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L'escapade sans retour de Sophie Parent de Mylène Gilbert-Dumas

l'escapade sans retour de sophie parent.jpgVLB Éditeur - 346 pages

Présentation de l'éditeur : Sophie Parent n'avait rien d'une aventurière. Installée depuis des années dans le confort de sa banlieue, elle s'était laissé porter par la vague tranquille de son quotidien. Elle respectait l'ordre social, avait confiance en ses proches, ne mentait pas et avait pour le chaos une aversion intraitable. De l'avis de plusieurs, elle surfait avec adresse sur la grande mer de la vie. C'était deux mois avant que commence sa descente aux enfers... Pourtant, le mercredi 8 décembre 2010, sans l'avoir cherché, Sophie met le doigt sur ce qui la tourmente depuis des mois. Une simple haie dans le jardin, qu'elle croyait belle et fournie, depuis des années, mais qui ne l'était finalement qu'en apparence, l'amène à faire une comparaison troublante avec sa propre vie. À partir de ce moment-là, toutes ces choses qu'elles avec toujours considérées comme de simples irritants deviennent les symptômes d'un mal qui ne cesse de s'aggraver. Jusqu'au jour où elle décide de partir une semaine dans le sud, seule, sans prévenir personne, juste pour souffler un peu et faire le point. Mais quand la remise en question est amorcée, un retour est-il possible ?

Ma note :

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Broché : 16 euros

Poche : 8,40 euros (à paraître le 4 avril 2013)

Un grand merci à VLB Éditeur & aux Éditions Pocket pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre.

La littérature québecoise et moi, une histoire d'amour encore jamais déçue.

S'il est proverbialement admis que "tout Tchèque doit avoir un violon sous son oreiller", mon approche du Québec par le prisme de ses écrivains m'a convaincue que les marraines fées ont déposé des plumes sous les traversins de la Belle Province. Alors forcément, quand les Éditions Pocket ont suscité la tentation en me proposant d'acheminer depuis cette contrée de belles lettres un livre à la chatoyante jaquette, le seul moyen de m'en délivrer était d'y succomber - adage, quand tu nous tiens...

Si, en raison de quelques maladresses et invraisemblances, L'escapade sans retour de Sophie Parent n'est pas le meilleur de la romance / chick lit - menus défauts dont il est aisé de passer outre et qui n'entâchent nullement le plaisir de lecture -, il est en tout cas la preuve écrite du caractère inepte de la présupposée vacuité du genre.

L'agréable livre de Mylène Gilbert-Dumas n'est pas une simple plongée dans les touchantes aventures d'une jeune quarantenaire ayant décidé de vivre enfin pour elle-même et non plus au service - pour ne pas dire esclave - des autres. Il est également une invite à l'introspection, à la remise en question.

Si Jirô Tanigushi, avec son exceptionnel roman graphique Quartier lointain, nous amenait à nous interroger sur ce que nous ferions différemment si nous avions l'opportunité de tout recommencer à partir de nos quatorze ans, Mylène Gilbert-Dumas quant à elle nous incite à faire un bilan de parcours existentiel afin d'éventuellement réajuster et, pourquoi pas, tout bousculer, pour le temps qui nous reste. Parce que s'il est possible voire inévitable de perdre du temps, il ne faut pas non plus passer à côté de sa vie...

Un livre optimiste qui rappelle qu'il n'est jamais trop tard... Mais que le moment est aussi venu...

Messieurs, gardez-vous bien d'offrir ce roman à votre compagne, méfiez-vous si vous le voyez entre les mains de votre moitié ! Il pourrait bien leur donner des idées...

Ils en parlent aussi : AniouchkaPetitebelgeAu pouvoir des mots, La bouquineuse boulimique.

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Vacances anglaises, N'oublie pas mes petits souliers et S.O.S. de Joseph Connolly

Extraits :

Prenons un instant pour prendre conscience qu'il n'y a que trois façons de modifier la trajectoire de notre vie, pour le meilleur ou pour le pire : la crise, la chance et le choix.

Sarah Ban Breathnach

...

Tout le monde l'enviait, admirait ses succès, mais personne ne voyait à quel point elle se sentait insignifiante en dedans. Car sa vie ne ressemblait en rien à ce dont elle avait rêvé jadis, quand l'adolescence lui permettait encore d'espérer.

...

Ce n'était pas cette vie-là qu'elle avait voulue.

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Les rêves de fuite faisaient partie du quotidien de Sophie depuis tellement longtemps qu'elle ne se rappelait plus quand ils avaient commencé.

...

Pourtant, Sophie ne s'était jamais sentie à la hauteur, ni de ce qu'on attendait d'elle ni de ce qu'elle aurait voulu être.

...

Même de nos jours, alors qu'on aimait croire que tous étaient égaux, même chez les femmes les plus indépendantes. Parce que l'égalité, c'était de la politique, c'était dans la vie publique. Dans le privé, dans les foyers, les choses n'avaient pas tellement changé.

...

- Avez-vous lu tous vos livres ?

- Pas encore. Le problème, c'est que j'en achète chaque fois que je mets les pieds dans une librairie. Le bon côté de l'affaire, c'est que j'en ai toujours quelques-uns en attente, ce qui m'assure de ne jamais tomber en panne de lecture.

Elle riait, et ses yeux couvaient la bibliothèque d'un oeil affectueux.

- Quand on arrive à un certain âge, ma fille, on aime bien voir le monde à travers le regard des autres. Ca nous permet de confirmer ou d'infirmer certaines de nos conclusions.

...

- C'est ça, la vie : un fragile équilibre entre l'harmonie et le chaos.

...

Elle se rappelait ses premiers appartements, et le plaisir de faire son nid remontait à la surface. À l'époque, chaque déménagement lui donnait l'occasion de repartir à neuf.

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