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11/07/2013

Premiers romans de la rentrée littéraire 2013, deuxième sélection

Après une première sélection de premiers romans à paraître en cette rentrée littéraire 2013 consultable en un clin d'oeil, voici un deuxième volet de présentation de ces 86 nouvelles plumes tant attendues parce que potentielles promesses de toutes les audaces, de tous les renouveaux littéraires...

Aux Éditions Christian Bourgois :

En mer de Toine Heijmans, à paraître le 29 août : Las du quotidien de sa vie de bureau, Donald décide de partir naviguer seul pendant trois mois en mer du Nord. Maria, sa fille de sept ans, le rejoint pour la dernière étape qui doit les ramener du Danemark aux Pays-Bas, où ils retrouveront sa femme. Mer étale, complicité entre le père et la fille: la traversée s'annonce idyllique. Mais rapidement, les nuages noirs se profilent à l'horizon, et Donald semble de plus en plus tourmenté. Jusqu'à cette nuit cauchemardesque où Maria disparaît du bateau alors que la tempête éclate...

 Aux Éditions du Cherche Midi :

La maladie du roi de Christian Carisey, à paraître le 12 septembre : Versailles, 1686. Le règne du Roi-Soleil vacille. Louis XIV doit mener bataille contre les puissances européennes. Il doit aussi lutter contre une fistule venue s'ajouter aux nombreuses maladies qui attaquent son corps abîmé. Alors que l'ambassadeur du Siam attend d'être reçu, le jeune chirurgien Félix de Tassy est chargé d'opérer le roi. De son intervention dépend la survie du pouvoir. Pendant ce temps, les espions rôdent à Versailles tandis que les Jésuites rêvent de convertir les populations d'Extrême-Orient. À partir de faits réels, Christian Carisey a composé un roman sur la fragilité du pouvoir. On y croise de grands noms de la cour, tels Louvois, Madame de Maintenon, le père La Chaise ou la Palatine, et l'on découvre enfin qui se cache derrière le Masque de fer...

 Aux Éditions de l'Olivier :

La cravate de Milena Michiko Flasar, à paraître le 29 août : Taguchi Hiro refuse de sortir de sa chambre, de se mêler aux autres, y compris aux siens. Il a 20 ans, il est ce qu’on appelle au Japon un hikikomori. Telle est sa situation lorsqu’il aperçoit, dans le parc en face de chez lui, un homme qui semble passer ses journées assis sur un banc : il porte un costume, une mallette, et surtout une belle cravate. Cet employé modèle s’appelle Ohara Tetsu, il a perdu son emploi, mais ne veut pas l’avouer à son entourage. Taguchi Hiro et Ohara Tetsu finissent par se rencontrer, ils parlent, parlent indéfiniment. Leurs récits se croisent et s’entremêlent : la disparition d’un ami poète fauché par une voiture, le suicide d’une camarade de classe, la vie de famille, la vie scolaire qui n’existe plus, la vie professionnelle brisée nette, le vide après la mort d’un enfant et l’amour d’une épouse. La Cravate est un roman consacré à la pression sociale, celle qui fait éclater les esprits et les êtres. Mais sans militantisme, sans colère. Juste un roman sombre et léger, une succession de miniatures à l’écriture étincelante.

 Aux Éditions Gallmeister :

Animaux solitaires de Bruce Holbert, à paraître le 29 août : Comté de l'Okanogan, État de Washington, 1932. Russel Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d’un tueur laissant dans son sillage des cadavres d'Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l'entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l'Ouest, là où les hommes qui n'ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n'a pas encore eu raison de la barbarie.  De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d'une vie qu'il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille. À l'instar des romans de Charles Portis ou de Cormac McCarthy, Animaux solitaires mêle avec brio les codes du western et ceux des plus grands romans noirs. Un premier roman remarquable dont on ne pourra oublier le héros mélancolique  qui rêve d'imposer la justice aux confins de la civilisation. Quel que soit le prix à payer.

Compagnie K de William March, à paraître le 12 septembre : Décembre 1917. Une compagnie de l’US Marines Corps débarque en France et est envoyée au front. Pour la première fois, les hommes de la Compagnie K découvrent la guerre : attaques de nuit, balles qui sifflent, obus qui explosent, ordres absurdes, grondement de l'artillerie, la pluie et le froid, la tentation de déserter. Les cent-treize soldats qui composent cette compagnie prennent tour à tour la parole  pour raconter leur guerre, toutes les guerres. L'un après l’autre, ils décrivent près d'un an de combats, puis le retour au pays pour ceux qui ont pu rentrer, traumatisés, blessés, hantés à jamais par ce qu’ils ont vécu. Inspiré par l'expérience de son auteur, Compagnie K est un roman inoubliable qui s'inscrit dans la droite ligne d'À l'Ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque. William March dresse là un tableau saisissant de la Grande Guerre telle que l'ont vécu les soldats américains. Salué comme un chef-d'œuvre par de nombreux critiques et écrivains, Compagnie K est traduit pour la première fois en français.

Le Sillage de l'oubli de Bruce Machart, à paraître le 12 septembre : Texas, 1895. Un propriétaire terrien voit la seule femme qu'il a jamais aimée mourir en mettant au monde leur quatrième fils, Karel. Vaincu par la douleur, l'homme entraîne ses enfants dans une vie austère et brutale. Pour lui, seuls comptent désormais ses chevaux de course montés par Karel, et les paris qu’il lance contre ses voisins pour gagner toujours plus de terres. Mais l'enjeu est tout autre lorsqu'un propriétaire espagnol lui propose un pari insolite qui engage l'avenir des quatre frères. Karel s'élance alors dans une course décisive, avec pour adversaire une jeune fille qui déjà l'obsède. Un premier roman éblouissant qui a valu à son auteur d’être comparé à William Faulkner ou Cormac McCarthy.

