du passé, Pierre arrive, rejoignant à Patmos son frère et ses neveux en vacances. Comme dans une tragédie antique, le destin brouille les cartes, et l’île est un théâtre où se joue la dernière scène d’une histoire qui attendait sa fin.

Aux Éditions du Cherche Midi :

Va où la peur te mène d'Andrée Ammirati, à paraître le 22 août : En Italie, au début du XXe siècle, Gabriele et Adriano fuient la misère et le fascisme. Ils quittent leur village, où les chemises noires font régner la terreur, pour Plascassier, dans le sud de la France. Là, ils espèrent retrouver la tranquillité. Mais ils ont emmené avec eux leurs secrets, et le passé ne tarde pas à refaire surface.

Aux Éditions De Borée:

Le vieux cartable de Roger Cavalié, à paraître le 6 septembre : Dans les années cinquante, un enfant de paysan, Julien, intègre le Cours Complémentaire Jasmin pour préparer le concours d’entrée à l’École Normale d’Instituteurs d’Agen et, faute d’internat au sein du collège, il séjourne chez Joséphine, une pension de famille fréquentée par des personnages hauts en couleurs. L’amour, l’amitié, l’espièglerie mais aussi la déception, le doute et le ressentiment marqueront les cinq années de collège de Julien sans pour autant compromettre sa réussite scolaire.

La dernière pluie de Catherine Hervouët des Forges, à paraître le 27 septembre : La grande histoire d’amour d’Aline n’était qu’un tissu de mensonges ! Qu’à cela ne tienne, Aline plaque tout : son boulot et la France ; destination l’Afrique pour se ressourcer et enquêter sur la disparition de l’énigmatique Raphaëlle, belle-soeur de son amie Valérie. Elle découvre un continent fascinant à l’atmosphère et aux coutumes singulières où magie et sorcellerie imprègnent le quotidien. De nombreux personnages ont croisé la route de Raphaëlle, parmi eux, le Premier ministre, homme puissant et craint, à la trouble séduction. Aline pourra-t-elle poursuivre sa quête ? Saura-t-elle résister au pouvoir d’envoûtement d’un homme et de son pays ?

Aux Éditions Daphnis et Chloé :

Macao men de Jean-Gabriel Guillet, à paraître le 10 octobre : Hercule Tambour et Eliot Sherman ont le poker dans le sang. Joueurs professionnels, ils ont pour eux la jeunesse, l’argent facile, les filles, le pouvoir et le sentiment que le monde leur appartient. Alors quand un joueur un peu fou aborde Hercule dans un casino du sud de la France pour lui parler de la partie du siècle, les deux amis ne se posent pas de question. Quelques semaines plus tard, ils sont à Macao, ville-phare du vice asiatique, où se font et se défont de colossales fortunes. Mais la Chine a ses propres codes et la déchéance y est aussi rapide que le succès. Jusqu’où seront-ils prêts à parier ? Et si toute cette aventure n’était que le fruit d’une manipulation psychologique complexe dont les enjeux vont bien au-delà de quelques billets ? À travers le tableau acide d’une jeunesse aussi brillante que décadente, un voyage surprenant dans les entrailles du jeu et de l’Asie.

Aux Éditions Chèvre Feuille étoilée :

Le dernier diabolo de Samira Negrouche, à paraître le ? : Premier roman de Samira Negrouche, il retrace la rencontre de deux femmes, entre deux âges. Elles viennent toutes deux du Sud. Alors que l'une se projette dans l'avenir, l'autre se remémore son passé.

