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08/09/2012

Rentrée littéraire : Les Patriarches d'Anne Berest

les patriarches.jpgEditions Grasset - 320 pages

Présentation de l'éditeur : « J'ai rencontré ton père en 1986, au Pimm's ou au Sept, je ne sais plus un des clubs de la rue Sainte-Anne. C'était juste après son année de "voyage". C'est comme cela qu'il l'appelait. Même s'il n'a pas voyagé durant cette année-là. Ça, j'en suis sûr. Mais je n'ai aucune idée d'où il pouvait bien être, et je dois te dire que je n'ai jamais voulu savoir. Ton père était un très jeune homme, farouche, qu'il ne fallait pas blesser. La seule chose que je peux te dire, c'est qu'il me parlait toujours d'un certain Gérard Rambert, qu'il avait connu pendant son "voyage", et qui le fascinait. Je me souviens qu'il travaillait dans l'art. Je l'ai croisé une fois, un type excessif. C'est tout. »

Abandon en page 106. Je ne peux pas dire que ce livre soit mal écrit mais force est de constater qu'il met un temps fou à démarrer. Mon ennui l'a emporté sur ma curiosité.

A la lecture de certaines critiques qui sont allées jusqu'au bout de l'ouvrage, je n'ai pas de regrets d'avoir "manqué" l'un de ces romans qui me lassent un peu tant ils reposent sur des sujets glauques (pédophilie, drogue, oedipe non résolu, quête du père, de l'identité, secte...).

Les Patriarches est - à mon humble avis - l'archétype même de ce que beaucoup de lecteurs appellent "la littérature très française" dans l'acception péjorative de l'expression. Si l'on ajoute à l'atmosphère oppressante des digressions lyriques inutiles qui embrouillent la narration et allongent une sauce qui a déjà du mal à prendre, l'on obtient moins un roman sociétal qu'un apitoiement laborieux très personnel et pourtant déjà vu. L'utilisation intensive du name dropping n'aura pas suffit à donner un air impressionnant et accrocheur à l'ensemble.

19:06 Écrit par charlotte sapin dans Culture, Littérature française, Livre, Première oeuvre, Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

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