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Les séparées de Kéthévane Davrichewy

Editions Sabine Wespieser - 181 pagesculture,citation,littérature,livre,roman,amitié

Présentation de l'éditeur : Quand s'ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l'enfance ne se quittaient pas se sont perdues. Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d'autres chagrins. Plongée dans un semi-coma, Cécile, elle, écrit dans sa tête des lettres imaginaires à Alice. Tissant en une double trame les décennies écoulées, les voix des deux jeunes femmes déroulent le fil de leur histoire. Depuis leur rencontre, elles ont tout partagé : leurs premiers émois amoureux, leurs familles, leur passion pour la littérature, la bande-son et les grands moments des "années Mitterrand". Elles ont même rêvé à un avenir professionnel commun. Si, de cette amitié fusionnelle, Kéthévane Davrichewy excelle à évoquer les élans et la joie, si les portraits de ceux qu'Alice et Cécile ont aimés illuminent son livre, elle écrit aussi très subtilement sur la complexité des sentiments. Croisant les points de vue de ses deux narratrices, et comme à leur insu, elle laisse affleurer au fil des pages les failles, les malentendus et les secrets dont va se nourrir l'inévitable désamour. Car c'est tout simplement de la perte et de la fin de l'enfance qu'il s'agit dans ce roman à deux voix qui sonne si juste.

Ma note :

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Broché : 18,25 euros

E-book : 13,99 euros

Disponible en édition Grands caractères

Histoire d'une amitié fusionnelle qui s'érode jusqu'à l'inévitable rupture. Certes le sujet n'est pas neuf - pour ne pas dire éprouvé - et certaines scènes sont prévisibles. Le texte manque même quelque peu de puissance et d'émotion dans l'évocation de cette sororité choisie, certains personnages tombent comme des cheveux sur la soupe, disparaissent comme ils sont venus et la fin du récit est un peu abrupte.

Un navet en somme ? Même pas ! Malgré d'incontestables défauts, ce roman est une pépite ; à condition d'être femme, d'avoir connu pareille relation et traversé les eighties. Véritable machine à remonter le temps, il ravive le passé enfoui, réveille des élans émotionnels que l'ont croyait bridés à tout jamais et met en évidence la délicate - impossible ? - cicatrisation de cette blessure bien plus douloureuse qu'un prévisible échec amoureux.

D'Alice à Cécile, d'hier à aujourd'hui, le récit est une alternance permanente parfaitement orchestrée en quête d'une réponse à ce pourquoi : pourquoi une amitié si forte s'est-elle brisée ? Comment peut-on passer du "à la vie à la mort" à la haine puis l'indifférence les plus absolues ? Le mystère est levé par petites touches, au rythme de phrases saccadées.

Certains livres sont des chefs-d'oeuvre pour leur style, d'autres le sont pour les émotions qu'ils suscitent. Ce petit traité de rupture amicale évoque avec justesse cette cruelle désillusion et fait brillamment revivre toute une époque. Les séparées n'est peut-être pas une performance littéraire mais il est de ces livres qui poussent l'identification à son paroxysme, qui vous parlent de vous comme si vous-même en étiez l'auteur. C'est aussi ça un bon livre.

Ils en parlent aussi : Bricabook, Nuages et vent, Littexpress, Je lis au lit.

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Extrait :

La littérature densifiait ce qu'elle vivait, lui donnait de la valeur.

Commentaires

  • j'ai bcp aimé l'écriture, cette narration mélancolique.

  • Oui, je trouve aussi que c'est bien mené, bien senti. Je suis assez étonnée par le nombre de critiques négatives à l'égard de ce roman. Il compte parmi ses ouvrages qui suscitent des avis très tranchés et je crois que l'identification est nécessaire pour apprécier ce texte...
    Merci pour ta visite, je vais de ce pas farfouiller dans ton blog et peut-être trouver d'autres avis que nous partageons !

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