Aux Éditions Gallimard :

Upsilon scorpii de Marie Modiano (fille de Patrick), à paraître le 26 septembre

Aux Éditions Dialogues :

L'âme chevillée au corps d'Ève Lerner, à paraître le 10 octobre : C’est donc un récit autobiographique, qui tient à dépasser l’introspection pour analyser de façon plus générale le langage et les comportements humains. L’âme chevillée au corps est une ode aux mots et au langage. J’entreprends aujourd’hui, avec un décalage temporel important, de répertorier les expressions familiales qui ont nourri mon enfance, l’ont égayée, ont éveillé en moi cet intérêt, cet amour pour les mots qui m’agite encore. Je le fais sans désir d’analyse, juste pour montrer l’extraordinaire inventivité langagière des classes pauvres, en garder la mémoire, avec la conscience de l’importance d’avoir été pétrie d’images, d’hyperboles, d’antinomies, d’avoir été enrichie, structurée peut-être, par la verve de ce foisonnement de langue en constante ébullition. Cette langue, bourgeonnante, a tissé le roman familial et la trame de l’écriture.

Aux Éditions Don Quichotte :

36 heures de la vie d'une femme (parce que 24, c'est pas assez) d'Agnès Bihl, à paraître le 17 octobre : 36 heures… ou les débordements d’une galerie de rencontres imaginaires ou non, tour à tour drôles, émouvantes, inquiétantes, révoltantes. Pleure pas, Casanova. Ils débarquent les mains dans les poches, la cigarette au bec et le sourire aux lèvres. Valmont, Casanova, deux faces de la même plaie, dragueurs impénitents, charmeurs impertinents. Mais même chez ces Don Juan, parfois le cœur a ses prisons que la raison ignore… Bon dieu, mon vieux. Je suis mort par étourderie, mardi soir à 21 h 15. Mes funérailles sont chics, j’ai vraiment de la chance. Ma femme, mes enfants, mon frère, mes amis sont tous au rendez-vous ; je les vois défiler les uns derrière les autres et pleurer ma mémoire… Les cons. Toubib or not toubib ? Quand un psy renommé, mais hélas surmené, se tue au travail pour sauver ses patients, il se peut qu’il devienne un serial docteur. À force de soigner, ça fini par saigner… ce sont les risques du métier. Le baiser de la concierge. Je me souviens de ces gamins que je n’ai jamais rencontrés. François. Myriam. Et Serge. Une adresse ? Rue Bleue. Une date ? 1942. Un Crime ? Être juif. Trois mômes, trois garnements qui jouaient au shérif avec leurs étoiles jaunes, dans la cour d’un immeuble où régnait une dame qui aimait les enfants… La Manif. Mon cher Jésus, j’espère que tu vas bien. Figure-toi qu’avec les Bénévoles du Bienheureux Calvaire des Fœtus Suppliciés, nous allons dès demain, et la main dans la main, porter Ta Sainte Parole et honorer Ton Nom. C’est bien la première fois que je vais manifester, je me sens toute émue. Que de préparatifs… mon dieu. Tu ne te rends pas compte. Tout pour plaire. Cake : nom masculin. 1/Gâteau garni de raisins secs et fruits confits. 2/Garçon dénué d’intelligence, bête à manger du foin. 3/Synonymes : blaireau, patate, andouille, corniaud. Ou quand une brève de comptoir révèle surtout des rêves de cons.

Aux Éditions des Équateurs :

Les Mutilés de Marianne Vic, à paraître le 14 août : C est la lecture d une annonce nécrologique qui donne à Lucyle Storm le courage de quitter une vie sans intérêt et d affronter ses racines. Les Mutilés sont ses aïeux qui traversèrent un siècle ensanglanté par les brûlures de l Histoire marqués dans leurs chairs et leurs âmes. C est aussi sa s ur, la préférée, amputée des quatre membres à 20 ans. Lucyle, enfin, enfant privée d amour, adulte mal-aimée qui ne sait pas aimer. Jeune femme de trente ans ensevelie sous la pesanteur familiale et les secrets trop bien gardés. Secrets qu elle va affronter, questionner en convoquant ses fantômes intimes. Ce premier roman porte un regard sans concessions sur ses contemporains qui ne savent plus ni aimer, ni mourir, dont s échappent cependant quelques instants volés de grâce. Au-delà des blessures physiques, l auteur s attarde essentiellement sur les mutilations mentales, celles qui empêchent de vivre et dont on peut se défaire en fouillant les passés, celui de sa propre enfance et celui de ses ancêtres. Purger la mémoire familiale afin d échapper à la fatalité des répétitions. D une écriture sculptée, Marianne Vic nous livre le récit d un combat qui est aussi une prière aux vivants et à la littérature.

