Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

La Moselle de Florian Martinez

Warum Éditions - 140 pagesla moselle.jpg

Présentation de l'éditeur : La Moselle retrace les errances d'un être en marge, presque SDF, un peu fou, un peu asocial. Son périple à travers l'Est de la France commence par le suicide d'un compagnon de marche sur une autoroute. Le reste de cette histoire nous emmène à travers le passé du personnage et ses pérégrinations à la rencontre des gens ordinaires de la Lorraine, véritable Voyage au bout de la nuit contemporain, par un artiste au trait charbonneux et à l'écriture écorchée vive. Ce livre parle d'un sujet qui touche de plus en plus de gens, la mise à la marge. C'est un livre qui parle des gens comme tout le monde qui se retrouve de plus en plus « en dehors » sans pouvoir rentrer dans la société et qui en ont de moins en moins envie.

Ma note :

culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

Album cartonné souple : 20 euros

Un grand merci à Babelio et aux Éditions Warum pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir cette bande dessinée.

La Moselle avait a priori tout pour me plaire : une bande dessinée, déjà ; promue par une maison d'édition atypique, ensuite. En effet, Warum prend le parti de publier des auteurs que personne ne veut éditer soit parce qu'ils n'ont pas encore assez de talent, soit parce que leurs projets ne ressemblent en rien à ce qui se fait dans la BD actuelle et que de fait il y a trop d'incertitudes, notamment en termes de vente. Une audace éditoriale prometteuse laissant présager de découvertes originales, novatrices, éloignées des codes du genre. Malheureusement, l'expérimental n'est pas toujours gage de réussite...

Dans La Moselle, j'ai immédiatement trouvé le dessin très déplaisant. Malgré quelques décors et perspectives laissant transparaître un réel talent d'observation et de reproduction, l'ensemble est complètement négligé et donne l'impression que l'auteur s'est contenté de vagues esquisses, de quelques crayonnés bâclés. Comme si le dessin n'était pas sa priorité. Plutôt gênant pour un roman graphique...

J'aurais pu passer outre si le contenu m'avait séduite. Mais là encore, je suis restée perplexe du début à la fin. Les personnages sont complètement décalés voire déjantés et leurs façons d'agir ou de penser restent incompréhensibles. C'est sombre, désespéré... mais surtout, sous couvert d'aborder les thématiques de l'exclusion, de la marginalité, ça n'a ni queue ni tête. L'underground original n'a d'intérêt que s'il a du sens, mais ici, force est de constater que le fond comme la forme sont totalement fantaisistes, dans l'acception négative du terme. Concernant ce projet, la seule justesse de l'auteur est à mes yeux dans la conception qu'il a de l'univers de son oeuvre : "un monde autistique, froid, hermétique et vide".

L'ambition de Florian Martinez de s'exprimer sur l'incompréhension entre les êtres est, de manière relative, aboutie puisque je n'ai absolument rien compris à ce qu'il a essayé de dire. Les situations se suivent, sans lien apparent et le sens profond m'a échappé du début à la fin. Bref, grosse déception et interrogation absolue sur le pourquoi de l'oeuvre et le comment de l'édition.

Ils en parlent aussi : Filou 49, David Fournol, Jostein.

Vous aimerez sûrement :

Blast de Manu Larcenet (Grasse carcasse, L'apocalypse selon saint Jacky, La tête la première)

La rue des autres de Violaine Leroy

Une âme à l'amer de Jean-Christophe Pol et Albertine Ralenti

Fables amères de Chabouté

Le bar du vieux Français de Stassen et Lapière

Vacance de Cati Baur

Extrait :

Parfois, je crois que je suis résigné...

Mais en fait, j'ai peur.

Les commentaires sont fermés.