 Aux Éditions Stock :

Il Babbo d'Ivan Macaux, à paraître le 21 août : Une semaine sur les routes de France, entre le Var et Paris, dans le sillage d’une vieille bagnole en bout de course. Il Babbo conduit. Sur le siège passager, son fils scrute le rétroviseur où défilent les souvenirs d’enfance, caprices et coups de poker de ce père au destin sinueux et spectaculaire. Qui est-il ce Babbo, cet homme jovial et interlope : idéaliste patenté ou escroc aux heures de bureau ? Et qui est vraiment ce narrateur ? Plus un adolescent, pas tout à fait un homme. Ce voyage, seul à seul, est un moment rare. Père et fils s’observent, se toisent, se cherchent. Le long des départementales, c’est le poids des silences et des non-dits que l’auteur convoie, et l’histoire d’une famille française, en creux, qu’il explore. Au fil des kilomètres, se croiseront l’Afrique et Barbara, Musclor et Stefan Zweig, des généraux soviétiques chez Tati, Lee Harvey Oswald et le porno. Avec vitesse et fantaisie, les souvenirs défilent, et évoquent au passage toute la complexité d’une relation entre un père et son fils. Ivan Macaux livre ici un magnifique premier roman, aux odeurs de grand départ.

La vie à côté de Mariapia Veladiano, à paraître le 21 août : Rebecca est laide. Extrêmement laide. Elle vit, avec prudence et en silence, aux côtés d’un père, médecin et trop absent, et d’une mère qui « a pris le deuil à sa naissance ». Rebecca se tient elle aussi hors du monde, élevée par la sainte et tragique servante Maddalena. C’est sans compter sur l’impétueuse tante Erminia, qui décide de l’initier au piano. Rebecca va dès lors concentrer sa vie entière dans ses mains… Une autre vie est possible, un autre langage, une vie à côté. Un premier roman bouleversant de subtilité et de pudeur. Avec la légèreté et la férocité d’une fable, La vie à côté brosse le portrait d’une famille corrompue par le mensonge et les tabous. Mariapia Veladiano comble le silence et les bruits étouffés en donnant voix à la différence.

 Aux Éditions Héloïse d'Ormesson :

Arizona Tom de Norman Ginzberg, à paraître le 22 août : À la fin de sa vie, Ocean Miller revient sur son itinéraire improbable de shérif : il raconte d’abord comment, lui, Juif d’Europe centrale, né sur un paquebot qui ralliait l’Amérique, a atterri dans une bourgade perdue d’Arizona. Puis il se souvient de l’affaire la plus marquante de sa carrière, celle de Tom, sourd-muet de douze ans à peine, qui débarqua à Brewsterville en traînant un cadavre dépecé sur ses talons. Pour le maire et ses acolytes, le garçon était assurément coupable du meurtre. Mais pour Miller, sur le déclin et porté sur le bourbon, l’innocence de ce petit bonhomme ne faisait aucun doute. Pour sauver Tom de la potence, et prouver qu’il a encore un rôle à jouer, Miller se lance dans une enquête haletante pour débusquer le tueur. La rumeur d’un coffre rempli d’or enterré en plein désert le mènera de pièges sanglants en aventures poussiéreuses jusqu’à découvrir l’identité des véritables coupables. Norman Ginzberg signe un western décalé, où l’on croise des personnages tendres et pittoresques. Plongée dans l’univers du Grand Ouest en pleine conquête, avec son lot d’affairistes et de putains au grand coeur, Arizona Tom offre un savoureux récit d’aventures. Les tribulations de ce shérif marginal, du shtetl au saloon, remettent le genre au goût du jour.

 Aux Éditions Flammarion :

Mobiles de Sandra Lucbert, à paraître le 28 août : Tu crois que je suis en train de rater ma vie ? » C'est la question que se posent, peu ou prou, tous les personnages de Mobiles. Pourtant, ces jeunes gens ont 25, 30 ans tout au plus, l'âge où on est censé avoir l'avenir devant soi. Sauf qu'ils entrent dans la vie active. Et que leur parcours ou leur formation leur ont imposé des ''exigences dont ils découvrent que la société n'a que faire. Ils n'ont plus le sentiment d'être « attendus ». Ils ne savent pas comment s'adapter et pas non plus comment se révolter. Comment trouver sa place dans cette société où le déroulement de la vie active ressemble de moins en moins à une carrière, et de plus en plus à une course d'obstacles ? En s'adaptant, sans doute. Mais cela semble difficile à Marianne, psychologue qui ne parvient pas à trouver son poste, à Pauline, professeur qui ne supporte pas d'enseigner, à Antoine et Méta, thésards d'une thèse qui ne débouche sur rien, à Assia, comédienne sans statut d'intermittente et à Raphaël, cinéaste sans moyens et magasinier à la BNF. Et si on ne s'adapte pas, peut-on tout changer ? Mathias et Emeric, fondateurs d'un squat, se heurtent, eux, à tous les problèmes que posent l'engagement collectif et la création d'une communauté. Comment s'ajuster à ce monde incompréhensible sans renoncer à ce qu'on est ? C'est la question qui est au coeur de ce roman à sept voix, où toutes les trajectoires se combinent et où les situations sont parfois absurdes jusqu'au burlesque.

23:03 Écrit par charlotte sapin dans Culture, Livre, Première oeuvre, Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

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