Aux Éditions Le Dilettante :

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Puértolas, à paraître le 21 août : Un voyage low-cost... dans une armoire Ikea ! Une aventure humaine incroyable aux quatre coins de l'Europe et dans la Libye post-Kadhafiste. Une histoire d'amour plus pétillante que le Coca-Cola, un éclat de rire à chaque page mais aussi le reflet d'une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres. Il était une fois Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer, selon les aptitudes linguales, «j'arrache ta charrue» ou «achète un chat roux»), un hindou de gris vêtu, aux oreilles forées d'anneaux et considérablement moustachu. Profession : fakir assez escroc, grand gobeur de clous en sucre et lampeur de lames postiches. Ledit hindou débarque un jour à Roissy, direction La Mecque du kit, le Lourdes du mode d'emploi : Ikea, et ce aux fins d'y renouveler sa planche de salut et son gagne-pain en dur : un lit à clous. Taxi arnaqué, porte franchie et commande passée d'un modèle deux cents pointes à visser soi-même, trouvant la succursale à son goût, il s'y installe, s'y lie aux chalands, notamment à une délicieuse Marie Rivière qui lui offre son premier choc cardiaque, et s'y fait enfermer de nuit, nidifiant dans une armoire... expédiée tout de go au Royaume-Uni en camion. Digne véhicule qu'il partage avec une escouade de Soudanais clandestins. Appréhendés en terre d'Albion, nos héros sont mis en garde à vue. Réexpédié en Espagne comme ses compères, Ajatashatru Lavash Patel y percute, en plein aéroport de Barcelone, le taxi floué à qui il échappe à la faveur d'un troisième empaquetage en malle-cabine qui le fait soudain romain... et romancier (l'attente en soute étant longue et poussant à l'écriture). Protégé de l'actrice Sophie Morceaux, il joue une nouvelle fois la fille de l'air, empruntant une montgolfière pour se retrouver dans le golfe d'Aden puis, cargo aidant, à Tripoli. Une odyssée improbable qui s'achèvera festivement en France où Ajatashatru Lavash Patel passera la bague au doigt de Marie dans un climat d'euphorie cosmopolite. Sur le mode rebondissant des périples verniens et des tours de passe-passe houdinesques, voici donc, pour la première fois dans votre ville, L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, un spectacle en Eurovision qui a du battant, du piquant et dont le clou vous ravira. Non, mais.

Commentaires

  • Bonjour,

    Un grand merci ! Je suis très flatté de figurer dans votre sélection.

    Cordialement

    Damien Murith

  • Bonjour Damien ! C'est moi qui suis flattée que vous visitiez mon blog. J'ai une affection toute particulière pour les premières œuvres. Si votre éditeur collabore à l'occasion avec les blogueurs, je serai ravie de consacrer à votre premier livre une chronique complète ! Sinon, je vous souhaite une rentrée littéraire exaltante.

  • Bonjour,

    Je suis l'auteur de "Cette malédiction qui ne tombe finalement pas si mal, roman brutal et improbable" et je vous remercie pour cet éclairage sur mon livre, mon premier roman !
    C'est très agréable de voir que mon texte ne passe pas inaperçu !

    Merci et à vous et bonne continuation.
    Cordialement
    Florian Eglin

  • Bonjour Florian et merci de votre visite. J'ai une tendresse particulière pour les premiers romans qui n'ont pas l'éclairage qu'ils méritent. Ravie que cela vous touche. Si jamais votre éditeur collabore avec les blogs, je serais ravie de pouvoir le chroniquer. Quoi qu'il en soit, je vous souhaite le meilleur pour cette aventure inédite ! Amitiés littéraires.

Les commentaires sont fermés.