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Ferrailleurs des mers de Paolo Bacigalupi

À paraître le 19 avril 2013.ferrailleurs des mers.jpg

Éditions Au Diable Vauvert - 394 pages

Présentation de l'éditeur : Fin du XXIe siècle, ère post-pétrole, les États-Unis sombrent dans le tiers-monde. Dans un bidonville côtier de Louisiane, Nailer, un jeune ferailleur, dépouille avec d'autres adolescents les carcasses de vieux pétroliers pour récupérer des métaux qu'ils revendent pour survivre. Mais un jour, il découvre un voilier naufragé ultramoderne qui renferme des richesses phénoménales et une belle jeune fille en très mauvaise posture. Nailer va-t-il la sacrifier pour partager le trésor avec les siens, ou la sauver et vivre les aventures maritimes dont il rêve depuis toujours ? Finaliste du National Book Award, Prix Locus du premier roman jeunesses, best-seller aux USA, un phénoménal roman d'aventures pirates !

Traduit de l'américain par Sara Doke.

Ma note :

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Broché : 18 euros

Ebook : 9,99 euros

Un grand merci aux Éditions Au Diable Vauvert pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre en avant-première.

Décidément, je suis en pleine découverte des maîtres de la SF. Après avoir fait connaissance avec l'un des écrivains français phares du genre - Ayerdhal - par le biais du jubilatoire thriller Rainbow Warriors, j'ai découvert l'auteur de la science fiction américaine qui s'est imposé comme la star de cette branche de la littérature en deux ans.

Pour son tout premier livre La fille automate, composé sur fond d'anticipation géopolitique des plus réalistes façon William Gibson, Paolo Bacigalupi a été récompensé par une avalanche de prix comme il n'y en avait plus eu depuis 2011, L'Odyssée de l'espace. Prix Hugo du meilleur roman, Nébula, Locus et Campbell 2010 - les plus hautes distinctions de la SF américaine -, Prix Planète-SF des blogueurs 2012 et Prix Bob Morane 2013 dans la catégorie Traductions, il est également sélectionné pour le Grand Prix de l'Imaginaire et le Prix Une autre Terre remis aux Imaginales d'Épinal.

Avec Ferrailleurs des mers, l'auteur que l'on qualifie de "révélation de la SF américaine des dix dernières années" ne démérite pas puisqu'il a déjà vendu plus de 100 000 exemplaires aux USA, reçu les Prix Michael Printz jeunes adultes et Locus du premier roman jeune adulte 2011 et s'est classé finaliste de la plus prestigieuse distinction littéraire outre-atlantique : le National Book Award.

Ce second livre, premier tome d'un dyptique dont le second tome Les cités englouties est annoncé en France pour novembre 2013, est captivant. Repertorié dans la catégorie Young Adult ô combien porteuse depuis quelques années, il est à même de passionner les lecteurs de tous âges, à l'image des sagas Harry Potter, Twilight ou encore Hunger Games pour n'en citer que quelques-unes.

Tout à la fois roman d'aventure, d'anticipation et d'initiation, Ferrailleurs des mers se déroule sur un continent états-unien bien loin de la puissance alimentant les chimères d'aujourd'hui. Ce monde à l'atmosphère aussi excitante qu'inquiétante est une vision sombre, potentiellement réaliste, pour ne pas dire lucide, de l'avenir de l'humanité.

Aux côtés de Nailer, héros courageux et futé, le lecteur plonge au coeur de ce nouvel ordre établi où règnent piraterie, misère et violences en tous genres. Dans cet univers original, les événements s'enchaînent et de multiples dangers rôdent. Nailer, aidé de ses amies et de créatures mutantes vont devoir trouver comment rebondir.

Au gré de ces circonstances extra-ordinaires, les jeunes lecteurs pourront s'associer à la construction émotionnelle du protagoniste adolescent amené à répondre à des questions existentielles contemporaines sur des sujets aussi variés que la violence, la séparation, l'abandon, la trahison, la survie, l'amour, l'amitié, l'ambition et bien d'autres encore.

Bacigalupi réussit ici à bâtir un récit addictif, à créer un monde étonnant et une action saisissante qui "contraint" à un rythme de lecture soutenu tant il est indispensable de connaître la fin. Un moment d'évasion haletant pour jeunes et grands.

Possibilités de rencontrer l'auteur les 17, 22, 23 et 24 mai à Paris, du 18 au 20 mai à Saint-Malo au Festival Étonnants Voyageurs et le 21 mai à Montpellier pour une dédicace à la librairie Sauramps. Il sera l'invité de François Angelier sur France Culture le 18 mai.

Ils en parlent aussi : Laure.

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Extraits :

Les équipes de lourds découpaient des panneaux d'acier avec des chalumeaux à l'acétylène et les balançaient par-dessus bord. Les panneaux tombaient comme des feuilles de palmier et s'écrasaient sur le sable de la plage, où d'autres équipes attendaient pour les traîner au-delà de la limite qu'atteindrait la marée haute. Des équipes de légers comme celle de Nailer récupéraient la bigaille, les petites pièces comme le cuivre, le bronze, le nickel, l'aluminium et l'acier inoxydable. D'autres chassaient les poches de pétrole et les cuves à écoper. C'était une vraie fourmilière grouillante d'activités dévolues à la transformation de l'ossature du bâtiment échoué en quelque chose d'utilisable dans le monde nouveau.

...

C'était comme si le Dieu Ferrailleur était descendu parmi les vaisseaux, tailladant et hachant, découpant en morceaux les énormes structures d'acier, avant de laisser leurs cadavres s'étaler derrière lui. Et, où que reposent ces immenses tankers, des gangs de ferrailleurs comme celui de Nailer grouillaient comme des mouches. Arranchant la viande de métal et ses ossements. Traînant la chair du vieux monde le long de la plage pour rejoindre les centres de pesage et les hauts fourneaux  de recyclage qui brûlaient 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour le profit de Lawson & Carlson, l'entreprise qui transformait la sueur et le sang des ferrailleurs en argent liquide.

...

Bapi possédait un poste représentant un clipper de chez Liberskind, Brown & Mohanraj. Il était attaché à son calendrier et montrait un vaisseau dont les paravoiles de haute altitude étaient entièrement déployées - des voiles qui, selon Bapi, pouvaient atteindre les jet-streams et tirer un clipper au-dessus d'une mer d'huile à plus de cinquante-cinq noeuds, survolant les vagues sur ses hydrofoils, déchirant la houle et l'eau vers l'Afrique et l'Inde, vers les Européens et le Nippon.

Commentaires

  • mais pourquoi je ne connais pas ? Il faut que j'y remédie !

  • Ha ha ! C'est tout à fait compréhensible dans la mesure où l'auteur, tout rafleur de prix et de reconnaissances soit-il, n'en est qu'à son deuxième roman ! Mais je confirme, à découvrir de toute urgence.

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